FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Alexis Thépot

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Alexis Thépot

 

Alexis Armand Louis Thépot

Né le 30 juillet 1906 à Brest (FRA)

Décédé le 21 février 1989 à Quiberon (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Gardien de but, 1m78

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 31 sélections

(Matchs amicaux: 25 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection)

(Coupe du Monde: 4 sélections)

(Jeux Olympiques: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 26 mai 1927 contre l'Angleterre (0-6)

Dernière sélection : le 17 mars 1935 contre l'Allemagne (1-3)

 

1922/27 Armoricaine de Brest (FRA)

1927/28 FEC Levallois (FRA)
1928/35 Red Star (FRA) 77 matchs
(Championnat de France: 43 matchs)
(Championnat de France de D2: 25 matchs)
(Coupe de France: 9 matchs)
1935/36 USL Dunkerque (FRA)
1937/39 US Saint-Malo (FRA)

 

Alexis Thépot est la première grande star de l'histoire du football à Brest. Il aura marqué son temps en révolutionnant le rôle du gardien de but. Il a été le premier à ne pas rester statique sur sa ligne de but, à bouger pour décontenancer l'adversaire, lui qui jouait les mains nues et portait systématiquement un maillot sombre. Tout était nouveau à l'époque pour un portier. Breton pur souche, ce fils de marin de la Royale défend dès ses 18 ans les cages de l'Armoricaine, l'ancêtre du Stade Brestois. Excellent lors d’un seizième de finale de Coupe de France en région parisienne face au Club Français en 1927, sa superbe prestation lui vaudra d’être retenu en équipe de France militaire d’abord puis en équipe A ensuite, devenant ainsi le premier joueur international brestois. Alexis Thepot.jpgIl honore sa première cape contre l’Angleterre le 26 mai 1927 à Colombes. Il en avait pris six, ce qui ne l’a pas empêché de faire une belle carrière en bleu par la suite. Toutefois, à une époque où le football professionnel n’en est qu’à ses balbutiements, Alexis assure son avenir professionnel en réussissant le concours des douanes en 1925. Repéré pour ses performances, Alex, qui est affecté à Paris dans son nouveau métier, rejoint les rangs de Levallois puis quelques mois plus tard ceux du Red Star, succédant à la légende Pierre Chayriguès. Le club de Saint-Ouen est l’un des tous meilleurs dans les années 1920. Pour autant, ce statut ne lui permet pas de consacrer tout son temps à la pratique du football. Il ne s’entraîne que deux fois par semaine, après ses journées de travail dans l’administration des douanes. Le gardien de but breton y reste jusqu’en 1935. Côté sélection, il portera à 31 reprises le maillot frappé du coq entre 1927 et 1935, et participera notamment aux deux premières Coupes du Monde de l’histoire, en Uruguay en 1930, puis en Italie en 1934. Lors de son premier Mondial, il se voit accorder un congé exceptionnel par l’administration des douanes et embarque avec sa sélection sur le navire italien Conte-Verde pour une traversée de près de 15 jours vers l’Uruguay. Lors du match d'ouverture, le premier de l'histoire, les Bleus battent le Mexique (4 buts à 1) mais Alexis Thépot perd connaissance pendant 45 minutes à la suite d’un choc avec un attaquant mexicain qui l’a percuté violemment au niveau du crâne. Si il laisse sa place au milieu Augustin Chantrel (les remplacements n’étant pas autorisés à l'époque), il tient de nouveau sa place lors des matchs suivants. La France rencontre l’Argentine et le Chili. Même si le brestois s’illustre, il ne peut empêcher son équipe de s’incliner à deux reprises. L’aventure tricolore en Amérique du Sud prend fin dès la phase de groupe. Pour autant, le gardien tricolore repart avec un titre, celui de meilleur gardien du tournoi. Pour l’anecdote, il est le seul européen à figurer dans l’équipe type de la compétition. En Italie en 1934, les Français ne passent pas le premier tour, battus 3 buts à 2 par la Wunderteam de Mathias SindelarIl prend sa retraite internationale l'année suivante, à l’issue d’une défaite 3 buts à 1 contre l’Allemagne, au cours d’un match joué au  Parc des Princes. Toujours douanier, il poursuite ensuite sa carrière à Dunkerque avant de ranger les gants comme entraîneur-joueur à Saint-Malo en 1939. Dans les années 50, il croise à nouveau le chemin de l’équipe de France. Entre 1954 et 1960, il intègre le comité de sélection et encadre les Bleus, à une époque où il n’y avait pas de sélectionneur unique. Il participe ainsi à l’aventure suédoise de la Coupe du monde 1958, qui voit les Tricolores terminer à une inédite troisième place, grâce notamment aux 13 buts de Just Fontaine et aux exploits du madrilène Raymond Kopa. Il quitte ses fonctions de sélectionneur en 1960, avant de prendre également, en 1968, sa retraite professionnelle. Il revient alors dans sa région natale, à Quiberon, où il nous a quittés le 21 février 1989 à l'âge de 82 ans.

