FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Espagne


Isidro Langara

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Isidro Langara

 

Isidro Lángara Galarraga

Né le 25 mai 1912 à Pasaia (ESP)

Décédé le 25 août 1992 à Andoain (ESP)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, attaquant, 1m77

Surnom: "Le tank"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 12 sélections, 17 buts

 

1930/36 Real Oviedo (ESP) 113 matchs, 142 buts

1937 Sélection Basque 8 matchs, 17 buts

1938/39 CD Euzkadi

1939/43 San Lorenzo (ARG) 121 matchs, 110 buts

1943/46 Real Club España (MEX) 68 matchs, 105 buts

1946/48 Real Oviedo (ESP) 29 matchs, 23 buts

 

 

Isidro Langara fait partie des meilleurs buteurs des années 30. Un attaquant très puissant (1m77, 85 kg) adepte du but. Pas un joueur élégant, mais une machine à faire trembler les filets. Le tank ne brillait pas par sa vitesse, mais par sa robustesse, son sens du placement, et sa sobriété. Il débute d'abord dans des équipes locales espagnoles avant de rejoindre le Real Oviedo en deuxième division en 1930. Lors de la montée du club en première division en 1933, il remporte trois titres consécutifs de meilleur buteur lors de ses trois premières saisons. Durant la saison 1933-34, Lángara inscrit 60 buts en 32 matchs officiels, un record qui tiendra durant 78 ans battu lors de la saison 2011-12 par le prodige argentin Lionel Messi. Isidro Langara-.jpgLa guerre civile démarre en 1936, le football ne reprend sa place qu’à partir de 1937. Au Pays Basque, le ballon rond s’organise pour récolter de l’argent et aider la cause basque. Dans le même temps, le gouvernement basque pense à monter une sélection pour jouer à l’étranger. La sélection “Euzkadi” est désormais une réalité et la mission de ces joueurs est double. La délégation s’envole de Bilbao direction Paris le 24 avril 1937. Elle doit disputer deux rencontres et rentrer au Pays Basque, mais le périple va durer deux ans. Le premier match se déroule au Parc de princes de Paris contre le Racing, champion de France en titre. Le triplé d'Isidro Langara permet aux Basques de l’emporter 3 à 0. Après quelques mois de tournée en Europe, cette sélection opte pour le Mexique, dont le gouvernement sympathise avec la cause républicaine. L'accueil mexicain est généreux, mais le football y est encore amateur. La sélection va y disputer une compétition officielle : le championnat de première division aztèque lors de la saison 1938-39. L’équipe porte le nom de “Club Deportivo Euzkadi” et termine vice-champion. Au terme de la guerre civile, la défaite du camp républicain actée, les meilleurs éléments de la sélection filent en Argentine, convertie au professionnalisme depuis 1931. Il débarque à San Lorenzo et veut gagner sa vie. Car il joue pour la bonne cause depuis 1936.  Le 21 mai 1939, la star espagnole débarque à Buenos Aires et joue son premier match sous les couleurs de San Lorenzo. Il arrive du Mexique. Six jours de traversée. À la sortie de son périple, Langara est fatigué et manque sérieusement d'exercice. Qu'à cela ne tienne. Il joue, marque quatre fois en l'espace de 28 minutes et permet au "Ciclón" de l'emporter 4 à 2. Avec San Lorenzo, le Basque inscrira 110 buts en 121 matches. Avec l'emergence du professionnalisme au Mexique, il s'engage avec le Real Club Espana en 1943. Il y reste 3 saisons avec à la clé 2 titres de meilleur buteur, un Championnat et une coupe du Mexique. Il revient à 34 ans sur ses terres et dans le club de ses débuts, le Real Oviedo. Il y dispute ses deux dernières saisons en tant que joueur. L'Espagnol pérennisera ses glorieux débuts en marquant plus de 100 buts en championnat à la fin de sa carrière. Avec la sélection espagnole, très peu de succès bloqué par les évènements marquants de l'époque. Une place de quart-finaliste de la Coupe du monde en 1934 battu par le futur vainqueur l'Italie et l'un des meilleurs ratios but/match de la "Roja" avec 17 buts inscrits en seulement 12 sélections. Après sa carrière de joueur, il retourne sur le continent Sud-Américain et fait ses premiers pas d'entraîneur. Il fait quand même partie des meilleurs buteurs de l'histoire du football avec 397 buts en 343 matchs. Il décède le 25 août 1992 à l'âge de 80 ans.

