FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Angleterre


Steve McManaman

Steve McManaman.png
Steve McManaman

 

Steven McManaman

Né le 11 février 1972 à Liverpool (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Ailier droit, 1m85

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 37 sélections, 3 buts

 

1990/99 Liverpool (ANG) 272 matchs, 46 buts

1999/2003 Real Madrid (ESP) 94 matchs, 8 buts

2003/05 Manchester City (ANG) 35 matchs

 

Si Steve McManaman était l'un des meilleurs ailiers de Premier League à Liverpool, il a surtout été un membre du grand Real Madrid, avec qui il a remporté deux C1 (2000 et 2002). Seul hic, son talent n'a peut-être jamais été reconnu à sa juste valeur. Si certains footballeurs sont considérés comme des stars à part entière et sont sous les feux des projecteurs, d’autres n’ont pas forcément la reconnaissance qu’ils mériteraient malgré un talent certain. Et dans cette liste des footballeurs sous-cotés, Steve McManaman figure assurément en bonne position. Parmi la constellation d’étoiles du ballon rond en Angleterre, l’ancien milieu de terrain a eu bien du mal à se faire une place. Et pourtant, son parcours est tout ce qu’il y a de plus exemplaire, c’est le moins que l’on puisse dire. Steve McManaman.pngNé à Bottle, un des quartiers les plus pauvres de Liverpool, McManaman débute sa carrière professionnelle chez les Reds. Pur produit du centre de formation des Scousers, il y passe neuf ans, entre 1990 et 1999. L’occasion pour lui de faire valoir toute l’étendue de ses qualités, avec au total pas moins de 274 matches disputés chez les pensionnaires d’Anfield Road et 46 buts inscrits au passage, mais aussi des dizaines de passes décisives pour Robbie Fowler, un mec avec qui il partageait une vision du monde largement hédoniste... et avec qui il a rempli quelques pages faits divers des tabloïds anglais. Supporter d’Everton, il fait gagner au Liverpool FC sa première League Cup depuis onze ans le 2 avril 1995 contre Bolton (2 à 1). McManaman était comme ça. Oui mais voilà, le milieu de terrain décide de faire un choix rare parmi les footballeurs anglais, et s’en va tenter sa chance à l’étranger. Il faut dire que le club qui le réclame a de quoi faire saliver, puisqu’il s’agit du Real Madrid. Il est le second footballeur britannique, après Laurie Cunningham en 1979, à signer au Real Madrid, ce qui fait de lui le précurseur d’un autre milieu anglais légendaire : David Beckham. Et dans la capitale espagnole, l’international anglais (37 sélections) va se forger un sacré palmarès. En à peine quatre saisons, McManaman a gagné le coeur des supporters madrilènes. Le mélange de chevaleresque sur et en dehors du terrain, le travail d'équipe et la qualité ont fait de l'Anglais l'un des plus aimés par le public. Son moment le plus mémorable a été son but inscrit le 24 mai 2000 en finale de Ligue des champions au stade de France face à Valence. À la 67ème minute, alors que Madrid mène déjà 1 à 0, les Merengue obtiennent une touche sur le côté gauche à environ 20 mètres des buts de Canizares. Roberto Carlos envoie le ballon très haut dans la surface. Miroslav Djukic le repousse de la tête dans l’axe. Et, c’est là que Steve McManaman surgit, à l’entrée de la surface. Il effectue une splendide reprise de volé en extension qui offre un second but à son équipe. La reprise "à la McManaman" est née. Le geste du milieu offensif anglais du Real Madrid a surpris tout le monde. Les spectateurs n’en croient pas leurs yeux, les commentateurs en perdent leur latin et le gardien du FC Valence, Santiago Canizares, reste scotché à sa ligne. Cette reprise de volée inédite n’est pas sans rappeler une prise de kung fu. Au moment de frapper la balle, Steve McManaman n’a aucun appui au sol et effectue une sorte de bicyclette à l’endroit pour expédier le ballon au fond des filets. Un but qui le fait entrer dans la légende. Dans les saisons qui suivent, le longiligne meneur de jeu fait de cette reprise sa marque de fabrique. Deux Ligues des champions (2000 et 2002) mais aussi deux titres de champions d’Espagne (2001 et 2003), une supercoupe d'Europe (2002) et une coupe intercontinentale (2002) vont ainsi venir étoffer une carrière déjà riche en succès. À ses débuts, le poste naturel de McManaman était sur le côté droit, mais durant son étape au Real Madrid il occupe toutes les positions du milieu de terrain. Sa capacité à se positionner et à accompagner le joueur avec le ballon ont fait de lui un joueur très versatile. Steve McManaman jouait souvent hors du temps, rythmant une rencontre par sa grâce et sa tendresse balle au pied. Et en 2003, après avoir brillé en dehors de son île natale, il finit par rentrer au pays et s’engage en faveur de Manchester City avant de raccrocher les crampons en 2005. Aujourd’hui retraité, l’ancien Merengue reste tout de même proche du milieu du football en devenant consultant aux États-Unis pour la chaîne de télévision ESPN. Comme quoi, en fin de compte, le talent et l’expertise finissent toujours par être appréciés à leur juste valeur.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Ligue des champions en 2000 et 2002 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 2002 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 2000 (Real Madrid)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 2002 (Real Madrid)

