FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Italie


Bruno Conti

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Bruno Conti

 

Bruno Conti

Né le 13 mars 1955 à Nettuno (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Ailier droit, 1m69

Surnom: "Marazico"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 47 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 23 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 7 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 11 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 6 sélections)

 

1ère sélection : le 11 octobre 1980 contre le Luxembourg (2-0)

Dernière sélection : le 17 juin 1986 contre l'Italie (0-2)

 

1973/75 AS Roma (ITA) 7 matchs

(Championnat d'Italie: 4 matchs)

(Coupe d'Italie: 3 matchs)

1975/76 Genoa (ITA) (Prêt) 42 matchs, 3 buts

(Chamionnat d'Italie de D2: 36 matchs, 3 buts)

(Coupe d'Italie: 6 matchs)

1976/78 AS Roma (ITA) 50 matchs, 4 buts

(Championnat d'Italie: 46 matchs, 4 buts)

(Coupe d'Italie: 4 matchs)

1978/79 Genoa (ITA) (Prêt) 36 matchs, 2 buts

(Championnat d'Italie de D2: 32 matchs, 1 but)

(Coupe d'Italie: 4 matchs, 1 but)

1979/91 AS Roma (ITA) 401 matchs, 47 buts

(Championnat d'Italie: 304 matchs, 37 buts)

(Coupe d'Italie: 64 matchs, 7 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 9 matchs, 1 but)

(Coupe des Coupes: 11 matchs)

(Coupe de l'UEFA: 13 matchs, 2 buts)

 

Bruno Conti était selon Pelé en 1982 "le plus brésilien de tous les italiens", l'esthétisme brésilien avec la dose suffisante de pragmatisme à l'italienne. Cet ailier droit de poche (1,69 m pour 65 kilos) avait un dribble déroutant qui lui avait valu le surnom de "Marazico" (la contraction de Maradona et Zico) lors de la Coupe du Monde en 1982 organisé en Espagne. Dribbler certes, mais efficacement. Un style de jeu qui l'a fait entrer dans le cœur de tous les transalpins. Né à Nettuno pas très loin de Rome le 13 mars 1955, il intègre son club de coeur lors de la saison 1973-74 à l'âge de 18 ans pour ne plus le quitter ensuite, jusqu'à la fin de sa carrière en 1990. Une folle histoire d'amour et de passion que rien ne brise avec en toile de fond le stade Olympique de Rome. Bruno Conti.jpgMais en fait non. À deux exceptions près, il rejoint le Genoa, qui évolue alors en série B, à la demande de ses dirigeants. Deux saisons sous forme de prêt (1975-76 et 1978-79) afin de gagner du temps de jeu avant d'entamer les années 80 où il devient indéboulonnable à son poste d'ailier droit au sein de l'effectif romain dès son retour de Gênes. Durant cette décennie, Bruno Conti est un titulaire indiscutable et devient au fil des années le chouchou de la Curva Sud. Sa fidélité au club et son talent lui valent également les honneurs de la sélection qu'il côtoie dès 1980. Il devient champion du Monde avec la Squadra Azzura deux ans plus tard en Espagne et quitte cette dernière après la coupe du Monde 1986 au Mexique et l'élimination de l'Italie par la France de Platini, avec 47 sélections au compteur (5 buts). La première phase du Mondial espagnol fut extrêmement laborieuse pour la Squadra Azzurra, y compris pour le Romanista. Des critiques féroces de la presse italienne, trois matchs nuls et une qualification de justesse grâce à la meilleure attaque. L'un des deux seuls buts italiens de cette première phase est justement inscrit par Conti contre le Pérou. Mais c'est bien la seule fulgurance au milieu de trois matchs ternes. La qualif pour la phase suivante est alors déjà un exploit. Comme tous ses coéquipiers, Conti se réveille lors du second tour. D'abord face à l'Argentine de Maradona, championne du monde en titre. Le voilà passeur décisif pour le but du 2 à 0. Le match suivant, il est l'auteur d'un festival lors de la victoire 3 buts à 2 contre le Brésil ultra favori. S'ensuivent deux passes décisives, pour Paolo Rossi contre la Pologne en demi-finale et Altobelli en finale pour le but du K.O. L’homme de la Roma devient une légende à partir de ce jour. Sur le plan national, la dévotion de Bruno Conti pour son club est peu récompensée. Un seul titre de champion à son palmarès (1983) et quelques coupes d'Italie (1980, 1981, 1984 et 1986) à se mettre sous la dent. Pas trop éloquent pour un joueur de ce calibre mais pas très grand non plus. Sa plus grosse déception reste sans nul doute la défaite en finale de la coupe d'Europe des clubs champions face à Liverpool (1984) chez lui dans son stade Olimpico où, ce jour-là, Bruce Grobbelaar bluffe les Romains aux tirs au but par ses pitreries. Au total, Conti a inscrit 37 buts en 304 rencontres de Série A. Mais sa contribution tient avant dans le rôle décisif qu'il joua dans les buts réussis par Roberto Pruzzo avec la Roma. À l'approche de la retraite, Bruno Conti joue moins et pense plus à sa reconversion qui le mène au début des années 90 au poste d'entraîneur de la Roma. Une récompense naturelle en quelque sorte pour marquer son amour indéfectible au club. 

