FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Argentine


Carlos Bianchi

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Carlos Bianchi

 

Carlos Arcecio Bianchi

Né le 26 avril 1949 à Buenos Aires (ARG)

https://www.blog4ever-fichiers.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m78

Surnoms: le Goleador, El Bozo, Virrey, El Científico del Fútbol

https://www.blog4ever-fichiers.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 14 sélections, 7 buts

 

1967/73 Vélez Sarsfield (ARG) 165 matchs, 121 buts

1973/77 Stade de Reims (FRA) 124 matchs, 107 buts

1977/79 Paris SG (FRA) 74 matchs, 64 buts

1979/80 RC Strasbourg (FRA) 22 matchs, 8 buts

1980/84 Vélez Sarsfield (ARG) 159 buts, 85 buts

1984/85 Stade de Reims (FRA) 18 matchs, 8 buts

 

ll reste encore de nos jours l’archétype du buteur en série. Sous les couleurs du Stade de Reims ou du PSG, il est toujours dans les mémoires des supporters comme le goleador des années 70. Carlos Bianchi n'est pas devenu buteur, il est né buteur. Ce qu'il aime par-dessus tout, ce sont les balles qui traînent dans la surface de réparation, à proximité des filets relancées par la défense. Il est formé au sein du club de Velez Sarsfield, le club du quartier de Liniers, dans la périphérie ouest de Buenos Aires. Talent précoce, Bianchi effectue ses débuts en pro dès l'âge de 18 ans. Entre 1967 et 1973, il y marquera considérablement les esprits en enfilant comme à son habitude les buts comme des perles quitte à en devenir le meilleur buteur de l’histoire du club (avec 206 buts en 324 matchs quand même). Bianchi débarque en Europe et choisit Reims en 1973. Carlos Bianchi.jpgIl devient rapidement la coqueluche du stade Delaune. Relégué en deuxième division dans les années 1960, le Stade de Reims n'est que l'ombre de lui-même depuis la grande époque des Raymond Kopa, Just Fontaine et autres Roger Piantoni. L’équipe déçoit et ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan. Après une huitième place en 1973, la saison 1973/1974 est sensiblement identique puisque les rémois finissent sixième notamment grâce aux 30 buts de leur goleador argentin Carlos Bianchi sacré meilleur buteur du championnat. La seconde saison fut bien moins prolifique, et pour cause ! Le 9 octobre 1974, Carlos Bianchi a failli voir sa carrière brutalement interrompue par le tacle un peu trop appuyé d'un défenseur du FC Barcelone, lors d'une rencontre amicale entre le club de Cruyff et Reims au Parc des Princes. Le tibia et le péroné cèdent, brisés sous la violence du choc. Mais son retour fut triomphal. Onzième en 1975 sans son buteur, les Rouge et Blanc réalisent une bonne saison 1975/1976 qui voit Bianchi ravir une seconde fois le titre de meilleur buteur, cette fois avec 34 réalisations. Reims se classe finalement cinquième, sa meilleure position depuis treize ans. Le championnat 1976/1977 est plus compliqué et n'occasionne que des sueurs froides. Longtemps à une portée de fusil des équipes reléguables, le Stade redresse la barre en fin de parcours pour échouer à une flatteuse onzième place. Si Bianchi en profite pour empocher un troisième titre de meilleur buteur, c'est la coupe de France qui vient éclaircir ce sombre tableau. Après avoir dominé Nice en demi finale, le Stade de Reims rejoint les Verts de Saint-Etienne au Parc des Princes pour une finale épique. Les rémois s'inclinent finalement 2 buts à 1 avec le désagréable sentiment d'avoir été floué par l'arbitrage. Financièrement