FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Argentine


Hector Scotta

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Hector Scotta

 

Héctor Horacio Leonel Scotta Guigo

Né le 27 septembre 1950 à San Justo (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 7 sélections, 5 buts

 

1970 Union Santa Fe (ARG) 23 matchs, 9 buts

1971/75 San Lorenzo (ARG)

1976 Grêmio (BRE) 

1976/80 Séville FC (ESP) 101 matchs, 53 buts

1980 Ferro Carril Oeste (ARG) 10 matchs, 1 but

1981 San Lorenzo (ARG)

1982 Boca Juniors (ARG) 12 matchs, 2 buts

1983/84 Deportivo Armenio (ARG)

1985 All Boys (ARG)

1985/86 Nueva Chicago (ARG)

 

PALMARÈS


Médaille d'or aux Jeux Panaméricains de Cali en 1971 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1972 (Nac.), 1972 (Met.) et 1974 (Nac.) (San Lorenzo)

Vice-champion d’Argentine en 1971 (Nacional) (San Lorenzo)

Vainqueur du Championnat du Rio Grande do Sul en 1977 (Grêmio)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Footballeur de l'année d'Argentine en 1975

Meilleur buteur du championnat d’Argentine en 1975 (Nac.) (28 buts) et 1975 (Met.) (32 buts) (San Lorenzo)


26/11/2017
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Carlos Bianchi

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Carlos Bianchi

 

Carlos Arcecio Bianchi

Né le 26 avril 1949 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m78

Surnoms: le Goleador, El Bozo, Virrey, El Científico del Fútbol

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 14 sélections, 7 buts

 

1967/73 Vélez Sarsfield (ARG) 165 matchs, 121 buts

1973/77 Stade de Reims (FRA) 124 matchs, 107 buts

1977/79 Paris SG (FRA) 74 matchs, 64 buts

1979/80 RC Strasbourg (FRA) 22 matchs, 8 buts

1980/84 Vélez Sarsfield (ARG) 159 buts, 85 buts

1984/85 Stade de Reims (FRA) 18 matchs, 8 buts

 

