FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Italie


Salvatore Schillaci

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Salvatore Schillaci

 

Salvatore "Totò" Schillaci

Né le 1er décembre 1964 à Palerme (ITA)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Attaquant, 1m75

Surnom: "Totò"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 16 sélections, 7 buts

 

1982/89 Messine (ITA)

1989/92 Juventus Turin (ITA)

1992/94 Inter Milan (ITA)

1994/97 Jubilo Iwata (JAP)

 

"Ma carrière, d’une certaine manière, a duré trois semaines. Mais je ne les échangerais pour rien au monde contre des titres". Trois semaines, c'est peu, mais cela résume bien la carrière de Toto Schillaci. En quelques semaines, Schillaci remporte la coupe d'Italie et la Coupe de l'UEFA avec la Juventus, termine troisième de la Coupe du monde et remporte le titre de meilleur buteur et de meilleur joueur du tournoi avec la Squadra Azzura en 1990. Remplaçant au début de la compétition, il est devenu Toto le héros. L'improbable héros. Né en Palerme, il débute sa formation en Sicile dans le club de Messine, alors en Série C. Salvatore Schillaci-.jpgLe club monte en Série B lors de la saison 85-86, Salvatore Schillaci a alors 21 ans et ses performances sont très vite remarquées par la Juventus qu'il le recrute en 1989. Il intègre la "Vieille Dame " en cette année de Coupe du Monde. Il devient un titulaire en puissance inscrivant 15 buts en série A et 6 buts en coupe UEFA. Il remporte ses seuls trophées de sa carrière, la Coupe d'Italie et la Coupe UEFA. Son rôle majeur dans l'épopée européen lui vaut une convocation en équipe d'Italie quelques mois avant l'ouverture du Mondial à domicile, face à la Suisse en match amical. Sélectionné parmi les 22 joueurs, il entame la compétition sur le banc des remplaçants. Son histoire commence lors de la première rencontre des Italiens, face à l'Autriche. Englués, les joueurs d'Azeglio Vicini sont incapables de trouver l'ouverture. Alors le sélectionneur lance dans le dernier quart d'heure Salvatore Schillaci. L'attaquant de la Juventus honore alors seulement sa deuxième sélection. Elle va changer sa vie. Sur un de ses premiers ballons, "Toto" reprend de la tête un centre de Gianluca Vialli et délivre l'Italie. S'il se contente encore d'entrer en jeu face aux Etats-Unis (le seul match où il ne marquera pas), Schillaci est ensuite titularisé contre la Tchécoslovaquie. Il ouvre le score. Puis il en fait de même contre l'Uruguay en huitièmes et l'Eire en quarts. L'Italie devient dingue de son Toto. Transcendé, intouchable, en permanent état de grâce, il aurait encore pu être le héros de la demi-finale contre l'Argentine puisque c'est lui qui débloque la marque. Mais la Squadra s'incline finalement aux tirs au but. Une dernière réalisation lors du match pour la troisième place contre l'Angleterre offre le titre de meilleur buteur à Schillaci. Encore inconnu de la sélection italienne il y a quelques mois, il sera élu meilleur joueur du tournoi devant l'allemand Lothar Matthaus. Un vrai conte de fées. La suite sera plus difficile. À la Juve, Toto ne marque plus. Sa carrière internationale s’achève un an après son exploit, à 26 ans. Après une expérience anecdotique à l'Inter, le joueur s'envole pour le Japon. Au pays du Soleil levant, il marque 56 buts en 78 matchs, de 1994 à 1997, et prend sa retraite à l'âge de 33 ans. Cette Coupe du monde, pour lui, restera comme une parenthèse glorieuse totalement inattendue.