 

PALMARÈS


Champion de France de D2 en 1933 (Red Star)

 

SOURCES/RESSOURCES


- 1ère Photo: ©Bob Thomas/Popperfoto

- 2ème photo: AFP


30/07/2021
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Dimitrios Saravakos

Dimitrios Saravakos.jpg
Dimítrios Saravákos

 

Dimitris Saravakos (Δημήτρης Σαραβάκος)

Né le 26 juillet 1961 à Athènes (GRE)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7276620_201707283053263.png Grec, Attaquant, 1m72

Surnom: o Mikrós (Le petit)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7276620_201707283053263.png 78 sélections, 22 buts

(Matchs amicaux: 48 sélections, 14 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 11 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 1 sélection)

(Qualif Euro: 18 sélections, 6 buts)

 

1ère sélection : le 1er décembre 1982 contre la Suisse (1-3)

Dernière sélection : le 7 septembre 1994 contre les Îles Féroé (5-1)

 

1977/84 Panionios (GRE) 132 matchs, 35 buts
1984/94 Panathinaikos (GRE) 252 matchs, 125 buts
1994/96 AEK Athènes (GRE) 47 matchs, 21 buts
1997/98 Panathinaikos (GRE) 2 matchs
 
Dimitrios Saravakos est le plus grand "petit" joueur du football grec de l'histoire. Véritable phénomène, il a été un joueur d'exception dans les années 80. Pourtant il n'a jamais quitté sa terre natale pour de grands clubs européens qui le voulait absolument. Auteur de 22 buts en 78 capes, il dispute en point d'orgue la Coupe du Monde 1994 aux États-Unis, à l'âge de 33 ans. Leader de sa sélection, son plus grand moment reste sa poignée de main avec Diego Armando Maradona lors du premier match de l'histoire de la Grèce lors d'un Mondial.
 
PALMARÈS
Champion de Grèce en 1986, 1990 et 1991 (Panathinaikos)
Vice-champion de Grèce en 1985, 1987, 1993, 1994, 1998 (Panathinaikos) et 1996 (AEK Athènes)
Vainqueur de la Coupe de Grèce en 1979 (Panionios), 1986, 1988, 1989, 1991, 1993, 1994 (Panathinaikos) et 1996 (AEK Athènes)
Finaliste de la Coupe de Grèce en 1995 (AEK Athènes)
Vainqueur de la Supercoupe de Grèce en 1988, 1993 (Panathinaikos) et 1996 (AEK Athènes)
Finaliste de la Supercoupe de Grèce en 1989 (Panathinaikos)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES

Meilleur buteur de la Coupe UEFA en 1988 (6 buts) (Panathinaikos)
Meilleur buteur du championnat de Grèce en 1991 (23 buts) (Panathinaikos)
 
SOURCES/RESSOURCES
- Photo: ©DR

29/07/2021
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Tibor Nyilasi

Tibor Nyilasi.png
Tibor Nyilasi

 

Né le 18 janvier 1955 à Várpalota (HON)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864331_201505283930779.png Hongrois, Milieu offensif, 1m89

