FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Vsevolod Bobrov

Vsevolod Bobrov.jpg

Vsevolod Bobrov

 

Vsevolod Mikhailovich Bobrov

Né le 1er décembre 1922 à Morchansk (URSS)

Décédé le 1er juillet 1979 à Moscou (URSS)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4939633_201506243735982.png Soviétique, Attaquant, 1m80

Surnom: "Seva", "jambes en or"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4939633_201506243735982.png 3 sélections, 5 buts

(Jeux Olympiques: 3 sélections, 5 buts)

 

1ère sélection : le 15 juillet 1952 contre la Bulgarie (2-1)

Dernière sélection : le 22 juillet 1952 contre la Yougoslavie (1-3)

 

1945/49 CDKA Moscou (URSS) 99 matchs, 100 buts
(Championnat d'URSS: 79 matchs, 82 buts)
(Coupe d'URSS: 20 matchs, 18 buts)
1950/52 VVS Moscou (URSS) 35 matchs, 18 buts
(Championnat d'URSS: 32 matchs, 14 buts)
(Coupe d'URSS: 3 matchs, 4 buts)
1953 Spartak Moscou (URSS) 4 matchs, 3 buts

 

Dans l'histoire des Jeux olympiques, un seul homme a été capitaine de son équipe dans deux sports différents: Vsevolod Bobrov. Si les footballeurs-hockeyeurs étaient nombreux dans les années cinquante, nul n'était aussi doué que lui. Bobrov était la personnalité dominante au moment où l'Union soviétique s'est ouverte aux sports olympiques. Né à Morchansk, dans la province de Tambov, "Seva" ne tarde pas à être remarqué pour ses qualités athlétiques et intègre le Dynamo Leningrad à 16 ans. C'est Mikhaïl Butusov, le premier capitaine de l'équipe de Russie, qui détecte en lui un grand talent et recommande son incorporation en équipe première. Malheureusement la guerre éclate. L'URSS est attaquée conjointement par les Nazis et par les Finlandais. Il doit partir à Omsk où il travaille 16 heures par jour à confectionner des pièces d'artillerie pour l'effort de guerre. Il entre dans la sélection de la ville dans laquelle il côtoie de nombreux anciens athlètes de Leningrad. Le joueur participe alors à des rencontres de foot organisé en Sibérie, dans l'Oural et dans la région de la Volga pour réunir des fonds aux enfants évacués à Omsk. Conscrit à l'automne 1942, il n'est pas envoyé au front, car il participe à la formation sportive des jeunes soldats. Préservé, sa valeur sportive n'est pas inconnue des officiers de haut rang. Quand la guerre s'achève, il revient à Moscou à l'été 1944 et rejoint tout naturellement l'équipe de l'armée, le CDKA Moscou (ex-CSKA). Dès sa première saison, il termine meilleur buteur du championnat soviétique et attire l'œil des dirigeants du Dynamo, qui s'apprêtent à effectuer une tournée historique en Grande-Bretagne, invité d'honneur pour fêter sa contribution à la victoire des Alliés. Vsevolod Bobrov.jpgLe buteur du CSKA est débauché le temps du voyage et va devenir la star et le héros de la délégation russe en inscrivant 6 buts au total, au cours de matchs opposant la formation moscovite à des équipes du calibre de Chelsea, Arsenal, les Rangers ou Cardiff. Clairement, ce Vsevolod Bobrov est la star du football de cet immédiat après-guerre. À la suite de cette tournée britannique réussite, celui qui est surnommé "jambes en or" par un journaliste russe va confirmer qu'il est bien l'un des plus illustres joueurs du moment, tout du moins le plus grand d'URSS, inscrivant un total de 96 buts en 116 matchs disputés dans le championnat soviétique. D'abord sous les couleurs du CDKA, puis du club de l'armée de l'air, le VVS Moscou dirigé par Vassili Staline, le fils du dictateur, et enfin du Spartak, glanant au passage quatre titres nationaux et terminant deux saisons meilleur buteur. Son expérience en sélection est brève mais spectaculaire. Lors des Jeux olympiques de 1952 en Finlande, l'équipe nationale de foot fait ses débuts en compétition internationale avec Bobrov capitaine et déjà buteur pour sa première sélection lors du premier match de l'URSS face à la Bulgarie (2 buts à 1). Le deuxième adversaire est plus coriace puisqu'il s'agit de la Yougoslavie, finaliste des JO quatre ans auparavant. À un quart d'heure de la fin de la rencontre, les "Plavi" mènent 5 buts 1 avec le seul but pour l'URSS signé de l'inévitable Bobrov, qui décide alors de prendre vraiment les choses en main. Il entame sa mission impossible par une passe décisive