FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Argentine


Amadeo Carizzo

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Amadeo Carizzo

 

Amadeo Raúl Carrizo Larretape

Né le 12 juin 1926 à Rufino (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Gardien de but, 1m88

Surnom: Tarzan

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 20 sélections

(Matchs amicaux: 8 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 4 sélections)

(Coupe du Monde: 3 sélections)

(Copa Roca: 2 sélections)

(Taça das Nações:  3 sélections)

 

1ère sélection : le 28 novembre 1954 contre le Portugal (3-1)

Dernière sélection : le 6 juin 1964 contre l'Angleterre (1-0)

 

1945/68 River Plate (ARG) 513 matchs

1969 Alianza Lima (PER) 1 match

1970/71 Millonarios (COL) 53 matchs

 

Amedeo Carrizo fut l’un des plus grands, son agilité était telle qu’on le surnommait "Tarzan". Il peut être considéré comme le premier à développer son poste. Gardien de River Plate au milieu du 20ème siècle, l’Argentin a été un modèle pour ses contemporains comme pour les générations suivantes. Carrizo est en effet le premier gardien à porter des gants. Mais il est surtout le premier à apporter de la mobilité dans le jeu du gardien. C’est le tout premier gardien à quitter sa surface de réparation pour aller à la rencontre des attaquants adverses, le plus souvent avec réussite. Les gardiens n’avaient à l’époque pas cette habitude et restaient près de leur ligne. Mais Carrizo a également apporté une évolution avec le ballon: le dégagement au pied. Jusque là, les gardiens relançaient en passe courte vers un coéquipier proche de leur surface. Carrizo a révolutionné le jeu du gardien en introduisant les grands coups de pied de dégagement directement dans la moitié de terrain adverse. Durant sa carrière, il garde la cage du grand River Plate avec qui il remporte six championnats entre 1947 et 1957. C'est l'époque de "La Maquina". Sous la houlette de Renato Cesarini, l’entraîneur italo-argentin bénéficie d’un quintette d’attaquants mythique: Adolfo Pedernera, Juan Carlos Muñoz, Angel Amadeo Labruna, Felix Loustau et José Manuel Moreno. Cette équipe pratique un football total avant l'heure. Si les attaquants pouvaient se permettre toutes sorte de fantaisies, Amedeo Carizzo était intransigeant et inflexible sur sa ligne. Avec 768 minutes sans prendre de buts, il détient le record d’invincibilité du club (c'est Carlos Bianchi, encore jeune attaquant de Velez, qui mit fin à la série). Il connaîtra malheureusement l’infortune d’encaisser six buts contre la Tchécoslovaquie (1 à 6) avec la sélection albiceleste lors du Mondial 1958. Sa carrière fut cependant riche de performances autrement plus mémorables. Au final, Amadeo Carrizo est le premier gardien moderne. Il inspira notamment René Higuita et José Luis Chilavert.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Taça das Nações en 1964 (Argentine)

Vainqueur de la Copa Aldao en 1945 et 1947 (River Plate)

Finaliste du championnat sud-américain des clubs champions en 1948 (River Plate)

Champion d’Argentine en 1947, 1952, 1953, 1955, 1956 et 1957 (River Plate)

Vice-champion d’Argentine en 1948, 1949, 1960, 1962, 1963, 1965 et 1966 (River Plate)

Vainqueur de la Copa Ibarguren en 1952 (River Plate)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur gardien Sud-américain du 20ème siècle


27/01/2018
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Ubaldo Fillol

Ubaldo Fillol.jpg
Ubaldo Fillol

 

Ubaldo Matildo Fillol

Né le 21 juillet 1950 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentine, Gardien de but, 1m81

Surnom: "El Pato"

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 58 sélections

 

1969/71 Quilmes (ARG) 57 matchs

1972/73 Racing Club (ARG) 59 matchs

1973/83 River Plate (ARG) 360 matchs

1983 Argentinos Juniors (ARG) 17 matchs

1984/85 Flamengo (BRE) 34 matchs

1985/86 Atletico Madrid (ESP) 17 matchs

1986/89 Racing Club (ARG) 71 matchs

1989/91 Vélez Sarsfield (ARG) 42 matchs

 