Surnom: Nyil

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864331_201505283930779.png 70 sélections, 32 buts

(Matchs amicaux: 39 sélections, 12 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 17 sélections, 7 buts)

(Coupe du Monde: 5 sélections, 2 buts)

(Qualif Euro: 9 sélections, 11 buts)

 

1ère sélection : le 10 août 1975 contre l'Iran (2-1)

Dernière sélection : le 16 octobre 1985 contre le Pays de Galles (3-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864331_201505283930779.png espoirs: 7 sélections, 3 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864331_201505283930779.png U18: 3 sélections, 1 but

 1 sélection

 

1972/83 Ferencváros (HON) 374 matchs, 211 buts
(Championnat de Hongrie: 243 matchs, 132 buts)
(Coupe de Hongrie: 41 matchs, 21 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 5 matchs, 4 buts)
(Coupe des Coupes: 9 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 8 matchs)
Coupe Mitropa: 2 matchs, 3 buts)
(1983/88 Austria Vienne (AUT) 221 matchs, 172 buts
(Championnat d'Autriche: 120 matchs, 81 buts)
(Coupe d'Autriche: 14 matchs, 18 buts)
(Supercoupe d'Autriche: 1 match)
Coupe d'Europe des clubs champions: 10 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 10 matchs, 9 buts)
 
Dernier grand joueur de la Hongrie, Tibor Nyilasi a eu sa reconnaissance internationale à la fin des années 70. Formé à Ferencváros, le milieu magyar oriente le jeu des "Verts" qui disputent le titre aux rivaux historiques Honved et Ujpest. Forgé par quelques trophées ou accessits (coupe de Hongrie en 1974 et 1978, le doublé coupe-Championnat en 1976, finaliste de la Coupe des Coupes en 1975), Tibor obtient le feu vert des autorités hongroises pour passer à l'Ouest à 28 ans après dix années à servir les intérêts de son bloc choisissant de signer à l'Autria Vienne. Pas non plus la meilleure équipe pour asseoir une renommée qui a dépassé les frontières depuis fort longtemps, même si Tibor cumule les premiers prix (championnat 1984 et 1985 ainsi que le doublé en 1986). Sa plus belle partition pour le dribbleur reste tout de même la sélection hongroise. Juste avant d'embarquer pour la Coupe du Monde 1978 en Argentine, il enflamme les éliminatoires. "Nyil", "l'Arc" dans sa langue natale, c'est ainsi qu'on l'appelle au pays, pointe à nouveau comme une flèche en match de barrage contre la Bolivie au Nepstadion, avant de dérouler et de l'emporter 6 buts à 0 puis 3 buts à 2 au retour à La Paz, à 3 600 mètres d'altitude. Malheureusement, les Magyars tombent dans le groupe de la mort avec l'Italie, la France et l'Argentine. Trois revers au final et pas un petit point à ramener au pays. De nouveau présent quatre ans plus tard en Espagne, il participe à la démonstration hongroise sur le Salvador (10 buts à 1) en inscrivant un doublé. Record du plus grand nombre de buts marqués en une seule rencontre par une même équipe dans un Mondial, record qui tient toujours. Un festival qui commence dès la 4ème minute pour s'achever à la 83ème avec en plus des deux buts du grand échalas un triplé de László Kiss, un doublé de László Fazekas et des buts de József Tóth, de Gábor Pölöskei et de Lázár Szentes. Autant dire un cauchemar. Malgré ce départ en fanfare, cela ne suffira pas aux Hongrois pour se qualifier pour la suite de la compétition. Seule une victoire leur permettrait de passer ce tour. Alors, pour le dernier match contre la Belgique, les Magyars se présenteront avec cinq attaquants, version WM, comme au bon vieux temps des années 50 triomphantes. Pour un nul 1-1. Une désillusion et deux coupes du Monde au goût amer pour l'équipe nationale perdue dans un football-goulash un peu trop lourd pour Tibor Nyilasi. Devenu consultant télé omniprésent, très pertinent, très juste, il est surtout très respecté comme ancien joueur. On parle tout de même d'un mec qui a fini cinq fois dans les points au Ballon d'Or.
 