à Vassili Trofimov qui concrétise. Dans la foulée, il réduit encore l’écart d’une frappe puissante, puis triple son total personnel à la 87ème, portant le score à 4 buts à 5. Le milieu Aleksandr Petrov prend alors le relais et égalise à quelques secondes du coup de sifflet final. Quatre buts assénés dans les 14 dernières minutes à un adversaire resté coi : l’URSS peut s’enorgueillir de l’une des remontées les plus spectaculaires de l’histoire du football. Le match d'appui disputé deux jours plus tard sera cependant remporté 3 buts à 1 par la Yougoslavie, malgré la rapide ouverture du score de Bobrov, qui fêtait alors sa dernière apparition avec la Russie. Bilan de l'éphémère carrière internationale en football de Bobrov : 3 sélections, 5 buts. Curieusement, Bobrov décroche l’or olympique dans une tout autre discipline que le football. Aussi étincelant sur le rectangle vert que sur les patinoires, il était le meilleur hockeyeur sur glace de l’Union soviétique, qui lui doit en grande partie sa victoire aux Jeux Olympiques d’hiver en 1956. Car parallèlement, il s'était mis au patin, c'est le côté pratique des choses, football l'été, hockey l'hiver. International avant de l'être dans le foot, il échappe miraculeusement au crash d'un avion qui va décimer la sélection soviétique. Le 5 janvier 1950, le Lisunov Li-2 de l'armée s'écrase. Les secouristes retrouvent dans les décombres les onze joueurs plus le staff et les membres de l'équipage, mais pas Bobrov venu en train. Un vrai miraculé qui va ensuite devenir l'homme fort et le capitaine de la sélection renaissante, championne du monde 1954 pour la première participation de l'URSS au tournoi. Bobrov termine meilleur buteur et l'invincible Canada est balayé 7 à 2 en finale, une sensation! Ses stats personnelles sur la glace sont encore plus invraisemblables que sur la pelouse : 254 buts en 130 matchs de championnat soviétique, 89 buts en 59 matchs avec la sélection. Il mène ensuite une brillante carrière d'entraîneur, en football, mais encore plus en hockey, puisqu'il est le sélectionneur de la fameuse "Machine rouge" qui gagnait tout. Le destin qui a plusieurs fois souri à Vsevolod Bobrov lui a cependant été fatal. Un jour, il s'est plaint à son masseur d'une douleur à la jambe. Or, il s'agissait d'une thrombose veineuse. Le caillot de sang s'est détaché et a migré dans l'artère pulmonaire. Transporté à l'hôpital dans la nuit en raison d'un rythme cardiaque irrégulier, il y meurt le lendemain, le 1er juillet 1979 à l'âge de 56 ans, d'une embolie pulmonaire. Il est enterré au cimetière de Kuntsevo sous une stèle monumentale dans laquelle une de ses authentiques crosses est moulée dans une sculpture en bronze. Il figure à la troisième place des athlètes russes du 20ème siècle derrière le légendaire gardien de but Lev Yashin et le champion de lutte gréco-romaine Alexander Karelin, poids lourd historique du sport mondial. Il n'était pas le joueur le plus complet, pas le plus aimé de ses entraîneurs, certains relativisaient sa valeur et le décrivaient comme nonchalant, d'autres au contraire considéraient que sa force était son engagement total durant un match. Ce qui est certain, c'est qu'il était capable de rallier une équipe, de la mener. Sa vie a tout d'une légende.

 

PALMARÈS


Champion d’URSS en 1946, 1947, 1948 (CDKA Moscou) et 1953 (Spartak Moscou)

Vice-champion d’URSS en 1945 et 1949 (CDKA Moscou)

Vainqueur de la Coupe d'URSS en 1945 et 1948 (CDKA Moscou)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat d’URSS en 1945 (24 buts) et 1947 (14 buts) (CDKA Moscou)

Nommé dans l'équipe type de l'année du championnat d'URSS en 1948

Membre du Club Grigory Fedotov (124 buts)

À reçu la Médaille de l'Ordre de Lénine en 1957

À reçu l'Ordre de l'insigne d'honneur soviétique

À reçu la Médaille pour la victoire sur l'Allemagne dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945

 

DIVERS


- Son fils Mikhaïl Bobrov, diplômé de l'institut militaire d'éducation physique, est décédé à 28 ans dans un accident de moto, percuté par la voiture d'un voisin. Le fils de Mikhail, Vsevolod Bobrov jr, prénommé comme son grand-père, n'a pas poursuivi de carrière sportive mais a suivi des études de langues à l'université de Moscou.

