Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Adolf Scherer

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Photo: ©sport-card

 

Adolf Scherer

 

Né le 5 mai 1938 à Priekopa (TCH)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5689018_201605145642654.png Slovaque, Attaquant, 1m80
Surnom: Dolfy
 
https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4859506_201505274847180.png 36 sélections, 22 buts
(Matchs amicaux: 19 sélections, 10 buts)
(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections, 5 buts)
(Coupe du Monde: 6 sélections, 3 buts)
(Qualif Euro: 4 sélections, 2 buts)
(Coupe Internationale: 2 sélections, 2 buts)
 
1ère sélection : le 20 septembre 1958 contre la Suisse (2-1)
Dernière sélection : le 11 octobre 1964 contre la Hongrie (2-2)
 
1957/62 CH Bratislava (TCH) 115 matchs, 72 buts
1962/65 Slovnaft Bratislava (TCH) 43 matchs, 27 buts
1965/67 Lokomotíva Košice (TCH) 35 matchs, 3 buts
1967/69 VSS Košice (TCH) 42 matchs, 26 buts
1969/72 Nîmes Olympique (FRA) 74 matchs, 32 buts
(Championnat de France: 65 matchs, 23 buts)
(Coupe de France: 9 matchs, 9 buts)
1972 Strojárne Martin (TCH)
1973/75 Olympique Avignonnais (FRA) 22 matchs, 4 buts
(Championnat de France de D2: 19 matchs, 4 buts)
(Coupe de France: 3 matchs)
 

Finaliste de la Coupe du Monde 1962 avec la Tchécoslovaquie, Adolf Scherer est connu pour avoir porté le maillot du Nîmes Olympique entre 1969 et 1971.

 

Lors du Mondial au Chili, c'est lui le principal artisan du beau parcours de la "Národní tým" (surnom de la sélection). Muet lors du premier tour, l'attaquant au gabarit imposant va se réveiller pour les matchs à élimination directe. Il plante d'abord un but décisif face aux Hongrois, favori, en quart de finale à Rancagua, dans la banlieue de Santiago, avant d'inscrire en demi-finale deux réalisations dans les dix dernières minutes de l'opposition face à la Yougoslavie (3 buts à 1) à Vina Del Mar, cité balnéaire bordée par l'Océan Atlantique. Il perd en finale au côté de Josef Masopust contre le grand Brésil des GarrinchaVava et autres Didi (défaite 3 buts à 1), malgré l'ouverture du score. Meilleur buteur de sa nation durant le tournoi (3 buts), cette performance unique ne permet pas pour autant d'assurer une belle carrière par la suite. Pire, l'international tchécoslovaque (36 sélections) aurait pu signer dans les plus grands clubs européens, mais son pays est sous la joug communiste et les dirigeants du parti refusent le départ des stars vers l'étranger. Celui qu'on surnomme "Dolfy" obtiendra tout de même un bon de sortie, quand l'homme politique Alexander Dubček introduit des réformes pour la liberté de la presse, d’expression et de circulation. Alors il n'hésite pas à quitter le pays et signe au Nîmes Olympique. En deux saisons et demie, il porte le maillot des Crocos 74 fois et inscrit 32 pions. L'acclimatation est plutôt réussie pour un joueur qui n'a jamais quitté sa patrie, jouant durant ses plus belles années à la fin des années 1950 et au début des années 1960 entre Bratislava et Košice. Mais entre-temps, le "Printemps de Prague" est écrasé par l'URSS, l'obligeant à rentrer directement dans son fief familial à la fin de son contrat dans le Gard. Il signe au Strojárne Martin et devient comptable dans une fabrique de tanks et de mitraillettes pour les armées du Pacte de Varsovie. Ne souhaitant pas rester, il décide de s'enfuir au moment où son club est invité à jouer lors d'une rencontre amicale organisé dans le sud de la France. Cette opportunité lui permet d'effectuer une dernière pige en deuxième division, à l'Olympique Avignonnais, avant de raccrocher les crampons à l'âge de 40 ans en tant que libéro et d'ouvrir un bar qu'il nomme "Le Penalty". Malheureusement, le natif de Priekopa paye son "évasion" au prix fort. L'ancien héros de 62 devient un paria. Interdit de territoire, il est ostracisé par les autorités tchécoslovaques durant seize longues années, jusqu'à la chute du bloc communiste. Réhabilité depuis, Adolf Scherer reste un des joueurs de la grande épopée chilienne parmi les plus méconnus en Tchéquie, mais aussi dans son pays d’origine, la Slovaquie. Pourtant ses exploits sud-américains resteront eux gravés pour toujours au panthéon du foot mondial.

 

PALMARÈS

 

Finaliste de la Coupe du Monde en 1962 (Tchécoslovaquie)

Champion de Tchécoslovaquie en 1959 (CH Bratislava)

Vice-champion de Tchécoslovaquie en 1961 (CH Bratislava)

Vice-champion de France de D2 (groupe C) en 1972 (Olympique Avignonnais)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Meilleur buteur du championnat de Tchécoslovaquie en 1962 (24 buts) (CH Bratislava)

 

SOURCES/RESSOURCES

 

- Objectif Gard - Adolf Scherer, le revers de la médaille - 



05/05/2022
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