Champion d'Espagne en 2001 et 2003 (Real Madrid)

Vice-champion d’Angleterre en 1991 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 1992 (Liverpool)

Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 1996 (Liverpool)

Finaliste de la Coupe d'Espagne en 2002 (Real Madrid)

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 2001 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe de la ligue anglaise en 1995 (Liverpool)

Vainqueur de la Charity Shield en 1990 (Liverpool)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Vainqueur du Prix "Alan Hardaker" en 1995

Nommé dans l'équipe type de l'Euro 1996

Nommé dans l'équipe type PFA du championnat d'Angleterre en 1997 (Liverpool)

 

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03/10/2017
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Chris Waddle

Chris Waddle.jpg
Chris Waddle

 

Christopher Roland Waddle

Né le 14 décembre 1960 à Heworth (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Milieu offensif/Ailier gauche, 1m87

Surnom: Magic Chris

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 62 sélections, 6 buts

 

1980/85 Newcastle UTD (ANG) 170 matchs, 46 buts

1985/89 Tottenham Hotspur (ANG) 138 matchs, 33 buts

1989/92 Olympique de Marseille (FRA) 107 matchs, 22 buts

1992/96 Sheffield Wednesday (ANG) 109 matchs, 10 buts

1996 Falkirk (ECO) 4 matchs, 1 but

1996/97 Bradford City (ANG) 25 matchs, 6 buts

1997 Sunderland (ANG) 7 matchs, 1 but

1997/98 Burnley (ANG) 32 matchs, 1 but

1998 Torquay United (ANG) 7 matchs

2000/02 Workshop Town (ANG) 60 matchs, 3 buts

2002 Glapwell (ANG) 2 matchs

2002 Stocksbridge Park Steels (ANG) 1 match
2013/14 Hallam (ANG) 1 match
 
Ses dribbles, sa classe, son pied gauche en ont fait l'une des stars du championnat de France à l'époque. Coqueluche du Vélodrome, transfert le plus cher à son époque, joueur au talent incroyable, Chris Waddle est un des symboles de l’OM des années Tapie. Il rentre dans la légende un soir printanier de 91, où, dans un état second, il reprend du droit un centre et qualifie l’OM face au Milan AC… Christopher Ronald Waddle, appelé communément Chris Waddle a vu le jour en 1960 à Heworth, dans le nord de l'Angleterre. Le gamin n'a pas intégré un centre de formation à l'adolescence, ce qui lui a fait prendre du retard par rapport à d'autres joueurs. Chris Waddle.jpgIl commence sa carrière par plusieurs essais non concluants dans des clubs anglais de seconde zone (Sunderland, Coventry City). Contraint de travailler en usine pour gagner sa vie, il ne se décourage pas. Finalement, le club de Newcastle United l'engage en 1980. Chris Waddle réalise alors de bonnes performances puisqu'il inscrit 46 buts en 169 matches avec son club, qui le propulse en équipe d'Angleterre Espoirs. Il fait partie d'un fameux trio d'attaquant en compagnie de Kevin Keegan et Peter Beardsley. Désirant évoluer dans un club plus ambitieux, il tente l'aventure avec Tottenham en 1985. Il joue 173 matches avec les Spurs et marque 42 buts. Parallèlement, il devient un membre régulier de l'équipe nationale avec laquelle il échoue en quart de finale de la Coupe du monde 1986 au Mexique. En club, Waddle mène Tottenham en finale de la FA Cup en 1987, battu par Coventry (2-3 ap). Le club finit troisième du championnat cette année-là. En 1988, il fait partie de l'équipe d'Angleterre qui perd ses trois matches de poule en phase finale du Championnat d'Europe des nations. Atypique par son look, short très court et cheveux longs derrière la nuque, le joueur était exceptionnel sur le terrain. Le gaucher aimait provoquer son adversaire, l'embarquer dans toutes les directions, avant de l'éliminer d'un simple geste et de continuer sa course vers le but. Sa faculté dans le dribble court, et la répétition des sprints en a fait un joueur redoutable, aimant se débarrasser d'un vis-à-vis, puis venir affronter les gardiens. Sa frappe de balle, tout en touché, lui a permis d'inscrire de nombreux buts. En 1989, Bernard Tapie s'offre Chris Waddle à l'Olympique de Marseille pour près de 45 millions de francs, une somme énorme pour l'époque. Il faut savoir que le montant représentait alors la troisième plus grosse indemnité de