FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Alcides Ghiggia

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Alcides Ghiggia

 

Acldies Edgardo Ghiggia Pereyra

Né le 22 décembre 1926 à Montevideo (URU)

Décédé le 16 juillet 2015 à Las Piedras (URU)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png Uruguayen / http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, ailier, 1m69

Surnoms: Ñato, "El Héroe del Maracaná", "El fantasma"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png 12 sélections, 4 buts  http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 5 sélections, 1 but

 

1945/48 Sud America (URU)

1948/53 Penarol (URU) 169 matchs, 26 buts

1953/61 AS Roma (ITA) 201 matchs, 9 buts

1961/62 Milan AC (ITA) 4 matchs

1962/67 Danubio (URU) 128 matchs, 12 buts

 

"Seules trois personnes ont réussi à faire taire le Maracana, Frank Sinatra, le pape et moi" : Alcides Ghiggia restera à jamais connu pour cette phrase prononcée à la télévision Globo dans les années soixante. Légende du football uruguayen, l'ancien attaquant était le dernier survivant du deuxième sacre mondial de la Celeste. À cette époque, le Mondial se disputait en deux phases de groupe, sans match à élimination directe. Lors du tour final à quatre équipes, le Brésil, largement favori à domicile, s'était débarrassé de la Suède (7 à 1) et de l'Espagne (6 à 1) sans aucune difficulté. Alcides Ghiggia.jpgDe son côté, l'Uruguay avait péniblement fait match nul contre l'Espagne (2-2) puis battu de justesse la Suède (3 à 2). Le 16 juillet 1950 au Maracana de Rio de Janeiro, le Brésil affronte l'Uruguay pour l'ultime match de la phase finale du tournoi. Afin d'être sacrés pour la première fois de leur histoire, les Auriverdes et leur star Zizinho, n'ont besoin que d'un nul, alors que la victoire est indispensable aux Charruas pour un deuxième titre (après 1930). Le Brésil ouvre le score (Friaça, 47ème), mais Juan Schiaffino égalise (66ème), sur un centre de Ghiggia. À la 79ème minute, ce dernier accélère sur son aile et marque d'une frappe excentrée du droit au premier poteau. 2 à 1, score final. L’Uruguayen avait en effet plongé les quelque 200 000 spectateurs présents dans la stupeur en permettant à l'Uruguay de mener au score, à onze minutes de la fin du temps réglementaire. Cette défaite, appelée "Maracanazo" au Brésil, y est vécue comme une tragédie nationale. Mais le but, que Ghiggia a inscrit à l'âge de 23 ans, en a fait un héros national en Uruguay et a changé sa vie. Né le 22 décembre 1926, il est élevé au sein d'une famille dominée par l'autorité paternelle qui ne parle que football. En 1946, il décide d'écouter son cœur : il abandonne ses études et s'engage à Sudamerica. L'année suivante, Atlanta, un club de Buenos Aires, lui propose un essai. Il évolue alors aux côtés d'Adolfo Pedernera, l'une de ses idoles. Malheureusement, les dirigeants argentins ne sont pas convaincus. Il rentre au pays et rejoint alors Peñarol. C'est là qu'il commence sa longue carrière de passeur décisif et de perceur de défenses. C'est ainsi que le jeune prodige intègre la fameuse Escuadrilla de la Muerte, qui fait rêver tous les fans de Peñarol depuis 1949. Ce quintet extraordinaire se compose de Ghiggia, Oscar Migues, Ernesto Vidal, Juan Alberto Schiaffino et Juan Hohberg. Sa renommée naissante lui vaut d'intégrer l'équipe nationale. Avec le club phare d'Uruguay, il remporte le championnat national en 1949 et 1951. Mais grâce à la renommée acquise après le "Maracanazo", le champion du monde 1950 devient l'un des rares Sud-Américains à traverser l'Atlantique pour aller tenter sa chance en Europe, en Italie, à l'AS Roma. Malgré son immense célébrité, l'Uruguayen doit se contenter d'une Coupe des villes de foires durant son séjour dans la capitale. Son bref passage d'un an au Milan AC lui permet d'ajouter un Scudetto à sa collection, mais il ne compte en tout que cinq apparitions chez les Rossoneri. Ces performances remarquées lui valurent d'obtenir la nationalité italienne, puis d'intégrer la "Squadra azzura" pour quelques matchs. L'ailier droit retourne en Uruguay à l'âge de 37 ans, au Danubio, avant de prendre sa retraite à l'âge de 42 ans. À l'issue de sa carrière, il travaille pendant quelques mois en tant qu'entraîneur. Il devient ensuite inspecteur public pour le Casino de Montevideo, à la demande du gouvernement. Miraculeusement remis d'un grave accident de la route qui l'avait plongé dans le coma, il est longtemps resté, jusqu'à 88 ans, l'unique survivant du Maracanazo. Il décède d'une crise cardiaque le 16 juillet 2015 à l'âge de 88 ans. Clin d'oeil du destin, il est décédé le jour même du 65ème anniversaire de cette fameuse finale de Coupe du Monde 1950.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1950 (Uruguay)

Vainqueur de la Coupe des villes de foires en 1961 (AS Roma)

Champion d’Italie en 1962 (Milan AC)

Champion d’Uruguay en 1949 et 1951 (Penarol)

Vice-champion d’Uruguay en 1950 et 1952 (Penarol)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé dans l'équipe type de la Coupe du Monde 1950

Élu parmi les "légendes" du foot par Golden Foot en 2006

Intronisé au Hall of Fame de l'AS Roma

Nommé citoyen d'honneur de la ville de Montevideo en 2007

 

DIVERS


- Lorsqu'il porté les couleurs de l'équipe d'Italie. Il a pris part aux qualifications pour la Coupe du Monde en Suède en 1958. Battus à Belfast par l'Irlande du Nord, les Azzurri n'ont pas réussi à valider leur billet. Ce revers constitue le seul échec de l'Italie dans la compétition préliminaire de l'épreuve suprême.

- Ghiggia n'a inscrit que quatre buts avec l'Uruguay, tous durant la Coupe du Monde au Brésil en 1950.
 
VIDÉO



22/09/2016
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