Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Reinaldo

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Photo: ©Acervo O Globo

 

Reinaldo

 

José Reinaldo de Lima

Né le 11 janvier 1957 à Ponte Nova (BRE)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4827223_201505174016510.png Brésilien, Attaquant, 1m72

Surnom: "O Rei do Mineirão"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4827223_201505174016510.png 37 sélections, 14 buts

(Matchs amicaux: 27 sélections, 12 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 4 sélections, 1 but)

(Coupe du monde: 3 sélections, 1 but)

(Copa America: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 31 juillet 1975 contre le Venezuela (4-0)

Dernière sélection : le 21 mai 1985 contre le Chili (1-2)

 

1973/85 Atlético Mineiro (BRE) 475 matchs, 255 buts
1985 Palmeiras (BRE) 7 matchs
1986 Atlético Rio Negro (BRE) 6 matchs, 2 buts
1986 Cruzeiro (BRE) 2 matchs
1986 Häcken (SUE)
1988 Telstar Velsen (HOL)

 

Icone de l'Atlético Mineiro loin devant Luizinho, Ronaldinho ou encore Dada Maravilha, Reinaldo est l'un des meilleurs attaquants brésiliens des années 70 et 80 et l'un des plus talentueux qu'ait produits le foot auriverde. Son grand rival Zico disait même de lui qu'il était certainement "le joueur qui aurait pu s'approcher le plus de Pelé."

 

Buteur génial mais souvent malchanceux, fin technicien, il était le leader charismatique d'O Galo durant la quasi-totalité de sa carrière. Curieusement, si l'Atletico Mineiro et Reinaldo ont survolé le championnat du Minas Gerais durant près de dix ans (huit titres de champion d’État entre 1976 et 1985), cette génération dorée n'a remporté aucun titre de champion national ou continental. En 1977, les Zebras effectuent un Brasileirão quasi perfect, invaincu et porté par un Reinaldo auteur de 28 réalisations en 18 rencontres, meilleur ratio de l'histoire du championnat brésilien. Mais ce dernier est suspendu pour la finale, perdue aux tirs au but face à São Paulo. Rebelote pour la finale de 1980, où le club Alvinegro s'incline de nouveau sur le fil contre le Flamengo de Zico. Reinaldo inscrit les trois buts du Galo sur la double confrontation mais est expulsé injustement au retour. Un match qui marque le début de l'intense rivalité entre les deux meilleurs clubs brésiliens du début des eighties, principaux pourvoyeurs de la Seleçao. La revanche, lors du premier tour de la Copa Libertadores en 1981, sera encore plus mouvementée: l'Atletico Mineiro finit à 6 contre 11, avec une nouvelle exclusion sévère d'O "Rei do Mineirão". Un playoff décisif qui se termine au bout de 35 minutes et qui laisse la voie libre à Flamengo jusqu'à la victoire finale. Des vrais regrets pour le club de Belo Horizonte qui possède alors l’une des plus belles équipes de son histoire, menée par l’immense Toninho Cerezo au milieu et par son mythique duo offensif Eder-Reinaldo. Les deux hommes se trouvaient les yeux fermés, la qualité de dribble et la fine patte gauche d’Eder se mariant parfaitement avec le talent de finisseur de Reinaldo. Une malédiction qui le poursuivra également avec la Seleçao. Appelé pour le Mondial 1978, il est titulaire mais ne s'épanouit pas dans le système de Claudio Coutinho, n'inscrivant qu'un seul but, face à la Suède. Et pour la Coupe du Monde 1982, il ne sera même pas retenu. La légende raconte qu'il est officiellement blessé, mais il aurait surtout payé son opposition à la junte militaire au pouvoir à Brasilia (pour la plupart des spécialistes brésiliens, c’est la principale explication à sa carrière internationale en demi-teinte). Membre du Parti des Travailleurs et de Lula, Reinaldo fêtait ses célébrations le poing levé et serré, en hommage aux Black Panthers et aux athlètes noirs US des JO 68. Plusieurs fois, Telê Santana a affirmé que Reinaldo était fait pour jouer au football et non pour la politique, fustigeant son entourage et ses amitiés qui utilisaient sa notoriété. Qu’aurait été le Brésil 82 avec Reinaldo au Mundial espagnol? Son absence combinée à celle de dernière minute de Careca aura sacrément porté préjudice à la Canarinha. Meilleur buteur de l'histoire de l'Atlético Mineiro avec 255 buts, il écumera d'autres clubs brésiliens avant de tenter une expérience à l'étranger en Suède et aux Pays-Bas. Il raccroche les crampons à seulement 31 ans, victime d'un genou meurtri. Une fin en queue de poisson, à l’image d’une carrière aussi brillante que frustrante...