PALMARÈS
Finaliste du Championnat d'Europe espoirs en 1976 (Hongrie)
Finaliste du Tournoi de Toulon en 1974 (Hongrie)
Finaliste de la Coupe des Coupes en 1975 (Ferencvaros)
Champion de Hongrie en 1976 et 1981 (Ferencvaros)
Vice-champion de Hongrie en 1973, 1974, 1979, 1982 et 1983 (Ferencvaros)
Champion d'Autriche en 1984, 1985 et 1986 (Austria Vienne)
Vice-champion d'Autriche en 1987 et 1988 (Austria Vienne)
Vainqueur de la Coupe de Hongrie en 1974, 1976 et 1978 (Ferencvaros)
Finaliste de la Coupe de Hongrie en 1977 et 1979 (Ferencvaros)
Vainqueur de la Coupe d'Autriche en 1986 (Austria Vienne)
Finaliste de la Coupe d'Autriche en 1984 et 1985 (Austria Vienne)
Finaliste de la Supercoupe d'Autriche en 1986 (Austria Vienne)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu meilleur footballeur hongrois de l'année en 1981
Meilleur buteur de la Coupe UEFA en 1984 (8 buts) (Austria Vienne)
Meilleur buteur du championnat de Hongrie en 1981 (29 buts) (Ferencvaros)
Meilleur buteur du championnat d'Autriche en 1984 (26 buts) (Austria Vienne)
À reçu le Prix Toldi en 1981, 1982 et 1983
À reçu la Croix d'Officier de l'Ordre du Mérite de la République hongroise en 1994
 
SOURCES/RESSOURCES
- Photo: ©Imago

28/07/2021
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Robert Lewandowski

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Robert Lewandowski

 

Né le 21 août 1988 à Varsovie (POL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, Attaquant, 1m85

Surnoms: LewanGOALski, The Body

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png en cours

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png espoirs: 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png U19: 1 sélection

 

2005 Delta Varsovie (POL) 19 matchs, 4 buts
2005/06 Legia Varsovie II (POL) 13 matchs, 4 buts
2006/08 Znicz Pruszków (POL) 66 matchs, 38 buts
(Championnat de Pologne: 59 matchs, 36 buts)
(Coupe de Pologne: 7 matchs, 2 buts)
2008/10 Lech Poznań (POL) 82 matchs, 41 buts
(Championnat de Pologne: 58 matchs, 32 buts)
(Coupe de Pologne: 7 matchs, 2 buts)
(Supercoupe de Pologne: 1 match, 1 but)
(Ligue Europa: 16 matchs, 6 buts)
2010/14 Borussia Dortmund (ALL) 187 matchs, 103 buts
(Championnat d'Allemagne: 131 matchs, 74 buts)
(Coupe d'Allemagne: 17 matchs, 10 buts)
(Supercoupe d'Allemagne: 3 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 28 matchs, 17 buts)
(Ligue Europa: 8 matchs, 1 but)
2014/? Bayern Munich (ALL) (en cours)
 