transferts, derrière Diego Maradona et Ruud Gullit. Mais les débuts de l’international anglais ne sont pas des plus envoutants, le joueur éprouvant quelques difficultés à s’adapter. L'anglais enchante peu à peu le public par ses dribbles, sa technique hors norme, mais aussi, et surtout par son attitude, mélange de comique de situation et de grimaces. Le gaucher anglais a, de plus, un talent certain pour les coups de pied arrêtés. Dans une équipe de stars, il remporte trois championnats de France d'affilée de 1990 à 1992 et participe aux épopées européennes de l'OM (confrontations avec le Milan AC par exemple et finale perdue de la Ligue des Champions en 1991 face à l’Etoile Rouge de Belgrade). Toujours malheureux en équipe nationale, il rate le dernier tir au but de son équipe face à l’Allemagne en demi-finale de la Coupe du Monde 1990, qui remportera la compétition quelques jours plus tard. C'est ce qui lui est reproché pendant longtemps et le rend alors moins populaire en Angleterre, qui ont la rancune tenace. Waddle revient sur son île en 1992, pour rejoindre Sheffield Wednesday, dirigée par Trevor Francis. Il mène les "Owls" en finale de la FA Cup et de la coupe de la League, malheureusement comme à Tottenham, Waddle connaitra l’échec en finale, en perdant les deux matchs à Wembley face au même adversaire : Arsenal. Malgré les blessures qu'il subit, Chris Waddle est désigné meilleur joueur du championnat anglais par ses pairs. Lorsqu'il quitte Sheffield en 1996, après avoir disputé plus de 100 matches et refusé un énième challenge en France au FC Martigues, il joue brièvement pour plusieurs clubs jusqu'à devenir entraîneur-joueur de Burnley en 1997. En septembre 1998, il rejoint Torquay United, club pour lequel il ne joue que 7 matchs avant de prendre un poste d'entraineur à Sheffield Wednesday. Il a ensuite joué pour plusieurs clubs amateurs comme le Worksop Town FC et le Glapwell FC. Depuis sa retraite sportive, Chris, qui s’était essayé à la chanson en compagnie de Basile Boli, participe désormais régulièrement aux lives de Premier League sur BBC Radio et s’est également illustré en tant que commentateur virtuel pour un célèbre un jeu vidéo. Aujourd’hui encore, Magic Chris fait partie des joueurs les plus populaires de l’histoire de l’Olympique de Marseille. Si chaque grand joueur de l’OM a tôt ou tard connu un héritier comme Drogba pour JPP, on cherche encore un remplaçant à cet inoubliable ailier gauche. Il reste tout de même un Anglais qui a conquis Marseille, à l'inverse de Cantona, le Marseillais qui a conquis l'Angleterre.
 
PALMARÈS
4ème de la Coupe du Monde en 1990 (Angleterre)
Vainqueur de la Coupe Stanley-Rous en 1986, 1988 et 1989 (Angleterre)
Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1991 (Marseille)
Champion de France en 1990, 1991 et 1992 (Marseille)
Finaliste de la Coupe d’Angleterre en 1987 (Tottenham Hotspur) et 1993 (Sheffield Wednesday)
Finaliste de la Coupe de France en 1991 (Marseille)
Finaliste de la Coupe de la ligue anglaise en 1993 (Sheffield Wednesday)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Onze d’argent en 1991
Élu Footballeur de l'année de la FWA du championnat d'Angleterre en 1993
Élu joueur de l'année de Tottenham Hotspur en 1988
Élu joueur de l'année de Newcastle UTD en 1985
Élu joueur de l'année de Sheffield Wednesday en 1993
Nommé dans l'équipe type PFA de l'année du championnat d'Angleterre en 1985 et 1989
Intronisé au Hall of Fame de Tottenham Hotspur
 
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21/09/2017
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Emlyn Hughes

Emlyn Hughes.jpg
Emlyn Hughes

 

Emlyn Walter Hughes

Né le 28 août 1947 à Barrow-in-Furness (ANG)

Décédé le 9 novembre 2004 à Sheffield (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Arrière gauche / défenseur central, 1m78

Surnom: Crazy Horse

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 62 sélections, 1 but

 

1964/67 Blackpool FC (ANG) 28 matchs

1967/79 Liverpool (ANG) 474 matchs, 35 buts

1979/81 Wolverhampton (ANG) 58 matchs, 2 buts

1981/83 Rotherham UTD (ANG) 56 matchs, 6 buts

1983 Hull City (ANG) 9 matchs

1983 Mansfield Town (ANG)

1983/84 Swansea (GAL) 7 matchs

 

