Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

François Calderaro, Monsieur Pirouette

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Photo: ©DR

 

François Calderaro

 

Francesco Calderaro

Né le 15 juin 1964 à Reims (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m76

Surnoms: Monsieur Pirouette, le cobra, Caldé

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png B: 1 sélection

 

1982/90 Stade de Reims (FRA) 154 matchs, 61 buts
(Championnat de France de D2: 132 matchs, 54 buts)
(Coupe de France: 22 matchs, 7 buts)
1990/92 FC Metz (FRA) 70 matchs, 29 buts
(Championnat de France: 68 matchs, 29 buts)
(Coupe de France: 2 matchs)
1992/94 Paris SG (FRA) 37 matchs, 7 buts
(Championnat de France: 30 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 3 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1994/97 Toulouse FC (FRA) 99 matchs, 50 buts
(Championnat de France de D2: 93 matchs, 46 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue: 4 matchs, 3 buts)

 

Souvent comparé à Amara Simba et Jean-Pierre Papin, François Calderaro est l'un des attaquants les plus prisés du début des 90's. Adepte des buts spectaculaires avec ces reprises de volées acrobatiques qui ont fait sa renommée, ses qualités de finisseur avec son look à tomber ont fait le bonheur du public messin durant deux saisons.
 
Né en 1964 dans quartier d’Orgeval à Reims quelques jours après la descente pour la première fois en D2 du tout premier grand club français avec deux finales de C1 perdues contre le Real Madrid de Di Stefano et consorts, ce joueur d'origine italienne nommé Francesco, son vrai prénom, effectue ses débuts sous le maillot champenois en 1982. Dans l'antichambre de la D1, il se forge un mental de vainqueur mais a tout de même du mal à percer. Ce n'est qu'une valeur sûre de D2. Il devient alors un véritable goleador quand l'argentin Carlos Bianchi débarque comme entraîneur en lui prodiguant certainement de bons conseils pour mettre le ballon aux fonds des filets. Deux fois demi-finaliste de la coupe de France deux années de suite, le renard des surfaces plante au total 61 pions en 154 rencontres. Désireux de vouloir jouer en première division, il décide enfin à 26 ans de partir tenter sa chance au FC Metz, là où il va littéralement casser la baraque.
 
François Calderaro.jpg
Photo: ©Le républicain lorrain
 
Costaud et rapide, avec une détermination incroyable devant le but, François Calderaro se fond vite dans le collectif des Grenats et devient indéboulonnable dans l’équipe de Joël Muller malgré son manque d'expérience au plus haut niveau. 10 buts la première saison, avec en prime l'un des plus beaux de l'histoire des messins. Sur un centre de Philippe Hinschberger, il effectue un ciseau-retourné en pleine lunette à la 90ème minute contre Nice au Saint Symphorien pour le compte de la 33ème journée. D'ailleurs après chaque but, il exécutait sa petite pirouette, comme le mexicain Hugo Sanchez. L'année suivante, il explose aux yeux de tous et exerce ses talents de voltigeur en terminant dauphin de Jean-Pierre Papin au classement des meilleurs buteurs du championnat de France en 1992, avec 19 réalisations. Grâce à ses performances et une blessure de JPP, celui qui a humilié le tout jeune Lilian Thuram pour son premier match tutoie même l'Equipe de France, mais Michel Platini, alors sélectionneur, lui préfère Amara Simba, son éternel rival au top but de Téléfoot. Blessé à son tour juste avant l'Euro 1992, l'ancien maître à jouer de la Juventus décide, contre toute attente, de prendre finalement le Montpelliérain Fabrice Divert qui s'envole vers la Suède. Très déçu, son unique chance de porter la tunique bleue vient alors de passer. Son seul souvenir avec les Tricolores reste une sélection en équipe B quelques mois auparavant face à l'Angleterre. Il avait d'ailleurs marqué un but d'anthologie d'une frappe de 35 mètres sous la barre que l'arbitre a inexplicablement refusé. Pas de chance. Malgré tout, cela ne l'empêche pas de signer au Paris SG dans la foulée, qui vient de se séparer notamment de l’international français Christian Perez, mais sans avoir la certitude d’avoir un temps de jeu conséquent. En effet, le duo offensif parisien est composé par deux autres recrues désiré par le coach portugais Artur Jorge: George Weah, en provenance de Monaco, et David Ginola, arrivé à l'intersaison 1991-92 de Brest. Du coup, le temps de jeu de l'attaquant à la chevelure bouclée se réduit considérablement. Après seulement 37 matches, 7 buts inscrits et ses premiers pas européens, le remplaçant de luxe attire l'œil de l'OM de Tapie mais préfère se relancer à Toulouse, alors en D2. Son passage dans la capitale lui laisse cependant quelques jolies lignes à son palmarès (un titre de champion en 1994 et une coupe nationale en 1993) et son premier fan-club à Auteuil avec plus de 220 adhérents à l'époque.
 