 

PALMARÈS

 

3ème de la Coupe du Monde en 1978 (Brésil)

Vice-champion du Brésil en 1977 et 1980 (Atlético Mineiro)

Vainqueur du Championnat du Minas Gerais en 1976, 1978, 1979, 1980, 1981, 1982 et 1983 (Atlético Mineiro)

Finaliste du Championnat du Minas Gerais en 1974, 1975, 1977 et 1984 (Atlético Mineiro)

Vainqueur de la Copa dos Campeões da Copa Brasil en 1978 (Atlético Mineiro)


DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Bola De Prata en 1977 et 1983

Meilleur buteur du championnat du Brésil en 1977 (28 buts) (Atlético Mineiro)


23/09/2022
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Santiago Vernazza

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Photo: ©DR

 

Santiago Vernazza

 

Julio Carlos Santiago Vernazza

Né le 23 septembre 1928 à Buenos Aires (ARG)

Décédé le 12 novembre 2017 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Ailier droit, 1m75

Surnom: Ghito

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 6 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 4 sélections, 1 but)

(Copa America: 2 sélections)

1ère sélection : le 25 mars 1950 contre le Paraguay (2-2)

Dernière sélection : le 30 mars 1955 contre le Chili (1-0)

 

1947/51 Platense (ARG) 109 matchs, 53 buts
1951/56 River Plate (ARG) 163 matchs, 60 buts
1956/60 Palerme (ITA) 115 matchs, 51 buts
1960/61 Milan AC (ITA) 29 matchs, 14 buts
1961/63 Vicence (ITA) 30 matchs, 3 buts

 

Crack de la fin des années 40 et du début des années 50, Santiago Vernazza est l'un des plus célèbres joueurs issus du CA Platense, bien avant David Trezeguet.
 
Natif de Buenos Aires, il effectue ses débuts sous le maillot des Calamars à l'âge de 16 ans le 20 avril 1947 contre River au Monumental. Très précoce, il laisse son empreinte en emmenant son club sur le podium du championnat argentin en 1949. Au bout de quatre saisons, l'ailier gauche aux tirs fracassants part se constituer un palmarès du côté de River Plate. Pièce maitresse de la "Maquinita" composé de Eliseo Prado, Walter Gómez, Angel Labruna et Félix Loustau, il remporte quatre fois la Primera Division et gagne le respect lors d'une tournée européenne réussie, devenant la première équipe argentine à gagner en Angleterre. Meilleur buteur en 1951 avec 22 pions inscrits, il obtient six petites sélections avec l'Albiceleste et remporte malgré tout la Copa America en 1955. Il traverse alors l'Atlantique et signe en Italie à Palerme, club en perdition. Malgré la faiblesse de l’équipe, il marque à onze reprises en une demi-saison. Devenu une idole à Barbera, il y reste quatre années, la dernière à nouveau en Série A. Durant cette l’époque, le directeur sportif des Rosanero avait l’habitude de faire valser les coachs. Celui qu'on surnommait "Ghito" sur la Botte se retrouve ainsi entraîneur-joueur le temps d’une rencontre. Il évolue ensuite une saison au Milan AC le temps de côtoyer Gianni Rivera et José Altafini puis trois exercices à Vicenza avant de raccrocher les crampons. Élu meilleur joueur du siècle à Palerme à l'initiative du quotidien italien "Giornale di Sicilia", Santiago Vernazza disparaît le 12 novembre 2017 à l'âge de 89 ans.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Copa America en 1955 (Argentine)
Champion d'Argentine en 1952, 1953, 1955 et 1956 (River Plate)
Vice-champion d'Italie en 1961 (Milan AC)
Vainqueur de la Copa Ibarguren en 1952 (River Plate)
Vice-champion d'Italie de D2 en 1959 (US Palerme)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
Meilleur buteur du championnat d'Argentine en 1951 (22 buts) (River Plate)