le club n’est pas au mieux et Carlos s’exile dans la capitale. Il débarque sur le bord de la Seine à l’été 1977. Carlos Bianchi reste pour les Français le prototype même du "goleador" argentin. Des sa première saison 1977/78, Carlos marque exactement 37 buts en 38 matchs de championnat soit presque un but par match ce qui est vraiment extraordinaire. À la fin de cette saison époustouflante, il sera couronné meilleur joueur et buteur du championnat de France. Hélas, pour lui, il est arrivé dans un club en construction, qui n'arrivait pas à gagner de trophées. Ce sont des trophées qui manquent au palmarès de Carlos Bianchi. En sélection aussi il peut nourrir un regret. Celui de n'avoir pas participé à la Coupe du Monde victorieuse à domicile en 1978. Et pour cause, à l'époque, les joueurs évoluant hors des frontières nationales n'étaient pas retenus. La seule exception concernait Mario Kempes. Bianchi a marqué sept buts en seulement 14 sélections pour son pays. L'ensemble de ses capes a été honoré alors qu'il évoluait encore en Argentine. Lors de cette saison 1978/79, il inscrit encore 34 buts sur 38 matchs et transperce les filets de toutes les équipes. Il est de nouveau désigné meilleur buteur et meilleur joueur du Championnat de France. Après son passage au Paris SG, Carlos part pour un autre club français, le Racing Club de Strasbourg. En Alsace, Carlos ne se retrouvera jamais, il ne plantera que 8 buts et pour tout dire ne s’entendra jamais avec Gilbert Gress, l’entraineur de l’époque qui a du mal à supporter l’aura du goleador Argentin. À l’époque, le Racing est champion de France en titre et doit jouer la coupe des clubs champions (où il tombera en quarts de finale), il ne conservera pas son titre et ne finira que cinquième, la chance ne frappera plus en Alsace. Dépité, Carlos rentre chez lui dans son club formateur le Velez. Il y fait encore quelques belles saisons puisqu’il finit meilleur buteur en 1981. Cinq années après son départ du Paris SG, Bianchi repart dans le club français qui l’a vu éclore, le Stade de Reims pour le début de la saison 1984/85. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de Reims de la D2 et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Mais malgré une impressionnante entame de championnat, le Stade et son buteur vedette montrent leurs limites. Bianchi n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste moyenne. Plus que moyenne même puisque peu à peu elle glisse dans la deuxième partie de tableau. La saison suivante, Bianchi raccroche les crampons devenant entraîneur-joueur les quatre derniers mois. 565 matches, 397 buts, un seul titre de Champion. Malheureusement, son palmarès en club est bien moins étoffé que ses trophées individuels (huit fois meilleur buteur, entre autres). Il va changer la donne en devenant entraîneur. Si ses premières aventures sur le banc sont décevantes (à Reims et à Nice), il connaît la consécration à Velez Sarsfield, puis à Boca Juniors, remportant quatre Copa Libertadores et trois Coupes Intercontinentales. Un palmarès inégalé malgré deux échecs en Europe avec l’AS Roma, puis à l’Atletico Madrid. Même s’il possède une maison dans les Yvelines, Carlos Bianchi n’a jamais entraîné le PSG. Il est nommé directeur sportif à Boca Juniors en 2009, un poste qu’il abandonne un an plus tard avant de revenir à la tête des “Xeneizes” entre 2013 et 2014. Désormais retraité, "El Goleador" est devenu consultant spécialisé dans le football sud-américain.