"El Pato", dit "le Canard", est l’un des gardiens de but les plus respectés et performants d’Amérique du Sud au cours d’une carrière qui s’étira sur plus de vingt ans, de 1969 à 1991. Pourtant ses débuts le 1er mai 1969 ne sont pas de bon augure, il encaisse six buts lors de son premier match dans les cages de Quilmes en première division face à Huracán. Difficile à vivre, à tout juste dix-neuf ans. Mais Ubaldo Fillol s'en relève et devient un des meilleurs gardiens de l'histoire du championnat argentin. Pas très grand (1,77 m) mais très vif sur sa ligne et autoritaire dans ses sorties, Fillol est le premier gardien à être élu footballeur de l’année en Argentine, en 1977. Très identifié à River Plate où il y passe dix ans (1973-1983) avant des passages au Brésil à Flamengo ou en Espagne à l’Atlético Madrid moins réussis, il a arrêté pas moins de quarante-deux penaltys, dont six consécutivement lors de son passage au Racing d'Avellaneda. "El Pato" restera surtout comme le gardien de l’Albiceleste sacrée championne du monde en 1978.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1978 (Argentine)

Vainqueur de la Supercopa Sudamericana en 1988 (Racing Club)

Vainqueur de la Supercopa Interamericana en 1988 (Racing Club)

Champion d’Argentine en 1975 (Met), 1975 (Nac), 1977 (Met), 1979 (Met), 1979 (Nac), 1980 (Met), et 1981 (Nac) (River Plate)

Vice-champion d’Argentine en 1972 (Met) (Racing Club), 1976 (Nac) et 1978 (Nac) (River Plate) 

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 1985 (Atletico Madrid)

Finaliste du Championnat de Rio en 1984 (Flamengo)

Vainqueur de la Coupe Guanabara en 1984 (Flamengo)

Vainqueur de la Coupe de Rio en 1985 (Flamengo)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


2ème Meilleur joueur Sud-Américain de l’année en 1978, 1983 et 1984

Élu Footballeur de l'année d'Argentine en 1977

Nommé dans l'équipe type de la Coupe du Monde 1978


11/12/2017
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Hector Scotta

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Hector Scotta

 

Héctor Horacio Leonel Scotta Guigo

Né le 27 septembre 1950 à San Justo (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 7 sélections, 5 buts

 

1970 Union Santa Fe (ARG) 23 matchs, 9 buts

1971/75 San Lorenzo (ARG)

1976 Grêmio (BRE) 

1976/80 Séville FC (ESP) 101 matchs, 53 buts

1980 Ferro Carril Oeste (ARG) 10 matchs, 1 but

1981 San Lorenzo (ARG)

1982 Boca Juniors (ARG) 12 matchs, 2 buts

1983/84 Deportivo Armenio (ARG)

1985 All Boys (ARG)

1985/86 Nueva Chicago (ARG)

 

PALMARÈS


Médaille d'or aux Jeux Panaméricains de Cali en 1971 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1972 (Nac.), 1972 (Met.) et 1974 (Nac.) (San Lorenzo)

Vice-champion d’Argentine en 1971 (Nacional) (San Lorenzo)

Vainqueur du Championnat du Rio Grande do Sul en 1977 (Grêmio)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Footballeur de l'année d'Argentine en 1975

Meilleur buteur du championnat d’Argentine en 1975 (Nac.) (28 buts) et 1975 (Met.) (32 buts) (San Lorenzo)


26/11/2017
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Carlos Bianchi

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Carlos Bianchi

 

Carlos Arcecio Bianchi

Né le 26 avril 1949 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m78

Surnoms: le Goleador, El Bozo, Virrey, El Científico del Fútbol

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 14 sélections, 7 buts

 