23/09/2022
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Michel Stievenard

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Photo: ©FFF

 

Michel Stievenard

 

Né le 21 septembre 1937 à Waziers (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Ailier gauche/Attaquant, 1m81

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 2 sélections

(Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 6 juillet 1960 contre la Yougoslavie (4-5)

Dernière sélection : le 9 juillet 1960 contre la Tchécoslovaquie (0-2)

 

1954/61 RC Lens (FRA) 203 matchs, 65 buts
(Championnat de France: 170 matchs, 43 buts)
(Coupe de France: 13 matchs, 5 buts)
(Coupe Charles Drago: 20 matchs, 17 buts)
1961/69 Angers SCO (FRA) 305 matchs, 69 buts
(Championnat de France: 235 matchs, 63 buts)
(Championnat de France de D2: 34 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 32 matchs, 5 buts)
(Coupe Charles Drago: 4 matchs)
1969/71 RC Ancenis (FRA)
1971/74 ES La Rochelle (FRA) 26 matchs, 2 buts
(Championnat de France: 20 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 2 buts)
1974/75 Olympique de Saumur (FRA)
 
Présent lors du premier championnat d'Europe des Nations en 1960, Michel Stievenard fera l'essentiel de sa carrière au RC Lens et à Angers.
 
Pur produit du Nord, il signe chez les Sang et Or à l'âge de 17 ans. Rapide, costaud avec un bon jeu de tête, ce joueur au style percutant et spectaculaire dispute plus de 200 matches entre 1954 et 1961, permettant au club de remporter quelques trophées annexes, comme la Coupe Charles Drago deux fois. Sélectionné pour disputer le tout premier Euro, il est appelé en renfort pour palier les blessures d'une équipe de France décimée (Just FontaineRaymond Kopa et Roger Piantoni absent). Il va connaître sa première sélection lors de cette compétition qui s’appelait alors "Coupe d’Europe des nations". Ses deux seules capes sous le maillot bleu en carrière – il a été présélectionné une dizaine de fois mais les remplaçants ne pouvaient pas entrer en cours de match à l’époque – auront été les deux matches de ce mini-tournoi. En 1961, le natif de Waziers quitte le Nord pour rejoindre Angers où il profitera d’une seconde jeunesse, reculant toujours plus sur le terrain au fil des années. Cet ailier gauche plus ou moins reconverti en arrière en fin de carrière plante une soixantaine de buts en 235 rencontres en D1 avec le SCO. Troisième en 1967, Angers descend à l'étage inférieur l'année suivante après douze saisons parmi l’élite. Le club angevin se remet toutefois rapidement de cette claque. En D2, les hommes de Louis Hon remporte le championnat avec 10 points d’avance sur leur voisin d'Angoulême et plante la bagatelle de 128 buts! Une saison exceptionnelle qui aurait pu se conclure en apothéose avec la Coupe de France. Le Sco se hisse en demi, faisant même trembler Marseille: nul 0-0 à l’aller devant 22 989 spectateurs à Jean-Bouin, défaite 2 buts à 1 au retour. Cette saison-là est la dernière comme professionnel de Michel Stievenard, à 33 ans.
 