Dans la Ville Rose, son instinct de buteur revient très vite. De 1994 à 1997, Calderaro plantera 50 buts en 99 matchs et portera les "Pitchounes" dans l’élite avant de raccrocher les crampons sur l'île du Ramier avec le sentiment du devoir accompli, à l'âge de 33 ans. Après sa carrière de footballeur, François hésite entre son premier amour la musique et une carrière d'entraîneur. Il essaiera donc la chanson, enregistrant un sacré tube pour l'association 9 de cœur de JPP: "Le Football c'est la fête". Sa belle gueule, son côté flambeur et son goût prononcé pour les vieilles voitures le pousse même à enregistrer un autre titre, un slow franco-italien qui ne convaincra malheureusement aucun producteur. Il prend alors la deuxième option, passe ses diplômes d’entraîneur et officie sur le banc de Montauban durant cinq années. Il prend ensuite du recul avec le ballon rond et s'exile à Berck-sur-mer, où réside sa mère. Il y ouvre sa propre brasserie, baptisée "Le jour et la nuit". Sentimental, "Caldé" aimerait toutefois vivre une ultime idylle avec le football. Une toute dernière expérience de le revoir interviewer sous une douche… Comme à l'époque par l'ex-journaliste de Téléfoot Marianne Mako désormais disparue.
 
PALMARÈS
 
Champion de France en 1994 (Paris SG)
Vice-champion de France en 1993 (Paris SG)
Vainqueur de la Coupe de France en 1993 (Paris SG)
Vice-champion de France de D2 en 1997 (Toulouse FC)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 

09/08/2022
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Sarr Boubacar

Sarr Boubacar.png
Photo: ©Histoire du PSG

 

Sarr Boubacar

 

Né le 20 juillet 1951 à Dakar (SEN)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7552702_20180123240780.png Sénégalais, Attaquant, 1m80

Surnoms: Bouba, Locotte, le félin

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7552702_20180123240780.png ≈40 sélections

 

1969/73 Dial-Diop SC Dakar (SEN)
1973/75 Sporting Toulon (FRA) 76 matchs, 45 buts
(Championnat de France de D2: 65 matchs, 36 buts)
(Coupe de France: 11 matchs, 9 buts)
1975/79 Olympique de Marseille (FRA) 126 matchs, 43 buts
(Championnat de France: 105 matchs, 36 buts)
(Coupe de France: 19 matchs, 7 buts)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1976/77 AS Cannes (FRA) (Prêt) 37 matchs, 27 buts
(Championnat de France de D2: 32 matchs, 23 buts)
(Coupe de France: 5 matchs, 4 buts)
1979/83 Paris SG (FRA) 114 matchs, 29 buts
(Championnat de France: 98 matchs, 27 buts)
(Coupe de France: 15 matchs, 2 buts)
(Coupe des Coupes: 1 match)
1983/85 Olympique de Marseille (FRA) 38 matchs, 25 buts
(Championnat de France de D2: 33 matchs, 22 buts)
(Finale D2: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 3 matchs, 2 buts)
1985/87 FC Martigues (FRA) 85 matchs, 33 buts
(Championnat de France de D2: 75 matchs, 31 buts)
(Coupe de France: 10 matchs, 2 buts)
1987/88 New Jersey City FC (USA)

 

Attaquant de l'OM et du PSG dans les années 70 et 80, Sarr Boubacar est l'un des premiers joueurs sénégalais reconnus ayant traîner sa grande carcasse et sa gentillesse sur les pelouses françaises. Il incarne aussi la preuve que l'on peut aimer les deux ennemis jurés du championnat de France, sans a devoir y faire un choix.