 

PALMARÈS


3ème de la Coupe du Monde 1990 (Italie)

Vainqueur de la Coupe UEFA 1990 (Juventus Turin) et 1994 (Inter Milan)

Champion du Japon 1997 (Jubilo Iwata)

Vainqueur de la Coupe d’Italie 1990 (Juventus Turin)

Champion d'Italie de Série C1 1986 (Messine)

Champion d'Italie de Série C2 1983 (Messine)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


2ème au Ballon d'Or 1990

Onze d'Argent 1990

Élu meilleur joueur de la Coupe du Monde 1990

Meilleur buteur de la Coupe du Monde 1990 (6 buts)

Meilleur buteur de Série B 1989 (23 buts) (Messine)

Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde 1990

Nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République italienne en 1991

 

VIDÉO



06/12/2015
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Gianluca Pagliuca

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Gianluca Pagliuca

 

Gianluca Pagliuca

Né le 18 décembre 1966 à Bologne (ITA)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, gardien de but, 1m90

Surnom: "Il gatto di Casalecchio"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 39 sélections

 

1987/94 Sampdoria Gênes (ITA) 198 matchs

1994/99 Inter Milan (ITA) 165 matchs

1999/2006 Bologne (ITA) 248 matchs

2006/07 Ascoli (ITA) 23 matchs

 

Avec 592 matchs en Série A, Gianluca Pagliuca a été l'un des gardiens ayant disputé le plus de rencontres en première division italienne durant une époque. Les monstres sacrés de ce poste tels que Dino Zoff ou Walter Zenga doivent se contenter des second rôles face au portier bolognais, seul le monstrueux Gianlui Buffon a fait mieux depuis. Son parcours professionnel débute à la Sampdoria de Gênes, sous les ordres de l’excentrique entraîneur serbe Vujadin Boskov qui lui fait tout de suite confiance, en le nommant titulaire dès sa deuxième saison au club, alors qu’il n’a que 22 ans. Gianluca justifie la confiance accordée par son coach en devenant l’un des meilleurs gardiens du championnat italien, avec l’intériste Zenga et le turinois Tacconi. Gianluca Pagliuca.jpgSes très bonnes performances lui permettent d’être sélectionné comme troisième gardien de la Squadra Azzura qui dispute le Mondial 1990 à la maison. Plus tard, il se forge rapidement un palmarès avec deux coupes d'Italie remportées en 1988 et 1989 et une coupe des vainqueurs de coupe en 1990. Mais le tournant de sa carrière a lieu quelques mois plus tard, en 1991.  Avec Pietro Vierchowod, Giuseppe Dossena, Roberto Mancini et Gianluca Vialli, il forme la colonne vertébrale de la Sampdoria qui devient pour la première fois de son histoire championne d’Italie. Leader indiscutable d’une défense qui n’encaisse que 24 buts en 34 matchs, Pagliuca réussit à convaincre même ses détracteurs les plus féroces. C'est également au cours de cette saison que Pagliuca porte pour la première fois le maillot de l'équipe d'Italie lors d'un match amical contre l'URSS en juin 1991. Il obtient sa consécration internationale l’année d’après, mais de la plus triste des manières. Sa Sampdoria, au bout d’un parcours incroyable, perd en finale de Coupe d'Europe des champions contre le grand Barça de Johan Cruyff sur un coup franc de Ronald Koeman à la 112ème minute des prolongations. Ironie du sort, sur le but du néerlandais, Pagliuca commet une de ses très rares erreurs en prenant la frappe sur son propre poteau… Outre le nombre de rencontres jouées en Serie A, Gianluca détient un autre record significatif, mais beaucoup moins glorieux. Lors d'un match de poule contre la Norvège durant la Coupe du Monde américaine en 1994, Pagliuca devient le premier gardien à être expulsé en Coupe du Monde. Malgré cela, il réalise un Mondial ébouriffant et se montre décisif tout au long de la compétition, notamment en quarts de finale contre l’Espagne. En finale, il est protagoniste d’une des images fortes du football italien, à jamais gravée dans les esprits des tifosi. Suite à une frappe de Romario qui heurte le montant droit de ses cages, Pagliuca se lève doucement, pousse un gros ouf de soulagement et embrasse son poteau, en guise de remerciement pour l’avoir sauvé. Le romantisme à l'italienne. Malheureusement, cela ne suffira pas pour éviter la défaite italienne face à la Seleçao lors de la première finale de Coupe du Monde disputé aux tirs au but. L’erreur de Roberto Baggio mettra fin aux rêves de gloire de Pagliuca. Au début de la saison 1994/1995, le portier bolognais dit adieu à la Sampdoria pour tenter sa chance à l’Inter. Il hérite d’un lourd fardeau, puisqu’il succède à l’inimitable "Uomo Ragno" Walter Zenga, mais en quelques mois il arrive à s’imposer à San Siro et à gagner le respect de ses coéquipiers et des supporters. Malgré un maigre palmarès avec les nerazzurri, l’absence de Beppe Bergomi lors de la finale de C3 en 1998 (Inter-Lazio 3 buts à 0), lui permet de soulever le trophée en tant que capitaine de l’équipe et d’entrer dans le cœur des supporters intéristes. Encore titulaire lors de France 98, Pagliuca sort un autre mondial solide et sans bavures. Mais encore une fois, la Squadra se fait sortir aux penaltys, cette fois-ci par le futur vainqueur la France. Il prend sa retraite internationale le jour après l’élimination italienne, laissant la place à l’essor de Gianluigi Buffon et Francesco Toldo. En 1999, il quitte aussi l’Inter et décide d’aller jouer le maintien dans sa ville natale, Bologne. En 2007, après une dernière saison à Ascoli où il devient le gardien de but qui a disputé le plus de rencontres de Série A dépassant ainsi le célèbre Dino Zoff avant d'être surpassé par Gianluigi Buffon, il prend définitivement sa retraite à l'âge de 41 ans.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1994 (Italie)