PALMARÈS
 
4ème de l'Euro 1960 (France)
Vice-champion de France en 1956 et 1957 (RC Lens)
Vainqueur de la Coupe Charles Drago en 1959 et 1960 (RC Lens)
Finaliste de la Coupe Charles Drago en 1957 (RC Lens)
Champion de France de D2 en 1969 (Angers SCO)

22/09/2022
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Józef Mlynarczyk

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Photo: ©Peter Robinson/EMPICS

 

Józef Młynarczyk

 

Né le 20 septembre 1953 à Nowa Sól (POL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, Gardien de but, 1m86

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 42 sélections

(Matchs amicaux: 22 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections)

(Coupe du Monde: 11 sélections)

(Qualif Euro: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 18 février 1979 contre la Tunisie (2-0)

Dernière sélection : le 16 juin 1986 contre le Brésil (0-4)

 

1971/74 Dozamet Nowa Sol (POL)
1974/77 BKS Stal (POL)
1977/80 Oder Opole (POL) 87 matchs, 1 but
1980/84 Widzew Łódź (POL) 79 matchs
1984/85 SC Bastia (FRA) 61 matchs
(Championnat de France: 56 matchs)
(Coupe de France: 5 matchs)
1986/89 FC Porto (POR) 67 matchs

 

Véritable légende du foot polonais, Jozef Mlynarczyk a même été considéré un temps comme le meilleur portier du monde. Dans son parcours, le gardien emblématique de la sélection Białe Orły des années 80 a remporté la ligue des champions avec Porto en 1987 et a terminé troisième de la Coupe du monde 1982.

 

Impérial dans les cages, Jozef a déjà 27 ans lorsqu'il débarque au Widzew Łódź, après des passages dans des clubs modestes du fond de la Pologne. Durant quatre saisons, il remporte deux Ekstraklasa et perd en demi-finales de la C1 en 1983, éliminé par la Juventus Turin après avoir sorti Liverpool en quart. Élu footballeur polonais de l'année cette saison-là, le portier moustachu décide pourtant de poser ses valises sous le soleil de la Corse, à Bastia, malgré des offres d'Angleterre et d'Autriche. 61 rencontres en un an et demi, et une multitude de buts encaissés dans une équipe au bord du chaos et qui ne se remettra pas du départ de l'extravagant Pascal Olmeta, portier aussi efficace sur la ligne que leader d'équipe. Il rejoint alors le FC Porto pour palier la blessure de Zé Beto. Devenu titulaire indéboulonnable au fil du temps, il remporte la coupe d'Europe des clubs Champions en 1987 face au Bayern Munich 2 buts à 1. Une finale qui restera dans la légende où un footballeur magique du nom de Madjer inventera un geste qui restera à jamais dans le langage du football. Il devient le second Polonais après Zbigniew Boniek à remporter le fameux trophée. Demi-finaliste du Mondial espagnole en 1982, celui qui a porté le maillot Rouge et Blanc à 42 reprises, malgré le scandale Okęcie qui lui a valu une longue suspension en équipe nationale, range les gants après l'éclosion de Vitor Baia à l'âge de 36 ans.

 

PALMARÈS

 

3ème de la Coupe du Monde en 1982 (Pologne)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1987 (FC Porto)

Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 1987 (FC Porto)

Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1987 (FC Porto)

Champion du Portugal en 1986 et 1988 (FC Porto)

Vice-champion du Portugal en 1987 et 1989 (FC Porto)

Champion de Pologne en 1981 et 1982 (Widzew Łódź)

Vice-champion de Pologne en 1983 et 1984 (Widzew Łódź)

Vainqueur de la Coupe du Portugal en 1988 (FC Porto)

Vainqueur de la Supercoupe du Portugal en 1986 (FC Porto)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Élu footballeur polonais de l'année en 1983


20/09/2022
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Abdelmajid Dolmy

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Photo: ©DR

 

Abdelmajid Dolmy

 

عبد المجيد الظلمي

Né le 20 août 1953 à Casablanca (MAR)

Décédé le 27 juillet 2017 à Casablanca (MAR)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4823080_201505155546743.png Marocain, Milieu central, 1m69