 

VIDÉO




24/05/2019
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Jacinto Quincoces

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Jacinto Quincoces

 

Jacinto Francisco Fernández de Quincoces López de Arbina

Né le 17 juillet 1905 à Barakaldo (ESP)

Décédé le 10 mai 1997 à Valence (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Défenseur central, 1m81

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 25 sélections

(Matchs amicaux: 20 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

(Coupe du Monde: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 30 mai 1928 contre le Mexique (7-1)

Dernière sélection : le 19 janvier 1936 contre l'Autriche (4-5)

 

1920/31 Alavés (ESP) 18 matchs
1931/36 Real Madrid (ESP) 90 matchs
1937 à 1939 Pas de championnat en raison de la Guerre civile espagnole
1939/42 Real Madrid (ESP) 42 matchs
 
L'un des meilleurs défenseurs du Monde dans les années 30. Sa sobriété et ses dégagements acrobatiques l'ont fait connaître partout. Associé à Zamora et Ciriaco, il fait partie d'une défense légendaire. Elle est encore citée comme l'une des meilleures de l'histoire, pleine de force et dotée d’un modèle technique sans égal. La sérénité du Basque a été cruciale dans la conquête de deux titres de Liga et deux coupes d'Espagne. Formé dans sa ville natale, l'Alavés finit par s'offrir les services du défenseur en 1925. Aux côtés de Ciriaco, il ne cesse de répéter les bonnes prestations. Le Real Madrid décide finalement de les recruter tous les deux. Les succès ne se font pas attendre. Lors de la première saison, le club remporte la Liga en terminant invaincu. Seule la Guerre civile espagnole à été capable de stopper ce Real Madrid. L'équipe s'est alors désintégrée, et bien que le Basque ait continué à jouer, il décide de se retirer en 1942. La sérénité défensive des Merengues a immédiatement déteint sur la sélection espagnole. Quincoces est appelé à 25 reprises, notamment lors de la Coupe du Monde 1934 en Italie au cours duquel la défense de l'équipe d'Espagne a été nommée "Meilleure défense du Monde". Par la suite, Quincoces devient entraîneur du Real Madrid dans la période de l'après-guerre. Son bilan honorable, quatrième de Liga et vainqueur de la Coupe d'Espagne contre le FC Valence (3 buts à 1), ne lui permet cependant pas d'être prolongé. Son retour lors de l'exercice suivant finit en eau de boudin, puisque son licenciement est annoncé après dix-sept rencontres pour un bilan de cinq victoires, quatre matchs nuls et huit défaites. Pour l'anecdote, la Casa Blanca terminera la saison... onzième sur quatorze. Une deuxième expérience complètement ratée. Il décède le 10 mai 1997 à l'âge de 91 ans.
 
PALMARÈS
Champion d’Espagne en 1932 et 1933 (Real Madrid)
Vice-champion d’Espagne en 1934, 1935, 1936 et 1942 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1934 et 1936 (Real Madrid)
Champion d’Espagne de D2 en 1930 (Alavés)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde 1934

21/05/2019
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Phil Neal

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Phil Neal

 

Philip George Neal

Né le 20 février 1951 à Irchester (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, défenseur droit, 1m80

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 50 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 17 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 6 sélections)

(Coupe du monde: 2 sélections)

(Qualif Euro: 12 sélections, 2 buts)

(Euro: 2 sélections)

(British Home Championship: 11 sélections, 2 buts)

 

1ère sélection : le 24 mars 1976 contre le Pays de Galles (2-1)

Dernière sélection : le 21 septembre 1983 contre le Danemark (0-1)

 

1968/74 Northampton Town (ANG) 187 matchs, 28 buts
1974/85 Liverpool (ANG) 642 matchs, 59 buts
(Championnat d'Angleterre: 455 matchs, 41 buts)
(Coupe d'Angleterre: 45 matchs, 3 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 66 matchs, 4 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 57 matchs, 10 buts)
(Coupe de l'UEFA: 12 matchs, 1 but)
(Supercoupe de l'UEFA: 5 matchs)
(Coupe Intercontinentale: 2 matchs)
1985/89 Bolton Wanderers (ANG) 64 matchs, 3 buts

 