3ème de la Coupe du Monde en 1990 (Italie)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1990 (Sampdoria Gênes))

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1998 (Inter Milan)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1992 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Coupe des Coupes en 1991 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Coupe UEFA en 1997 (Inter Milan)

Champion d’Italie en 1991 (Sampdoria Gênes)

Vice-champion d’Italie en 1998 (Inter Milan)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1988, 1989 et 1994 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Coupe d’Italie en 1991 (Sampdoria Gênes)

Vainqueur de la Supercoupe d’Italie en 1991 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Supercoupe d’Italie en 1988 et 1989 (Sampdoria Gênes)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Guérin d’Or en 1997 (Inter Milan) et 2005 (Bologne)

Nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite de la république Italienne en 1991

 

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06/11/2015
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Antonio Cabrini

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Antonio Cabrini

 

Antonio Cabrini

Né le 8 octobre 1957 à Crémone (ITA)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, arrière gauche, 1m78

Surnoms: Bell'Antonio, Fidanzato d'Italia (le fiancé d'Italie)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 73 sélections, 9 buts

 

1973/75 Cremonese (ITA) 29 matchs, 2 buts

1975/76 Atalanta (ITA) 35 matchs, 1 but

1976/89 Juventus Turin (ITA) 297 matchs, 33 buts

1989/91 Bologne (ITA) 55 matchs, 2 buts

 