 

PALMARÈS


Champion d’Argentine Nacional en 1968 (Velez Sarsfield)

Vice-champion d’Argentine Métropolitano en 1971 (Velez Sarsfield)

Finaliste de la Coupe de France en 1977 (Stade de Reims)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Joueur étranger de l'année du championnat de France en 1974

Meilleur buteur du championnat de France en 1974 (30 buts), 1976 (34 buts), 1977 (28 buts) (Stade de Reims), 1978 (37 buts) et 1979 (27 buts) (Paris SG)

Meilleur buteur du championnat d’Argentine Nacional en 1970 (18 buts), Métropolitano 1971 (36 buts) et Nacional 1981 (15 buts) (Velez Sarsfield)

Meilleur buteur de l'histoire du Velez Sarsfield (206 buts)

 

DIVERS


- Carlos Bianchi détient, avec Delio Onnis et Jean-Pierre Papin, le record de titres de Meilleur buteur de Ligue 1.

 

VIDÉO



03/09/2017
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Francisco Varallo

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Francisco Varallo

 

Francisco Antonio Varallo

Né le 5 février 1910 à La Plata (ARG)

Décédé le 30 août 2010 à La Plata (ARG)

https://www.blog4ever-fichiers.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m70

Surnoms: "Cañoncito", Pancho

https://www.blog4ever-fichiers.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 16 sélections, 7 buts

 

1928/30 Gimnasia La Plata (ARG) 

1930 Velez Sarsfield (ARG) (en tournée)

1931/40 Boca Juniors (ARG) 210 matchs, 181 buts

 

Buteur et figure emblématique de la sélection argentine et de Boca Juniors, il a été le dernier survivant de la finale de la première Coupe du Monde disputée en Uruguay. Varallo est né le 2 février 1910 à Los Hornos, un quartier de La Plata, capitale de la province de Buenos Aires. Cañoncito ou Pancho, tel qu'il était surnommé à son époque de joueur, fait ses débuts footballistiques dans le club de 12 de Octubre, situé dans le quartier de la ville. Très jeune, il décide de tenter sa chance à Estudiantes. Il y dispute trois matches d'essai, au cours desquels il claque pas moins de 11 buts. Pourtant, les dirigeants de 12 de Octubre refusent de le lâcher. Francisco Varallo.jpgLa raison ? Ils sont supporters de Gimnasia y Esgrima La Plata ! C'est donc avec les "Triperos" que débute Varallo en première division. Il joue un rôle essentiel dans le titre amateur décroché par Gimnasia en 1929. Fort de ses belles performances, ce buteur alliant sang-froid et puissance ne tarde pas à entrer dans les plans de Juan Tramutola. Le sélectionneur le convoque ainsi pour la préparation de l'équipe amenée à disputer la première Coupe du Monde de l'histoire. Varallo ne décevra pas : affûté, il montre toute l'étendue de son talent et gagne sa place dans le groupe albiceleste. Il inaugure son compteur but dans le tournoi uruguayen le 19 juillet face au Mexique, que l'Argentine bat facilement 6 buts à 3. Mais la malchance va le frapper trois jours plus tard, lorsqu'il se blesse contre le Chili pour le dernier match de groupe. Il doit déclarer forfait pour la demi-finale et sa participation à la finale est très incertaine. La suite de l'histoire est connue : à la pause, l'Argentine mène 2 à 1 grâce à des buts de Carlos Peucelle et de Guillermo Stábile, mais la "Celeste" va inverser le cours de la rencontre pour finalement s'imposer 4 buts à 2. Varallo a beau ressassé cette déception, le monde du football garde en tête, lui, ses innombrables buts. L'année suivante, Varallo signe à Boca Juniors, où il inscrira plus de 180 buts en 210 matchs disputés. Don Francisco occupe une place de choix dans l'histoire du club "xeneize" et de la sélection argentine, avec laquelle il a remporté le Championnat d'Amérique du Sud en 1937 au terme d'un duel au couteau face au Brésil. Et c'est justement sous les couleurs albicelestes que Varallo sent la fin de sa carrière approcher. Un joueur chilien lui donne un mauvais coup au genou gauche et la blessure s'aggrave lorsque l'attaquant est touché au même endroit au cours de la compétition continentale. Le joueur décide de ne pas se faire opérer. Il passe des semaines au lit et ne se lève que le dimanche pour jouer les matches. En 1938, il ne joue qu'une fois, en 1939 un peu plus, mais en 1940, il décide de prendre sa retraite sportive à l'âge de 30 ans. Varallo jouit de la reconnaissance du football mondial. Dans sa vitrine à souvenirs, il peut observer avec fierté la distinction de Citoyen d'honneur de La Plata obtenue en décembre 1998, l'Ordre du Mérite de la FIFA (en 1994) et l'Ordre du Mérite de la CONMEBOL (en 2006). Il perd la vie le 30 août 2010 dans sa ville natale. Quelques mois avant son décès, il avait reçu un hommage des autorités locales et du football Argentin dans le théâtre municipal Coliseo Podestá de La Plata pour ses 100 ans.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1930 (Argentine)

Vainqueur de la Copa America en 1937 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1929 (Gimnasia La Plata), 1931, 1934 et 1935 (Boca Juniors)