1967/73 Vélez Sarsfield (ARG) 165 matchs, 121 buts

1973/77 Stade de Reims (FRA) 124 matchs, 107 buts

1977/79 Paris SG (FRA) 74 matchs, 64 buts

1979/80 RC Strasbourg (FRA) 22 matchs, 8 buts

1980/84 Vélez Sarsfield (ARG) 159 buts, 85 buts

1984/85 Stade de Reims (FRA) 18 matchs, 8 buts

 

ll reste encore de nos jours l’archétype du buteur en série. Sous les couleurs du Stade de Reims ou du PSG, il est toujours dans les mémoires des supporters comme le goleador des années 70. Carlos Bianchi n'est pas devenu buteur, il est né buteur. Ce qu'il aime par-dessus tout, ce sont les balles qui traînent dans la surface de réparation, à proximité des filets relancées par la défense. Il est formé au sein du club de Velez Sarsfield, le club du quartier de Liniers, dans la périphérie ouest de Buenos Aires. Talent précoce, Bianchi effectue ses débuts en pro dès l'âge de 18 ans. Entre 1967 et 1973, il y marquera considérablement les esprits en enfilant comme à son habitude les buts comme des perles quitte à en devenir le meilleur buteur de l’histoire du club (avec 206 buts en 324 matchs quand même). Bianchi débarque en Europe et choisit Reims en 1973. Carlos Bianchi.jpgIl devient rapidement la coqueluche du stade Delaune. Relégué en deuxième division dans les années 1960, le Stade de Reims n'est que l'ombre de lui-même depuis la grande époque des Raymond Kopa, Just Fontaine et autres Roger Piantoni. L’équipe déçoit et ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan. Après une huitième place en 1973, la saison 1973/1974 est sensiblement identique puisque les rémois finissent sixième notamment grâce aux 30 buts de leur goleador argentin Carlos Bianchi sacré meilleur buteur du championnat. La seconde saison fut bien moins prolifique, et pour cause ! Le 9 octobre 1974, Carlos Bianchi a failli voir sa carrière brutalement interrompue par le tacle un peu trop appuyé d'un défenseur du FC Barcelone, lors d'une rencontre amicale entre le club de Cruyff et Reims au Parc des Princes. Le tibia et le péroné cèdent, brisés sous la violence du choc. Mais son retour fut triomphal. Onzième en 1975 sans son buteur, les Rouge et Blanc réalisent une bonne saison 1975/1976 qui voit Bianchi ravir une seconde fois le titre de meilleur buteur, cette fois avec 34 réalisations. Reims se classe finalement cinquième, sa meilleure position depuis treize ans. Le championnat 1976/1977 est plus compliqué et n'occasionne que des sueurs froides. Longtemps à une portée de fusil des équipes reléguables, le Stade redresse la barre en fin de parcours pour échouer à une flatteuse onzième place. Si Bianchi en profite pour empocher un troisième titre de meilleur buteur, c'est la coupe de France qui vient éclaircir ce sombre tableau. Après avoir dominé Nice en demi finale, le Stade de Reims rejoint les Verts de Saint-Etienne au Parc des Princes pour une finale épique. Les rémois s'inclinent finalement 2 buts à 1 avec le désagréable sentiment d'avoir été floué par l'arbitrage. Financièrement le club n’est pas au mieux et Carlos s’exile dans la capitale. Il débarque sur le bord de la Seine à l’été 1977. Carlos Bianchi reste pour les Français le prototype même du "goleador" argentin. Des sa première saison 1977/78, Carlos marque exactement 37 buts en 38 matchs de championnat soit presque un but par match ce qui est vraiment extraordinaire. À la fin de cette saison époustouflante, il sera couronné meilleur joueur et buteur du championnat de France. Hélas, pour lui, il est arrivé dans un club en construction, qui n'arrivait pas à gagner de trophées. Ce sont des trophées qui manquent au palmarès de Carlos Bianchi. En sélection aussi il peut nourrir un regret. Celui de n'avoir pas participé à la Coupe du Monde victorieuse à domicile en 1978. Et pour cause, à l'époque, les joueurs évoluant hors des frontières nationales n'étaient pas retenus. La seule exception concernait Mario Kempes. Bianchi a marqué sept buts en seulement 14 sélections pour son pays. L'ensemble de ses capes a été honoré alors qu'il évoluait encore en Argentine. Lors de cette saison 1978/79, il inscrit encore 34 buts sur 38 matchs et transperce les filets de toutes les équipes. Il est de nouveau désigné meilleur buteur et meilleur joueur du Championnat de France. Après son passage au Paris SG, Carlos part pour un autre club français, le Racing Club de Strasbourg. En Alsace, Carlos ne se retrouvera jamais, il ne plantera que 8 buts et pour tout dire ne s’entendra jamais avec Gilbert Gress, l’entraineur de l’époque qui a du mal à supporter l’aura du goleador Argentin. À l’époque, le Racing est champion de France en titre et doit jouer la coupe des clubs champions (où il tombera en quarts de finale), il ne conservera pas son titre et ne finira que cinquième, la chance ne frappera plus en Alsace. Dépité, Carlos rentre chez lui dans son club formateur le Velez. Il y fait encore quelques belles saisons puisqu’il finit meilleur buteur en 1981. Cinq années après son départ du Paris SG, Bianchi repart dans le club français qui l’a vu éclore, le Stade de Reims pour le début de la saison 1984/85. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de Reims de la D2 et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Mais malgré une impressionnante entame de championnat, le Stade et son buteur vedette montrent leurs limites. Bianchi n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste moyenne. Plus que moyenne même puisque peu à peu elle glisse dans la deuxième partie de tableau. La saison suivante, Bianchi raccroche les crampons devenant entraîneur-joueur les quatre derniers mois. 565 matches, 397 buts, un seul titre de Champion. Malheureusement, son palmarès en club est bien moins étoffé que ses trophées individuels (huit fois meilleur buteur, entre autres). Il va changer la donne en devenant entraîneur. Si ses premières aventures sur le banc sont décevantes (à Reims et à Nice), il connaît la consécration à Velez Sarsfield, puis à Boca Juniors, remportant quatre Copa Libertadores et trois Coupes Intercontinentales. Un palmarès inégalé malgré deux échecs en Europe avec l’AS Roma, puis à l’Atletico Madrid. Même s’il possède une maison dans les Yvelines, Carlos Bianchi n’a jamais entraîné le PSG. Il est nommé directeur sportif à Boca Juniors en 2009, un poste qu’il abandonne un an plus tard avant de revenir à la tête des “Xeneizes” entre 2013 et 2014. Désormais retraité, "El Goleador" est devenu consultant spécialisé dans le football sud-américain.