Surnommé Bell’Antonio, l’ancien latéral gauche de la Nazionale a passé l'essentiel de sa carrière à la Juventus Turin jouissant d’une certaine popularité auprès du public féminin. Enfant de Crémone, la ville des violoniste, située à 200km de Turin, Antonio Cabrini fait ses premiers pas à Cremonese, une bonne équipe de 3ème division italienne. Cabrini y apprend les rudiments du ballon rond. Gaucher, il joue sur l’aile avant de reculer d'un cran pour évoluer au poste de latéral gauche définitivement. Antonio Cabrini.jpgÀ 16 ans, il fait ses débuts en Série C. Il ne joue que 3 matchs, mais gagne sa place de titulaire lors de la saison suivante. À l'époque, Cremonese est le champ de recrutement privilégié de la Juve. Deux ans sont passés, et la Juventus va solliciter Cabrini pour lui faire suivre une année "intermédiaire" à l'Atalanta Bergame. La chance arrive lorsque la formation turinoise effectue un remaniement total de l'effectif. Gaetano Scirea passe de latéral à libéro, laissant ainsi libre son poste: Cabrini, bien qu'encore perfectible, se voit appelé pour remplir cette mission. Pas impressionné par la présence à ses côtés des Gentile, Tardelli et Causio, il s'impose très vite grâce à sa determination, mais également à sa technique irréprochable. Chez les Bianconeri, il fait sa première apparition à l’âge de 19 ans en Série A en 1977, avec à la clé une victoire contre la Lazio (2 buts à 0). Le début de 13 ans de succès dans le Piémont. Dès sa 1ère saison, Antonio Cabrini remporte le Scudetto, malgré un temps de jeu dérisoire (7 matchs). La suite ne sera qu’une voie directe vers les sommets. Sur le plan national, le gamin de Lombardie glane 6 titres de champion d’Italie et 2 coupes italiennes. En Europe, le bilan est aussi flatteur: 1 coupe de l’UEFA (1977), 1 Coupe des coupes (1984), 1 Supercoupe d’Europe (1984), 1 Coupe des clubs champions (1985) et 1 Coupe intercontinentale (1985). Sur son aile gauche, ses raids sont décisifs. Très souvent, ils se finissent par un centre parfait sur la tête de Roberto Bettega ou Roberto Boninsegna. En équipe nationale, passait par toutes les sélections de jeunes, il est convoqué pour la première fois par Enzo Beardot pour disputer la Coupe du Monde 1978. Le 2 juin, il dispute son premier match avec la Nazionale. Comme avec la Juventus, Antonio Cabrini remporte son premier match cette fois-ci face la France (2 buts à 1). Par la suite, il joue tous les matchs du tournoi et termine la compétition au pied du podium. À 20 ans, le gamin s’est imposé comme un titulaire indiscutable. Costaud. Son plus beau souvenir reste évidemment le titre de champion du monde 1982. L’Italie remporte la compétition en battant la RFA en finale (3 buts à 1), malgré un pénalty manqué par Antonio. Véritable consécration, il ne fera pas mieux quatre ans plus tard, au Mexique, éliminé en huitième de finale par les français. Il termine ensuite sa carrière à Bologne en 1991 après 2 saisons chez les "Rossoblù". Le gamin de Lombardie a toujours été un personnage public. En 2008, il publie son premier roman "Ricatto perfetto" et participe à la 6ème édition de la célèbre émission italienne "L’Isola Dei Famosi" ("l’île des célébrités"). Il s’engage même en politique en juin 2009. Mais Antonio refait surface dans le football en 2000 en s’installant sur le banc d’Arezzo, un club de Série C1. Par la suite, il rejoint le FC Crotone en Série B. Il enchaîne les clubs sans grand succès avant de prendre en main l'équipe nationale féminine d'Italie en 2012.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1982 (Italie)

4ème de la Coupe du Monde en 1978 (Italie)

4ème de l'Euro 1980 (Italie)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1985 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1985 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1984 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Supercoupe d’Europe en 1984 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1977 (Juventus Turin)

Champion d’Italie en 1977, 1978, 1981, 1982, 1984 et 1986 (Juventus Turin)

Vice-Champion d’Italie en 1980, 1983 et 1987 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1979 et 1983 (Juventus Turin)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur jeune joueur de la Coupe du Monde en 1978

 

VIDÉO




23/08/2015
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Giorgio Chinaglia

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Giorgio Chinaglia

 

Giorgio Chinaglia

Né le 24 janvier 1947 à Carrare (ITA)

Décédé le 1er avril 2012 à Naples (USA)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, attaquant, 1m86

Surnoms: Le bison, "Long John"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 14 sélections, 4 buts

 

1964/66 Swansea (GAL) 6 matchs, 1 but

1966/67 Massese (ITA) 32 matchs, 5 buts

1967/69 Internapoli (ITA) 66 matchs, 24 buts

1969/76 Lazio Rome (ITA) 209 matchs, 98 buts

1976/83 Cosmos New-York (USA) 213 matchs, 193 buts

 