 

Né dans la capitale sénégalaise, Boubacar Sarr, car c’est son vrai nom, fait toute sa formation au Dial-Diop SC Dakar. Avant-centre vif et élancé, il enchaîne les buts. À 22 ans, il se tourne vers la France et débarque au Sporting Toulon, alors en D2, grâce à un commerçant du Dakar qui fait partie de la famille du président des Azurs et Or. Lors de ses premières apparitions sous le maillot toulonnais, les journalistes sportifs se plante sur son identité et le rebaptise Sarr Boubacar, inversant le nom et le prénom. Pas grave, il se met au travail et met en avant ses talents de finisseur. Annoncé comme le successeur de Christian Dalgercelui qu'on surnomme "Locotte", une sorte de mauvaise prononciation de "loco" faite par ses amis sénégalais, répond aux attentes des supporters: 14 buts la première saison, 22 la seconde.

 

Éclaboussant, l'OM lui offre sa chance pour compléter la ligne offensif composée de Georges Bereta et Hector Yazalde. Grâce à ses dribbles déroutants sur son aile droite, il produit une première saison tout à fait correcte, remportant au passage la Coupe de France contre l’Olympique Lyonnais. Intenable lors de cette finale, "Bouba" assure la victoire au prix d'un rush exceptionnel dans la défense des Gones (victoire 2 buts à 0). Dans la foulée, et un peu à la surprise générale, le sénégalais est prêté en D2 à l’AS Cannes, pour faire de la place à un autre joueur étranger, Norberto Alonso, au grand désarroi du public marseillais. À l’étage inférieur, le grand gaillard plante 23 réalisations. Assez pour être aussitôt rappelé sur la Canebière. Le buteur véritablement sous-estimé à l'époque continue sur sa lancée et inscrit 21 pions lors de la saison 1977-78 qui voit les phocéens terminer 4ème du championnat. Associé à l’international Marc Berdoll, venu se relancer après un échec en Allemagne, et soutenu par le petit milieu suédois Anders Linderoth, il s'éclate à la pointe de l'attaque. Mais suite à des problèmes internes, l’ambiance se dégrade la saison suivante et l’OM fera une campagne médiocre, frôlant même la relégation. À titre individuel, "Bouba" n’échappe pas au marasme ambiant et termine avec seulement six petits buts.

 

Sarr Boubacar.png

Photo: ©DR

 

Il quitte alors le sud et prend d'assaut la capitale parisienne. À l’époque, la grosse rivalité entre les deux clubs n'existe toujours pas. Boubacar brille de mille feux auprès de Dominique Rocheteau et retrouve ses sensations de buteur, avec 12 buts en 22 matchs. La saison suivante, le chouchou du Parc des Princes part sur les mêmes bases mais une blessure le prive d’une bonne partie de l'année. Le PSG décolle en 1982 et remporte son premier trophée, une Coupe de France face à Saint-Etienne. La saison suivante, l'équipe Rouge et Bleu effectue un parcours honorable en Coupe des Coupes et s'offre une nouvelle coupe de France en 1983, la troisième dans l'escarcelle de "Bouba". Mais entre temps, il perd sa place au détriment du fulgurant tchadien Nambatingue Toko. Il quitte alors le PSG et revient à l'OM qui se morfond en D2.

 

Il sera un des grands artisans de la montée. Associé à Marc Pascal et soutenu par le fin dribbleur Zarko Olarevic, il plante 22 pions, un quart des 92 inscrits par l’OM cette saison là. Conscient d’être tout de même en fin de carrière, il ne reste pas sur les bords de la Méditerranée, remplacé par le buteur anglais Laurie Cunningham, passé par le Real Madrid et Manchester United. Il passe trois saisons dans le club voisin de Martigues, profitant du soleil provençal. En 1988, il accepte un dernier challenge et passe de l'autre côté de l'Atlantique en signant aux Etats-Unis où il clôture sa carrière footballistique. Devenu éducateur, il revient au PSG comme entraîneur adjoint notamment de Luis Fernandez durant la période Denisot.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe de France en 1976 (Olympique de Marseille), 1982 et 1983 (finale non-jouée) (Paris SG)