ll reste encore de nos jours l’archétype du buteur en série. Sous les couleurs du Stade de Reims ou du PSG, il est toujours dans les mémoires des supporters comme le goleador des années 70. Carlos Bianchi n'est pas devenu buteur, il est né buteur. Ce qu'il aime par-dessus tout, ce sont les balles qui traînent dans la surface de réparation, à proximité des filets relancées par la défense. Il est formé au sein du club de Velez Sarsfield, le club du quartier de Liniers, dans la périphérie ouest de Buenos Aires. Talent précoce, Bianchi effectue ses débuts en pro dès l'âge de 18 ans. Entre 1967 et 1973, il y marquera considérablement les esprits en enfilant comme à son habitude les buts comme des perles quitte à en devenir le meilleur buteur de l’histoire du club (avec 206 buts en 324 matchs quand même). Bianchi débarque en Europe et choisit Reims en 1973. Carlos Bianchi.jpgIl devient rapidement la coqueluche du stade Delaune. Relégué en deuxième division dans les années 1960, le Stade de Reims n'est que l'ombre de lui-même depuis la grande époque des Raymond Kopa, Just Fontaine et autres Roger Piantoni. L’équipe déçoit et ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan. Après une huitième place en 1973, la saison 1973/1974 est sensiblement identique puisque les rémois finissent sixième notamment grâce aux 30 buts de leur goleador argentin Carlos Bianchi sacré meilleur buteur du championnat. La seconde saison fut bien moins prolifique, et pour cause ! Le 9 octobre 1974, Carlos Bianchi a failli voir sa carrière brutalement interrompue par le tacle un peu trop appuyé d'un défenseur du FC Barcelone, lors d'une rencontre amicale entre le club de Cruyff et Reims au Parc des Princes. Le tibia et le péroné cèdent, brisés sous la violence du choc. Mais son retour fut triomphal. Onzième en 1975 sans son buteur, les Rouge et Blanc réalisent une bonne saison 1975/1976 qui voit Bianchi ravir une seconde fois le titre de meilleur buteur, cette fois avec 34 réalisations. Reims se classe finalement cinquième, sa meilleure position depuis treize ans. Le championnat 1976/1977 est plus compliqué et n'occasionne que des sueurs froides. Longtemps à une portée de fusil des équipes reléguables, le Stade redresse la barre en fin de parcours pour échouer à une flatteuse onzième place. Si Bianchi en profite pour empocher un troisième titre de meilleur buteur, c'est la coupe de France qui vient éclaircir ce sombre tableau. Après avoir dominé Nice en demi finale, le Stade de Reims rejoint les Verts de Saint-Etienne au Parc des Princes pour une finale épique. Les rémois s'inclinent finalement 2 buts à 1 avec le désagréable sentiment d'avoir été floué par l'arbitrage. Financièrement le club n’est pas au mieux et Carlos s’exile dans la capitale. Il débarque sur le bord de la Seine à l’été 1977. Carlos Bianchi reste pour les Français le prototype même du "goleador" argentin. Des sa première saison 1977/78, Carlos marque exactement 37 buts en 38 matchs de championnat soit presque un but par match ce qui est vraiment extraordinaire. À la fin de cette saison époustouflante, il sera couronné meilleur joueur et buteur du championnat de France. Hélas, pour lui, il est arrivé dans un club en construction, qui n'arrivait pas à gagner de trophées. Ce sont des trophées qui manquent au palmarès de Carlos Bianchi. En sélection aussi il peut nourrir un regret. Celui de n'avoir pas participé à la Coupe du Monde victorieuse à domicile en 1978. Et pour cause, à l'époque, les joueurs évoluant hors des frontières nationales n'étaient pas retenus. La seule exception concernait Mario Kempes. Bianchi a marqué sept buts en seulement 14 sélections pour son pays. L'ensemble de ses capes a été honoré alors qu'il évoluait encore en Argentine. Lors de cette saison 1978/79, il inscrit encore 34 buts sur 38 matchs et transperce les filets de toutes les équipes. Il est de nouveau désigné meilleur buteur et meilleur joueur du Championnat de France. Après son passage au Paris SG, Carlos part pour un autre club français, le Racing Club de Strasbourg. En Alsace, Carlos ne se retrouvera jamais, il ne plantera que 8 buts et pour tout dire ne s’entendra jamais avec Gilbert Gress, l’entraineur de l’époque qui a du mal à supporter l’aura du goleador Argentin. À l’époque, le Racing est champion de France en titre et doit jouer la coupe des clubs champions (où il tombera en quarts de finale), il ne conservera pas son titre et ne finira que cinquième, la chance ne frappera plus en Alsace. Dépité, Carlos rentre chez lui dans son club formateur le Velez. Il y fait encore quelques belles saisons puisqu’il finit meilleur buteur en 1981. Cinq années après son départ du Paris SG, Bianchi repart dans le club français qui l’a vu éclore, le Stade de Reims pour le début de la saison 1984/85. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de Reims de la D2 et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Mais malgré une impressionnante entame de championnat, le Stade et son buteur vedette montrent leurs limites. Bianchi n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste moyenne. Plus que moyenne même puisque peu à peu elle glisse dans la deuxième partie de tableau. La saison suivante, Bianchi raccroche les crampons devenant entraîneur-joueur les quatre derniers mois. 565 matches, 397 buts, un seul titre de Champion. Malheureusement, son palmarès en club est bien moins étoffé que ses trophées individuels (huit fois meilleur buteur, entre autres). Il va changer la donne en devenant entraîneur. Si ses premières aventures sur le banc sont décevantes (à Reims et à Nice), il connaît la consécration à Velez Sarsfield, puis à Boca Juniors, remportant quatre Copa Libertadores et trois Coupes Intercontinentales. Un palmarès inégalé malgré deux échecs en Europe avec l’AS Roma, puis à l’Atletico Madrid. Même s’il possède une maison dans les Yvelines, Carlos Bianchi n’a jamais entraîné le PSG. Il est nommé directeur sportif à Boca Juniors en 2009, un poste qu’il abandonne un an plus tard avant de revenir à la tête des “Xeneizes” entre 2013 et 2014. Désormais retraité, "El Goleador" est devenu consultant spécialisé dans le football sud-américain.