Giorgio Chinaglia était un joueur légendaire de la Lazio Rome et un ancien partenaire de Pelé au Cosmos New York. Doté d'un caractère aussi fort que sa frappe de balle, le "Bison" avait notamment conduit la Lazio à son premier titre de championne d'Italie en 1974, à la tête d'une équipe de "fous" célèbres pour leurs bagarres sur et en-dehors du terrain. Après des débuts anonymes au Pays de Galles où il fait ses débuts professionnels en 1964 à l’âge de 17 ans avec le club de Swansea, il décide de revenir au pays et explore les bas fonds du football italien. Massese puis à l'Internapoli, un autre club de Naples, deux modestes clubs sans ambitions qui évoluent dans les méandres de la troisième division italienne. C'est trop peu pour le talent de Giorgio. Repéré par les dirigeants de la Lazio, Giorgio Chinaglia débarque à Rome en 1969 et se révèle sous le maillot laziale. http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4980722_201507093439703.jpgPourtant les débuts avec la Lazio ne sont pas rose. Pire le club sera relégué en Série B à l'issue de la saison 1970/1971. Mais cet échec va reconstruire une équipe formidable avec en chef d'orchestre Chinaglia. La Lazio remonte dans la foulée et Giorgio, étincelant tout au long de l’année sur les terrains de Série B (meilleur buteur du championnat avec 21 réalisations) connaît les honneurs de la sélection, le 21 juin 1972, contre la Bulgarie à Sofia. Il devient à cette occasion le premier joueur international italien opérant à l'échelon inférieur. Cerise sur la gâteau, il inscrit même un but. D'autant que son club de Rome termine sur le podium (3ème) pour ses retrouvailles avec l'élite, à seulement 2 points du champion, la Juventus de Turin. Mais sur sa lancée, la Lazio remporte la saison suivante le scudetto et Chinaglia le titre de meilleur buteur avec 24 réalisations. Il est invité à disputer le Mondial 1974 en Allemagne avec un statut d'idole chez les tifosi. L'Italie ne brille pas mais surtout Chinaglia commence à faire parler de lui hors des terrains et son mauvais caractère apparaît. Le "Bison" s'était fait remarquer pour avoir insulté son sélectionneur, Ferrucio Valcareggi, devant les caméras du Monde entier, pour avoir été remplacé contre Haïti. Il stoppe net sa carrière internationale sur cette altercation à seulement 27 ans. Le retour au pays ne se passe pas forcément bien non plus, la Lazio sombre doucement et Chinaglia marque moins souvent. Les dirigeants et supporters, qui n'ont pas apprécier le divorce avec la Squadra Azzura, le désigne comme responsable. Suffisant pour quitter l'Italie, il traverse l'Atlantique et s'engage avec les Cosmos de New York. Il y côtoie Pelé, Beckenbauer ou Neeskens, rien que ça. Dans un championnat où se croise vieilles gloires européennes en pré-retraite et jeunes espoirs d’Amérique du Sud, Chinaglia va se créer une histoire, une légende à New York. Élu MVP de l'année 1981, meilleur buteur du championnat à cinq reprises (1976, 78, 80, 81 et 82), Giorgio rafle aussi quatre titres de champion (1977, 78, 80 et 82) en sept ans de présence au sein du club New-Yorkais. Autres exploits, on peut citer ses cinq buts contre Miami en 1976. Il détient le record absolu du nombre de points récoltés en une saison : 117 en 1980. Par ailleurs, il ne rate aucun des 135 matches de championnat entre le 16 août 1979 et le 22 juin 1983. Et la liste de ses faits d’armes est encore longue (15 triplés, 43 doublés) et reste comme le meilleur buteur de l'histoire de la NASL. Cependant tout n'a pas était aussi rose pour Chinaglia. Il n'a jamais été adopter par les communautés italiennes aux États-Unis qui lui reprochaient son départ d'Italie et de sa sélection nationale. Les altercations avec les supporters mais aussi les joueurs étant assez régulières. Une dispute célèbre avec son rival Pelé qui lui reprochait de tirer de n'importe où va même faire le tour du Monde. Mais c’est surtout après avoir raccroché les crampons en 1983 que Chinaglia va connaitre pas mal de souci. Devenu dirigeant, il s'était retrouvé au centre de sombres affaires de rachat de clubs. Selon la justice, l'ancien buteur aurait été de mèche avec la mafia, une accusation dont il s'est toujours défendu. Naturalisé Américain, il décède le 1er avril 2012 à l'âge de 65 ans d'une crise cardiaque qui l'a frappé en plein sommeil à son domicile en Floride.