 

PALMARÈS


Champion du Mexique 1945 (Real Club España)

Vice-champion du Mexique 1939 (CD Euzkadi)

Vice-champion d'Argentine 1941 et 1942 (San Lorenzo)

Champion d'Espagne de D2 1933 (Real Oviedo)

Vice-champion d'Espagne de D2 1932 (Real Oviedo)

Vainqueur de la Coupe du Mexique 1944 (Real Club España)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat d'Espagne 1934 (27 buts), 1935 (26 buts) et 1936 (27 buts) (Real Oviedo)

Meileur buteur du championnat d'Espagne de D2 1933 (? buts) (Real Oviedo)

Meilleur buteur du championnat d'Argentine 1940 (33 buts) (San Lorenzo)

Meilleur buteur du championnat du Mexique 1944 (27 buts) et 1946 (40 buts) (Real Club España)

 

CARRIÈRE D'ENTRAÎNEUR


 50/51: Unión Española (CHL)

             Champion du Chili 1951

52/54: Puebla FC (MEX)

             Vainqueur de la Coupe du Mexique 1953

  1955: San Lorenzo (ARG)

 

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27/12/2015
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Rafael Gordillo

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Rafael Gordillo

 

Rafael Gordillo Vasquez

Né le 24 février 1957 à Almendralejo (ESP)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, défenseur/ milieu gauche, 1m80

Surnom: le toréro de Séville

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 75 sélections, 3 buts

 

1976/85 Betis Séville (ESP) 275 matchs, 23 buts

1985/92 Real Madrid (ESP) 182 matchs, 20 buts

1992/95 Betis Séville (ESP) 68 matchs, 8 buts

1995/96 Écija (ESP) 18 matchs, 1 but

 

Rafael Gordillo appartient au monde très restreint des footballeurs au palmarès impressionnant. Baptisé le "toréro" de Séville, peut être pour faire référence à un rôle joué au cinéma par le passé, Gordillo n'a connu que deux grands clubs dans sa carrière (trois si on compte son passage éclair en deuxième division à Écija). Le Betis Séville, celui avec lequel il entama sa carrière professionnelle en 1976. Puis le Real Madrid, dont il porta le maillot de 1985 à 1992. Rafael Gordillo.jpgSes qualités, son dévouement et son charisme sur et hors du terrain ont charmé tous ses admirateurs, charmés par sa silhouette difforme, et sa manière si particulière de se déplacer. Il débute au Betis Séville en 1977 et remporte la Coupe d'Espagne pour sa première saison, son seul trophée avec le club. Très rapide et inlassable sur son côté gauche, il quitte le club sévillan pour des raisons financières au bout de neuf saisons. À l'âge de 28 ans, il débarque au Real de la "Quinta del Buitre". Cependant, sa première saison n'a pas été à la hauteur de ses attentes. Le malheur s'est en effet abattu sur l'Espagnol à coup de blessures qui l'ont éloigné des terrains. Après s'être remis de ses pépins physiques, Gordillo a pu pleinement s'illustrer dans une équipe de vainqueurs, l'une des meilleurs de l'histoire du club. Les prémices d'un groupe qui allait conquérir le football espagnol en remportant cinq titres de Liga consécutifs. En juin 1992, il quitte le Real pour revenir dans son club d'origine, le Bétis, afin de l’aider à retrouver l’élite. Considéré en Espagne comme un bon joueur, pas comme une star, Gordillo a pourtant marqué le football espagnol et international d'une empreinte profonde. Il fait ses débuts en sélection le 29 mars 1978 face à la Norvège (3 buts à 0). Retenu pour les coupes du Monde 1982 et 1986 et les éditions 1980, 1984 et 1988 du championnat d'Europe des nations, il a toujours réussi à faire l'unanimité chez les sélectionneurs. Kubala, Santamaria et Munoz n'ont, à leur époque respective, jamais hésité à le retenir. Son plus grand succès en tant qu’international reste la qualification pour la Coupe d'Europe, obtenue à l'issue d'un match contre Malte, qui s'est soldé sur un score sans appel de 12 buts à 1. Avec 75 sélections au total pour 3 pions inscrits, il reste l'un des joueurs le plus sélectionné du Betis. Toujours présent grâce à une condition physique irréprochable, il prend sa retraite à l'âge de 39 ans à Écija, un club local de Balompié. Il sera par la suite président des "Verdiblancos" durant un peu plus de 6 mois.