Finalement, résumer Robert Lewandowski en quelques mots n'est pas insurmontable. Attaquant hors-pair, il figure parmi les meilleurs attaquants du 21ème siècle, ce qui suffit à classer notre homme. Né à Varsovie, le jeune gamin tripote ses premiers ballons à Leszno avec son père, malgré un physique qui laisse clairement à désirer. Ancien footballeur, son paternel trouve rapidement un club à son fils grâce à ses contacts. En 2004, il est alors inscrit au Varsovia Varsovie. Terrain insalubre, détérioré, vétuste, club en perdition, Robert se sauve. Après avoir posé ses valises dans l’autre club de Varsovie, le Delta, histoire de jouer quelques rencontres, il rejoint le Legia et intègre l’équipe réserve. En troisième division, le niveau est plus élevé mais ses stats sont maigres (seulement trois petits buts au compteur). Pas très bon, il ne s'y impose pas et l’expérience prend fin très vite. C'est sa mère à lui, pourtant ancien joueuse de volley, qui lui trouve un nouveau club: le Znicz Pruszków. Là-bas, Lewandowski se relance avant de signer en 2008 au Lech Poznań. Petit à petit, grâce à sa motricité et son sens du but, Robert s’impose en tant que titulaire indiscutable et s’affirme comme l’un des meilleurs finisseurs du championnat. Sa première saison dans l’élite polonaise est une réussite. En 13 matchs de championnat, l’international polonais inscrira 13 buts. Continuant sur sa bonne dynamique, les journaux locaux révèlent rapidement les intérêts prononcé de certaines écuries européennes. Alors qu’il est à deux doigts de s’engager avec les Blackburn Rovers de Sam Allardyce, l’éruption du volcan Eyjafjallajökull l’empêche d’aller visiter les installations du club anglais. Finalement, le tout jeune international polonais s’engage avec le Borussia Dortmund. À son arrivée, il impressionne ses coéquipiers qui le surnomment rapidement "The Body", en référence à son corps musclé. Il vient grossir la communauté polonaise de l'écurie allemande déjà constituée de Błaszczykowski et de l’excellent Łukasz Piszczek. Malgré son statut symbolique de transfert sortant le plus cher de l’histoire de l’Ekstraklasa (un peu moins de cinq millions d’euros), le natif de Varsovie doit attendre une blessure de Lucas Barrios pour devenir rapidement indéboulonnable au sein du onze de Jürgen Klopp et se révéler à la face du monde comme le buteur de génie qu’il est. Artisan du doublé coupe-championnat de 2012, il inscrit plus de 100 buts sous la tunique jaune et noir. Mais son plus grand coup d’éclat restera sans aucun doute le quadruplé inscrit en demi-finale de la Ligue des champions 2013 face à un Real Madrid tout simplement impuissant. Dire que pareille performance n’était plus arrivée depuis Ferenc Puskás! Comme un signe du destin, la finale perdue face au Bayern Munich n’était que le premier clin d’œil aguicheur d’une longue série qui le poussera à finalement rejoindre la Bavière en 2014 sans opposer trop de résistance. Et continuer à entrer un peu plus dans la légende. En effet, le Polonais explose tout sur son passage. En 2015, il inscrit le quintuplé le plus rapide de l'histoire, pulvérisant le record de Dieter Hoeness, auteur de 5 buts en 22 minutes en 1984, en 2018, il devient le meilleur buteur étranger du Bayern et en 2019, il dépasse Claudio Pizarro au classement du meilleur buteur étranger de Bundesliga. S'il est moins médiatique que Léo Messi, Cristiano Ronaldo, Luis Suárez ou Sergio Agüero, Robert Lewandowski est sans doute le plus complet de tous. Quasi imbattable dans le jeu dot au but, intelligence, une technique excellente et souvent sous-estimée, et très constant. Il n'est pas non plus en reste avec sa sélection nationale dont il est un pilier majeur. Le capitaine de l'équipe depuis 2014 est le joueur le plus capé sous le maillot polonais et le meilleur buteur de l’histoire depuis 2008, date de sa première cape. Indéniablement, il fait partie de ces joueurs qui ne sont pas tout à fait nés sous une bonne étoile... Comme Jari LitmanenGeorge Weah et tant d'autres grands footballeurs qui évoluent ou ont évolué dans une équipe nationale plutôt inférieur.
 
PALMARÈS
Vainqueur de la Ligue des champions en 2020 (Bayern Munich)
Finaliste de la Ligue des champions en 2013 (Borussia Dortmund)
Champion d'Allemagne en 2011, 2012 (Borussia Dortmund), 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 (Bayern Munich)
Vice-champion d'Allemagne en 2013 et 2014 (Borussia Dortmund)
...
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu Meilleur footballeur de l'année FIFA en 2020
...
 
DIVERS
- Grand professionnel, sa compagne, ancienne championne de karaté au plus haut niveau qui a obtenu la médaille de bronze lors des championnats du monde en 2008, est une nutritionniste sportive réputée.