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1982 (Italie)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1984 (AS Roma)

Champion d’Italie en 1983 (AS Roma)

Vice-champion d’Italie en 1981, 1984 et 1986 (AS Roma)

Champion d’Italie de D2 en 1976 (Genoa)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1980, 1981, 1984 et 1986 (AS Roma)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Intronisé au Hall of Fame de l'AS Roma

Intronisé au Hall of Fame du football italien en 2017

À reçu le Collier d'Or du mérite sportif par le comité olympique italien en 2017


23/01/2018
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Francesco Totti

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Francesco Totti

 

Francesco Totti

Né le 27 septembre 1976 à Rome (ITA)

Italien, Milieu offensif / Attaquant, 1m80

Surnoms: "Er Pupone", "Il Bimbo de Oro"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 58 sélections, 9 buts

(Matchs amicaux: 21 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 13 sélections, 4 buts)

(Coupe du Monde: 11 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 7 sélections, 1 but)

(Euro, 6 sélections, 2 buts)

 

1ère sélection : le 10 octobre 1998 contre la Suisse (2-0)

Dernière sélection : le 9 juillet 2006 contre l'Italie (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png U23: 4 sélections, 2 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Espoirs: 8 sélections, 4 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png U18: 14 sélections, 7 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png U16: 13 sélections, 2 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png U15: 6 sélections, 3 buts

 

1993/2017 AS Roma (ITA) 786 matchs, 307 buts

(Championnat d'Italie: 619 matchs, 250 buts)

(Coupe d'Italie: 59 matchs, 18 buts)

(Supercoupe d'Italie: 5 matchs, 1 but)

(Ligue des Champions: 43 matchs, 13 buts)

(Coupe de l'UEFA / Europa League: 36 matchs, 21 buts)

 

Francesco Totti est un des meilleurs joueurs de l’histoire du football italien. Meneur de jeu reconverti attaquant de soutien puis attaquant de pointe, ses qualités footbalistiques ne sont aujourd’hui plus à démontrer. Son adresse face au but, son extraordinaire vision de jeu, sa qualité de passes, longues comme courtes, sa frappe puissante et précise et bien d’autres qualités encore font de Totti un des tous meilleurs joueurs italiens. Doté d’un fort caractère, on peut également noter qu’il a été l’auteur de certains vilains gestes qui lui ont valu plusieurs cartons rouges et une pluie de critiques. Fils de Lorenzo et Fiorella Totti, il naît le 27 septembre 1976 et grandit près de la porta Metronia dans le quartier de l’Appio-Latino dans le sud-est de Rome. Chez lui, on est supporter de l’AS Roma de père en fils et, au-dessus du lit de Francesco, un poster de son idole Giuseppe Giannini trône. À treize ans, Totti rejoint le centre de formation de l’AS Rome, repéré alors par Luciano Spinosi et obtient ses premiers succès. En 1993, il remporte le Scudetto Allievi, puis s'offre une Coupe d'Italie avec la Pimavera. Francesco Totti.jpgÉlément-clé de ces succès, Francesco Totti, âgé alors de seulement 16 ans, est récompensé de sa progression par Vujadin Boskov. Le coach de l'équipe première lui offre 9 minutes de jeu le 28 mars 1993 lors d'un match de championnat contre Brescia remporté 2 buts à 0. Son premier but en Série A remonte au mois de septembre 1994 contre Foggia et il n'était à ce moment-là qu'un jeune espoir de la formation romaine. Sa demi-volée puis­sante du pied gauche constitue le début d'une longue série. Roma­niste (tifoso de la Roma), il devient tout de suite le chou­chou de la "Curva Sud" puis se transforme en icône dans la cité éternelle après avoir offert le scudetto à l'AS Roma au cours de la saison 2000-2001 associé en attaque avec ses compères Montella et Batistuta. L’AS Roma rem­porte le titre pour la troi­sième fois de son his­toire et Totti se révèle déci­sif tout au long de l’année, ins­cri­vant 13 buts, pour la plus grande joie des supporteurs de la capi­tale italienne. Il est aussi nommé meilleur joueur du championnat et termine 5ème du Ballon d'or remporté cette année-là par Michael Owen.Tout au long de sa carrière, Totti fut un milieu de terrain-attaquant, capable de marquer et de faire marquer, de réaliser les gestes techniques les plus insensés avec une facilité déconcertante. Son palmarès avec son club reste modeste et il est incontestable qu'il aurait pu remporter davantage de trophées en rejoignant une formation plus huppée. Les propositions n'ont pas manqué mais Totti a préféré le choix du coeur que celui de la raison. Sur le plan international, Totti connaîtra la consécration suprême en remportant la Coupe du Monde 2006 alors que sa participation pour ce tournoi fut longtemps compromise en raison d'une fracture du péroné gauche survenue au mois de février de la même année. C'est donc en réalisant une véritable course contre la montre que Totti parviendra à retrouver ses sensations afin d'être opérationnel pour ce Mondial.
 L'après Coupe du Monde lui permettra de retrouver une seconde jeunesse puisqu'il fut sacré soulier d'or européen en marquant 26 buts au cours de la saison 2006-2007. Alors que l'on pouvait penser qu'un joueur de cette envergure finirait par se lasser du football professionnel, il s'est avéré que les poids des années n'avait pas d'influence sur son plaisir de jouer et de distraire ses tifosis. 2008 est l'année des nouveaux records pour Francesco Totti. Six ans après sa centième réalisation en rouge et jaune, il vient de doubler la mise. C'est à l'occasion d'une rencontre de Coupe d'Italie en janvier qu'il atteint la barre des 200 buts. Deux mois plus tard, le numéro 10 dispute son 500ème match pour la Roma toutes compétitions confondues. Son club réalise de nouveau une saison probante avec une deuxième place en Serie A, une Supercoupe et une nouvelle Coupe d'Italie. Par la suite, Francesco Totti est loin de répondre aux attentes. Il peine à marquer et se distingue plus par ses coups de sang que ses coups d'éclat. Pour son dernier match sous les couleurs de l’AS Rome, Francesco Totti, 40 ans, a pu participer durant une mi-temps à la victoire de son équipe de toujours (3 buts à 2) face au Genoa lors de la dernière journée de Série A en 2017. Dans un Stade Olympique bouillant, le club s’est qualifié in extremis pour la Ligue des champions, offrant à son n° 10 de légende des adieux sans grimace. Totti est un cas d’espèce dans le foot-business : 24 ans de carrière et 786 matchs disputés. Il est également le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la série A avec 250 réalisations, le premier étant Silvio Piola avec 274 buts inscrits. Et selon les statistiques officielles, Francesco Totti a cadré plus de 1000 tirs dans sa carrière, délivré 221 passes décisives, effectué plus de 2500 dribbles et plus étonnant, il a réalisé 1541 talonnades. Ce qui en fait quasiment deux en moyenne par match sur l'ensemble de sa carrière. Comme quoi, Francesco Totti doit être considéré comme l'une des plus grandes légendes du football.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 2006 (Italie)