 

PALMARÈS


Finaliste du Championnat d’Europe des Nations en 1984 (Espagne)

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1986 (Real Madrid)

Champion d’Espagne en 1986, 1987, 1988, 1989 et 1990 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1977 (Betis Séville) et 1989 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe d’Espagne 1990 et 1992 (Real Madrid)

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 1988, 1989 et 1990 (Real Madrid)

Vice-champion d'Espagne de D2 en 1994 (Betis Séville)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur espagnol de l’année en 1980

À reçu la médaille de l'Andalousie en 1991

 

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15/09/2015
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Fernando Morientes

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Fernando Morientes

 

Fernando Morientes Sànchez

Né le 5 avril 1976 à Cilleros (ESP)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, attaquant, 1m86

Surnoms: Nando, El Moro

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 47 sélections, 27 buts

 

1993/95 Albacete Balompié (ESP) 22 matchs, 5 buts

1995/97 Real Saragosse (ESP) 66 matchs, 28 buts

1997/2005 Real Madrid (ESP) 182 matchs, 72 buts

2003/04 AS Monaco (Prêt) 28 matchs, 10 buts

2005/06 Liverpool (ANG) 41 matchs, 8 buts

2006/09 Valence CF (ESP) 66 matchs, 19 buts

2009/10 Olympique de Marseille (FRA) 12 matchs, 1 but

2015 DAV Santa Ana (ESP) 3 matchs

 

