Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Paulino Alcantara

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Photo: ©FC Barcelona
 
Paulino Alcantara
 
Paulino Alcántara Riestrá
Né le 7 octobre 1896 à Iloilo (PHL)
Décédé le 13 février 1964 à Barcelone (ESP)
Philippines.png Philippin / https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Attaquant, 1m70
Surnom: "El Romperredes"
 
https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 5 sélections, 6 buts
(Matchs amicaux: 5 sélections, 6 buts)
 
1ère sélection : le 9 octobre 1921 contre la Belgique (2-0)
Dernière sélection : le 16 décembre 1923 contre le Portugal (3-0)
 
Philippines.png 5 sélections, 15 buts
 Catalogne: 6 sélections, 4 buts
 
1912/16 FC Barcelone (ESP) 31 matchs, 42 buts
(Coupe d'Espagne: 8 matchs, 9 buts)
(Championnat de Catalogne: 23 matchs, 33 buts)
1916/18 Bohemian SC Manille (PHL) 23 matchs, 24 buts
1918/27 FC Barcelone (ESP) 103 matchs, 96 buts
(Coupe d'Espagne: 31 matchs, 31 buts)
(Championnat de Catalogne: 72 matchs, 65 buts)
 
Première star du Barça au destin fantasque, Paulino Alcantara est l'un des plus grands buteurs de l'histoire des Blaugranas.
 
Natif d'une des îles des Philippines encore sous l'égide de l'Espagne, le jeune passionné par le ballon rond joue toute la journée dans les rues de Iloilo avec son frère Fernando. Malheureusement, son père militaire d'origine hispanique rentre au pays et embarque avec lui sa femme indigène et les deux bambins, en cause l'arrivée au pouvoir de l'armée américaine et la montée en puissance de la violence. Envoyé dans un collège religieux de Barcelone, la passion du football reste tenace. À l'âge de 13 ans, on le retrouve dans les rangs d'un club universitaire de la capitale catalane, le FC Galeno, où il brille de mille feux balle au pied. Repéré assez rapidement, le gamin attire l'attention de Hans Gamper et du FC Barcelone qui n'hésitent pas à l'engager, voyant en lui une future pépite. Il démontre tout son talent lors d'un match amical à Sabadell, conclu par une victoire 8 buts à 2 et un quadruplé du grand métis aux oreilles décollées. Pour sa première en équipe première, le 25 février 1912 contre la défunte équipe du Català SC, en championnat de Catalogne, il plante un retentissant hat-trick et explose aux yeux du public, devenant à 15 ans, 4 mois et 18 jours, le plus jeune joueur de l’histoire du Barça à inscrire un triplé en match officiel. La saison suivante, le prodige toujours aussi efficace apporte sa pierre à l'édifice au triplé Coupe du Roi-Championnat de Catalogne-Coupe des Pyrénées avant de s'imposer au fil des années comme le meneur de l'armada offensive catalane. Cependant, ses parents l’obligent à rentrer dans son pays d’origine, afin de terminer ses études en médecine.
 
Paulino Alcantara.jpg
Photo: ©DR
 
Une odyssée mouvementé en bateau rempli de péripéties pour la vedette comme cette tentative de vol lors d'une escale, où une blague de son ami qui a faillit se terminer en noyade (il imite une attaque de squale dans une zone infectée de requins) et même une fin de séjour à dormir plusieurs nuits sur une caisse de pin avec en prime à l'intérieur une personne décédée après une collision avec des rochers à l’approche des côtes. Plus de peur que de mal à une époque où les voyages tenaient parfois plus de l'aventure que de la simple promenade de santé. De retour enfin au pays, il continue sa formation et joue pour un petit club local de foot, les Bohemians de Manille. Il devient également un crack du tennis de table, terminant même vice-champion de l'archipel. Il participe aussi aux Jeux de l'Extrême-Orient en 1917 à Tokyo en tant que footballeur (dans un tournoi à trois avec le Japon et la Chine) mais aussi comme pongiste. Ancêtre des Jeux Asiatiques, on retiendra de la compétition la raclée infligée à la sélection nippone 15 buts à 2 et sa belle médaille d'argent au ping-pong. Si il fait naturellement le bonheur de tous les philippins, le Barça lui est en crise sans son buteur prolifique. Coup de chance, les Culés profite de la malaria déclenchée chez le jeune homme pour le ramener d’urgence à Barcelone. Une fois soigné, il réenfile le maillot et va connaître le premier âge d'or du FCB dans les années 20. Aux côtés d'autres légendes du club comme Josep SamitierRicardo Zamora ou l'Ours blond de Hongrie Ferenc Plattko, il remporte cinq Coupes du Roi, une flopée de championnat de Catalogne mais surtout inscrit la bagatelle de 369 buts en 357 rencontres, soit une moyenne de plus d’un but par match. Une statistique impressionnante pour le premier joueur "asiatique" à évoluer en Europe. Ceci dit, la plupart de ces pions ont été marqués lors de matches amicaux, ce qui explique que Lionel Messi soit largement seul en tête des meilleurs artilleurs de l'histoire du Barça. Mais le Philippin restera à jamais gravé dans les mémoires des Blaugranas.
 