Kenny Dalglish, Ray Clemence, David Fairclough, Terry Mc Dermott, les héros du FC Liverpool sont nombreux. Mais aucun n'a autant marqué l'histoire des Reds que son arrière droit Phil Neal, seul joueur présent lors des cinq premières finales européennes de l'histoire de Liverpool. Pour ceux qui ne connaissent pas son nom, une présentation basique s'impose : Phil Neal, arrière droit du grand Liverpool, c'est huit championnats d'Angleterre, quatre Coupes d'Europe des clubs champions, une Coupe de l'UEFA ou encore quatre Coupes de la Ligue anglaise en onze ans de présence sur les bords de la Mersey. Phil Neal.jpgTrès fiable sur le côté droit de la défense mais sans être spectaculaire, il semblait hermétique à la pression. Débarqué en 1974 en provenance de Northampton, Neal est la première recrue de Bob Paisley. La petite histoire veut que l'entraîneur des Reds ait emmené un dirigeant, Sidney Reaks, pour lui montrer "un super latéral droit", mais lors du match en question, le gardien de Northampton se blesse, et Neal passe 70 minutes aux cages. Ce qui n'empêche pas le club de signer le défenseur et de le lancer quelques jours plus tard dans le bain lors du derby contre Everton. Si à titre personnel, le match fut un calvaire, il ne tardera pas à rectifier le tir. Les nerfs bien accrochés, Neal termine la saison comme latéral gauche pour dépanner, avant de s'imposer à droite et d'enchaîner les records, comme celui du nombre consécutif de matchs disputés, 417 toutes compétitions confondues entre le 23 octobre 1976 et le 24 septembre 1983. Une blessure contre Manchester United interrompt sa série l'espace de trois rencontres avant qu'il ne remette le couvert pour 127 oppositions. Le tout en ayant joué plusieurs fois contre l'avis des médecins, avec orteils, doigts ou pommettes fracturés... Inoxydable, incassable et surtout talentueux, Phil Neal brille avec les Reds - 59 buts en 650 matchs -, mais aussi en sélection où il fait partie des arrières droits les plus capés d'Angleterre (50 sélections, 5 buts) aux côtés de Gary Neville. Son meilleur pote au club, le gardien Ray Clemence, décrivait l'apport de Neal en 1977: "Il ajoute une dimension supplémentaire grâce à sa capacité à déborder. Il a une grande connaissance des autres joueurs, car il a assumé plein de postes différents à Northampton. Il m'a même souvent dit qu'il était meilleur que moi dans les buts ! " L'histoire de Liverpool et Phil Neal sera composée de beaucoup de hauts, d'un traumatisme (le drame du Heysel en 1985) et d'une fin indigne de sa légende. En 1985, il croit hériter du poste de manager laissé vacant par Joe Fagan, mais c'est finalement Kenny Dalglish qui devient entraîneur-joueur. Plus proche de la fin que du début, Neal perd progressivement sa place et accepte le poste d'entraîneur-joueur à Bolton en 1986, qu'il occupe six ans avant de devenir l'adjoint de Graham Taylor en sélection nationale anglaise. Phil Neal restera pour toujours le tireur de penalty de la finale de C1 en 1977 (3 buts à 1): "J'avais 50 mètres à faire jusqu'au point de péno et je me remémore surtout de Ian Callaghan, qui a joué un million de matchs pour ce club, me disant, les mains en prière : "Come on Nealy, please !" " Prière exaucée…

 

PALMARÈS


Vainqueur du British Home Championship en 1978, 1979, 1982 et 1983 (Angleterre)

Finaliste du British Home Championship en 1980 (Angleterre)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1977, 1978, 1981 et 1984 (Liverpool)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1985 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 1976 (Liverpool)

Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 1977 (Liverpool)

Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 1978 et 1985 (Liverpool)

Finaliste de la Coupe intercontinentale en 1981 et 1984 (Liverpool)

Champion d’Angleterre en 1976, 1977, 1979, 1980, 1982, 1983, 1984 et 1986 (Liverpool)

Vice-champion d’Angleterre en 1975, 1978 et 1985 (Liverpool)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue anglaise en 1981, 1982, 1983 et 1984 (Liverpool)

Finaliste de la Coupe de la Ligue anglaise en 1978 (Liverpool)

Vainqueur de la Charity Shield en 1976, 1977, 1979, 1980 et 1982 (Liverpool)

Finaliste de la Charity Shield en 1983 et 1984 (Liverpool)


20/05/2019
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Faryd Mondragon

Faryd Mondragon.jpg
Faryd Mondragon

 

Faryd Camilo Mondragón Alí

Né le 21 juin 1971 à Cali (COL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5498620_20160224122592.png Colombien, Gardien de but, 1m91

Surnom: "El Turco"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5498620_20160224122592.png 51 sélections

(Matchs amicaux: 22 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 15 sélections)

(Coupe du Monde: 4 sélections)

(Copa America: 2 sélections)

(Gold Cup: 8 sélections)