 

PALMARÈS


Champion d’Argentine Nacional en 1968 (Velez Sarsfield)

Vice-champion d’Argentine Métropolitano en 1971 (Velez Sarsfield)

Finaliste de la Coupe de France en 1977 (Stade de Reims)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Joueur étranger de l'année du championnat de France en 1974

Meilleur buteur du championnat de France en 1974 (30 buts), 1976 (34 buts), 1977 (28 buts) (Stade de Reims), 1978 (37 buts) et 1979 (27 buts) (Paris SG)

Meilleur buteur du championnat d’Argentine Nacional en 1970 (18 buts), Métropolitano 1971 (36 buts) et Nacional 1981 (15 buts) (Velez Sarsfield)

Meilleur buteur de l'histoire du Velez Sarsfield (206 buts)

 

DIVERS


- Carlos Bianchi détient, avec Delio Onnis et Jean-Pierre Papin, le record de titres de Meilleur buteur de Ligue 1.

 

VIDÉO



03/09/2017
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Francisco Varallo

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Francisco Varallo

 

Francisco Antonio Varallo

Né le 5 février 1910 à La Plata (ARG)

Décédé le 30 août 2010 à La Plata (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m70

Surnoms: "Cañoncito", Pancho

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 16 sélections, 7 buts

 

1928/30 Gimnasia La Plata (ARG) 

1930 Velez Sarsfield (ARG) (en tournée)

1931/40 Boca Juniors (ARG) 210 matchs, 181 buts

 

Buteur et figure emblématique de la sélection argentine et de Boca Juniors, il a été le dernier survivant de la finale de la première Coupe du Monde disputée en Uruguay. Varallo est né le 2 février 1910 à Los Hornos, un quartier de La Plata, capitale de la province de Buenos Aires. Cañoncito ou Pancho, tel qu'il était surnommé à son époque de joueur, fait ses débuts footballistiques dans le club de 12 de Octubre, situé dans le quartier de la ville. Très jeune, il décide de tenter sa chance à Estudiantes. Il y dispute trois matches d'essai, au cours desquels il claque pas moins de 11 buts. Pourtant, les dirigeants de 12 de Octubre refusent de le lâcher. Francisco Varallo.jpgLa raison ? Ils sont supporters de Gimnasia y Esgrima La Plata ! C'est donc avec les "Triperos" que débute Varallo en première division. Il joue un rôle essentiel dans le titre amateur décroché par Gimnasia en 1929. Fort de ses belles performances, ce buteur alliant sang-froid et puissance ne tarde pas à entrer dans les plans de Juan Tramutola. Le sélectionneur le convoque ainsi pour la préparation de l'équipe amenée à disputer la première Coupe du Monde de l'histoire. Varallo ne décevra pas : affûté, il montre toute l'étendue de son talent et gagne sa place dans le groupe albiceleste. Il inaugure son compteur but dans le tournoi uruguayen le 19 juillet face au Mexique, que l'Argentine bat facilement 6 buts à 3. Mais la malchance va le frapper trois jours plus tard, lorsqu'il se blesse contre le Chili pour le dernier match de groupe. Il doit déclarer forfait pour la demi-finale et sa participation à la finale est très incertaine. La suite de l'histoire est connue : à la pause, l'Argentine mène 2 à 1 grâce à des buts de Carlos Peucelle et de Guillermo Stábile, mais la "Celeste" va inverser le cours de la rencontre pour finalement s'imposer 4 buts à 2. Varallo a beau ressassé cette déception, le monde du football garde en tête, lui, ses innombrables buts. L'année suivante, Varallo signe à Boca Juniors, où il inscrira plus de 180 buts en 210 matchs disputés. Don Francisco occupe une place de choix dans l'histoire du club "xeneize" et de la sélection argentine, avec laquelle il a remporté le Championnat d'Amérique du Sud en 1937 au terme d'un duel au couteau face au Brésil. Et c'est justement sous les couleurs albicelestes que Varallo sent la fin de sa carrière approcher. Un joueur chilien lui donne un mauvais coup au genou gauche et la blessure s'aggrave lorsque l'attaquant est touché au même endroit au cours de la compétition continentale. Le joueur décide de ne pas se faire opérer. Il passe des semaines au lit et ne se lève que le dimanche pour jouer les matches. En 1938, il ne joue qu'une fois, en 1939 un peu plus, mais en 1940, il décide de prendre sa retraite sportive à l'âge de 30 ans. Varallo jouit de la reconnaissance du football mondial. Dans sa vitrine à souvenirs, il peut observer avec fierté la distinction de Citoyen d'honneur de La Plata obtenue en décembre 1998, l'Ordre du Mérite de la FIFA (en 1994) et l'Ordre du Mérite de la CONMEBOL (en 2006). Il perd la vie le 30 août 2010 dans sa ville natale. Quelques mois avant son décès, il avait reçu un hommage des autorités locales et du football Argentin dans le théâtre municipal Coliseo Podestá de La Plata pour ses 100 ans.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1930 (Argentine)