Vice-champion d’Argentine en 1933 (Boca Juniors)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat d’Argentine en 1933 (34 buts) (Boca Juniors)

Inclus parmi les "légendes" de Golden Foot en 2010

À reçu l'Ordre du mérite de la FIFA en 1994

À reçu l'Ordre du mérite de la CONMEBOL en 2006

Nommé citoyen d'honneur de la ville de La Plata en 1998

Ultime survivant de la première finale de l'histoire de la Coupe du Monde

 

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18/08/2017
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Autres joueurs argentins

ATTAQUANTS

 

Delio Onnis


27/12/2016
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Delio Onnis

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Delio Onnis

 

Delio Onnis

Né le 24 mars 1948 à Giuliano di Roma (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, attaquant, 1m80

Surnom: El Tano

 

1966/68 Almagro (ARG) 44 matchs, 23 buts

1968/71 Gimnasia La Plata (ARG) 95 matchs, 53 buts

1971/73 Stade de Reims (FRA) 65 matchs, 39 buts

1973/80 AS Monaco (FRA) 231 matchs, 157 buts

1980/83 Tours (FRA) 110 matchs, 64 buts

1983/86 SC Toulon (FRA) 74 matchs, 39 buts

 

PALMARÈS


Champion de France en 1978 (AS Monaco)

Vainqueur de la Coupe de France en 1980 (AS Monaco)

Finaliste de la Coupe de France en 1974 (AS Monaco)

Champion d'Argentine de D2 en 1968 (Almagro)

Vice-champion de France de D2 en 1977 (AS Monaco)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat de France en 1975 (30 buts), 1980 (21 buts) (AS Monaco), 1981 (24 buts), 1982 (29 buts) (Tours) et 1984 (21 buts) (SC Toulon)

Meilleur buteur du championnat de France de D2 en 1977 (30 buts) (AS Monaco)


27/12/2016
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Juan Roman Riquelme

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Juan Roman Riquelme

 

Juan Román Riquelme

Né le 24 juin 1978 à San Fernando (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, milieu de terrain, 1m82

Surnom: "le dernier numéro 10", El Mago

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 51 sélections, 17 buts

 

1994/95 Argentinos Juniors (ARG)

1996/2002 Boca Juniors (ARG) 151 matchs, 38 buts

2002/05 FC Barcelone (ESP) 30 matchs, 3 buts

2003/05 Villareal (ESP) (Prêt) 70 matchs, 27 buts

2005/07 Villareal (ESP) 49 matchs, 15 buts

2007/14 Boca Juniors (ARG) 180 matchs, 37 buts

2014 Argentinos Juniors (ARG) 18 matchs, 5 buts

 