Finaliste de l'Euro 2000 (Italie)
Vainqueur du Championnat d’Europe Espoirs en 1996 (Italie)
Vainqueur des Jeux Méditerranéens de Bari en 1997 (Italie)
Champion d’Italie en 2001 (AS Roma)
Vice-champion d’Italie en 2002, 2004, 2006, 2007, 2008, 2010, 2014, 2015 et 2017 (AS Roma)
Vainqueur de la Coupe d’Italie en 2007 et 2008 (AS Roma)
Finaliste de la Coupe d’Italie en 2003, 2005, 2006, 2010 et 2013 (AS Roma)
Vainqueur de la Supercoupe d’Italie en 2001 et 2007 (AS Roma)
Finaliste de la Supercoupe d’Italie en 2006, 2008 et 2010 (AS Roma)
Vainqueur de la Coupe d’Italie Primavera en 1994 (AS Roma)
 
DISTINCTIONS PERSONELLES
Élu meilleur joueur de l’année par "Golden Foot" en 2010
Vainqueur du Guerin d'or en 1998 et 2004
Élu meilleur joueur italien de l'année du championnat d'Italie en 2000, 2001, 2003, 2004 et 2007
Vainqueur du Ballon d’argent italien en 2008
À reçu le Prix "Gaetano Scirea" pour sa carrière exemplaire en 2014
Soulier d’or européen en 2007 (26 buts)
Meilleur buteur du championnat d’Italie en 2007 (26 buts) (AS Roma)
Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde en 2006
Nommé dans l'équipe type du tournoi de l'Euro 2000
Nommé dans l'équipe type de l'année de l'association ESM en 2001, 2004 et 2007
À reçu le Prix du Président de l'UEFA en 2017
Intronisé au Hall of Fame de l'AS Roma
Nommé au FIFA 100
Nommé parmi les légendes sportifs du quotidien italien "La Gazzeta Dello Sport"
Nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République Italienne en 2000 puis Officier en 2006
À reçu le Collier d'or du mérite sportif par le Comité Olympique national italien en 2006
 
DIVERS
- Il est le buteur le plus âgé (38 ans et 59 jours) en Ligue des Champions après avoir inscrit un but face au CSKA Moscou (le 25 novembre 2014).
- Totti détient quatre records pour le derby de Rome. Il est d'abord le meilleur buteur de l'histoire du derby avec 11 réalisations lors de la "stracittadina". Il est le joueur, dans l’histoire, à en avoir disputé le plus (42 matchs), à en avoir remporté le plus (14 matchs), mais aussi à en avoir perdu le plus (15 matchs).
 