Vainqueur de la Copa America en 1937 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1929 (Gimnasia La Plata), 1931, 1934 et 1935 (Boca Juniors)

Vice-champion d’Argentine en 1933 (Boca Juniors)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat d’Argentine en 1933 (34 buts) (Boca Juniors)

Inclus parmi les "légendes" de Golden Foot en 2010

À reçu l'Ordre du mérite de la FIFA en 1994

À reçu l'Ordre du mérite de la CONMEBOL en 2006

Nommé citoyen d'honneur de la ville de La Plata en 1998

Ultime survivant de la première finale de l'histoire de la Coupe du Monde

 

VIDÉO




18/08/2017
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Autres joueurs argentins

ATTAQUANTS

 

Delio Onnis


27/12/2016
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Delio Onnis

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Delio Onnis

 

Delio Onnis

Né le 24 mars 1948 à Giuliano di Roma (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, attaquant, 1m80

Surnom: El Tano

 

1966/68 Almagro (ARG) 44 matchs, 23 buts

1968/71 Gimnasia La Plata (ARG) 95 matchs, 53 buts

1971/73 Stade de Reims (FRA) 65 matchs, 39 buts

1973/80 AS Monaco (FRA) 231 matchs, 157 buts

1980/83 Tours (FRA) 110 matchs, 64 buts

1983/86 SC Toulon (FRA) 74 matchs, 39 buts

 