Pour diverses raisons, Juan Roman Riquelme n'a pas fait la carrière que son immense talent lui promettait. Idole des fans de Boca Juniors, club où il jouit d'un statut quasi-divin, il possédait assez de qualités pour s'imposer comme le patron d'un grand club européen. Il fait partie de ces oiseaux rares qui ne font pas de plan de carrière, ne sont pas mûs par l'ambition ou l'appât du gain et ne cherchent pas spécialement à collectionner les trophées et les récompenses, mais cherchent simplement à prendre et donner du plaisir sur le terrain. Juan Roman Riquelme.jpgEn termes de dons et d'aptitudes techniques, Riquelme n'avait strictement rien à envier aux Zidane, Laudrup, ou Rui Costa, et partageait avec ces meneurs de jeu de légende le souci de faire jouer les autres, le goût de la passe juste, de l'ouverture lumineuse qui déséquilibre un bloc à elle seule. Comme eux, Riquelme jouait la tête haute, voyait le jeu et lisait les situations avant les autres, et son pied magique faisait le reste. Précis sur coup de pied arrêté et dans le jeu long, dribbleur hors pair, doté d'un sens unique du contre-pied et d'une frappe de balle redoutable, inspiré et créatif, il présentait le profil du numéro dix rêvé. Après une saison passée sous les couleurs d'Argentinos Juniors, le jeune Juan Roman Riquelme rejoint les rangs de Boca en 1996 et dispute son premier match à la Bombonera, l'enceinte surchauffée du club, à dix-huit ans. Il remporte deux fois consécutivement la Copa Libertadores en 2001 et 2002 et s'envole pour Barcelone avec le statut de meilleur joueur sud-américain du moment. Malheureusement, Riquelme n'entre pas dans les plans de Van Gaal malgré une saison complète : 42 matchs pour 6 buts inscrits. Contraint de jouer à gauche, Riquelme aura fait ce que tout numéro 10 inaltérable devait faire : revenir dans l’axe. C'est finalement Villareal qui sent la bonne affaire et parvient à obtenir le prêt du meneur de jeu en 2003. Chez les jaunards, Riquelme retrouve ses deux anciens coéquipiers Juan Pablo Sorin et Rodolfo Arruabarrena et se voit confier les clés de la boutique. Résultat: 35 buts marqués en trois saisons, une pelletée de passes décisives, une troisième place en Liga en 2005 et une qualification pour le dernier carré de la Champions League l'année suivante. Un exploit teinté d'amertume, car Riquelme a manqué à la 90ème minute du match retour un penalty qui aurait envoyé son équipe en prolongation face à Arsenal (0-1, 0-0). Quelques semaines plus tard, Riquelme participe à la Coupe du monde 2006 avec l'Argentine, avec laquelle il compte 51 sélections et 17 buts. Le meneur argentin a connu son meilleur moment avec l'Albiceleste en 2008, en remportant la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Pékin. Cette même année, il retourne définitivement à Boca Juniors après un premier prêt en 2007. Un transfert record de 15 millions de dollars fait du milieu de terrain le joueur le plus cher du championnat Argentin. De retour au pays, il remporte deux fois le championnat et une nouvelle fois la Copa Libertadores. En 2008, il est élu idole numéro 1 des fans de Boca après un sondage réalisé auprès de 65 000 supporteurs. Il devance Diego Maradona, pour sa plus grande fierté. Parti une première fois de Boca en juillet 2012, avant de revenir début 2013 pour le plus grand bonheur de ses supporters, Riquelme termine sa carrière sur une note positive en reconduisant l'Argentinos Juniors en première division. Après avoir disputé 18 matchs et inscrit cinq buts avec ses nouvelles couleurs, l’emblématique milieu de terrain met fin à son admirable carrière en janvier 2015, à l’âge de 36 ans.

 

PALMARÈS


Médaille d'or aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 (Argentine)

Finaliste de la Copa America en 2007 (Argentine)

Fionaliste de la Coupe des Confédérations en 2005 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe du Monde des moins de 20 ans en 1997 (Argentine)

Vainqueur du championnat d’Amérique du Sud des moins de 20 ans en 1997 (Argentine)

Vainqueur du Festival Espoirs de Toulon en 1998 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 2000 (Boca Juniors)

Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 2001 (Boca Juniors)

Vainqueur de la Copa Libertadores en 2000, 2001 et 2007 (Boca Juniors)

Finaliste de la Copa Libertadores en 2012 (Boca Juniors)

Vainqueur de la Recopa Sudamericana en 2008 (Boca Juniors)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 2003 et 2004 (Villareal)

Finaliste de la Coupe Intertoto en 2006 (Villareal)

Champion d’Argentine en 1998 (Apertura), 1999 (Clausura), 2000 (Apertura), 2008 (Apertura) et 2011 (Apertura) (Boca Juniors)

Vice-champion d’Argentine en 1997 (Apertura), 2007 (Clausra), 2008 (Clausura) et 2014 (Final) (Boca Juniors)

Vainqueur de la Coupe d'Argentine en 2012 (Boca Juniors)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur de l'année d'Amerique du Sud en 2001

2ème meilleur joueur de la Coupe des confédérations en 2005

Élu meilleur footballeur argentin de l’année en 2000, 2001, 2008 et 2011

Élu meilleur joueur étranger du championnat d’Espagne en 2005

À reçu le "Prix Clarin" de la Révélation de l'année du sport argentin en 1997

Élu meilleur joueur du Tournoi de Toulon en 1998

Nommé dans l'équipe type de l'année d'Amérique du Sud en 1999, 2000, 2001, 2007, 2008 et 2011