Fernando Morientes est l'un des joueurs qu'on a souvent oublier le rôle majeur qu'il a joué au sein d'une équipe qui a dominé l'Europe au tournant des années 2000. Dans l'ombre des stars Raul ou Ronaldo, ce joueur aussi discret qu'efficace savait admirablement se mettre au service du collectif et faire briller ses partenaires d'attaque. Constituant un excellent point d'appui en pointe de par son gabarit et la qualité exceptionnelle de son jeu aérien, Morientes causait de gros soucis aux défenses adverses par sa finesse technique et la justesse de son jeu en remise, qui lui permettaient de combiner à merveille avec des attaquants plus mobiles. Il débute à Albacete et dispute ses premiers matchs professionnels en 1994. Fernando Morientes.jpgRecruté par le Real après deux excellentes saisons avec Saragosse (28 buts en 66 matches de Liga entre 1995 et 1997), Morientes passe six saisons avec le club madrilène, sous les couleurs duquel il a tout gagné de 1997 à 2003: trois Ligue des Champions, deux titres de champion d'Espagne et deux coupes Intercontinentale. En Liga, il a dépassé la barre des douze réalisations à quatre reprises, empilant 72 buts en 170 apparitions, total fort respectable pour un joueur qui n'était pas toujours titulaire, loin s'en faut. Sur la même période, il a claqué une vingtaine de buts en Champions League, formant avec son compère Raul un duo aussi complémentaire que performant. Titulaire lors des trois finales européennes remportées par le Real en 1998, 2000 et 2002 (honneur qu'il partage avec Fernando Hierro et Raul), il ouvre le score avant la mi-temps lors du choc espagnol contre Valence au Stade de France, ouvrant la voie d'une victoire cinglante 3 buts à 0. Couvert de trophées avec la "Maison Blanche", Morientes a connu bien des changements pendant ses années madrilènes, de l'époque Seedorf, Karembeu, Redondo à l'arrivée année après année des "galactiques" de Florentino Perez, il a toujours su se montrer utile et régulier. L'arrivée de Ronaldo en 2002, qui réduit considérablement son temps de jeu et le cloue souvent sur le banc, le contraint néanmoins à accepter un prêt à l'AS Monaco à l'orée de la saison 2003-2004. Lors de son unique saison en Principauté, Morientes est l'un des principaux artisans du parcours exceptionnel des monégasques en Ligue des Champions, s'avérant déterminant à chaque tour. En huitièmes de finale, alors que l'ASM est mené 2 à 0 sur la pelouse du Lokomotiv Moscou, il plante un but important qui permet à l'équipe de se qualifier au retour. Au tour suivant, il retrouve ses anciens partenaires du Real et réduit le score à 4-2 à sept minutes du terme à Bernabeu, rendant possible l'exploit à Louis II, auquel il participe encore en trompant Casillas à la 48ème. Insatiable à l'image de ses coéquipiers Giuly et Rothen, il marque encore lors de chacune des deux manches en demie-finale face à Chelsea. Meilleur buteur de la compétition avec 9 buts en 12 matches, Fernando Morientes perd toutefois sa première finale européenne face au FC Porto de Mourinho, qui donne une triste fin à la belle épopée. Malgré une année de toute beauté, l'ASM, intouchable en Ligue 1 jusqu'en janvier, ne remporte aucun trophée, malgré son jeu spectaculaire et offensif. Une quarantaine d'apparitions sous le maillot rouge et blanc auront suffi à l'espagnol pour laisser une trace indélébile dans l'histoire du club. La fin de son histoire avec Monaco coïncide avec une baisse de rendement du joueur, qui ne retrouvera plus jamais le niveau qui était le sien à Madrid ou sur le rocher. Vendu à Liverpool en janvier 2005, il peine à s'imposer chez les Reds et signe à Valence l'année suivante, où il connaîtra une dernière embellie avec douze buts lors de la saison 2006-2007. Amoureux du joueur qui avait porté son équipe vers les sommets, Didier Deschamps prend le risque de le faire venir à Marseille, mais l'expérience se solde par un échec et l'attaquant annonce sa retraite à l'été 2010. Il rechausse les crampons cinq ans après les avoir raccrochés en signant avec le Deportivo Santa Ana, qui évolue en sixième division espagnole. Il joue quelques matchs au côté de son fils. Aujourd'hui, il reste comme l'un des meilleurs buteurs de l'histoire de la "Roja". Avec 27 buts en 47 sélections, dont cinq en sept rencontres de coupe du Monde, Morientes présente un ratio de 0,57 but par match joués. Avec l'équipe nationale, il n'aura pas connu les très grands succès, lui qui est arrivé juste avant les heures de gloire des espagnols.

 

PALMARÈS


Finaliste du Championnat d’Europe Espoirs en 1996 (Espagne)

Vainqueur de la Ligue des Champions en 1998, 2000 et 2002 (Real Madrid)

Finaliste de la Ligue des Champions en 2004 (Monaco)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1998 et 2002 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 2000 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe du Monde des Clubs en 2005 (Liverpool)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 2002 (Real Madrid) et 2005 (Liverpool)

Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1998 et 2000 (Real Madrid)

Champion d’Espagne en 2001 et 2003 (Real Madrid)

Vice-Champion d’Espagne en 1999 et 2005 (Real Madrid)

Champion de France en 2010 (Marseille)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 2008 (Valence CF)

Finaliste de la Coupe d’Espagne en 2002 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe d’Angleterre en 2006 (Liverpool)

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 1997, 2001 et 2003 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue française en 2010 (Marseille)

Finaliste de la Coupe de la Ligue anglaise en 2005 (Liverpool)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 2004 (9 buts)

Élu meilleur attaquant de l’année UEFA en 2004

Nommé dans l'équipe type UNFP de l'année de Ligue 1 en 2004

 

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23/07/2015
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Telmo Zarra

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Telmo Zarra

 

Telmo Zarraonaindia Montoya

Né le 20 janvier 1921 à Erandio (ESP)

Décédé le 23 février 2006 à Bilbao (ESP)

 http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, attaquant, 1m80

Surnom: Zarra, "Telmito le peureux"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 20 sélections, 20 buts

 

1939/40 SD Erandio Club (ESP) 20 matchs, 12 buts

1940/55 Athletic Bilbao (ESP) 278 matchs, 252 buts

1955/56 SD Indautxu (ESP) 14 matchs, 3 buts

1956/57 Barakaldo CF (ESP) 7 matchs, 1 but

 