VIDÉO


17/01/2018
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Alessandro Del Piero

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Alessandro Del Piero

 

Alessandro Del Piero

Né le 9 novembre 1974 à Conegliano (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Attaquant, 1m74

Surnom: Pinturicchio

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 91 sélections, 27 buts

 

1991/93 Calcio Padoue (ITA) 14 matchs, 1 but

1993/2012 Juventus Turin (ITA) 513 matchs, 208 buts

2012/14 Sydney FC (AUS) 48 matchs, 24 buts

2014 Delhis Dynamos (IND) 10 matchs, 1 but

 

Surnommé "Pinturicchio" en référence à un peintre de la Renaissance italienne, Alessandro Del Piero appartient à la catégorie des artistes, espèce trop rare dans l'histoire récente du football italien. Plus buteur que chef d'orchestre et soutien idéal d'un avant-centre de métier, Del Piero fait partie de ces joueurs capables de tout dans les trente derniers mètres et qui possèdent dans leur palette technique tous les attributs décisifs de l'attaquant: finesse du toucher de balle, sens du dribble, frappe puissante et précise, intelligence dans la passe et la déviation, adresse diabolique devant le but. Dénué de remarquables capacités physiques, le petit génie bianconero doit son époustouflant parcours à ses seules qualités de footballeur et un talent exceptionnel mis au service d'un professionnalisme sans failles. Passé maître dans l'exercice du coup franc et redoutable artificier, son nom est également synonyme de délicieuses feuilles mortes et autres boulets de canon dans les filets adverses. Sur la carrière d’une légende en revanche, les débuts sont souvent plus méconnus que les succès. Il s’est d'abord forgé du côté de Padoue. Jugé trop frêle à ses débuts, le jeune homme joue déjà attaquant, et ne porte pas encore son fameux numéro 10. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7311648_201708153416817.jpgLancé dans le grand bain à la fin de la saison 1991/92, il inscrit son premier et unique but sous les couleurs de son club formateur le 22 novembre de cette dernière année. Si ses apparitions sont rares, Del Piero tape dans l’œil d’une grosse écurie. La Juve, donc, avec laquelle il s’engage à l’été 1993. Il ne s’en doute certainement pas, mais il vient de signer là un contrat qui s’apparenterait davantage au mariage. Après une brève période d'adaptation, il connaît entre 1995 et 1998 une insolente réussite sur la scène européenne, marquant pas moins de 23 buts en 30 rencontres de Ligue des champions. Portée par son irrésistible attaquant, la Vieille Dame dispute trois finale consécutives, s'inclinant néanmoins à deux reprises contre Dortmund et le Real Madrid. Champion d'Italie en 1995, 1997 et 1998, il remporte deux nouveaux Scudettos aux côtés de David Trézéguet en 2002 et 2003, s'inclinant cependant une troisième fois en finale continentale face au rival milanais. Étrangement, celui qui a fait de la plus prestigieuse compétition de clubs son terrain de jeu favori n'a marqué qu'une fois en quatre finales, au cours desquelles la Juve est restée muette offensivement à trois reprises. Artisan des succès nationaux de la Juve, sacrée championne en moyenne une année sur deux dans la décennie suivant son arrivée, Del Piero pourrait presque se considérer maudit en C1 s'il n'avait raflé la coupe aux grandes oreilles aux tirs aux buts face à l'Ajax en 1996. Comme quoi il n'est jamais trop tôt pour mettre un trophée au frais. Avec la Squadra Azzura, Del Piero a disputé toutes les compétitions internationales de 1996 à 2008. Son premier tournoi, l'Euro 96, se solde par une humiliante élimination au premier tour, mésaventure qu'il connaîtra à nouveau huit ans plus tard. Lors de la fameuse défaite de l'Euro 2000 à Rotterdam contre la France, il rate deux occasions de doubler la mise face à Barthez en deuxième période, héros malheureux d'un des épisodes les plus douloureux de l'histoire de la sélection italienne. Condamné semble-t-il à l'échec lors des rendez-vous internationaux, Del Piero, entré en jeu à la 53ème, manque une opportunité unique de rentrer dans la légende du maillot bleu, aux côtés des Riva, Altobelli, Baggio. Toujours Baggio. Sévèrement critiqué pour son incapacité à faire gagner la Squadra et son penchant à passer à côté des grandes finales, il prendra partiellement sa revanche en 2006, même s'il doit une nouvelle fois s'asseoir sur le banc. Buteur au bout de la prolongation en demie-finale contre l'Allemagne, il réussit son tir au but en finale et ajoute à 31 ans sa plus belle ligne à un palmarès déjà bien rempli. Le 30 octobre 2010, en marquant face au Milan AC, Del Piero a battu le record détenu par Boniperti pour devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Juve en Serie A avec 180 réalisations, auxquels il faut ajouter une cinquantaine de buts en Coupe d'Europe. Très régulier dans son rendement depuis l'ouverture de son compteur à Foggia en septembre 1993, il a dépassé à sept reprises la barre des dix réalisations en championnat depuis 1998 mais a dû attendre sa quinzième saison sous le maillot bianconero pour conquérir son premier titre de capocanoniere devant Trézéguet en 2008. Tout comme Gianluigi Buffon, Del Piero a définitivement gagné le respect des tifosi en restant au club malgré la relégation en Serie B et en acceptant de promener sa classe et son titre de champion du monde sur les pelouses d'Arezzo, Frosinone ou Spezia. Auteur de vingt buts lors de ce passage au purgatoire, le sauveur atteint un statut iconique et incarne pour les supporters la revanche de la Juve sur ceux qui ont voulu causer sa perte. Il quittera son club de toujours sur un nouveau scudetto et trois buts qui se révéleront importants pour la conquête de son 8ème titre de champion personnel. Le dernier match face à l’Atalanta (où il marquera), il fera un double tour d’honneur alors que le match continue de se jouer, Del Piero aura marqué 290 buts en 705 matches avec la Juventus. Del Piero choisit ensuite le FC Sydney pour conclure sa glorieuse carrière, malgré ses 14 buts, son club échoue aux portes des play-off, il rempile cependant une année de plus. Cette fois l’objectif minimal est atteint mais le parcours s’arrête rapidement lors de la phase à élimination directe et c’est sur ce résultat qu’il quitte le club australien. Quelques semaines plus tard, Pinturicchio s’engage avec le Delhi Dynamo dans le nouveau championnat indien avant de prendre sa retraite et devenir consultant par la suite. Alessandro Del Piero restera dans l’histoire comme un joueur de cœur et de classe. Un homme qui, au-delà de son club, porte un amour éternel à son pays entier, l’Italie, et qui n’attisera jamais les rivalités entre clubs.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 2006 (Italie)