Nommé dans l'équipe type du championnat sud-américain des moins de 20 ans en 1997

Élu joueur le plus populaire de l'histoire de Boca Juniors en 2008

Citoyen d'honneur de la ville vénézuélienne de Barinas en 2012

Élu personnalité sportive d'exception de la ville de Buenos Aires en 2015

 

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07/08/2016
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Diego Simeone

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Diego Simeone

 

Diego Pablo Simeone Gonzalez

Né le 28 avril 1970 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, milieu défensif, 1m77

Surnom: "El Cholo"

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 106 sélections, 11 buts

 

1987/90 Velez Sarsfield (ARG) 76 matchs, 14 buts

1990/92 Pise (ITA) 55 matchs, 6 buts

1992/94 Séville FC (ESP) 64 matchs, 12 buts

1994/97 Atletico Madrid (ESP) 98 matchs, 21 buts

1997/99 Inter Milan (ITA) 57 matchs, 11 buts

1999/2003 Lazio Rome (ITA) 90 matchs, 15 buts

2003/05 Atletico Madrid (ESP) 36 matchs, 2 buts

2005/06 Racing Club (ARG) 37 matchs, 3 buts

 

Aujourd'hui reconnu comme un remarquable entraîneur, Diego Simeone reste l'un des meilleurs milieux de terrain de l'histoire du football argentin. Capable des plus mauvais coups (c'est lui qui fit péter les plombs à David Beckham en 1998 à Geoffroy-Guichard) et des tacles les plus assassins (pas moins d'une centaine de cartons récoltés au cours de sa carrière en club), "El Cholo" savait jouer des coudes et pourrir la vie de ses adversaires. L'Argentine a toujours produit autant de joueurs rugueux et durs au mal que d'artistes des pelouses, et Simeone s'inscrit dans cette lignée de besogneux qui ont su se faire une place au soleil à force de hargne et de combativité. Rien ni personne ne lui faisait peur sur un terrain et c'est souvent lui qui posait le premier taquet histoire de marquer son territoire. Jouer avec lui, c'était l'assurance que quelqu'un se chargerait des basses besognes dans l'entrejeu. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5075380_201508254911962.jpgJouer contre lui, c'était la certitude qu'on allait se coltiner un lâche-rien de compétition de la première à la dernière minute. Il serait toutefois injuste de réduire Simeone à cette image de teigneux et d'intimidateur, car s'il ne brillait pas par son aisance technique, il marquait son lot de buts avec une grande régularité (une trentaine en Liga avec un pic à douze réalisations avec l'Atletico en 1995-96 et à peu près autant en Série A). Malgré un gabarit plutôt commun (1,77m pour 70kg), il excellait dans le jeu aérien et réussissait souvent à placer sa tête sur coup de pied arrêté. Peu de joueurs peuvent se vanter d'avoir atteint son niveau dans ce domaine, et le danger qu'il faisait peser dans la surface adverse constituait une arme redoutable. Il possédait également une solide frappe de balle dont il n'hésitait pas à faire usage à l'occasion. Joueur très complet, Simeone impressionnait par son volume de jeu et son abattage, sa capacité à multiplier les courses et les efforts et à faire parler son goût pour le duel et le contact aux quatre coins du terrain. Dans un bon jour, il donnait le sentiment d'être partout, et il était très souvent dans un bon jour. Il commence sa carrière au Velez Sarsfield à l'âge de 17 ans et débute son premier match par une défaite contre Gimnasia de La Plata (2 à 1). Il y passe trois saisons avant de rejoindre le Vieux Continent. La première expérience européenne de Simeone, arrivé à Pise en 1990 à vingt ans, se solde par un échec et une relégation, mais l'Argentin a tapé dans l’œil du FC Séville qui l'arrache à la Série B en 1992. Il franchit un nouveau palier en rejoignant deux ans plus tard les rangs de l'Atletico Madrid, club avec lequel il va remporter ses premiers trophées et se faire connaître du grand public. En 1996, aux côtés des Santi, Vizcaino, Penev, Caminero et Kiko, il signe une saison du feu de dieu et s'offre un doublé coupe-championnat resté dans les mémoires des supporters des "Colchoneros". L'année suivante, l'équipe atteint les quarts de finale de la Ligue des champions mais ne termine que cinquième en Liga. Désormais considéré comme l'une des références mondiales à son poste et donc très convoité, Simeone cède aux sirènes de Moratti et opte pour l'Inter en même temps que quelques autres grosses pointures comme Ronaldo, Djorkaeff ou Recoba. Dès sa première année sous le maillot "nerazzurri", il s'offre la Coupe UEFA au Parc des Princes face à la Lazio mais voit le Scudetto lui échapper d'un rien au profit de la Juve, l'éternel rival. Il remporte enfin le titre à l'arraché en 2000 au sein d'une Lazio bardée de talent et à très forte coloration argentine (Crespo, Almeyda, Sensini, Veron), et peut retourner à l'Atletico (son club de coeur) l'esprit tranquille pour boucler la boucle en 2005, après quinze années passées en Europe. Il rentre au pays pour la saison 2005-2006 et tente un dernier challenge, au Racing Club, avant de tirer sa révérence à la fin de la saison. Troisième joueur le plus capé de l'histoire de l'Albiceleste derrière deux autres monuments (Zanetti et Ayala), Simeone totalise 106 sélections accumulées entre 1998 et 2002 et a participé à trois Coupes du Monde consécutives, n'atteignant malheureusement jamais le dernier carré (une aberration pour la génération des Batistuta, Ortega, Redondo, Zanetti, Veron, Crespo). Pas franchement en réussite avec la sélection, Simeone ne s'adjuge pas le moindre titre international, puisque l'Argentine subit la loi du Brésil en Copa America et que l'équipe olympique de 1996 dont il fait partie s'incline en finale du tournoi face au Nigeria de Nwankwo Kanu, son futur coéquipier à l'Inter. Comble d'infortune, c'est sur l'incroyable débâcle de 2002 (alors qu'elle fait partie des grands favoris, l'Albiceleste ne passe pas le premier tour) qu'il met un terme à sa carrière internationale. Ces échecs répétés en bleu ciel et blanc restent la seule tache sur un parcours que, pour bien des raisons, on ne saurait qualifier d'exemplaire, mais incontestablement exceptionnel. Meneur d’hommes sur le terrain, Diego Pablo Simeone n’a pas beaucoup changé lorsqu’il s’est mué en entraîneur en 2006, remportant deux titres en Argentine, avec Estudiantes (2006) puis River Plate (2008). Déterminé et efficace, le natif de Buenos Aires entraîne desormais son club de coeur, l'Atletico.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Copa America 1991 et 1993 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe des Confédérations 1992 (Argentine)