 

PALMARÈS


Champion d’Argentine Nacional en 1968 (Velez Sarsfield)

Vice-champion d’Argentine Métropolitano en 1971 (Velez Sarsfield)

Finaliste de la Coupe de France en 1977 (Stade de Reims)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Joueur étranger de l'année du championnat de France en 1974

Meilleur buteur du championnat de France en 1974 (30 buts), 1976 (34 buts), 1977 (28 buts) (Stade de Reims), 1978 (37 buts) et 1979 (27 buts) (Paris SG)

Meilleur buteur du championnat d’Argentine Nacional en 1970 (18 buts), Métropolitano 1971 (36 buts) et Nacional 1981 (15 buts) (Velez Sarsfield)

Meilleur buteur de l'histoire du Velez Sarsfield (206 buts)

 

DIVERS


- Carlos Bianchi détient, avec Delio Onnis et Jean-Pierre Papin, le record de titres de Meilleur buteur de Ligue 1.

 

VIDÉO



03/09/2017
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Francisco Varallo

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Francisco Varallo

 

Francisco Antonio Varallo

Né le 5 février 1910 à La Plata (ARG)

Décédé le 30 août 2010 à La Plata (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m70

Surnoms: "Cañoncito", Pancho

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 16 sélections, 7 buts

 

1928/30 Gimnasia La Plata (ARG) 

1930 Velez Sarsfield (ARG) (en tournée)

1931/40 Boca Juniors (ARG) 210 matchs, 181 buts

 