27/07/2021
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Hector De Bourgoing

Hector De Bourgoing.jpg
Hector De Bourgoing

 

Héctor Adolfo de Bourgoing

Né le 23 juillet 1934 à Posadas (ARG)

Décédé le 24 janvier 1993 à Bordeaux (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin / https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Ailier droit, 1m72

Surnom: "Tête d'or"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 5 sélections

(Match amical: 1 sélection)

(Copa America: 2 sélections)

(Copa Newton: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 10 octobre 1956 contre l'Uruguay (2-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 3 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 2 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 1 sélection, 1 but)

 

Dernière sélection : le 15 juillet 1966 contre l'Uruguay (1-2)

 

1954/56 Tigre (ARG) 102 matchs, 39 buts
1957/59 River Plate (ARG) 26 matchs, 11 buts
1959/63 OGC Nice (FRA) 131 matchs, 74 buts
(Championnat de France: 114 matchs, 65 buts)
(Coupe de France: 11 matchs, 7 buts)
(Coupe Charles Drago: 1 match, 1 but)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 5 matchs, 1 but)
1964/69 Bordeaux (FRA) 162 matchs, 72 buts
(Championnat de France: 143 matchs, 68 buts)
(Coupe de France: 13 matchs, 4 buts)
(Coupe d'Europe des villes de foires: 6 matchs)
1969/70 RFC Paris-Neuilly (FRA) 25 matchs, 7 buts
(Championnat de France de D2: 18 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 1 but)
 