En 1923, à la suite d’une tournée triomphale des catalans au Royaume-Uni, le capitaine de Dundee United, un certain Jack Ross, qui a affronté Paulino raconte ses impressions sur le phénomène: "Cet Alcántara est le meilleur joueur que je n’ai jamais vu. S’il était né ici, il serait devenu millionnaire en jouant dans le championnat anglais." En 1927, l'attaquant à la fois international philippin, catalan et espagnol raccroche les crampons à l'âge de 31 ans, un an avant le début de la Liga et les joies de remporter un titre de Pichichi. Au début de la guerre civile, il s'engage du côté des "Carlites" pour ensuite rejoindre la brigade des "Flechas Negras" dirigé par Benito Mussolini où il devient lieutenant et sert sur les fronts de Guadalajara, d'Aragon et de Catalogne. Au lendemain du conflit, il occupe plusieurs postes auprès des phalangistes de la "FET y de las JONS", sous le régime de Franco. Éphémère sélectionneur de la Roja dans les années 50, il ouvre ensuite son propre cabinet médical à Barcelone. Jusqu’à sa disparition dans sa ville d'adoption le 13 Février 1964 à l'âge de 67 ans, beaucoup de patients voir de faux malades se sont pressés dans sa salle d’attente simplement pour approcher l’attaquant à la frappe tellement puissante qu’elle pouvait déchirer les cages. En effet, un 30 avril 1922 à Bordeaux lors d'un match amical face à la France, la légende raconte que son tir était si fort et violent qu'il aurait transpercé les filets du malheureux portier français Emile Friess. Où lors d'une opposition contre la Real Sociedad en 1919 pour le compte de la Coupe du Roi, il aurait envoyé une sacoche et aurait sois disant trouvé sur son passage un membre des forces de l'ordre qui aurait fini en compagnie du ballon aux fonds de la cage basque. Un parcours atypique digne d'un livre aux anecdotes savoureuses et plus insensés les unes que les autres pour celui qu'on surnommait "El Romperredes", le casseur de filet.
 
PALMARÈS
 
Médaille d'Argent aux Jeux de l'Extrême-Orient de Tokyo en 1917 (Philippines)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1913, 1920, 1922, 1925 et 1926 (FC Barcelone)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 1919 (FC Barcelone)
Champion de Philippines en 1916 et 1917 (Bohemians SC)
Vainqueur du Championnat de Catalogne en 1913, 1916, 1919, 1920, 1921, 1922, 1924, 1925, 1926 et 1927 (FC Barcelone)
Vainqueur de la Coupe des Pyrénées en 1913 (FC Barcelone)
Finaliste de la Coupe des Pyrénées en 1914 (FC Barcelone)

03/10/2022
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Marcos Alonso

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Photo: ©Marca

 

Marcos Alonso

 

Marcos Alonso Peña

Né le 1er octobre 1959 à Santander (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Ailier gauche, 1m76

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 22 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 13 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections, 1 but)

(Qualif euro: 7 sélections)

 

1ère sélection : le 25 mars 1981 contre l'Angleterre (2-1)

Dernière sélection : le 25 septembre 1985 contre l'Islande (2-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png B: 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png amateur: 9 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png olympique: 2 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png espoirs: 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png U20: 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png U19: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png U18: 3 sélections

 