Vainqueur de l'Euro 2000 (Italie)

Vainqueur du championnat d’Europe espoirs des nations en 1992 et 1994 (Italie)

Vainqueur de la Ligue des champions en 1996 (Juventus Turin)

Finaliste de la Ligue des champions  en 1997, 1998 et 2003 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1996 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 1996 (Juventus Turin)

Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1995 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1999 (Juventus Turin)

Champion d’Italie en 1995, 1997, 1998, 2002, 2003 et 2012 (Juventus Turin) (*titre annulé en 2005 et 2006)

Vice-champion d’Italie en 1994, 1996, 2000, 2001 et 2009 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1995 (Juventus Turin)

Finaliste de la  Coupe d’Italie en 2002, 2004 et 2012 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Supercoupe d’Italie en 1995, 1997, 2002, 2003 et 2012 (Juventus Turin)

Champion d’Italie de Série B en 2007 (Juventus Turin)

Champion d'Italie Primavera en 1994 (Juventus Turin)

Vainqueur du Tournoi de Viareggio en 1994 (Juventus Turin)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur italien de l’année de Série A en 1998 et 2008

Élu meilleur espoir européen de l’année (Trophée Bravo) en 1996

Élu meilleur joueur de l’année par Golden Foot en 2007

Élu homme du match de la finale de la Coupe Intercontinentale en 1996

Ballon d’argent italien en 2009

À reçu le Prix "Gaetano Scirea" en 2008

Prix d’honneur pour sa carrière sportive par Globe Soccer en 2011

Prix Gentleman du fair-play en 2006

Meilleur buteur de la Ligue des champions en 1998 (10 buts) (Juventus Turin)

Meilleur buteur du championnat d’Italie en 2008 (21 buts) (Juventus Turin)

Meilleur buteur du championnat d’Italie de Série B en 2007 (21 buts) (Juventus Turin)

Nommé dans l'équipe type de l'association ESM en 1996, 1997 et 1998

Nommé dans l'équipe type du championnat d'Australie en 2013

Nommé au FIFA 100

Joueur de l'année du Sydney FC en 2014

Intronisé au Hall of Fame du Sydney FC en 2015

Nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République italienne en 2000 puis Officier en 2006

Médaille d'or du mérite sportif par le comité olympique national italien (CONI) en 2006

 

VIDÉO



15/08/2017
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Salvatore Schillaci

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Salvatore Schillaci

 

Salvatore "Totò" Schillaci

Né le 1er décembre 1964 à Palerme (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Attaquant, 1m75

Surnom: "Totò"

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 16 sélections, 7 buts

 

1982/89 Messine (ITA) 219 matchs, 61 buts

1989/92 Juventus Turin (ITA) 90 matchs, 26 buts

1992/94 Inter Milan (ITA) 30 matchs, 11 buts

1994/97 Jubilo Iwata (JAP) 78 matchs, 56 buts

 