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4823080_201505155546743.png 76 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 16 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 11 sélections)
(Coupe du Monde: 4 sélections)
(Qualif Coupe d'Afrique des Nations: 15 sélections, 1 but)
(Coupe d'Afrique des Nations: 14 sélections)
(Qualif Jeux Olympiques: 9 sélections, 1 but)
(Jeux Olympiques: 3 sélections)
(Jeux Méditerranéens: 4 sélections)
 
1ère sélection : le 17 février 1973 contre le Sénégal (3-1)
Dernière sélection : le 26 mars 1988 contre l'Algérie (1-1)
 
1970/87 Raja Casablanca (MAR) 550 matchs, 32 buts
1987/90 CLAS Casablanca (MAR) 72 matchs, 3 buts
1990/91 Raja Casablanca (MAR) 18 matchs

 

Inoxydable milieu relayeur, Abdelmajid Dolmy est un monument du foot marocain qui a fait les beaux jours du Raja de Casablanca et des Lions de l'Atlas.

 

Excellent récupérateur qui ne jouait pas des coudes, il taclait peu, interceptait et grattait beaucoup de ballons sur tout le terrain à chaque rencontre. Et quelle conservation de balle, quel jeu épuré sans perte de ballons pratiquement et toujours en relançant vers l'avant avec des décalages judicieux. Un mélange de Tigana, Verratti et Xavi, une endurance de marathonien qui court 90 ou 120 minutes sans arrêt avec en plus des qualités techniques incroyables. Originaire du quartier populaire de Derb Sultan, le gamin a trempé dans les milieux gauchos, le rock et les chansons populaires engagées. Arrivé dans le monde du foot presque par hasard, il aura été fidèle à la ville de Casablanca durant toute sa carrière, essentiellement au Raja (1970-1991), excepté un intermède de trois ans au CLAS Casablanca entre 1987 et 1990. Vainqueur de trois coupes du Trône, ce joueur par excellence avait refusé de s'exiler en Europe et avait dit non au Bayern Munich et à l'Inter Milan. Très discret, reconnu pour son humilité, ce champion restera comme le maître à jouer de la sélection du Maroc qui a remporté la Coupe d'Afrique des Nations en 1976 et atteint les huitièmes de finale de la Coupe du Monde en 1986, éliminé de justesse par l'Allemagne (défaite 1 but à 0). Une première pour une nation africaine! Véritable taulier aux côtés des deux globe-trotters de la D1 française Merry Krimau et Mustapha El-Haddaoui, il avait lors de la rencontre contre l’Angleterre (0-0) obtenu la note de 9/10 attribuée par le quotidien français "L’Équipe". En vingt ans de carrière, celui qu’on surnommait le "maestro" a été un joueur exemplaire et n'a jamais reçu le moindre carton rouge. En 1992, il obtient même le "prix du fair-play" décerné par l’UNESCO qui récompense alors un "joueur dont la moralité et la courtoisie exemplaires le font unanimement considérer par ses partenaires ou adversaires comme un ambassadeur du football." Un an tout juste après avoir raccroché définitivement les crampons. Il disparaît le 27 juillet 2017 à l'âge de 64 ans, suite à un malaise cardiaque. On évoque encore aujourd'hui Abdelmajid Dolmy à n'importe quel terrasse de café au Pays du Couchant Lointain. Un caractère et une époque qui laissera une image impérissable dans la conscience des Marocains.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations en 1976 (Maroc)

4ème de la Coupe d'Afrique des Nations en 1986 et 1988 (Maroc)

Vice-champion du Maroc en 1974 et 1986 (Raja Casablanca)

Vainqueur de la Coupe du Maroc en 1974, 1977 et 1982 (Raja Casablanca)

Finaliste de la Coupe du Maroc en 1983 (Raja Casablanca)

 

DIVERS

 

- Dolmy était connu pour son amour pour le cinéma. Cette passion lui a valu une sa place à la CAN 1980. Dans sa biographie “El Maestro”, Dolmy avoue avoir été écarté de la participation à la Coupe d’Afrique des Nations au Nigeria, après avoir déserté le rassemblement pour aller voir le film "Midnight express", dans une salle du septième art à Rabat.


15/09/2022
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