1977/79 Racing Santander (ESP) 64 matchs, 7 buts
(Championnat d'Espagne: 51 matchs, 5 buts)
(Coupe d'Espagne: 13 matchs, 2 buts)
1979/82 Atlético Madrid (ESP) 110 matchs, 13 buts
(Championnat d'Espagne: 90 matchs, 10 buts)
(Coupe d'Espagne: 17 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 3 matchs)
1982/87 FC Barcelone (ESP) 182 matchs, 39 buts
(Championnat d'Espagne: 124 matchs, 28 buts)
(Coupe d'Espagne: 22 matchs, 5 buts)
(Coupe de la ligue espagnole: 10 matchs, 4 buts)
(Supercoupe d'Espagne: 4 matchs)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 7 matchs, 1 but)
(Coupe des Coupes: 7 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs)
(Supercoupe de l'UEFA: 2 matchs, 1 but)
1987/89 Atlético Madrid (ESP) 33 matchs, 2 buts
(Championnat d'Espagne: 29 matchs, 2 buts)
(Coupe d'Espagne: 4 matchs)
1989/90 CD Logroñés (ESP) 8 matchs, 1 but
1991 Racing Santander (ESP) 7 matchs, 3 buts
 
International espagnol, Marcos Alonso a défendu les couleurs du FC Barcelone et de l'Atlético Madrid notamment.
 
Né à Santander, Marcos Alonso Peña de son nom complet débute au Racing. L'ailier rapide et polyvalent a ensuite jouer chez les Blaugranas de 1982 à 1987 entre deux passages sous le maillot des Colchoneros. Si il a permis aux Catalans de retrouver le chemin de l'Europe grâce un coup-franc spectaculaire dans les dernières minutes d'une victoire en Coupe du Roi face au Real Madrid en 1983, c'est aussi lui qui loupe son tir au but lors de la finale de la Coupe des clubs champions en 1986 contre le portier roumain du Steaua Bucarest Helmut Duckadam, le héros de cette soirée européenne. Avant de devenir entraîneur, il a obtenu 22 sélections avec la Roja entre 1981 et 1985 et a disputé l'Euro 1984 en France, restant sur le banc durant toute la compétition. Autre particularité, il fait partie d'une dynastie de footballeurs. Trois générations successives qui ont eu la joie de connaître l'équipe nationale. Une première. Son père, Marcos Alonzo Imaz, dit Marquitos, a été l'un des artisans des premières heures de gloire du Real Madrid sur la scène continentale. Son fils, Marcos Alonso Mendoza, était un honorable joueur de Série A, avant d'exploser dans son couloir gauche lors de son passage à Chelsea. Au total, plus d'une trentaine de capes internationales à eux trois. Jolie. On peut aussi ajouter son grand-père Luis Zabala, qui a joué au FC Barcelone entre 1941 et 1943, mais qui n'a pas eu les honneurs d'enfiler le maillot de la Roja.
 
PALMARÈS
 
Finaliste de l'Euro 1984 (Espagne)
Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1986 (FC Barcelone)
Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 1982 (FC Barcelone)
Champion d'Espagne en 1985 (FC Barcelone)
Vice-champion d'Espagne en 1986 et 1987 (FC Barcelone)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1983 (FC Barcelone)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 1984 et 1986 (finale non-jouée) (FC Barcelone)
Vainqueur de la Coupe de la Ligue Espagnole en 1983 et 1986 (finale non-jouée) (FC Barcelone)
Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne en 1983 (FC Barcelone)
Finaliste de la Supercoupe d'Espagne en 1985 (FC Barcelone)
Champion d'Espagne de D3 (groupe 3) en 1991 (Racing Santander)

01/10/2022
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Ivan Hašek

Ivan Hasek.jpg
Photo: ©Serge Philippot/Icon Sport

 

Ivan Hašek

 

Né le 6 septembre 1963 à Městec Králové (TCH)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4859506_201505274847180.png Tchèque, Milieu central, 1m76

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4859506_201505274847180.png 55 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 24 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 16 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 5 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 10 sélections, 2 buts)

 

1ère sélection : le 5 septembre 1984 contre la Grèce (1-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4859506_201505274847180.png 1 sélection

(Qualif Euro: 1 sélection)

 

Dernière sélection : le 12 octobre 1994 contre Malte (0-0)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4859506_201505274847180.png espoirs: 7 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4859506_201505274847180.png U20: 5 sélections

 

1981/90 Sparta Prague (TCH) 221 matchs, 58 buts
1990/94 RC Strasbourg (FRA) 80 matchs, 27 buts
(Championnat de France: 27 matchs, 7 buts)
(Championnat de France de D2: 47 matchs, 20 buts)
(Coupe de France: 6 matchs)
1994/95 Sanfrecce Hiroshima (JAP) 55 matchs, 30 buts
1996 JEF United Ichihara (JAP) 28 matchs, 12 buts
1996/98 Sparta Prague (RTC) 18 matchs, 5 buts

 

Milieu de terrain complet, Ivan Hašek était le capitaine emblématique de la Tchécoslovaquie quart de finaliste de la Coupe du Monde 1990.