 

1ère sélection : le 21 mai 1993 contre le Venezuela (1-1)

Dernière sélection : le 24 juin 2014 contre la Colombie (4-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5498620_20160224122592.png olympique: 1 sélection

 

1990/91 Deportivo Cali (COL) 1 match
1991/92 Real Cartagena (COL) 15 matchs
1992 Santa Fe (COL) 2 matchs
1992/93 Cerro Porteño (PAR) 11 matchs
1993/94 Argentinos Juniors (ARG) 21 matchs
1994/95 Independiente (ARG)
1995 Santa Fe (COL) (Prêt) 11 matchs 
1995/99 Independiente (ARG) 103 matchs, 1 but
1999 Real Saragosse (ESP) (Prêt) 13 matchs
1999/2000 Independiente (ARG) 16 matchs
2000/01 FC Metz (FRA) 31 matchs
(Championnat de France: 30 matchs)
(Coupe de la ligue: 1 match)
2001/07 Galatasaray (TUR) 226 matchs
(Championnat de Turquie: 185 matchs)
(Ligue des Champions: 37 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
2007/11 FC Cologne (ALL) 114 matchs
(Championnat d'Allemagne: 75 matchs)
(Championnat d'Allemagne de D2: 31 matchs)
(Coupe d'Allemagne: 8 matchs)
2011/12 Philadelphia Union (USA) 27 matchs
2012/14 Deportivo Cali (COL) 85 matchs
(Championnat de Colombie: 78 matchs)
(Supercoupe de Colombie: 2 matchs)
(Copa Libertadores: 5 matchs)

 

Leader naturel aux parades aussi spectaculaires que décisives, il a marqué de son empreinte sa sélection et tous les club où il est passé grâce également à sa carrure imposante et sa continuité. Né en 1971 d’un père colombien et d’une mère libanaise, il débute sa carrière dans son pays natal au Deportivo Cali. Il baroude ensuite dans son pays (Cartagena et Santa Fe), vers le Paraguay (au Cerro Porteno) puis l’Argentine (Argentinos Juniors et Independiente) où il connaît sa première sélection, à l'âge de 22 ans. Le début d'une grand histoire d'amour ente Faryd et la sélection colombienne. Qui se souvient encore des prodigieux arrêts de Faryd Mondragon contre l’Angleterre, le 26 juin 1998 à Lens, en phase de poule du Mondial organisé en France ? Personne ou presque si ce n’est Alan Shearer et Michael Owen. Faryd Mondragon.jpgLes deux anciens attaquants des Three Lions n’ont pas dû oublier la performance de celui qui, ce jour-là, détourne leurs tirs. Malheureusement, il s’incline 2 buts à 0 sur des buts de Darren Anderton et un somptueux coup franc de David Beckham. Désireux de faire toujours le maximum lorsqu’il se trouve sur le terrain, le gardien des "Cafeteros" sortira de la compétition en sanglots, au point d'inciter son homologue anglais David Seaman à traverser tout le terrain pour venir le consoler. Aperçu par le président Carlo Molinari lors du tournoi, il tape dans l'oeil du FC Metz. Manque de chance, alors en prêt pour sa première expérience européenne au Real Saragosse, le gardien repart en Argentine à l’Independiente. Ce n’est que deux années plus tard que le président messin revient à la charge pour attirer Mondragon dans les filets grenats afin de pallier le départ de Lionel Letizi, transféré au PSG. Plus que du flair, une idée de génie. À Metz, l’onde de choc déclenchée par le nouveau gardien ne cesse d’étonner. Son envergure et sa personnalité ont marqué à jamais les supporters messins, enthousiasmés rien qu'à la vue du mastodonte colombien dans les cages de Saint-Symphorien. Il aura multiplié les parades décisives dans les buts en étant l’un des grands artisans du maintien. Mais le félin ne restera que dix mois en France, inculpé dans l'affaire des faux passeports qui a secoué le football français au début des années 2000. Reconnu coupable de s’être procuré un passeport grec frauduleux afin de faire partie du quota de joueurs étrangers autorisés, il est en en effet interdit de territoire. Il rebondit au Galatasaray, où il passera la plus grande partie de sa carrière, de 2001 à 2007. Pragmatique, imposant, robuste, "El Turco" s'attire rapidement l'amour des supporters du club. Il remplit son palmarès européen de deux titres de champion et d’une coupe nationale, avant d’aller découvrir la Bundesliga, à Cologne, alors en deuxième division allemande. Une dernière pige à Philadelphie, en MLS avant un retour au pays, dans le club de ses débuts, au Deportivo Cali, soit 17 ans après, pour le plus grand bonheur des supporters. Alors que sa carrière semblait se finir paisiblement dans son club d’enfance, José Pekerman, le sélectionneur colombien, le convoque pour le Mondial 2014, alors qu'il n'a pas enfilé les gants lors des qualifications sud-américaines. Dernier rescapé de la "Tricolor" version 1998, il est devenu le 24 juin le plus vieux joueur à disputer une Coupe du monde, en jouant lors du match contre le Japon (4 buts à 1) à l’âge de 43 ans et trois jours, améliorant ainsi le record détenu jusque-là par le Camerounais Roger Milla, qui avait foulé la pelouse aux États-Unis en 1994 à l'âge de 42 ans et 39 jours. Ce record de longévité est battu depuis par l'égyptien Essam El-Hadary, 45 ans et cinq mois lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie. Le gardien aux 51 sélections l’assure cependant qu'il ne venait pas au Brésil pour faire tomber des records mais pour aider sa sélection : “On ne va pas à une Coupe du Monde pour battre un record. Si je n’avais pas été au niveau adéquat pour être prêt en cas de besoin, je n’y serais pas allé. ” Ce fut d’ailleurs son dernier match professionnel, puisqu’il raccroche les crampons après 24 ans de carrière. Chapeau, Monsieur !