"Ma carrière, d’une certaine manière, a duré trois semaines. Mais je ne les échangerais pour rien au Monde contre des titres". Trois semaines, c'est peu, mais cela résume bien la carrière de "Toto" Schillaci. En quelques semaines, Schillaci remporte la coupe d'Italie et la Coupe de l'UEFA avec la Juventus, termine troisième de la coupe du Monde et remporte le titre de meilleur buteur et de meilleur joueur du tournoi avec la Squadra Azzura en 1990. Remplaçant au début de la compétition, il est devenu Toto le héros. L'improbable héros. Né à Palerme, il débute sa formation en Sicile dans le club de Messine, alors en Série C. Salvatore Schillaci-.jpgLe club monte en Série B lors de la saison 85-86, Salvatore Schillaci a alors 21 ans et ses performances sont très vite remarquées par la Juventus qu'il le recrute en 1989. Il intègre la "Vieille Dame " en cette année de coupe du Monde. Il devient un titulaire en puissance inscrivant 15 buts en série A et 6 buts en coupe UEFA. Il remporte ses seuls trophées de sa carrière durant cette saison, la Coupe d'Italie et la C3. Son rôle majeur dans l'épopée européen lui vaut une convocation en équipe d'Italie quelques mois avant l'ouverture du Mondial à domicile, face à la Suisse en match amical. Sélectionné parmi les 22 joueurs, il entame la compétition sur le banc des remplaçants. Son histoire commence lors de la première rencontre des italiens, face à l'Autriche. Englués, les joueurs d'Azeglio Vicini sont incapables de trouver l'ouverture. Alors le sélectionneur lance dans le dernier quart d'heure Salvatore Schillaci. L'attaquant de la Juventus honore alors seulement sa deuxième sélection. Elle va changer sa vie. Sur un de ses premiers ballons, "Toto" reprend de la tête un centre de Gianluca Vialli et délivre l'Italie. S'il se contente encore d'entrer en jeu face aux Etats-Unis (le seul match où il ne marquera pas), Schillaci est ensuite titularisé contre la Tchécoslovaquie. Il ouvre le score. Puis il en fait de même contre l'Uruguay en huitièmes et l'Eire en quarts. L'Italie devient dingue de son Toto. Transcendé, intouchable, en permanent état de grâce, il aurait encore pu être le héros de la demi-finale contre l'Argentine puisque c'est lui qui débloque la situation. Mais la Squadra s'incline finalement aux tirs au but. Une dernière réalisation lors du match pour la troisième place contre l'Angleterre offre le titre de meilleur buteur à Schillaci. Encore inconnu de la sélection italienne il y a quelques mois, il sera élu meilleur joueur du tournoi devant l'allemand Lothar Matthaus. Un vrai conte de fées. La suite sera plus difficile. À la Juve, Toto ne marque plus. Sa carrière internationale s’achève un an après son exploit, à 26 ans. Après une expérience anecdotique à l'Inter, le joueur s'envole pour le Japon. Au pays du Soleil levant, il marque 56 buts en 78 matchs, de 1994 à 1997, et prend sa retraite à l'âge de 33 ans. Cette coupe du Monde, pour lui, restera comme une parenthèse glorieuse totalement inattendue.

 

PALMARÈS


3ème de la Coupe du Monde en 1990 (Italie)

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1990 (Juventus Turin) et 1994 (Inter Milan)

Champion du Japon en 1997 (Jubilo Iwata)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1990 (Juventus Turin)

Champion d'Italie de Série C1 en 1986 (Messine)

Champion d'Italie de Série C2 en 1983 (Messine)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’argent en 1990

Onze d’Argent en 1990

Élu meilleur joueur de la Coupe du Monde en 1990

Meilleur buteur de la Coupe du Monde en 1990 (6 buts)

Meilleur buteur de Série B en 1989 (23 buts) (Messine)

Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde 1990

Nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République italienne en 1991

 

VIDÉO




06/12/2015
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Gianluca Pagliuca

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Gianluca Pagliuca

 

Gianluca Pagliuca

Né le 18 décembre 1966 à Bologne (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, gardien de but, 1m90

Surnom: "Il gatto di Casalecchio"

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 39 sélections

 

1987/94 Sampdoria Gênes (ITA) 198 matchs

1994/99 Inter Milan (ITA) 165 matchs

1999/2006 Bologne (ITA) 248 matchs

2006/07 Ascoli (ITA) 23 matchs

 