Vice-champion de France de D2 en 1984 (Olympique de Marseille)


07/08/2022
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Paco Camarasa

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Photo: ©ValenciaCF

 

Paco Camarasa

 

Francisco José Camarasa Castellar

Né le 27 septembre 1967 à Rafelbunyol (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Défenseur central, 1m83

Surnoms: Xisco, Cama

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 14 sélections

(Matchs amicaux: 7 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 3 sélections)

(Coupe du Monde: 2 sélections)

(Qualif Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 8 septembre 1993 contre le Chili (2-0)

Dernière sélection : le 26 avril 1995 contre l'Arménie (2-0)

 

1985/88 CD Mestalla (ESP) 39 matchs, 1 but
(Championnat d'Espagne de D3: 33 matchs, 1 but)
(Coupe d'Espagne: 6 matchs)
1988/2000 Valence CF (ESP) 330 matchs, 8 buts
(Championnat d'Espagne: 266 matchs, 7 buts)
(Coupe d'Espagne: 50 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 11 matchs)
(Coupe Intertoto: 3 matchs)
2000 Valence CF B (ESP) 19 matchs, 2 buts
 
Grâce à quatre décennies passé au Valence CF, Paco Camarasa est un emblème du club.
 
Le natif de Rafelbunyol, fils de Vicente Camarasa, ex-joueur et capitaine de Levante UD, débarque chez les Ché à l'âge de 13 ans. Il débute pour la première fois en équipe première en février 1988, réalisant son rêve de jouer aux côtés de son idole Ricardo Arias, autre légende du club. Forte personnalité, il défend le maillot des Merengots durant douze saisons, souvent avec le brassard de capitaine au bras. Au total, l'arrière central au numéro 4 dispute plus de 260 matchs de Liga avant d'être poussé vers la sortie par Hector Cuper, se plaignant de "l'ennui" qui régnait à l'entraînement. Envoyé en réserve, il raccroche les crampons sur les rives du Turia à l'âge de 33 ans à cause de blessures récurrentes qui l'ont beaucoup gêné au cours de sa carrière. Le seul de sa génération de joueurs issu de la formation Mestalleta -Giner, Voro, Fernando Gomez...- qui met fin à son parcours avec un titre majeur, notamment la Copa del Rey en 1999, remporté avec Claudio Lopez et Gaizka Mendieta. Pour couronner le tout, il a porté le maillot de la Roja à 14 reprises et a participé à la Coupe du Monde américaine en 1994. Par la suite, il resté lié à l'entité des Murcièlagos, principalement en tant que délégué. En prenant tout en compte, il a pratiquement 40 ans de service au club. Le 'One club men' le plus connu de Valence.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1998 (Valence CF)
Vice-champion d'Espagne en 1990 et 1999 (valence CF)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1999 (finale non-jouée) (Valence CF)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 1995 (Valence CF)

05/08/2022
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Goran Vlaovic

Goran Vlaovic.jpg
Photo: ©Getty images

 

Goran Vlaović

 

Né le 7 août 1972 à Nova Gradiška (YOU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923043_201506180143449.png Croate, Attaquant, 1m79

 

52 sélections, 15 buts

(Matchs amicaux: 22 sélections, 7 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 12 sélections, 3 buts)

(Coupe du Monde: 7 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 3 sélections)

(Euro: 4 sélections, 1 but)

(Tournoi Hassan II: 2 sélections, 2 buts)

(Coupe Kirin: 2 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 5 juillet 1992 contre l'Australie (0-1)

Dernière sélection : le 21 août 2002 contre le Pays de Galles (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923043_201506180143449.png B: 1 sélection, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923043_201506180143449.png espoirs: 2 sélections

 