 

Originaire d'une petite bourgade nommé Mestec Kralové, il a 18 ans lorsqu'il effectue ses débuts sous le maillot du Sparta Prague. En neuf saisons, il dispute plus de 200 rencontres avec les Rouges et remporte six titres de champion ainsi que trois coupes nationales. Élu meilleur joueur de son pays à deux reprises, il honore sa première sélection en 1984 et devient très vite indéboulonnable en équipe nationale. Très intelligent, doué techniquement, il emmène la Tchécoslovaquie avec le brassard de capitaine jusqu'en quart de finale du Mondial italien, battu 1 but à 0 par le futur vainqueur allemand sur un penalty de Lothar Matthäus. Au lendemain de ce joli parcours, le célèbre numéro 14 saute le Rideau de Fer et rejoint l'Europe de l'Ouest, direction le RC Strasbourg en France. Un joli coup sur le marché des transferts pour le club alsacien, alors pensionnaire de D2. Durant quatre saisons, le petit milieu tchèque connaît une montée en 1992 et forme un beau tandem aux côtés notamment d'Olivier Dacourt. Vrai leader sur le terrain, il savait surtout marquer avec 27 buts en 79 rencontres. Joueur brillant, sa fin de séjour au Racing est dans une certaine mesure gâché par des blessures et une pubalgie. Après être partie exercer ses talents au Japon sur les conseils d'Arsène Wenger, le joueur aux 56 sélections rentre dans le club de ses débuts et raccroche les crampons à l'âge de 36 ans au terme de deux saisons, avec un statut de joueur-entraîneur adjoint. Il prend la tête de son Sparta Prague en 1999 et remporte deux titres consécutifs. Dans sa carrière de coach, il a entraîné Strasbourg mais aussi Saint-Etienne. Il est également devenu Président de la Fédération tchèque pendant deux ans, le temps d'assainir radicalement le milieu suite à plusieurs scandales de corruption.

 

PALMARÈS

 

Championnat de Rep. Tchèque en 1997 et 1998 (Sparta Prague)

Vice-champion du Japon en 1994 (Sanfrecce Hiroshima)

Champion de Tchécoslovaquie en 1984, 1985, 1987, 1988, 1989 et 1990 (Sparta Prague)

Vice-champion de Tchécoslovaquie en 1986 (Sparta Prague)

Vainqueur de la Coupe de Tchécoslovaquie en 1984, 1988 et 1989 (Sparta Prague)

Finaliste de la Coupe de Tchécoslovaquie en 1986 et 1987 (Sparta Prague)

Vice-champion de France de D2 en 1991 (groupe A) et 1992 (groupe B) (RC Strasbourg)


DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Élu joueur Tchécoslovaque de l'année en 1987 et 1988


29/09/2022
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Faruk Hadžibegic

Faruk Hadzibegic.jpg
Photo: ©Peter Robinson/PA Images

 

Faruk Hadžibegić

 

Né le 7 octobre 1957 à Sarajevo (YOU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861403_201505270603992.png Bosnien, Libéro, 1m83

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 61 sélections, 6 buts

(Matchs amicaux: 27 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 13 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 5 sélections)

(Qualif Euro: 15 sélections, 2 buts)

(Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 13 octobre 1982 contre la Norvège (1-3)

Dernière sélection : le 25 mars 1992 contre les Pays-Bas (0-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png B: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png espoirs: 1 sélection

 

1976/85 FK Sarajevo (YOU) 262 matchs, 26 buts
(Championnat de Yougoslavie: 241 matchs, 25 buts)
(Coupe de Yougoslavie: 17 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1985/87 Real Betis (ESP) 84 matchs, 8 buts
(Championnat d'Espagne: 75 matchs, 8 buts)
(Coupe d'Espagne: 9 matchs)
1987/94 FC Sochaux (FRA) 274 matchs, 18 buts
(Championnat de France: 209 matchs, 8 buts)
(Championnat de France de D2: 33 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 28 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1994/95 Toulouse FC (FRA) 8 matchs

 

Défenseur central solide et élégant, Faruk Hadžibegić était un technicien hors pair, indissociable de la grande époque du FC Sochaux de la fin des années 80 et de son binôme Mécha Baždarević.