Avec 592 matchs en Série A, Gianluca Pagliuca a été l'un des gardiens ayant disputé le plus de rencontres en première division italienne durant une époque. Les monstres sacrés de ce poste tels que Dino Zoff ou Walter Zenga doivent se contenter des second rôles face au portier bolognais, seul le monstrueux Gianlui Buffon a fait mieux depuis. Son parcours professionnel débute à la Sampdoria de Gênes, sous les ordres de l’excentrique entraîneur serbe Vujadin Boskov qui lui fait tout de suite confiance, en le nommant titulaire dès sa deuxième saison au club, alors qu’il n’a que 22 ans. Gianluca justifie la confiance accordée par son coach en devenant l’un des meilleurs gardiens du championnat italien, avec l’intériste Zenga et le turinois Tacconi. Gianluca Pagliuca.jpgSes très bonnes performances lui permettent d’être sélectionné comme troisième gardien de la Squadra Azzura qui dispute le Mondial 1990 à la maison. Plus tard, il se forge rapidement un palmarès avec deux coupes d'Italie remportées en 1988 et 1989 et une coupe des vainqueurs de coupe en 1990. Mais le tournant de sa carrière a lieu quelques mois plus tard, en 1991.  Avec Pietro Vierchowod, Giuseppe Dossena, Roberto Mancini et Gianluca Vialli, il forme la colonne vertébrale de la Sampdoria qui devient pour la première fois de son histoire championne d’Italie. Leader indiscutable d’une défense qui n’encaisse que 24 buts en 34 matchs, Pagliuca réussit à convaincre même ses détracteurs les plus féroces. C'est également au cours de cette saison que Pagliuca porte pour la première fois le maillot de l'équipe d'Italie lors d'un match amical contre l'URSS en juin 1991. Il obtient sa consécration internationale l’année d’après, mais de la plus triste des manières. Sa Sampdoria, au bout d’un parcours incroyable, perd en finale de Coupe d'Europe des champions contre le grand Barça de Johan Cruyff sur un coup franc de Ronald Koeman à la 112ème minute des prolongations. Ironie du sort, sur le but du néerlandais, Pagliuca commet une de ses très rares erreurs en prenant la frappe sur son propre poteau… Outre le nombre de rencontres jouées en Serie A, Gianluca détient un autre record significatif, mais beaucoup moins glorieux. Lors d'un match de poule contre la Norvège durant la Coupe du Monde américaine en 1994, Pagliuca devient le premier gardien à être expulsé en Coupe du Monde. Malgré cela, il réalise un Mondial ébouriffant et se montre décisif tout au long de la compétition, notamment en quarts de finale contre l’Espagne. En finale, il est protagoniste d’une des images fortes du football italien, à jamais gravée dans les esprits des tifosi. Suite à une frappe de Romario qui heurte le montant droit de ses cages, Pagliuca se lève doucement, pousse un gros ouf de soulagement et embrasse son poteau, en guise de remerciement pour l’avoir sauvé. Le romantisme à l'italienne. Malheureusement, cela ne suffira pas pour éviter la défaite italienne face à la Seleçao lors de la première finale de Coupe du Monde disputé aux tirs au but. L’erreur de Roberto Baggio mettra fin aux rêves de gloire de Pagliuca. Au début de la saison 1994/1995, le portier bolognais dit adieu à la Sampdoria pour tenter sa chance à l’Inter. Il hérite d’un lourd fardeau, puisqu’il succède à l’inimitable "Uomo Ragno" Walter Zenga, mais en quelques mois il arrive à s’imposer à San Siro et à gagner le respect de ses coéquipiers et des supporters. Malgré un maigre palmarès avec les nerazzurri, l’absence de Beppe Bergomi lors de la finale de C3 en 1998 (Inter-Lazio 3 buts à 0), lui permet de soulever le trophée en tant que capitaine de l’équipe et d’entrer dans le cœur des supporters intéristes. Encore titulaire lors de France 98, Pagliuca sort un autre mondial solide et sans bavures. Mais encore une fois, la Squadra se fait sortir aux penaltys, cette fois-ci par le futur vainqueur la France. Il prend sa retraite internationale le jour après l’élimination italienne, laissant la place à l’essor de Gianluigi Buffon et Francesco Toldo. En 1999, il quitte aussi l’Inter et décide d’aller jouer le maintien dans sa ville natale, Bologne. En 2007, après une dernière saison à Ascoli où il devient le gardien de but qui a disputé le plus de rencontres de Série A dépassant ainsi le célèbre Dino Zoff avant d'être surpassé par Gianluigi Buffon, il prend définitivement sa retraite à l'âge de 41 ans.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1994 (Italie)

3ème de la Coupe du Monde en 1990 (Italie)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1990 (Sampdoria Gênes))

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1998 (Inter Milan)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1992 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Coupe des Coupes en 1991 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Coupe UEFA en 1997 (Inter Milan)

Champion d’Italie en 1991 (Sampdoria Gênes)

Vice-champion d’Italie en 1998 (Inter Milan)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1988, 1989 et 1994 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Coupe d’Italie en 1991 (Sampdoria Gênes)

Vainqueur de la Supercoupe d’Italie en 1991 (Sampdoria Gênes)

Finaliste de la Supercoupe d’Italie en 1988 et 1989 (Sampdoria Gênes)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Guérin d’Or en 1997 (Inter Milan) et 2005 (Bologne)

Nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite de la république Italienne en 1991

 

VIDÉO



06/11/2015
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Antonio Cabrini

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Antonio Cabrini

 