Telmo Zarra a été l'un des buteurs les plus prolifiques du monde du football durant les années 40 et 50, où il passe l'essentiel de sa carrière à l'Athlétic Bilbao. Telmo Zarra était, entre autres, réputé pour son jeu de tête au dessus de la moyenne. Né en terre basque, Telmo Zarraonandia Montoya a toujours été connu par la version abrégée de son nom de famille paternel "Zarra". Il signe son premier contrat professionnel avec le Erandio SD en deuxième division espagnol en 1939. Ses performances lui permettent d'être pris dans une équipe provinciale pour affronter en match amical une équipe constitué de Guipuscoa, au cours de laquelle Telmo inscrit 7 des 9 buts marqués par son équipe. Telmo-Zarra.jpgGrâce à ce match il signe en faveur de l'Athletic Bilbao en 1940, le club étant en pleine construction après la guerre civile et recherchant de jeunes joueurs prometteurs pense avoir trouver la bonne perle. Il fera les beaux jours du club ibérique et sera pendant près de 59 ans le meilleur buteur de l'histoire de la Liga avec 251 buts inscrits en 277 matches joués entre 1940 et 1955. Il est détrôné par l'Argentin Lionel Messi en 2014. Cela lui a permis à l'époque de décrocher 6 fois le titre de meilleur buteur (en 1945, 1946, 1947, 1950, 1951 et 1953). C'est d'ailleurs à l'occasion de son 6ème triomphe que fut créé le trophée Pichichi, attribué au meilleur buteur du championnat espagnol. En 1951, il marque la bagatelle de 38 buts en Liga. Il faudra attendre 40 ans pour voir le joueur mexicain Hugo Sánchez du Real Madrid faire aussi bien et quelques années de plus avant que Cristiano Ronaldo ne batte ce record avec 40 buts en 2011 puis Lionel Messi en 2012 avec ses 50 buts inscrits en championnat. Telmo Zarra est également le roi des buteurs de la coupe avec 81 buts en 76 matches. Il détient 2 autres records : le nombre de buts en finale (4 contre Valladolid en 1950 dont les 3 de la prolongation / 1-1 à la fin du temps réglementaire) et le nombre de finales avec au moins un but marqué (5 en 1942, 1943, 1944, 1945 et 1950). Son palmarès avec l'Athletic est plus que correct : champion d'Espagne en 1943 et vainqueur de la coupe en 1943, 44, 45 et 50, alors appelées Copa del Generalisimo à l'époque. Avec l'équipe d'Espagne, Zarra compte 20 sélections pour 20 buts marqués. Il porte le maillot de la Roja entre 1945 et 1951, et dispute la Coupe du Monde en 1950 au Brésil où l'Espagne termine 4ème, sa meilleure performance avant 2010. Il y marque 4 buts dont le but de la qualification de son pays pour le second tour aux dépens des Anglais (1 à 0) qui reste encore aujourd'hui comme un grand événement. Sa meilleure performance en sélection restera le quadruplé contre la Suisse en 1951 en match amical. L'épopée de l'Espagne de 1950 marque le début de l'âge d'or du foot espagnol qui ira jusqu'en 1966 avec un Euro remporté et 13 coupes européene gagnés par les clubs. En 1955, il quitte l'Athletic pour continuer de jouer pendant deux ans en deuxième division à titre gracieux. Après 15 années de bons et loyaux services dans le football, Zarra prend sa retraite en 1957 à l'âge de 36 ans. Il a continué à jouer pour des oeuvres de charités avec une équipe de vétérans de Gascogne. Il faudra attendre 42 ans pour voir le jubilé qu'il méritait tant. Dans son dernier contrat avec l'Athletic, il stipule qu'il doit honorer un match de gala pour lui rendre hommage. Chose faite en 1997 lors d'un match opposant son club à une sélection de Liga. Telmo Zarra est décédé le 23 Février 2006 d'un infarctus, à l'âge de 85 ans. Une distinction décernée par le quotidien sportif espagnol Marca au meilleur buteur espagnol du championnat d'Espagne de football de première et deuxième division porte son nom, le trophée Zarra. Il fut créé peu avant sa mort, lors de la saison 2005-2006 en souvenir du buteur de l'Athletic Bilbao et de l'équipe d'Espagne. Mais le Basque n'a pas marqué les esprits uniquement grâce à son efficacité : lors d'un match contre Malaga, il envoie volontairement la balle au dessus du but après avoir effacé le portier car il était persuadé de l'avoir blessé. Lors de la saison 1951-52, il s'est même sacrifié alors qu'il allait violemment heurter le gardien de l'Atlético de Madrid, Arnau. Il préférait se blesser que de toucher un adversaire. Plus tard, Malaga puis le Deportivo La Corogne lui remettront respectivement l'insigne d'or et l'encensoir d'argent en hommage à son fair-play.