Médaille d'argent aux Jeux Olympiques d'Atlanta 1996 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale des nations 1993 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe UEFA 1998 (Inter Milan)

Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA 1999 (Lazio Rome)

Champion d’Espagne 1996 (Atletico Madrid)

Champion d’Italie 2000 (Lazio Rome)

Vice-Champion d’Italie 1998 (Inter Milan)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne 1996 (Atletico Madrid)

Vainqueur de la Coupe d’Italie 2000 (Lazio Rome)

Vainqueur de la Supercoupe d'Italie 2000 (Lazio Rome)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur Sud-Américain d'Espagne (Trophée EFE) en 1996

 

CARRIÈRE D'ENTRAÎNEUR


  2006: Racing Club (ARG)

             Champion d'Argentine (ouverture) 2006

06/07: Estudiantes (ARG)

07/08: River Plate (ARG)

             Champion d'Argentine (clôture) 2008

09/10: San Lorenzo (ARG)

  2011: Catane (ITA)

  2011: Racing Club (ARG)

  11/?: Atletico Madrid (ESP)

           Finaliste de la Ligue des Champions 2014

           Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA 2012

           Champion d'Espagne 2014

           Vainqueur de la Coupe d'Espagne 2013

           Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne 2014

           Finaliste de la Supercoupe d'Espagne 2013

           3ème meilleur entraîneur du monde en 2014 par la FIFA

           Élu meilleur entraîneur de Liga en 2013 et 2014

           Trophée Miguel Munoz 2014

 

VIDÉO




25/08/2015
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