 

PALMARÈS


3ème de la Copa America en 1993 (Colombie)

Vainqueur de la Recopa Sudamericana en 1995 (Independiente)

Vainqueur de la Supercopa Sudamericana en 1995 (Independiente)

Champion de Turquie en 2002 et 2006 (Galatasaray)

Vice-champion de Turquie en 2003 (Galatasaray)

Vice-champion d’Argentine en 1996 (Ap.) (Independiente)

Vice-champion de Colombie en 2013 (Fin.) (Deportivo Cali)

Vice-champion du Paraguay en 1993 (Cerro Porteño)

Vainqueur de la Coupe de Turquie en 2005 (Galatasaray)

Vainqueur de la Superliga de Colombie en 2014 (Deportivo Cali)

Finaliste de la Supercoupe de Turquie en 2006 (Galatasaray)

 

DIVERS


- En janvier 2016, il fait une tentative de suicide. Le portier colombien avait posté un message sur son compte Instagram peu avant son acte : "Il n'y a que moi qui peux juger mon existence, et je suis las d'être jugé par les autres sans possibilité de me défendre ", message supprimé depuis. Selon la presse colombienne, il aurait ingurgité une forte dose d'anti-dépresseurs.

- En 1997, lors du tournoi d’ouverture du championnat d'Argentine, Faryd Mondragon inscrit son seul but en professionnel sur pénalty avec l’Independiente face au Velez Sarsfield dont les cages était gardé par un certain… José Luis Chilavert, l’un des meilleurs buteurs au poste de gardien de but.

 

VIDÉO




17/05/2019
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Franz Roth

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Franz Roth

 

Franz Roth

Né le 27 avril 1946 à Memmingen (ALL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, Milieu défensif, 1m79

Surnom: "Bulle"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png 4 sélections

(Matchs amicaux: 3 sélections)

(Qualif Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 7 octobre 1967 contre la Yougoslavie (3-1)

Dernière sélection : le 22 novembre 1970 contre la Grèce (3-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png espoirs: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png juniors: 11 sélections

 

1966/78 Bayern Munich (ALL) 435 matchs, 95 buts
(Championnat d'Allemagne: 322 matchs, 72 buts)
(Coupe d'Allemagne: 48 matchs, 12 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 33 matchs, 7 buts)
(Coupe des Coupes: 22 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 8 matchs, 1 but)
(Supercoupe de l'UEFA: 2 matchs)
1978/79 SV Casino Salzbourg (AUT) 31 matchs, 1 but
1980 SV Sandhausen (ALL) 8 matchs
1980/85 TSV Mindelheim (ALL)

 