 

PALMARÈS


Champion d’Italie en 1974 (Lazio Rome)

Champion des Etats-Unis en 1977, 1978, 1980 et 1982 (Cosmos New-York)

Vice-Champion des Etats-Unis en 1981 (Cosmos New-York)

Vainqueur de la Coupe des Alpes en 1971 (Lazio Rome)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du Championnat d’Italie en 1974 (24 buts)

Meilleur buteur du Championnat des Etats-Unis en 1976 (19 buts), 1978 (34 buts), 1980 (32 buts), 1981 (29 buts) et 1982 (20 buts)

Meilleur buteur du Championnat d'Italie de Série B en 1972 (21 buts)

Meilleur buteur de la Coupe des Alpes en 1971 (7 buts)

Élu MVP de l’année de la NASL en 1981

Intronisé au Hall of Fame du soccer américain en 2000

Élu meilleur joueur de l'histoire de la Lazio Rome lors du centenaire en 2000

 

VIDÉO



09/07/2015
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Alessandro Altobelli

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Alessandro Altobelli

 

Alessandro Altobelli

Né le 28 novembre 1955 à Sonnino (ITA)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, buteur, 1m81

Surnom: "Spillo" 

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 61 sélections, 25 buts

 

1973/74 Union Sportiva Latina (ITA) 28 matchs, 7 buts

1974/77 Brescia (ITA) 76 matchs, 26 buts

1977/88 Inter Milan (ITA) 317 matchs, 128 buts

1988/89 Juventus Turin (ITA) 20 matchs, 4 buts

1989/90 Brescia (ITA) 32 matchs, 7 buts

 

Alessandro Altobelli fut l'un des joueurs italiens les plus populaires et le plus complet des années 80. Doué d'une excellente vision de jeu, ses feintes de corps incroyables ont désorienté beaucoup de défenseurs. En Italie, il est surnommé "Spillo" ("l'Aiguille") en raison de sa minceur et de sa faible puissance. Le tout étant complété par un jeu de tête sans faille. Alessandro Altobelli débute le foot dans le club de sa province natale l'Union Sportiva Latina. Il rejoint ensuite Brescia alors en Série B à l'âge de 19 ans. Alessandro Altobelli.jpgIl y reste trois années. Au fil des saisons, il s'affirme comme un très bon attaquant, technique, efficace et devient rapidement l'idole du public de Brescia. Il se fait très vite remarqué par les dirigeants de l'Inter Milan, qui le font signé durant le mercato d'été 1977. Pari gagnant, Altobelli marque dix buts en vingt-huit rencontres lors de sa première saison, remporte la Coupe d'Italie et termine à la cinquième place des buteurs pour son baptême en Série A. Cette première victoire marque une grande histoire d’amour qui s'étend sur dix ans. Altobelli remporte deux fois la coupe d’Italie en 1978 et en 1982 ainsi que le Scudetto en 1980. Les intéristes sont au sommet et le jeune Altobelli devient rapidement un joueur de classe mondiale. Le sélectionneur italien Bearzot est le premier satisfait et il devient international le 12 juin 1980, pour le premier match de l’Euro 1980 face à l’Espagne. Il doit remplaçer un certain Paolo Rossi, l'avant-centre vedette, suspendu dans le scandale des paris truqués. Remplaçant déjà à l'Euro 80, il le reste aussi lors du Mondial 1982. Car la fédération italienne réintègre Paolo Rossi qui fera la coupe du Monde que l’on sait, éliminant à lui tout seul le Brésil. Mais Altobelli pose sa pierre à l’édifice, il rentre en cours de jeu lors de la finale contre la RFA et inscrit le dernier but de la rencontre. Il devient le premier joueur à rentrer au cours d’une finale de coupe du Monde et à marquer. Si en 1982, Altobelli était le remplaçant de Paolo Rossi, 4 ans plus tard les rôles sont inversés. Altobelli s’est imposé comme l’avant centre de la Squadra Azzura à partir de la saison 1983-84 et dispute le mondial 86 sur le sol mexicain. Dans une équipe vieillissante et peu convaincante il est l’homme le plus dangereux de la Squadra Azzura. À 30 ans, il est sensationnel et inscrit 4 des 5 buts italiens lors des 3 premières rencontres de la compétition. En revanche, il sera impuissant en 8ème de finale face à la France de Michel Platini. Tout comme il le sera avec l’Inter pour retrouver les sommets qui peine à gagner des trophées depuis la coupe d'Italie en 1982. Il quitte la Lombardie pour rejoindre le maillot noir et blanc de la Juventus Turin en 1988. Sa seule saison est marquée par une grave blessure quasiment synonyme de fin de carrière à 34 ans. Il fera une dernière pige lors de la saison 1989/90 en Série B à Brescia et quitte le monde du football là où tout avait commencé pour lui.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1982 (Italie)