 

Originaire de la République populaire de Bosnie-Herzégovine alors rattachée à la Yougoslavie, il fréquente le club de son quartier, le Fudbalski Klub Sarajevo, là où son paternel, plombier de profession, l’emmenait regarder son idole Asim Ferhatović aux entraînements des "Manijaci". Un club qu’il incorpore dès son neuvième anniversaire avant d’en devenir une des grandes stars, auprès d’un certain Safet Sušić. Il passe neuf saisons en équipe première, dispute plus de 200 rencontres et remporte le graal, un titre de champion, deuxième trophée majeur du club après 1967, au nez et à la barbe des grands clubs de l'époque comme l'Étoile Rouge ou le Partizan Belgrade. Une fois ses 28 ans atteint, comme le veut la réglementation du pays, il peut partir jouer ailleurs. Direction l'Espagne du côté du Betis Séville le temps de deux saisons avant de débarquer à Sochaux en 1987, qui vient d'être fraîchement relégué en deuxième division. Un point qui ne portera pas préjudice à sa carrière. En effet, avec son pote Mehmed Baždarević, les deux hommes font aussitôt remonter le club parmi l'élite. La même saison, ils atteignent la finale de la Coupe de France. Après avoir sorti le Paris SG, Montpellier, Lens et Nice, ils sont battus au Parc des Princes par le FC Metz aux tirs au but. Fidèle parmi les fidèles, il reste dans le Doubs durant sept saisons, avec un parcours plus confus par la suite. Après un dernier baroud d'honneur à Toulouse, il revient sur le banc du FCSM en tant que coach, sans pour autant connaître la même réussite. Pilier de la sélection yougoslave, il portera le maillot des "Plavi" à 61 reprises. Il sera sur le terrain lors de l'Euro 84 en France et durant la Coupe du Monde 90 en Italie. Quart de finaliste malheureux face à l'Argentine, il loupe le penalty décisif face à Sergio Goycochea lors de la séance fatidique, lui pourtant le roi de l’exercice. Ce sera la dernière action de la Yougoslavie unifiée dans un tournoi international. Effectivement, le conflit commence, le pays se disloque. Faruk dit alors stoppe à la sélection en 1992. Trop vieux pour enfiler celui de la Bosnie, il sera à la base de la reconnaissance de la fédération par l’UEFA et la FIFA avant de devenir l’un des tout premiers sélectionneurs des "Zmajevi". Depuis, Faruk multiplie les expériences sur les bancs de touche.

 

PALMARÈS

 

Champion de Yougoslavie en 1985 (FK Sarajevo)

Vice-champion de Yougoslavie en 1980 (FK Sarajevo)

Finaliste de la Coupe de France en 1988 (FC Sochaux)

Vice-champion de France de D2 en 1988 (FC Sochaux)

Finaliste de la Coupe de Yougoslavie en 1983 (FK Sarajevo)


28/09/2022
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Mehmed Baždarevic

Mecha Bazdarevic.jpg
Photo: ©Getty images

 

Mehmed Baždarević 

 

Né le 28 septembre 1960 à Višegrad (YOU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861403_201505270603992.png Bosnien, Meneur de jeu, 1m78

Surnom: Mécha, Bazda

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 54 sélections, 4 buts

(Matchs amicaux: 25 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 15 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 11 sélections, 2 buts)

(Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 23 avril 1983 contre la France (0-4)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861403_201505270603992.png 2 sélections

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

 

Dernière sélection : le 8 octobre 1996 contre la Croatie (1-4)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png Olympiques: 9 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png espoirs: 14 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png U18: 14 sélections, 2 buts

 

1978/87 Željezničar (YOU) 229 matchs, 22 buts
1987/96 FC Sochaux (FRA) 308 matchs, 20 buts
1996/97 Nîmes Olympique (FRA) 32 matchs
1998 Étoile Carouge (USI) 6 matchs

 

Brillant et courageux meneur de jeu du championnat de France, Mehmed Baždarević symbolise le mieux le superbe FC Sochaux de la fin des années 80, avec son compère Faruk Hadžibegić, dont il est indissociable.