Un sourire est resté gravé à jamais dans la mémoire du Liverpool FC et de ses supporters. Un sourire d’enfant appartenant à un adulte. Ce sourire est celui qu’affichait en permanence Emlyn Hughes, capitaine exemplaire du Liverpool Football Club. Le Liverpool des années 60/70 a vu passer bien des joueurs de légende. Des Keegan, Toshack et Smith, pour ne citer qu’eux. De tous ces hommes qui ont transporté le Liverpool FC sur le toit de l’Angleterre puis sur celui de l’Europe, Emlyn Hughes fut probablement l’un des plus attachants. Sans doute pour son rire communicatif et son allure. Hughes incarnait l’élégance même. Mais aussi pour son dévouement sans limite à son club. Emlyn Hughes est né en 1947 à Barrow dans une famille de grands sportifs ; son père, son frère et son oncle étaient rugbymen professionnels, sa tante faisait partie de l’équipe nationale de Hockey sur gazon. Emlyn Hughes.jpgPlus malin que les siens, le petit Emlyn choisit le foot. Il se passionne très tôt pour le ballon rond et fait ses classes dans l’équipe de son école avant de rejoindre les rangs du club local. Il est vite repéré par le club de Blackpool, ville située un peu plus au Sud de Barrow, en longeant la côte. En 1967, Bill Shankly qui cherche alors du sang neuf à injecter dans l’effectif vieillissant de Liverpool, surveille de près les jeunes talents de la région, dont Emlyn Hughes. Le staff des Reds se rend à plusieurs reprises à Bloomfield Road, le stade de Blackpool, pour superviser la star montante des blancs et oranges. Jeune (il a alors 19 ans), fort, dynamique, ses services sont estimés à 25 000 livres, voire plus. Après plusieurs tentatives, c’est finalement pour 65 000 livres que le manager écossais parvient à amener le jeune Emlyn un peu plus au Sud, toujours en longeant la côte. Le 4 Mars 67, Emlyn Hughes est arrière gauche de l’équipe de Liverpool qui vient à bout de Stoke City, devant 50 000 personnes à Anfield. C’est son tout premier match en rouge. 664 autres allaient suivre. Il inscrit son premier but chez les Reds quelques mois plus tard, lors du troisième match de la saison 1967/68 face à Newcastle, toujours à Anfield. Ce jour là, Liverpool atomise les Magpies 6 à 0 et le but de Hughes passe quelque peu inaperçu aux côtés du triplé de Hateley et du doublé de Hunt. Joueur complet, polyvalent, Hughes trouve sa place aussi bien au coeur de la défense, qu’au milieu de terrain ou au poste d’arrière gauche. Il est également très présent devant où il distille des centres millimétrés et des passes lumineuses pour ses attaquants. Il lui arrive aussi de décocher des frappes phénomènales. Les tirs de Hughes ont traumatisé bien des gardiens en Angleterre. Très énergique et très rapide, il marque les esprits par ses courses folles de la défense à l’attaque puis de l’attaque à la défense. Sur le terrain, Emlyn est partout. Il galope à la manière d’un infatigable cheval de course. On lui colle le surnom de "Crazy Horse". Avant de quitter le pouvoir, Shankly fait d’Emlyn le capitaine de l’équipe. Ce dernier prend le brassard de Tommy Smith, joueur avec qui il entretient des rapports parfois tendus. Il ne rendra son brassard qu’en 1979, avant de rejoindre Wolverhampton. En douze années passées à Anfield, Hughes inscrit au total 48 buts. En finale de la Cup 1977, Liverpool s’incline à Wembley face à Manchester United 2 buts à 1. Une déception que le champion d’Angleterre allait effacer quatre jours plus tard au Stade olympique de Rome en battant le Borussia Moenchengladbach 3 à 1 en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, l’équipe même contre laquelle Liverpool décrocha sa première coupe UEFA en 1973. Capitaine Hughes soulève la coupe par ses grandes oreilles et l’offrait pour la toute première fois au peuple rouge. Il récidive un an plus tard, cette fois à Wembley, contre Bruges (1 à 0), l’équipe même contre laquelle Liverpool remporta sa deuxième coupe UEFA en 1976. Décidément. Ses succès chez les Reds lui valent de nombreuses sélections en équipe nationale. Une soixantaine de sélections sont à mettre à son actif (dont 23 en tant que capitaine). Il est retenu pour la première fois le 5 novembre 1969 contre les Pays-Bas (victoire 1 à 0) à Amsterdam. En concurrence avec Terry Cooper, il devient vite titulaire à part entière et devient un élément incontournable des "Threes Lions". Mais il a le malheur de faire partie de l’équipe que toute l’Angleterre veut oublier, celle qui manqua la qualification pour la Coupe du Monde 1974. Après une carrière en rouge bien remplie (665 matchs, 48 buts, quatre titres de champion d’Angleterre, deux C1, deux C3, une Cup), le Cheval fou s’en va terminer sa carrière chez les Loups de Wolverhampton avec qui il remporte le seul trophée qui manquait à sa collection, la Coupe de la League. Par la suite, il rejoint Rotherham, Hull, Mansfield et Swansea en espérant un jour atterrir sur le banc d’Anfield comme coach. Finalement, il tire un trait sur le métier d’entraîneur pour s’investir dans des œuvres caritatives. Il s’essaye également à la télé en devenant capitaine d’équipe dans le célèbre jeu "A Question of Sport" sur la chaîne anglaise BBC. Gravement atteint par une tumeur du cerveau, Emlyn Hughes a combattu la maladie pendant près d’un an et demi. Même malade, il avait gardé son sourire d’enfant. Footballeur de l'année en Angleterre en 1977, il affichait encore sa joie de vivre légendaire. Il s’est éteint le 9 novembre 2004, à Sheffield. Liverpool pleure l’un de ses plus valeureux serviteurs, mais aussi son plus beau sourire.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1977 et 1978 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1973 et 1976 (Liverpool)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 1977 (Liverpool)

Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1978 (Liverpool)

Champion d’Angleterre en 1973, 1976, 1977 et 1979 (Liverpool)

Vice-champion d’Angleterre en 1969, 1974, 1975 et 1978 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe d’Angleterre en 1974 (Liverpool)

Finaliste de la Coupe d’Angleterre en 1971 et 1977 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe de la ligue anglaise en 1980 (Wolverhampton)

Finaliste de la Coupe de la ligue anglaise en 1978 (Liverpool)

Vainqueur de la Charity Shield en 1974, 1976 et 1977 (Liverpool)

Finaliste de la Charity Shield en 1971 (Liverpool)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu footballeur de l’année de la FWA en 1977

Nommé Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique (OBE) en 1980

Intronisé au Hall of Fame du football anglais

 

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21/08/2017
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Teddy Sheringham

Teddy Sheringham.jpg
Teddy Sheringham

 

Edward Paul Sheringham

Né le 2 avril 1966 à Highams Park (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, attaquant, 1m85

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 51 sélections, 11 buts

 

1983/91 Millwall (ANG) 220 matchs, 93 buts
1985 Aldershot (ANG) (prêt) 5 matchs
1985 Djurgårdens IF (SUE) (prêt) 21 matchs, 13 buts
1991/92 Nottingham Forest (ANG) 42 matchs, 14 buts
1992/97 Tottenham Hotspur (ANG) 166 matchs, 76 buts
1997/2001 Manchester United (ANG) 104 matchs, 31 buts
2001/03 Tottenham Hotspur (ANG) 70 matchs, 22 buts
2003/04 Portsmouth (ANG) 32 matchs, 9 buts
2004/07 West Ham (ANG) 76 matchs, 28 buts
2007/08 Colchester United (ANG) 19 matchs, 3 buts

 

Dans la série des joueurs à la longévité exemplaire, Teddy Sheringham figure assurément en excellente position. Né en 1966, c’est 16 ans plus tard que l’attaquant commence à faire parler de lui, du côté de Millwall. 9 saisons plus tard, le temps d’inscrire 106 buts en 249 matches, le joueur prend la direction de Nottingham Forest. Cartonnant, le prometteur buteur ne passe finalement qu’un seul exercice au sein de cette écurie, attirant l’attention de Tottenham. C’est alors le début d’une période dorée pour lui, qui fait des ravages à Londres. Il compensait son manque de vitesse par une technique et vision hors normes. Teddy Sheringham.jpgAuteur de 98 réalisations en l’espace de 197 rencontres, le Londonien de naissance cartonne du côté de White Hart Lane. Et c’est fort logiquement que Manchester United lui tend ses bras en 1997. Le goleador écrit les plus belles pages de son histoire chez les Red Devils, remportant la Coupe Intercontinentale, trois titres de champion d’Angleterre, une Cup, mais aussi et surtout la Ligue des Champions édition 1999. En face de lui le Bayern. Il faut savoir que les deux équipes s'étaient déjà affrontés en phase de poule. Résultat : deux matchs nuls 2-2 à Munich, 1-1 à Old Trafford. Et dans cette finale, Le Bayern marque rapidement par l'intermédiaire de Mario Basler. Le Bayern va gérer pour aller gagner sa 4ème Ligue des Champions. Mais c'était sans compter sur Teddy. Sur un corner de Beckham, et alors que Schmeichel est monté, le ballon est mal dégagé par la défense, Giggs effectue une reprise de volée à l'entrée de la surface, qu'il rate, mais qui finit dans les pieds de Sheringham. Incroyable. Le match était promis au Bayern. Lothar Matthäus, sorti 10 minutes plus tôt, ne peut que constater les dégâts. Mais ce but ne serait pas mythique si Solskjaer n'avait pas fait exactement la même chose deux minutes plus tard. Sur un nouveau corner de Beckham, Solskjaer marque à bout portant après une déviation de la tête de Sheringham. 1 but, 1 passe décisive dans le temps additionnel, alors qu'il n'est rentré en jeu qu'à la 67ème minute. Il devient un véritable héros et sa carrière est relancée. En 2000-2001, il inscrit 15 buts et sera élu meilleur joueur de la saison par ses pairs à 35 ans tout de même. Et après cette expérience exceptionnelle à Old Trafford, le buteur sur le déclin enchaîne les clubs sans vraiment retrouver son statut d’antan. Il retourne à Tottenham, avant de prendre la direction de Portsmouth puis de West Ham, et décide finalement de raccrocher les crampons à 42 ans après une dernière pige à Colchester. L'Anglais avait un style tellement britannique, tout en déviation et en remise. Surtout, Sheringham est connu pour faire briller les autres : Cascarino à Millwall, Klinsmann à Tottenham, Andy Cole et Dwight Yorke à Manchester, Alan Shearer en équipe d'Angleterre. La lumière, ce n'est pas son truc. Ce qui est frappant chez lui c’est cette capacité à rapidement trouver une affinité avec n’importe quel attaquant, dans n’importe quel club et à n’importe quel âge, preuve de son intelligence, de sa capacité d’adaptation et de ses qualités collectives. Désormais retraité, l’ancien international anglais reste une personnalité appréciée outre-Manche.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Ligue des champions en 1999 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1999 (Manchester UTD)

Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1999 (Manchester UTD)

Champion d’Angleterre en 1999, 2000 et 2001 (Manchester UTD)

Vice-champion d’Angleterre en 1998 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Coupe d’Angleterre en 1999 (Manchester UTD)

Finaliste de la Coupe d’Angleterre en 2006 (West Ham)

Finaliste de la Coupe de la ligue anglaise en 2001 (Tottenham Hotspur)

Vainqueur de la Charity Shield en 1997 (Manchester UTD)

Champion d’Angleterre de D2 en 1988 (Milwall)

Champion de Suède de D2 en 1985 (Djurgårdens IF)

Vainqueur de la Full Members Cup en 1992 (Nottingham Forest)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu joueur de l’année PFA du championnat d’Angleterre en 2001

Élu footballeur de l’année FWA du championnat d’Angleterre en 2001

Meilleur buteur du championnat d’Angleterre en 1993 (22 buts) (Tottenham Hotspur)

Meilleur buteur du championnat d’Angleterre de D2 en 1991 (38 buts) (Millwall)

Nommé dans l'équipe type PFA de l'année du championnat d'Angleterre en 2001

Élu joueur de l’année de Manchester UTD en 2001

Élu joueur de l'année de Tottenham Hotspur en 1995

Élu joueur de l'année de West Ham en 2005

Élu joueur de l'année de Milwall en 1991

Intronisé au Hall of Fame du football anglais en 2009

Intronisé au Hall of Fame de Tottenham Hotspur

Intronisé au Hall of Fame de Millwall

Nommé Membre de l'Ordre de l'Empire britannique



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09/08/2017
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Ray Clemence

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Ray Clemence

 

Raymond Neal Clemence

Né le 5 août 1948 à Skegness (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Gardien de but, 1m83

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 61 sélections

 

1965/67 Scunthorpe United (ANG) 48 matchs

1967/81 Liverpool (ANG) 470 matchs

1981/88 Tottenham Hotspur (ANG) 240 matchs

 