4ème de l'Euro en 1980 (Italie)

Vainqueur de la Copa Pelé (Coupe du Monde des Vétérans) en 1993 (Italie)

Champion d’Italie en 1980 (Inter Milan)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1978 et 1982 (Inter Milan)

Finaliste de la Coupe d’Italie en 1977 (Inter Milan)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur de la Coupe des Coupes en 1979 (7 buts)

Meilleur buteur de la Coupe d'Italie en 1982 (9 buts)

Meilleur buteur de l’histoire de la Coupe d’Italie avec 56 buts

 

DIVERS


- Il a été le directeur sportif de Padoue de 1995 à 1998.

 

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27/06/2015
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Demetrio Albertini

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Demetrio Albertini

 

Demetrio Albertini

Né le 23 août 1971 à Besana in Brianza (ITA)

 http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, milieu de terrain, 1m76

Surnom: Le métronome

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 79 sélections, 3 buts

 

1988/90 Milan AC (ITA) 2 matchs

1990/91 Padoue (ITA) (Prêt) 28 matchs, 5 buts

1991/2002 Milan AC (ITA) 293 matchs, 21 buts

2002/03 Atletico Madrid (ESP) 28 matchs, 2 buts

2003/04 Lazio Rome (ITA) 23 matchs, 2 buts

2004 Atalanta Bergame (ITA) 14 matchs, 1 but

2005 FC Barcelone (ESP) 5 matchs

 