Né dans un petit village à 80 km de Rome, Delio Onnis, fils d'immigrés grecs, s'installe avec toute sa famille en Argentine, à l'âge de 3 ans. Il fait son apprentissage dans le modeste club d'Amalgro et façonne son sens du but et son efficacité, avant de rejoindre le Gimnasia La Plata, l'un des grands clubs argentins, à tout juste 20 ans. Il y restera 3 saisons durant, le temps de se forger une réputation de buteur. À ce titre, il inscrit 53 buts en 95 rencontres, ce qui lui a valu l'intérêt de nombreux recruteurs européens. L'anecdote qui tue : en demi-finale de Coupe d'Argentine, le Gimnasia affronte Estudiantes, tout récent vainqueur de la Copa Libertadores. Delio Onnis.jpgDelio Onnis marque les 2 buts de la victoire de son équipe (2 buts à 1). Mais les joueurs refusent de jouer la finale pour des raisons financières. À l'été 1971, c'est le grand Stade de Reims qui engage l'attaquant sur un malentendu. À l’époque, le Stade de Reims, de retour en première division, vient de faire signer Alfredo Obberti, le redoutable buteur argentin de Newell’s Old Boys. Tout est réglé par téléphone, mais au moment de parapher le contrat, la femme du joueur change d’avis : elle ne veut plus rien savoir de l’Europe. Sur place, les dirigeants rémois cherchent donc une alternative. Delio Onnis, jeune attaquant italo-argentin, est l’heureux élu, en espérant qu'il devienne l'idole du Stade Auguste Delaune. Même si la légende raconte qu'Onnis peine un peu à s'adapter, il inscrit tout de même 39 buts sous les couleurs rouges et blancs en l'espace de 2 saisons. S'il est assez loin de Josip Skoblar ou de Salif Keita, on sent rapidement tout son potentiel. Avec un sens du placement impeccable, et un démarquage parfait, l'attaquant savait trouver la bonne position pour recevoir les ballons. Ses mouvements dictaient à ses coéquipiers l'endroit où le ballon devait arriver. Du pied droit, du gauche ou de la tête, le buteur transformait les occasions. Doté d'un gabarit puissant pour l'époque (1.80m, 80kg), il pouvait lutter avec les défenseurs pour conserver le ballon ou prendre la bonne position. En 1973, la venue de Carlos Bianchi pousse Onnis vers l'AS Monaco qui se cherche un buteur. Sous le maillot princier, Onnis entre dans la légende des grands avant-centres. Renard des surfaces, il ne payait pourtant pas de mine avec ses chaussettes sur les chevilles et son absence de protège-tibias, même face à des casseurs de jambes comme Raymond Domenech. Meilleur buteur du championnat en 1975 devant Hervé Revelli, Monaco fait plutôt l'ascenseur dans ces années là, mais Delio Onnis décide de rester. Ainsi, en 1978, alors que l'ASM n'est qu'un promu, il conduit l'équipe au titre national, à la surprise générale. Dans cette équipe on retrouve Jean-Luc Ettori, Jean Petit ou encore Christian Dalger. Deux ans plus tard, il remporte la Coupe de France, face à l'US Orléans. La seule ombre à son tableau est l'absence de sélections nationales. Malgré des résultats en club plutôt bons et une grande régularité, Delio est boudé par l'Albiceleste. Entre Kempes, Maradona, Carlos Bianchi , la concurrence est rude et les places très chères. Malheureusement pour lui, il n'a donc pas participé à la victoire des siens lors du Mondial 1978, bien qu'ayant un niveau qui lui aurait permis d'être champion du Monde. Par ailleurs son passeport italien aura fait qu'il n'est jamais réellement considéré comme argentin, à l'image de son surnom "El Tano" ("l'Italien"). En 1980, suite à une brouille avec le président Campora, il rejoint le FC Tours, tout juste promu. Il va porter le club à bout de bras vers les sommets et laisser une trace indélébile dans les mémoires tourangelles. On retrouve dans cette équipe Guy Lacombe et Omar Da Fonseca. Ensemble ils vont conduire le Tours FC à une 11ème place en D1 et deux demi-finales consécutives de Coupe de France en 1981 et 1982, toutes deux perdues face au PSG. Delio finit deux fois meilleur buteur du championnat de France. Malheureusement, une blessure viendra gâcher sa fin de carrière. Il rejoint Toulon en 1983 où il jouera 3 saisons avant de raccrocher. Au total il aura atteint 299 buts en D1, devenant le record du nombre de buts inscrits dans le championnat de France. Retraité, il passe ses diplômes d’entraîneur et tente l’expérience au Paris FC, mais ça ne lui plaît pas. De retour à Monaco, où ses trois enfants sont nés et travaillent, il finit par se lancer dans cette vie d’allers-retours avec l’Argentine. Avec tous ces records, il a marqué d'une empreinte indélébile et mérite amplement sa place dans le panthéon des grands buteurs de l'histoire du football.