Encore considéré comme le meilleur gardien de l'histoire des Reds par une partie des supporters de Liverpool, Ray Clemence a marqué les esprits du côté de la Mersey. Repéré par Bill Shankly, il passe deux ans dans la réserve de Liverpool avant de devenir le meilleur gardien de l’histoire du club. Au fil de sa carrière, il accumule sur le plan européen trois coupes des clubs Champions (1977, 78 et 81), deux coupes de l'UEFA (1973 et 76) et une Supercoupe d'Europe (1977). Sur le plan national, Ray Clemence est sacré cinq fois champion d'Angleterre (1973, 76, 77, 79 et 80), remporte la Cup en 1974 et la League Cup en 1981 lors de sa dernière saison en rouge et ajoute aussi cinq Charity Shield au palmarès (1974, 76, 77, 79 et 80). Doté d’un sens de la concentration remarquable, Clemence a pratiquement gardé sa cage inviolée un match sur deux lors de son époque en rouge (314 clean sheets en 665 apparitions toutes compétitions confondues). À la fois bon sur sa ligne et excellent dans les airs, il quitte souvent sa cage pour jouer haut et devient l’un des premiers gardiens-libéros de l’histoire. Au début des années 80, il quitte Liverpool pour Londres et Tottenham Hotspur à cause de l'arrivée du gardien Bruce Grobbelaar. À 33 ans, il entame une seconde carrière chez les Spurs où il glane encore quelques trophées. Une Cup en 1982 et la coupe de l'UEFA (1984) qu'il remporte pour la troisième fois, sans jouer, suite à une mauvaise blessure. Seul regret, si Clemence a joué à Liverpool au meilleur moment et à une époque où les Reds marchaient sur l'eau, il a connu une équipe nationale dans le creux de la vague. Il ne joue la coupe du Monde que lors de la campagne ratée de 1982, et quitte les "Three Lions" après 61 sélections sans rien y avoir accompli.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1977, 1978 et 1981 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1973 et 1976 (Liverpool) et 1984 (Tottenham Hotspur)
Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 1977 (Liverpool)
Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1978 (Liverpool)
Champion d’Angleterre en 1973, 1976, 1977, 1979 et 1980 (Liverpool)
Vice-champion d’Angleterre en 1969, 1974, 1975 et 1978 (Liverpool)
Vainqueur de la Coupe d’Angleterre en 1974 (Liverpool) et 1982 (Tottenham Hotspur)
Finaliste de la Coupe d’Angleterre en 1971, 1977 (Liverpool) et 1987 (Tottenham Hotspur)
Vainqueur de la Coupe de la Ligue anglaise en 1981 (Liverpool)
Finaliste de la Coupe de la Ligue anglaise en 1978 (Liverpool) et 1982 (Tottenham Hotspur)
Vainqueur de la Charity shield en 1974, 1976, 1977, 1979, 1980 (Liverpool) et 1981 (Tottenham Hotspur)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Nommé dans l'équipe type PFA du championnat d'Angleterre en 1977
Intronisé au Hall of Fame du football anglais en 2010
Intronisé au Hall of Fame de Liverpool
Intronisé au Hall of Fame de Tottenham Hotspur
Nommé membre de l'Ordre de l'empire Britannique en 1987

19/07/2017
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Mark Hateley

Mark Hateley.jpg
Mark Hateley

 

Mark Wayne Hateley

Né le 7 novembre 1961 à Derby (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Attaquant, 1m88

Surnom: Attila

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 32 sélections, 8 buts

 

1978/83 Coventry City (ANG) 93 matchs, 25 buts

1980 Detroit Express (USA) (Prêt) 19 matchs, 2 buts

1983/84 Portsmouth (ANG) 38 matchs, 22 buts

1984/87 Milan AC (ITA) 66 matchs, 17 buts

1987/90 AS Monaco (FRA) 59 matchs, 22 buts

1990/95 Rangers (ECO) 165 matchs, 87 buts

1995/96 Queens Park Rangers (ANG) 27 matchs, 3 buts

1996/97 Leeds UTD (ANG) (Prêt) 6 matchs

1997 Rangers (ECO) 4 matchs, 1 but

1997/98 Hull City (ANG) 21 matchs, 3 buts

1999 Ross County (ECO) 2 matchs

 