 

PALMARÈS


4ème de la Coupe du Monde en 1950 (Espagne)

Champion d’Espagne en 1943 (Athletic Bilbao)

Vainqueur de la coupe d’Espagne en 1943, 1944, 1945, 1950 et 1955 (Athletic Bilbao)

Vainqueur de la Copa Eva Duarte en 1950 (Ahtletic Bilbao)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du Championnat d’Espagne en 1945 (20 buts), 1946 (24 buts), 1947 (33 buts), 1950 (24 buts), 1951 (38 buts) et 1953 (24 buts) (Athletic Bilbao)

À reçu le Pichichi d'or en 2003

Meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Espagne (81 buts)

Meilleur buteur de l’histoire de l’Ahtletic Bilbao (333 buts)

À reçu la médaille d'or du mérite sportif par l'Ordre Royale espagnole

À reçu l'insigne d'or du club de Malaga

À reçu l'encensoir d'argent du club du Deportivo La Corogne

À reçu la distinction Lan Onari, accordée par le gouvernement basque, en reconnaissance de sa carrière de joueur

 

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21/06/2015
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Andoni Zubizarreta

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Andoni Zubizarreta

 

Andoni Zubizarreta Urreta

Né le 23 octobre 1961 à Vitoria-Gastez (ESP)

 http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, gardien de but, 1m91

Surnom: "Zubi"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 126 sélections

 

1979/80 Alavés (ESP)

1980/86 Athletic Bilbao (ESP) 169 matchs

1986/94 FC Barcelone (ESP) 301 matchs

1994/98 FC Valence (ESP) 152 matchs

 

Il a été et restera l'un des plus grands gardiens de but dans l'histoire non seulement du FC Barcelone, mais du football espagnol en général. Un gardien de but sans faiblesses particulières, "Zubi" se tenait au sommet pendant de nombreuses années en raison de ses grandes capacités du ballon rond. Il commence sa carrière de footballeur au Deportivo Alavés mais c'est avec l'Athletic Bilbao qu'il effectue son premier match en championnat d'Espagne le 19 septembre 1981 contre l'Atlético de Madrid (défaite 2 à 0). Andoni-Zubizarreta--1-.jpgAvec Javier Clemente sur le banc, l'Athletic Bilbao remporte deux championnats consécutifs, une coupe d'Espagne et une Supercoupe d'Espagne. Il signe ses débuts internationaux le 23 janvier 1985 face à la Finlande (victoire 3 à 1). Il joue sa première Coupe du monde en 1986 qui se déroule au Mexique, et devient déjà le meilleur gardien d'Espagne, quittant le club basque pour le FC Barcelone juste après ce Mondial. Avec l'arrivée de Johan Cruyff aux commandes, le club catalan commence l'une des périodes les plus fastes de son histoire. Sous la houlette de l'ancien meneur de l'Ajax, il atteint son meilleur niveau et remporte ses plus grands trophées dont une Ligue des champions en 1992 (victoire face à la Sampdoria de Gênes 1 à 0) et quatre titres de champion d'Espagne consécutifs (de 1991 à 1994). Il y passera huit merveilleuses années. Il abandonne le FC Barcelone en 1994, après la finale de la Ligue des Champions perdue sur une humiliation 4 à 0 face au Milan AC à Athènes. En effet, il fut considéré comme un des responsables de cette défaite et quitte le club sans un adieu digne de son nom qu'il avait mérité. Après son départ du club catalan, il joue encore durant quatre saisons au plus haut niveau avec le FC Valence et se retire des terrains de jeu en 1998, après la Coupe du monde en France, où il commet une grossière erreur face au Nigéria en poussant le ballon dans son propre filet et sera tenu, encore une fois, pour responsable de la sortie de la "Roja" au premier tour de la phase finale. Avec 126 sélections, il a longtemps été le joueur le plus capé de l'équipe d'Espagne avant d'être dépassé par Iker Casillas en 2011. Une carrière professionnelle ponctuée de quatre Coupes du Monde (1986, 1990, 1994 et 1998) et trois Euros (1984, 1988 et 1996). Au total il aura disputé 622 matchs de championnat d'Espagne. Avec 410 matchs officiels, il est le deuxième gardien de but à avoir disputé le plus de rencontres sous le maillot des "Blaugranas" après Víctor Valdés. Entre 2001 et 2004, il a été directeur sportif de l'Athletic Bilbao puis chroniqueur pour la presse écrite sportive espagnole. En 2010, il est nommé directeur sportif du FC Barcelone avant d'être limogé cinq ans après, en 2015.