Buteur et figure emblématique de la sélection argentine et de Boca Juniors, il a été le dernier survivant de la finale de la première Coupe du Monde disputée en Uruguay. Varallo est né le 2 février 1910 à Los Hornos, un quartier de La Plata, capitale de la province de Buenos Aires. Cañoncito ou Pancho, tel qu'il était surnommé à son époque de joueur, fait ses débuts footballistiques dans le club de 12 de Octubre, situé dans le quartier de la ville. Très jeune, il décide de tenter sa chance à Estudiantes. Il y dispute trois matches d'essai, au cours desquels il claque pas moins de 11 buts. Pourtant, les dirigeants de 12 de Octubre refusent de le lâcher. Francisco Varallo.jpgLa raison ? Ils sont supporters de Gimnasia y Esgrima La Plata ! C'est donc avec les "Triperos" que débute Varallo en première division. Il joue un rôle essentiel dans le titre amateur décroché par Gimnasia en 1929. Fort de ses belles performances, ce buteur alliant sang-froid et puissance ne tarde pas à entrer dans les plans de Juan Tramutola. Le sélectionneur le convoque ainsi pour la préparation de l'équipe amenée à disputer la première Coupe du Monde de l'histoire. Varallo ne décevra pas : affûté, il montre toute l'étendue de son talent et gagne sa place dans le groupe albiceleste. Il inaugure son compteur but dans le tournoi uruguayen le 19 juillet face au Mexique, que l'Argentine bat facilement 6 buts à 3. Mais la malchance va le frapper trois jours plus tard, lorsqu'il se blesse contre le Chili pour le dernier match de groupe. Il doit déclarer forfait pour la demi-finale et sa participation à la finale est très incertaine. La suite de l'histoire est connue : à la pause, l'Argentine mène 2 à 1 grâce à des buts de Carlos Peucelle et de Guillermo Stábile, mais la "Celeste" va inverser le cours de la rencontre pour finalement s'imposer 4 buts à 2. Varallo a beau ressassé cette déception, le monde du football garde en tête, lui, ses innombrables buts. L'année suivante, Varallo signe à Boca Juniors, où il inscrira plus de 180 buts en 210 matchs disputés. Don Francisco occupe une place de choix dans l'histoire du club "xeneize" et de la sélection argentine, avec laquelle il a remporté le Championnat d'Amérique du Sud en 1937 au terme d'un duel au couteau face au Brésil. Et c'est justement sous les couleurs albicelestes que Varallo sent la fin de sa carrière approcher. Un joueur chilien lui donne un mauvais coup au genou gauche et la blessure s'aggrave lorsque l'attaquant est touché au même endroit au cours de la compétition continentale. Le joueur décide de ne pas se faire opérer. Il passe des semaines au lit et ne se lève que le dimanche pour jouer les matches. En 1938, il ne joue qu'une fois, en 1939 un peu plus, mais en 1940, il décide de prendre sa retraite sportive à l'âge de 30 ans. Varallo jouit de la reconnaissance du football mondial. Dans sa vitrine à souvenirs, il peut observer avec fierté la distinction de Citoyen d'honneur de La Plata obtenue en décembre 1998, l'Ordre du Mérite de la FIFA (en 1994) et l'Ordre du Mérite de la CONMEBOL (en 2006). Il perd la vie le 30 août 2010 dans sa ville natale. Quelques mois avant son décès, il avait reçu un hommage des autorités locales et du football Argentin dans le théâtre municipal Coliseo Podestá de La Plata pour ses 100 ans.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1930 (Argentine)

Vainqueur de la Copa America en 1937 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1929 (Gimnasia La Plata), 1931, 1934 et 1935 (Boca Juniors)

Vice-champion d’Argentine en 1933 (Boca Juniors)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat d’Argentine en 1933 (34 buts) (Boca Juniors)

Inclus parmi les "légendes" de Golden Foot en 2010

À reçu l'Ordre du mérite de la FIFA en 1994

À reçu l'Ordre du mérite de la CONMEBOL en 2006

Nommé citoyen d'honneur de la ville de La Plata en 1998

Ultime survivant de la première finale de l'histoire de la Coupe du Monde

 

VIDÉO




18/08/2017
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Delio Onnis


27/12/2016
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