Pas le plus connu, mais l'un des plus utiles du Bayern Munich. Et durable, en plus, dans la plus pure tradition germanique. Il possédait un shoot à décorner des boeufs et il était le seul à savoir traire une vache. Franz Roth, fils d'agriculteur, fait figure de paysan du Danube aux côtés des seigneurs de l'équipe munichoise. "Bulle", bâti en force, constituait cependant le complément indispensable de Franz Beckenbauer. Il ratissait dans l'entrejeu un nombre incalculable de ballons. Sa vitalité, sa puissance le servaient également dans la phase offensive. Une régularité de métronome et l'art de répondre présent dans les grands rendez-vous, comme ses trois caramels plantés en autant de finales européennes en attestent. En 1967, il marque l’unique but de la finale de la Coupe des coupes à la 108ème minute à Nuremberg face au Glasgow Rangers, offrant au Bayern son premier succès continental. Franz Roth.jpgEn finale de la C1 1975, il débloque la situation à la 71ème face à Leeds avant que Gerd Müller ne scelle définitivement le match. Enfin, souvenir cruel s’il en est pour certains, le tristement célèbre coup franc de Glasgow face aux Verts en 1976, c'est lui. Ce 12 mai, dans l’enceinte transformée en chaudron par 25 000 supporteurs stéphanois, les Verts touchent deux fois la transversale en cinq minutes alors que le score est de 0-0. Sur une praline des 25 mètres de Dominique Bathenay, puis sur un coup de tête à bout portant de Jacques Santini. Sur TF1, Pierre Cangioni s’agace : "Il y a un petit problème, quand même, que je voudrais soulever, c’est que les barres, contrairement à celles qui se font par ailleurs maintenant, sont carrées. " Le commentateur ne se doute pas qu’il vient d’enclencher le moteur d’un regret éternel : si les montants de Hampden Park avaient été ronds, comme ils l’étaient déjà dans la plupart des stades d’Europe, ce sont les Stéphanois de 1976, et non les Marseillais de 1993, qui auraient été "à jamais les premiers". Au lieu de ça, le Bayern remportait le match 1 but à 0. L'unique buteur de cette fameuse finale Franz Roth a scellé le triplé européen du Bayern, permettant au club bavarois d'égaliser la performance de l'Ajax Amsterdam. Encore maintenant, l’épisode des poteaux carrés hante toujours le football français. Outre le triplé européen (1974, 1975, 1976), les quatre titres de champion et les trois coupes d'Allemagne, Roth a inscrit plus de soixante-dix buts en douze saisons au Bayern. Pas mal pour un milieu défensif. Par contre, l'indispensable porteur d'eau de Beckenbauer ne dispute que quatre matches internationaux dans toute sa carrière, soit sa première face à la Yougoslavie en 1967 et trois autres en 1970. Le sélectionneur de l'époque Helmut Schön ne voulait pas apparemment faire la part trop belle au Bayern, déjà richement représenté avec Maier, Beckenbauer, Gerd Müller et Schwarzenbeck. À 30 ans, les premières douleurs musculaires commencent à se faire sentir. Normal pour le "Taureau" qui ne laissait pas beaucoup de chance à son vis-à-vis, que ce soit en match ou même à l'entraînement. "Je savais que je devais mettre des protège-tibias ", se remémore Uli Hoeness, "parce que si c'était un jour où Franz était énervé, il pouvait m'envoyer valser sur le côté. " Il met fin à sa carrière professionnel à Salzbourg en Autriche en 1979, continuant dans le monde amateur jusqu'en 1985. Par la suite, Roth a toujours refusé l’un des nombreux postes proposés par la Bayern, préférant se consacrer à sa campagne, sa famille et son magasin de vêtements de sport. Il a par contre sa place au "Hall of Fame" du club dans les sous sols de l’Allianz Arena.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1974, 1975 et 1976 (Bayern Munich)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1967 (Bayern Munich)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1976 (Bayern Munich)

Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 1975 et 1976 (non-joué) (Bayern Munich)

Champion d’Allemagne en 1969, 1972, 1973 et 1974 (Bayern Munich)

Vice-Champion d’Allemagne en 1970 et 1971 (Bayern Munich)

Vainqueur de la Coupe d’Allemagne en 1967, 1969 et 1971 (Bayern Munich)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Intronisé au Hall of Fame du Bayern Munich

À reçu la Médaille Silbernes Lorbeerblatt en 1967


15/05/2019
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Uli Hoeness

Uli Hoeness.jpg
Uli Hoeness

 

Ulrich Hoeneß

Né le 5 janvier 1952 à Ulm (ALL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, Ailier droit, 1m81

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png 35 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 19 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 7 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 5 sélections, 2 buts)

(Euro: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 29 mars 1972 contre la Hongrie (2-0)

Dernière sélection : le 17 novembre 1976 contre la Tchécoslovaquie (2-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png amateur: 17 sélections, 2 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png olympique: 5 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png U23: 2 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png U18: 17 sélections, 5 buts

 

1970/79 Bayern Munich (ALL) 334 matchs, 111 buts
(Championnat d'Allemagne: 239 matchs, 86 buts)
(Coupe d'Allemagne: 38 matchs, 14 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 34 matchs, 8 buts)
(Coupe des Coupes: 8 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 11 matchs, 2 buts)
(Supercoupe de l'UEFA: 2 matchs)
(Coupe Intercontinentale: 2 matchs)
1978/79 1. FC Nuremberg (ALL) (Prêt) 12 matchs
(Championnat d'Allemagne: 11 matchs)
(Coupe d'Allemagne: 1 match)