 

 

PALMARÈS


Champion de France en 1978 (AS Monaco)

Vainqueur de la Coupe de France en 1980 (AS Monaco)

Finaliste de la Coupe de France en 1974 (AS Monaco)

Champion d'Argentine de D2 en 1968 (Almagro)

Vice-champion de France de D2 en 1977 (AS Monaco)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat de France en 1975 (30 buts), 1980 (21 buts) (AS Monaco), 1981 (24 buts), 1982 (29 buts) (Tours) et 1984 (21 buts) (SC Toulon)

Meilleur buteur du championnat de France de D2 en 1977 (30 buts) (AS Monaco)


27/12/2016
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Juan Roman Riquelme

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Juan Roman Riquelme

 

Juan Román Riquelme

Né le 24 juin 1978 à San Fernando (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, milieu de terrain, 1m82

Surnom: "le dernier numéro 10", El Mago

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 51 sélections, 17 buts

 

1994/95 Argentinos Juniors (ARG)

1996/2002 Boca Juniors (ARG) 151 matchs, 38 buts

2002/05 FC Barcelone (ESP) 30 matchs, 3 buts

2003/05 Villareal (ESP) (Prêt) 70 matchs, 27 buts

2005/07 Villareal (ESP) 49 matchs, 15 buts

2007/14 Boca Juniors (ARG) 180 matchs, 37 buts

2014 Argentinos Juniors (ARG) 18 matchs, 5 buts

 

Pour diverses raisons, Juan Roman Riquelme n'a pas fait la carrière que son immense talent lui promettait. Idole des fans de Boca Juniors, club où il jouit d'un statut quasi-divin, il possédait assez de qualités pour s'imposer comme le patron d'un grand club européen. Il fait partie de ces oiseaux rares qui ne font pas de plan de carrière, ne sont pas mûs par l'ambition ou l'appât du gain et ne cherchent pas spécialement à collectionner les trophées et les récompenses, mais cherchent simplement à prendre et donner du plaisir sur le terrain. Juan Roman Riquelme.jpgEn termes de dons et d'aptitudes techniques, Riquelme n'avait strictement rien à envier aux Zidane, Laudrup, ou Rui Costa, et partageait avec ces meneurs de jeu de légende le souci de faire jouer les autres, le goût de la passe juste, de l'ouverture lumineuse qui déséquilibre un bloc à elle seule. Comme eux, Riquelme jouait la tête haute, voyait le jeu et lisait les situations avant les autres, et son pied magique faisait le reste. Précis sur coup de pied arrêté et dans le jeu long, dribbleur hors pair, doté d'un sens unique du contre-pied et d'une frappe de balle redoutable, inspiré et créatif, il présentait le profil du numéro dix rêvé. Après une saison passée sous les couleurs d'Argentinos Juniors, le jeune Juan Roman Riquelme rejoint les rangs de Boca en 1996 et dispute son premier match à la Bombonera, l'enceinte surchauffée du club, à dix-huit ans. Il remporte deux fois consécutivement la Copa Libertadores en 2001 et 2002 et s'envole pour Barcelone avec le statut de meilleur joueur sud-américain du moment. Malheureusement, Riquelme n'entre pas dans les plans de Van Gaal malgré une saison complète : 42 matchs pour 6 buts inscrits. Contraint de jouer à gauche, Riquelme aura fait ce que tout numéro 10 inaltérable devait faire : revenir dans l’axe. C'est finalement Villareal qui sent la bonne affaire et parvient à obtenir le prêt du meneur de jeu en 2003. Chez les jaunards, Riquelme retrouve ses deux anciens coéquipiers Juan Pablo Sorin et Rodolfo Arruabarrena et se voit confier les clés de la boutique. Résultat: 35 buts marqués en trois saisons, une pelletée de passes décisives, une troisième place en Liga en 2005 et une qualification pour le dernier carré de la Champions League l'année suivante. Un exploit teinté d'amertume, car Riquelme a manqué à la 90ème minute du match retour un penalty qui aurait envoyé son équipe en prolongation face à Arsenal (0-1, 0-0). Quelques semaines plus tard, Riquelme participe à la Coupe du monde 2006 avec l'Argentine, avec laquelle il compte 51 sélections et 17 buts. Le meneur argentin a connu son meilleur moment avec l'Albiceleste en 2008, en remportant la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Pékin. Cette même année, il retourne définitivement à Boca Juniors après un premier prêt en 2007. Un transfert record de 15 millions de dollars fait du milieu de terrain le joueur le plus cher du championnat Argentin. De retour au pays, il remporte deux fois le championnat et une nouvelle fois la Copa Libertadores. En 2008, il est élu idole numéro 1 des fans de Boca après un sondage réalisé auprès de 65 000 supporteurs. Il devance Diego Maradona, pour sa plus grande fierté. Parti une première fois de Boca en juillet 2012, avant de revenir début 2013 pour le plus grand bonheur de ses supporters, Riquelme termine sa carrière sur une note positive en reconduisant l'Argentinos Juniors en première division. Après avoir disputé 18 matchs et inscrit cinq buts avec ses nouvelles couleurs, l’emblématique milieu de terrain met fin à son admirable carrière en janvier 2015, à l’âge de 36 ans.