 

PALMARÈS


Finaliste de l'Euro 1984 (Espagne)

Vainqueur de la Ligue des Champions en 1992 (FC Barcelone)

Finaliste de la Ligue des Champions en 1994 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1989 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Supercoupe d’Europe en 1992 (FC Barcelone)

Champion d’Espagne en 1983, 1984 (Athletic Bilbao), 1991, 1992, 1993 et 1994 (FC Barcelone)

Vice-Champion d’Espagne en 1987 et 1989 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1984 (Athletic Bilbao), 1988 et 1990 (FC Barcelone)

Finaliste de la Coupe d’Espagne en 1985 (Athletic Bilbao) et 1995 (FC Valence)

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 1984 (Athletic Bilbao), 1991 et 1992 (FC Barcelone)

Finaliste de la Supercoupe d’Espagne en 1983 (Athletic Bilbao), 1988, 1990 et 1993 (FC Barcelone)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


2ème meilleur gardien mondial de l’année en 1992 (IFFHS)

Élu meilleur joueur espagnol de l’année (Prix Don Balon) en 1987

Élu meilleur gardien du championnat espagnol (Trophée Zamora) en 1987 

Médaille d'or de l'ordre Royal du mérite sportif espagnol

À reçu l'Ordre Olympique du comité olympique espagnol en 1995

 

VIDÉO



07/05/2015
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Fernando Hierro

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Fernando Hierro

 

Fernando Ruiz Hierro

Né le 23 mars 1968 à Velez-Malaga (ESP)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, défenseur central, 1m88

Surnom: "El Gran Capitan"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 89 sélections, 29 buts

 

1987/89 Valladolid (ESP) 58 matchs, 3 buts

1989/03 Real Madrid (ESP) 439 matchs, 102 buts

2003/04 Al Rayyan (QAT) 19 matchs, 3 buts

2004/05 Bolton Wanderers (ANG) 29 matchs, 1 but

 