 

Natif de Višegrad, au débouché des gorges de la Drina, lui et sa famille pose ses valises à Sarajevo et s'installe dans le quartier du Grbavica, soit à 500 mètres du stade du Željezničar, un club de la compagnie des chemins de fer à l'origine qui rassemble la classe ouvrière de la ville. Très précoce, il y fait ses premiers pas de footballeur à la fin des années 70 et brille dès ses premières rencontres grâce à sa vision précise du jeu, sa clairvoyance et son bagage technique. Régulièrement décisif, Mécha est appelé pour la première fois en sélection Yougoslave en 1983. Après un Euro 1984 disputé en France, Mehmed porte le Željezničar la saison suivante jusqu’en demi-finale de la Coupe de l’UEFA, sous la direction de son idole Ivica Osim. Annoncé en Série A qui raffole à cette époque des "Brésiliens de l'Europe", c’est finalement en France que Mécha débarque. Il signe à Sochaux, en même temps que Faruk Hadžibegić, son acolyte qui a la même trajectoire. Alors en D2, cette génération dorée emmené aussi par Stéphane Paille et Franck Sauzée notamment survole son championnat et atteint la finale de la coupe de France, s'inclinant de justesse à l’issue de la séance de tirs au but contre le FC Metz. Successeur attendu de Bernard Genghini, il remplit parfaitement ce rôle en tant que meneur du club cher à la firme Peugeot. Capable de porter le jeu vers l’avant mais aussi de défendre si le besoin s’en faisait sentir, sa qualité de balle restera a jamais gravée dans les mémoires des supporters du FCSM. "Bazda" restera la plaque tournante des Lionceaux durant neuf saisons et sera d'ailleurs élu meilleur joueur étranger du championnat de France en 1989, le seul du club doubien.

 

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Photo: ©DR

 

Par contre, son aventure en équipe nationale tourne mal. Accusé d'avoir craché sur un arbitre, Mécha est suspendu un an et ne peut disputer la Coupe du Monde 1990 en Italie. L'éclatement de la guerre civile en Yougoslavie, à partir de novembre 1991, conduit le conseil de l'ONU à instaurer un embargo contre la nation et l'empêche de participer à toute manifestation sportive. Quelques jours avant le début de l'Euro 92 en Suède, les Yougoslaves sont exclus du tournoi, alors qu'ils sont déjà en stage de préparation. Champion d'Europe avec les moins de 19 ans en 1979, médaillé de Bronze aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1984, Mécha très énervé voit ses rêves de trophée disparaître, d'autant qu'ils étaient archi-favori avec une génération du foot yougoslave exceptionnelle (Savicevic, Stojkovic, Prosinecki, Boban, Suker, Pancev...). Meurtri par le conflit, il doit attendre quatre longues années pour porter le maillot d'une nouvelle sélection, en l'occurrence celle de la Bosnie-Herzégovine, qu'il enfilera à deux reprises en 1996. Baždarević, 36 ans, devient le premier capitaine d'une nation nouvelle qui a mis du temps à se reconstruire. En fin de carrière, il joue ensuite à Nîmes puis émigre en Suisse à l’Etoile Carouge où il met fin à son parcours riche. Il devient tout naturellement entraîneur. Beaucoup le pense très moyen, mais il emmène des clubs comme Istres ou Grenoble jusqu'en Ligue 1, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine durant trois années jusqu'à l'élimination de son équipe en vue du Mondial 2018, il quitte son poste avec quinze victoires, quatre nuls et six défaites en vingt-cinq rencontres, un bilan pourtant loin d'être catastrophique.

 

PALMARÈS

 

Médaille de Bronze aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 (Yougoslavie)

Vainqueur du Championnat d'Europe Juniors en 1979 (Yougoslavie)

Finaliste du Championnat d'Europe Juniors en 1978 (Yougoslavie)

Finaliste de la Coupe de France en 1988 (FC Sochaux)

Vice-champion de France de D2 en 1988 (FC Sochaux)

Champion de France National en 1997 (Nîmes Olympiques)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Élu Meilleur joueur étranger du championnat de France en 1989


27/09/2022
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