 

Recruté par le Bayern Munich à seulement 18 ans en provenance de sa ville natale par Udo Lattek, qui la connu chez les jeunes, il devient, malgré son âge, un rouage essentiel du grand Bayern des années 70. Particulièrement rapide (il détient pendant un certain temps le record du 100m pour un footballeur, avec 11 secondes), sa vision de jeu et sa technique lui octroie de s'imposer d'entrée dans le onze bavarois. Lors de la saison 1973-1974, arrivé à maturité, il inscrit 26 buts dans la saison, dont un doublé magnifique en finale de Coupe d'Europe des clubs champions contre les espagnols de l'Atlético de Madrid. Quelques semaines plus tard, Il joue également un rôle majeur dans la victoire de la Nationalmannschaft contre les Pays-Bas en finale du Mondial 1974. Malheureusement, l’année d’après, toujours en finale de C1, Uli Hoeneß se blesse au genou. Cette blessure freine sa progression, puis l’oblige prématurément à mettre fin à sa carrière sportive en 1979, à seulement 27 ans. Si sa carrière de joueur n’a même pas duré dix ans, elle lui permet de révéler ses talents de gestionnaire. Nommé manager du Bayern, il prend les rênes d'un club dont le chiffre d'affaires s'élève à 12 millions de marks mais dont les dettes se montent à 7 millions. Aujourd'hui, les endettements ne sont plus qu'un mauvais souvenir : le club a affiché dix-neuf exercices positifs au cours des années 2000. En 2009, il succède à Franz Beckenbauer à la présidence du club. Encensé par les médias et courtisé par les responsables politiques de tous bords, Uli Hoeness avait une passion cachée. Entre deux négociations pour attirer Franck Ribéry en Bavière ou, avec sa casquette d'industriel, pour vendre ses saucisses à McDonald's, il ne pouvait s'empêcher de spéculer en Bourse. Ce fils de boucher, jamais avare d'une pique contre les banquiers de Wall Street ou de la City, était en fait un véritable accro. Les actions et opérations qu'il effectué sur un compte suisse sont illégales. D'autant que le montant non-révélé au fisc dépassait les 27 millions d'euros. Un mythe s'effondre. Car Uli Hoeness était une légende vivante. Tant en raison de son parcours que des valeurs qu'il professait ou des succès de son club. Au fil des années, le gamin d'Ulm était devenu l'incarnation des vertus que les Allemands aiment s'attribuer. Un époux modèle, bon vivant, adepte du franc-parler, qui, à force de travail, parvient à devenir un leader mondial, tout en restant attaché à ses racines et à une gestion de bon père de famille. Surtout, l'ancien international allemand savait se montrer généreux et le faire savoir. Multipliant les dons aux ONG, aidant les footballeurs confrontés à un drame familial, prêtant même de l'argent au Borussia Dortmund dans le besoin, le "père Teresa de Tegernsee", comme le surnomme sans ironie l'un de ses proches, sait se faire aimer. Condamné en 2014 à trois ans et demi de prison, il avait été libéré pour bonne conduite après quatorze mois. Après sa sortie de prison, il a été réélu président du Bayern en novembre 2016 par l'assemblée générale du club, avec un score triomphal de 98,5 % des voix. Ce président omniprésent est quasiment impossible à remplacer...

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1974 (RFA)

Vainqueur de l'Euro en 1972 (RFA)

Finaliste de l'Euro en 1976 (RFA)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1974, 1975 et 1976 (Bayern Munich)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1976 (Bayern Munich)

Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 1975 (non-joué) et 1976 (Bayern Munich)

Champion d’Allemagne en 1972, 1973 et 1974 (Bayern Munich)

Vice-Champion d’Allemagne en 1971 (Bayern Munich)

Vainqueur de la Coupe d’Allemagne en 1971 (Bayern Munich)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé dans l'équipe type de l'Euro 1972

Nommé dans l'équipe type de l'année du championnat d'Allemagne en 1974

Intronisé au Hall of Fame du Bayern Munich

Intronisé au Hall of Fame du football allemand en 2009, Retiré en 2014

À reçu La médaille Silbernes Lorbeerblatt en 1974

À reçu la Médaille bavaroise du mérite social en 2012, Rendu en 2014

À reçu l'Ordre du Mérite bavarois en 2002, Rendu en 2014


14/05/2019
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