Chasseur de but franco-argentin, Hector de Bourgoing a eu le bonheur d'avoir porté deux maillots internationaux différents, celui de l’Albiceleste mais aussi celui de l'équipe de France, avec laquelle il disputera la Coupe du Monde 1966. De nombreux amateurs et professionnels se sont régalés à le voir jouer à Nice et à Bordeaux, mais aussi, de l'autre côté de l'océan, en Amérique du Sud, en Argentine. Car Hector de Bourgoing était avant tout un argentin. Né en 1934 à Posadas, près des vestiges des missions jésuites dans la province de Misiones, ce fils de bonne famille n'est autre que le descendant de Philippe-Adolphe, un ancien diplomate du St Siège exilé en Argentine. C’est donc dans la hacienda familiale que le petit Hector tape dans ses premiers ballons. À l'âge de 19 ans, il rejoint le Club Atlético Tigre. C’est là qu’il va se révéler un formidable buteur, puissant et régulier. Il est même appelé en équipe d’Argentine par Guillermo Stabile, avec qui il honore 5 sélections et marque 2 buts. En 1956, il rejoint River Plate où il va confirmer l’étendu de son talent aux côtés du mythique Angel LabrunaHector De Bourgoing.jpgÀ Buenos Aires, il laisse une partie de sa carrière, mais aussi, une partie de sa vie, de ses amours, de sa famille... sa famille de sang, mais aussi, sa famille du football. C’est là que Monsieur Charles, président de l’OGC Nice le repère en 1959. Hector, qui a la double nationalité prend le bateau direction la Côte-d’Azur. Il quitte l'Argentine après avoir planté dans la capitale 21 buts dont 15 de la tête, remporté un titre de champion mais aussi la Copa America en 1957. Avec 15 réalisations, sa première saison est concluante. La seconde sera encore meilleure avec 20 buts dans la musette. Cinquième au classement des buteurs il aurait pu faire encore mieux s’il n’avait pas été suspendu une bonne partie de la saison, après le match Sedan-Nice en Coupe de France. En effet, pour un but hors-jeu accordé aux Sangliers, il s’énerve et donne un coup de pied à l’arbitre de touche qui lui vaut une suspension de 9 mois. Autre fait notable, les Bleus songent à l’appeler grâce à sa double nationalité. Mais comme il a déjà joué avec l’Argentine, ca semble compliqué, d’autant plus que le joueur ne joue pas dans l'Hexagone depuis 3 ans, condition préalable selon la FIFA. À l’époque la règlementation est encore assez floue et la fédération française tente sa chance. Pierre Delaunay envoie cette lettre "Sans doute le règlement de la FIFA prévoit-il qu’un joueur naturalisé, ne peut être sélectionné dans son nouveau pays qu’après trois ans de résidence. Mais De Bourgoing n’est pas un joueur naturalisé, il est français depuis sa naissance, puisque l’Argentine et la France admettent le principe de la double nationalité. Son cas est donc spécial et je vous demande de l’examiner. " Après une certaine polémique et pas mal de remise en cause des origines françaises "lointaines" de Bourgoing, la FIFA accepte de voir Hector revêtir la tunique frappé du coq. Les démarches auront pris deux ans, mais au final le bilan sera assez maigre. Comme pour Angel Rambert et Nestor Combin, la France n’a pas su profiter davantage de leurs talents pour briller, la faute peut-être à l’incertitude des choix des sélectionneurs de l’époque sur la façon de jouer, tout comme sur une rotation trop importantes de joueurs (notamment à vocation offensive) dans le noyau. Le nouvel international de l'équipe de France ne dispute que trois rencontres dont deux en 1962, mais sera retenu tout de même pour la Coupe du Monde 1966, au cours de laquelle les Bleus feront de la figuration. Il marquera contre l’Uruguay un penalty inutile dans le petit filet gauche de Mazurkiewicz. Du côté de Nice, Hector plante but sur but, mais se sent bien seul dans une équipe assez moyenne. Fin technicien, cet ailier droit percutant doté d’un tir sec des deux pieds était un joueur complet, même de la tête, malgré une taille modeste. Contraints de se séparer de leurs meilleurs joueurs, les dirigeants niçois acceptent de le vendre en 1963 à Bordeaux, au nez et à la barbe d'un FC Barcelone très insistant. Le choix de rejoindre une équipe qui ne joue pas encore les premiers rôles est un peu étonnant. Malgré tout, le bleu marine lui va aussi bien que le rouge et noir. Homme de base du système Artigas, son entente avec Roland Guillas va faire des merveilles. Il continue à claquer buts sur buts, dépassant les 20 unités lors de la saison 1965-66, avec notamment un quadruplé lors d'une victoire écrasante contre le Stade Français (10-0). Cette saison là, sans doute sa meilleure, il manque le titre d’un cheveu, assez gros toutefois, puisque Bordeaux termine à 7 points du champion Nantais. Chez les jaunes et vert, Philippe Gondet plante 36 buts!! Les deux saisons suivantes seront moins prolifiques en but. En 1968, il dispute une finale de Coupe de France qu'il perd face à St Etienne. Pour Hector cette finale sera l’ultime fait d’arme d’une belle carrière qui touche à sa fin. Après une saison comme remplaçant de luxe, il quitte la Gironde, sur une nouvelle place de vice-champion de France et une nouvelle finale de Coupe, perdue contre l’OM cette fois-ci. Il termine sa carrière sous les couleurs de l’éphémère Paris-Neuilly, alors pensionnaire de D2, où il mettra encore quelques pions, restant dans les mémoires comme un formidable buteur. Une fois les crampons raccrochés, il revient chez les Girondins en 1970, dans l'encadrement technique du club pour aider la jeune génération bordelaise à progresser. Le 22 janvier 1993, Hector de Bourgoing disparaît à l'âge de 59 ans des suites d'une longue maladie, à son domicile, au Grand Parc, à Bordeaux. Il part avec une seule grande déception: se voir retirer la nationalité française! En octobre 1971, l’administration lui retire son passeport s’apercevant qu'il n’avait jamais accompli ses obligations militaires! Heureusement pour lui, il lui restait un passeport uruguayen, obtenu en raison de la nationalité de sa mère…
 
PALMARÈS
Vainqueur de la Copa America en 1957 (Argentine)
Vainqueur de la Copa Newton en 1957 (Argentine)
Vice-champion de France en 1965, 1966 et 1969 (Bordeaux)
Champion d'Argentine en 1957 (River Plate)
Finaliste de la Coupe de France en 1964, 1968 et 1969 (finale non-jouée) (Bordeaux)
 
SOURCES/RESSOURCES
- 1ère et 2ème photo: ©DR

27/07/2021
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