Solide avant-centre anglais, Mark Hateley aura un parcours assez atypique, passant de Portsmouth au Milan AC avant de faire les beaux jours de Monaco à la fin des années 80. Une vilaine blessure mettra un coup d’arrêt à sa carrière avant de s'épanouir en Ecosse où il va collectionner les titres, puis de finir sa carrière en pente douce… Natif de derby, Mark Hateley grandit aux Etats-Unis et découvre le soccer dans un club de Boston. C’est lors d’une tournée américaine que Coventry le découvre. Mark rentre alors au pays et démarre une carrière pro sur la pointe des pieds, dans une équipe de milieu de tableau. Sa première saison est plutôt délicate puisqu'il ne joue guère. Il est alors prêté à Détroit pour la saison 1980 de NASL, où il va pas mal disputer de rencontres mais marquer assez peu. À son retour, il commence à se faire une place au début des années 80. Mark Hateley.jpgLors de la saison 1981-1982, il se révèle et inscrit 13 buts en 34 matchs, devenant la principale attraction de la Ricoh Arena. Hélas, l’équipe est jeune et Mark ne confirme pas, n'inscrivant que 9 buts la saison suivante. Coventry doute un peu et vend son joyau à Portsmouth qui fait une offre. Sans doute l’air du sud lui sera favorable. Chez les pompeys, Hateley explose aux côtés d’autres jeunes comme Neil Webb ou Kevin Ball. Avec 22 buts en 34 matchs, Mark est la révélation de la saison. Ces stats affolantes ne suffisent pourtant pas à Portsmouth de retrouver l’élite. Il fait son entrée sur la scène internationale de bien belle manière en marquant six buts en phase à élimination directe, permettant à l'Angleterre de devenir la première équipe à défendre avec succès son trophée du Championnat d'Europe des moins de 21 ans. La vie de Mark Hateley va basculer lorsque des émissaires du grand Milan AC débarquent dans le sud de l’Angleterre pour lui proposer un contrat : assez surréaliste pour un mec qui vient de flamber en D2. Mark dit oui tout de suite et débarque donc à Milan où ses coéquipiers s’appellent désormais Franco Baresi et Mauro Tassotti. Heureusement il n’est pas seul puisque son compatriote Ray Wilkins, qui jouait à Manchester UTD, a lui aussi rejoint la capitale lombarde. L’attaquant britannique succède ainsi à son légendaire compatriote Luther Blissett, devenu une sorte d’idole à l’envers pour son incroyable maladresse devant le but. À l’époque le Milan AC est dans le creux de la vague. Mark aura du mal à vraiment s’imposer à la pointe de l’attaque, surtout après l’arrivée de Paolo Rossi en 1985, qui fait doublette avec Pietro Virdis. L’ancien champion du Monde ne reste qu’une saison mais les arrivées de Massaro et Donadoni condamneront l’anglais à cirer le banc. Il joue tout de même pas mal de match mais pas toujours comme titulaire. Néanmoins ce changement de club lui sera profitable, puisqu’il va occuper pendant plusieurs années l’attaque de l’équipe d’Angleterre. Il aura la chance de disputer en 1986 la coupe du Monde où l’Angleterre fera pâle figure. Leur élimination en quart contre l’Argentine de Diego Maradona les fera entrer dans la légende malgré eux. À la peine chez les rossoneri, Mark Hateley répond favorablement à l’appel de Monaco en 1987, avec la perspective de disputer l’Euro 1988. Sur le Rocher, il va renaître grâce à Arsène Wenger. Alimenté par Glenn Hoddle, son coéquipier en sélection, il fait une super première saison, scorant à 14 reprises. Monaco remporte le titre de champion de France. Grâce à ces bons résultats, Mark est retenu pour l’Euro 1988 mais perd sa place. L’Angleterre n’y fera rien. Et puis survient le drame. Au début de la saison 1988-1989, Il se blesse très gravement au genou. Son remplaçant, un jeune libérien nommé Georges Weah cartonne. Monaco fera une saison moyenne mais atteindra la finale de la Coupe de France, perdue 4 buts à 3 contre Marseille. Il va rechuter chroniquement et disparaître de la sélection, manquant ainsi le mondial 1990. À Monaco il ne joue quasiment plus et sera laissé libre à la fin de son contrat. Déclaré perdu pour le foot, le buteur anglais rentre au pays pour se relancer. Il opte pour l’Ecosse et les Glasgow Rangers. Dans un championnat aussi rugueux que faiblard, il se régale, enchainant les buts et les titres : doublé coupe-championnat en 1992 et triplé en 1993, doublé Coupe de la Ligue - championnat en 1994 et championnat 1995. En 5 ans, il inscrit au total 85 buts en 165 matchs. À bout de souffle physiquement, il entame le dernier versant de sa carrière en enchainant les clubs. Il rejoint Queen’s Park en 1995 mais passe beaucoup de temps à l’infirmerie, ne pouvant éviter la relégation du club. Recalé sur le banc, il part à Leeds en novembre, mais ne s’y impose pas et revient chez les Rangers au mois de mars, juste à temps pour glaner un dernier titre de champion en 1997. Pas à une trahison près, il signe à Hull City, le grand rival de Derby en 1997 où il sera remplaçant de luxe pendant 2 ans, avant une dernière pige à Ross County, dans les bas-fonds du championnat d’Ecosse. À 39 ans, il raccroche définitivement les crampons, après une carrière bien remplie.

 
PALMARÈS
Vainqueur du Championnat d'Europe Espoirs en 1984 (Angleterre)
Champion de France en 1988 (AS Monaco)
Champion d’Écosse en 1991, 1992, 1993, 1994, 1995 et 1997 (Rangers)
Vainqueur de la Coupe d'Écosse en 1992 et 1993 (Rangers)
Finaliste de la Coupe d'Écosse en 1994 (Rangers)
Finaliste de la Coupe d’Italie en 1985 (Milan AC)
Finaliste de la Coupe de France en 1989 (AS Monaco)
Vainqueur de la Coupe de ligue écossaise en 1991, 1993 et 1994 (Rangers)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu meilleur joueur du Championnat d'Europe espoirs en 1984
Meilleur buteur du championnat d'Écosse en 1994 (22 buts) (Rangers)
Nommé dans l'équipe type PFA du championnat d'Angleterre de D2 en 1984
Élu joueur de l'année de Portsmouth en 1984
Intronisé au Hall of Fame des Glasgow Rangers
 
VIDÉO


03/07/2017
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