Considéré comme l'un des meilleurs défenseurs de son époque, il combinait un jeu défensif solide avec une belle qualité de passe et surtout un talent de buteur rare pour un défenseur. Il est devenu l'un des meilleurs défenseurs de l'histoire du Real Madrid et du football espagnol. Grâce à sa taille, il pouvait facilement anticiper et mieux se placer. Après avoir débuté pour le club local de Vélez-Málaga, Hierro joue brièvement dans l'équipe junior de Málaga où on lui dit qu'il n'était pas assez bon pour devenir footballeur professionnel ce qui le pousse à revenir à son premier club. Fernando Hierro.pngEn 1986, il signe avec le Real Valladolid sur les conseils de son frère Manolo, déja présent comme joueur au club. Il débute en Liga le 4 octobre 1987 contre le Deportivo La Corogne. Un mois après, il disputait la finale de la Coupe du Roi contre le Real Madrid. Ce n'est que deux ans plus tard qu'il rejoint les rangs des Merengues. Avec l'équipe madrilène, Fernando Hierro inscrit 7 buts en 37 rencontres pour sa première saison ce qui poussa son entraîneur, Radomir Antić, à lui donner une position plus avancée sur le terrain. Il poursuit ses bonnes performances en inscrivant de nouveaux buts : en trois saisons, il marque le nombre incroyable de 44 buts en championnat dont 21 rien que lors de la saison 1991-1992 finissant à la deuxième place du classement des meilleurs buteurs de Liga. Pendant des années, il est souvent aligné en défense centrale aux côtés de Manuel Sanchis, étant d'ailleurs nommé capitaine suite à la retraite de celui-ci et devenant un élément clé dans la conquête des titres. L'un de ses meilleurs souvenirs sous les couleurs du Real reste la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, en 1998. Le club madrilène avait alors vaincu la Juve d'un but de Predrag Mijatovic, et Hierro, a complètement neutralisé Del Piero, la pépite de l'attaque turinoise. Le défenseur madrilène a ainsi soulevé la huitième et la neuvième Coupe d'Europe du club. Ses 14 saisons avec le club lui ont permis de remporter une grande quantité de titres. Il fut libéré de ses engagements par le Real à l'issue de la saison 2002-2003 en même temps que l'entraîneur Vicente del Bosque : des rumeurs de conflits en interne avec le président Florentino Pérez semblent être à l'origine de ce départ. Il choisit alors de partir jouer au lucratif Moyen-Orient, dans le club qatari d'Al Rayyan. Cependant un an plus tard, Hierro revient en Europe et s'engage avec le club anglais de Bolton Wanderers sur les conseils de l'un de ses anciens coéquipiers, Steve McManaman, et retrouve également en défense son coéquipier espagnol Iván Campo qu'il avait côtoyé au Real. Lors de la saison 2004-2005, il marque un seul but pour les "Trotters", lors d'une défaite face à Norwich City en décembre 2004. Malgré les demandes des fans et de son entraîneur Sam Allardyce qui souhaitaient qu'il joue une saison supplémentaire, il annonce la fin de sa carrière professionnelle le 10 mai 2005. Parallèlement en sélection espagnole, il obtient sa première convocation le 20 septembre 1989, alors qu'il venait tout juste de s'engager au Real Madrid, lors d'un match amical contre la Pologne à La Corogne. Entre 1989 et 2002, il a ainsi participé à quatre coupes du Monde (1990, 1994, 1998 et 2002) et deux championnats d'Europe (1996 et 2000). Son seul fait d'arme avec la "Roja" reste son but de la qualification pour le mondial 1994 aux Etats-Unis face au Danemark lors du dernier match en phase de poule. Alors que l'équipe espagnole est en infériorité numérique suite à l'expulsion d'Andoni Zubizarreta, Fernando Hierro offre le but victorieux d'une tête rageuse sur corner. Il fait ses adieux à la sélection lors du mondial de 2002. Même si son palmarès international avec l'Espagne est vierge de tout titre, il a été sélectionné 89 fois pour 29 buts inscrits avec la "Roja". En septembre 2007, Hierro est nommé directeur sportif de la sélection espagnole. Il reste quasiment quatre ans à ce poste avant d'entamer une carrière d'entraîneur.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Ligue des Champions en 1998, 2000 et 2002 (Real Madrid)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 2002 (Real Madrid)

Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1998 et 2000 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1998 et 2002 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe intercontinentale en 2000 (Real Madrid)

Champion d’Espagne en 1990, 1995, 1997, 2001 et 2003 (Real Madrid)

Vice-Champion d’Espagne en 1992, 1993 et 1999 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1993 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe d’Espagne en 1990, 1992 et 2002 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe du Qatar en 2004 (Al-Rayyan)

Vainqueur de la Supercoupe de l’Espagne en 1990, 1993, 1997, 2001 et 2003 (Real Madrid)

Finaliste de la Supercoupe d’Espagne en 1995 (Real Madrid)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur défenseur de l’année UEFA en 1998

Nommé dans l'équipe type de la Coupe du Monde 2002

Nommé dans l'équipe type de l'association ESM en 1997 et 1998

Inclus parmi les légendes sportives du journal "Marca" en 2011

 

VIDÉO



14/04/2015
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