En 17 ans de carrière, Demetrio Albertini a prouvé qu'il était l'un des meilleurs joueurs de sa génération et a laissé une trace indélébile dans le coeur des supporters du Milan AC, le club de son coeur. Surnommé le métronome pour sa capacité à imposer le tempo d'’une rencontre et pour la précision de ses passes, c'est dans le club rouge et noir qu'il démarre sa carrière. Son début de parcours témoigne de la difficulté pour un jeune de s'imposer dans une équipe aussi imposante que la formation milanaise. Ainsi, entre 1988 et 1990, il ne joue que deux matchs. Il débute en Série A face à Côme le 15 janvier 1989. Demetrio sera ensuite prêté lors de la saison 90-91 dans une équipe plus modeste, celle de Padova, à l'époque en Série B. Pour la première fois, il peut enfin s'exprimer au niveau professionnel avec la continuité nécessaire à son épanouissement. Demetrio-Albertini.jpgD'autant plus qu'un certain Frank Rijkaard fait des merveilles au milieu de terrain du Milan AC. L'expérience est très profitable. Demetrio Albertini dispute 28 matchs et inscrit cinq buts. Fabio Capello arrive ensuite au club et décide de lui faire confiance. Au milieu du terrain, Albertini devient vite incontournable, malgré la présence du géant hollandais Rijkaard. C'est là qu'il obtient le surnom de métronome. Plus qu'un bon milieu de terrain, il sait séduire les observateurs et se montre profondément attaché au Milan. Les entraîneurs défilent, Albertini reste. Ainsi, il connaîtra pas moins de sept changements d'entraîneur sur le banc rossoneri! Il obtient, entre temps, sa première sélection au sein de la Squadra Azzura le 21 décembre 1991 face à Chypre (2 buts à 0). Il connaît alors une progression similaire à un autre joueur qui évolue à Barcelone: Josep Guardiola. La presse italienne compare en permanence ces deux jeunes joueurs au profil si semblable : récupération de ballons, organisation et distribution du jeu. Et ironie du sort, il se rencontre lors de la finale de la Ligue des champions 1994. Cette rencontre, qui les oppose, permet à Albertini de se détacher. Une finale remportée 4 buts à 0 avec une passe décisive offerte à Marcel Desailly pour le dernier but milanais. Un souvenir encore fort pour lui qui n'oublie toujours pas la finale perdue l'année précédente face à Marseille et la tête ravageuse de Basile Boli (0 à 1). Dès lors, pour tous les observateurs italiens il devient la référence à son poste. Il se forge un palmarès gigantesque sous les couleurs milanaises, dont notamment cinq scudetto. Brillant à Milan, brillant aussi en sélection. Il est retenu pour jouer le mondial américain en 1994 où il sera titulaire pendant toute la durée de la compétition. Il participe grandement au parcours italien par son activité sur le terrain mais également grâce à son jeu en profondeur, ses passes décisives à Daniele Massaro et Roberto Baggio en attestent. Malheureusement pour ce qui reste pour Demetrio la meilleure sélection italienne avec laquelle il ait joué, l'aventure se terminera par une défaite en finale aux tirs au but contre le Brésil. Il est ensuite de la déroute de l'Euro 96, tout comme dans l'équipe de la Coupe du Monde 98 (il loupe d'ailleurs un tir au but face à la France). Il est enfin un des acteurs essentiels de l'épopée de 2000 jusqu'en finale perdue face à une France invincible (1 à 2 a.p.). Une blessure peu avant le mondial de 2002 le privera de la compétition et marquera la fin de sa carrière internationale. Une belle aventure en Nazionale donc, mais aussi douce-amère, avec deux échecs en finale. Cependant, rien, pas même Albertini au Milan, n'est éternel. Ancelotti arrive au club et compte de moins en moins sur l'international italien. D'autant plus que Pirlo, repositionné à son poste, devient un joueur de premier ordre. En 2002, Albertini quitte donc le club et s'en va du côté de l'Espagne, à l'Atletico plus précisément. Il ne connaîtra jamais vraiment la réussite qu'il avait dans la formation milanaise, et va enchaîner quelques clubs en cette fin de carrière: la Lazio, l'Atalanta et enfin le FC Barcelone, qui lui permet d'ajouter à son palmarès un titre de champion d'Espagne. Le 5 décembre 2005, alors sans club depuis l'été, il annonce sa retraite. Il tient sa fête d'adieu en mars, à San Siro. Lors de cette occasion, un match amical a lieu entre Barcelone et le Milan, auquel participe également Marco Van Basten, Franco Baresi et Frank Rijkaard. Visiblement très ému, il endosse à la fin du match le maillot milanais avant d'entamer un tour d'honneur sous les applaudissements du public. Il a été vice-président de la fédération italienne de football jusqu'en 2014.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1994 (Italie)

Finaliste de l'Euro 2000 (Italie)

Vainqueur du Championnat d’Europe Espoirs en 1992 (Italie)

Vainqueur de la Ligue des Champions en 1989, 1990 et 1994 (Milan AC)

Finaliste de la Ligue des Champions en 1993 (Milan AC)

Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1989 (Milan AC)

Finaliste de la Coupe intercontinentale en 1993 et 1994 (Milan AC)

Vainqueur de la supercoupe de l’UEFA en 1989, 1990 et 1994 (Milan AC)

Finaliste de la supercoupe de l’UEFA en 1993 (Milan AC)

Champion d’Italie en 1992, 1993, 1994, 1996 et 1999 (Milan AC)

Vice-Champion d’Italie en 1990 (Milan AC)

Champion d’Espagne en 2005 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1994 (Lazio Rome)

Finaliste de la Coupe d’Italie en 1990 et 1998 (Milan AC)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé dans l'équipe type de l'Euro 2000

Intronisé au Hall of Fame du Milan AC

Nommé Chevalier de l'ordre du mérite de la République italienne en 2000 puis officier en 2006

 

VIDÉO



30/05/2015
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