 

PALMARÈS


Médaille d'or aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 (Argentine)

Finaliste de la Copa America en 2007 (Argentine)

Fionaliste de la Coupe des Confédérations en 2005 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe du Monde des moins de 20 ans en 1997 (Argentine)

Vainqueur du championnat d’Amérique du Sud des moins de 20 ans en 1997 (Argentine)

Vainqueur du Festival Espoirs de Toulon en 1998 (Argentine)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 2000 (Boca Juniors)

Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 2001 (Boca Juniors)

Vainqueur de la Copa Libertadores en 2000, 2001 et 2007 (Boca Juniors)

Finaliste de la Copa Libertadores en 2012 (Boca Juniors)

Vainqueur de la Recopa Sudamericana en 2008 (Boca Juniors)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 2003 et 2004 (Villareal)

Finaliste de la Coupe Intertoto en 2006 (Villareal)

Champion d’Argentine en 1998 (Apertura), 1999 (Clausura), 2000 (Apertura), 2008 (Apertura) et 2011 (Apertura) (Boca Juniors)

Vice-champion d’Argentine en 1997 (Apertura), 2007 (Clausra), 2008 (Clausura) et 2014 (Final) (Boca Juniors)

Vainqueur de la Coupe d'Argentine en 2012 (Boca Juniors)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur de l'année d'Amerique du Sud en 2001

2ème meilleur joueur de la Coupe des confédérations en 2005

Élu meilleur footballeur argentin de l’année en 2000, 2001, 2008 et 2011

Élu meilleur joueur étranger du championnat d’Espagne en 2005

À reçu le "Prix Clarin" de la Révélation de l'année du sport argentin en 1997

Élu meilleur joueur du Tournoi de Toulon en 1998

Nommé dans l'équipe type de l'année d'Amérique du Sud en 1999, 2000, 2001, 2007, 2008 et 2011

Nommé dans l'équipe type du championnat sud-américain des moins de 20 ans en 1997

Élu joueur le plus populaire de l'histoire de Boca Juniors en 2008

Citoyen d'honneur de la ville vénézuélienne de Barinas en 2012

Élu personnalité sportive d'exception de la ville de Buenos Aires en 2015

 

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07/08/2016
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