Antonio Cabrini

Né le 8 octobre 1957 à Crémone (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, arrière gauche, 1m78

Surnoms: Bell'Antonio, Fidanzato d'Italia (le fiancé d'Italie)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 73 sélections, 9 buts

 

1973/75 Cremonese (ITA) 29 matchs, 2 buts

1975/76 Atalanta (ITA) 35 matchs, 1 but

1976/89 Juventus Turin (ITA) 297 matchs, 33 buts

1989/91 Bologne (ITA) 55 matchs, 2 buts

 

Surnommé Bell’Antonio, l’ancien latéral gauche de la Nazionale a passé l'essentiel de sa carrière à la Juventus Turin jouissant d’une certaine popularité auprès du public féminin. Enfant de Crémone, la ville des violoniste, située à 200km de Turin, Antonio Cabrini fait ses premiers pas à Cremonese, une bonne équipe de 3ème division italienne. Cabrini y apprend les rudiments du ballon rond. Gaucher, il joue sur l’aile avant de reculer d'un cran pour évoluer au poste de latéral gauche définitivement. Antonio Cabrini.jpgÀ 16 ans, il fait ses débuts en Série C. Il ne joue que 3 matchs, mais gagne sa place de titulaire lors de la saison suivante. À l'époque, Cremonese est le champ de recrutement privilégié de la Juve. Deux ans sont passés, et la Juventus va solliciter Cabrini pour lui faire suivre une année "intermédiaire" à l'Atalanta Bergame. La chance arrive lorsque la formation turinoise effectue un remaniement total de l'effectif. Gaetano Scirea passe de latéral à libéro, laissant ainsi libre son poste: Cabrini, bien qu'encore perfectible, se voit appelé pour remplir cette mission. Pas impressionné par la présence à ses côtés des Gentile, Tardelli et Causio, il s'impose très vite grâce à sa determination, mais également à sa technique irréprochable. Chez les Bianconeri, il fait sa première apparition à l’âge de 19 ans en Série A en 1977, avec à la clé une victoire contre la Lazio (2 buts à 0). Le début de 13 ans de succès dans le Piémont. Dès sa 1ère saison, Antonio Cabrini remporte le Scudetto, malgré un temps de jeu dérisoire (7 matchs). La suite ne sera qu’une voie directe vers les sommets. Sur le plan national, le gamin de Lombardie glane 6 titres de champion d’Italie et 2 coupes italiennes. En Europe, le bilan est aussi flatteur: 1 coupe de l’UEFA (1977), 1 Coupe des coupes (1984), 1 Supercoupe d’Europe (1984), 1 Coupe des clubs champions (1985) et 1 Coupe intercontinentale (1985). Sur son aile gauche, ses raids sont décisifs. Très souvent, ils se finissent par un centre parfait sur la tête de Roberto Bettega ou Roberto Boninsegna. En équipe nationale, passait par toutes les sélections de jeunes, il est convoqué pour la première fois par Enzo Beardot pour disputer la Coupe du Monde 1978. Le 2 juin, il dispute son premier match avec la Nazionale. Comme avec la Juventus, Antonio Cabrini remporte son premier match cette fois-ci face la France (2 buts à 1). Par la suite, il joue tous les matchs du tournoi et termine la compétition au pied du podium. À 20 ans, le gamin s’est imposé comme un titulaire indiscutable. Costaud. Son plus beau souvenir reste évidemment le titre de champion du monde 1982. L’Italie remporte la compétition en battant la RFA en finale (3 buts à 1), malgré un pénalty manqué par Antonio. Véritable consécration, il ne fera pas mieux quatre ans plus tard, au Mexique, éliminé en huitième de finale par les français. Il termine ensuite sa carrière à Bologne en 1991 après 2 saisons chez les "Rossoblù". Le gamin de Lombardie a toujours été un personnage public. En 2008, il publie son premier roman "Ricatto perfetto" et participe à la 6ème édition de la célèbre émission italienne "L’Isola Dei Famosi" ("l’île des célébrités"). Il s’engage même en politique en juin 2009. Mais Antonio refait surface dans le football en 2000 en s’installant sur le banc d’Arezzo, un club de Série C1. Par la suite, il rejoint le FC Crotone en Série B. Il enchaîne les clubs sans grand succès avant de prendre en main l'équipe nationale féminine d'Italie en 2012.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1982 (Italie)

4ème de la Coupe du Monde en 1978 (Italie)

4ème de l'Euro 1980 (Italie)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1985 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1985 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1984 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Supercoupe d’Europe en 1984 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe UEFA en 1977 (Juventus Turin)

Champion d’Italie en 1977, 1978, 1981, 1982, 1984 et 1986 (Juventus Turin)

Vice-Champion d’Italie en 1980, 1983 et 1987 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1979 et 1983 (Juventus Turin)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur jeune joueur de la Coupe du Monde en 1978

 

VIDÉO




23/08/2015
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