1990/91 NK Osijek (CRO) 24 matchs, 11 buts
1991/94 Croatie Zagreb (CRO) 113 matchs, 87 buts
(Championnat de Croatie: 80 matchs, 59 buts)
(Coupe de Croatie: 24 matchs, 20 buts)
(Supercoupe de Croatie: 5 matchs, 2 buts)
(Ligue des Champions: 4 matchs, 6 buts)
1994/96 Padoue (ITA) 50 matchs, 18 buts
1996/2000 Valence CF (ESP) 88 matchs, 20 buts
(Championnat d'Espagne: 73 matchs, 17 buts)
(Coupe d'Espagne: 6 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 1 match)
(Coupe de l'UEFA: 7 matchs, 2 buts)
2000/04 Panathinaïkos (GRE) 64 matchs, 29 buts

 

Attaquant redoutable et efficace, Goran Vlaović est une star du football croate dans les années 90.

 

Formé au NK Osijek, le jeune avant-centre rejoint en 1991 le club phare du pays, le Croatia Zagreb. Deux saisons auréolé d'un double titre de meilleur buteur et du trophée de meilleur joueur de l'année du championnat croate. Courtisé par bon nombres de clubs européens, Goran préfère s'envoler pour l'Italie et signe au modeste Calcio Padova, une équipe de la région de la Vénétie qui a atteint l’apogée de son époque moderne au milieu des années 90. La première saison, il marque un but magnifique et primordial lors du barrage pour ne pas descendre contre le Genoa. Quelques semaines plus tard, alors qu’il effectue un essai à l’Ajax Amsterdam en 1995, il est victime d’un accident de voiture. Après examen, un caillot au cerveau lui est diagnostiquée et il est contraint à une opération délicate. Il n'en revient que plus fort, inscrivant 13 pions en 23 rencontres, malheureusement insuffisant cette fois pour le maintien. Ses belles stats lui permettent de rejoindre Valence. Dans l'antre de Mestalla, Vlaović dispute au total quatre exercices mais a surtout été performant lors des deux premières. Présent en sélection croate depuis son affiliation à la FIFA en 1992, c'est lui qui plante le premier but de l'histoire de son équipe dans une phase finale de compétition majeure, lors du premier match de l'Euro 1996 contre la Turquie. La Coupe du Monde 98 reste son heure de gloire. Buteur en quart de finale lors de la punition infligée à l'Allemagne (3 buts à 0), il participe activement au superbe parcours des Vatreni qui terminent à la troisième place. Parce que, y a pas à dire, la plus belle équipe du Mondial français, c’était celle au maillot à damier.

 

PALMARÈS

 

3ème de la Coupe du Monde en 1998 (Croatie)

Vainqueur du Tournoi Hassan II en 1996 (Croatie)

Finaliste de la Ligue des champions en 2000 (finale non-jouée) (Valence CF)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1998 (Valence CF)

Champion de Croatie en 1993 (Croatia Zagreb)

Champion de Grèce en 2004 (Panathinaikos)

Vice-champion de Grèce en 2001 et 2003 (Panathinaikos)

Vainqueur de la Coupe de Croatie en 1994 (Croatia Zagreb)

Vainqueur de la Coupe de Grèce en 2004 (Panathinaikos)

Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne en 1999 (finale non-jouée) (Valence CF)

Finaliste de la Supercoupe de Croatie en 1993 et 1994 (Croatia Zagreb)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

Élu joueur de l'année du championnat de Croatie en 1993

Meilleur buteur du championnat de Croatie en 1993 (23 buts) et 1994 (29 buts) (Croatia Zagreb)


05/08/2022
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Theodore Whitmore

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Photo: ©Ben Radford/Getty images

 

Theodore Whitmore

 

Theodore Eccleston Whitmore

Né le 5 août 1972 à Montego Bay (JAM)

Jamaïque.png Jamaïcain, Milieu offensif, 1m88

Surnom: Tappa

 

Jamaïque.png 120 sélections, 24 buts

(Matchs amicaux: 46 sélections, 7 buts)
(Qualif Coupe du Monde: 40 sélections, 7 buts)
(Coupe du Monde: 3 sélections, 2 buts)
(Qualif Gold Cup: 3 sélections)
(Gold Cup: 7 sélections)
(Qualif Coupe caribéenne des nations: 1 sélection)
(Coupe caribéenne des nations: 20 sélections, 8 buts)
 
1ère sélection : le 7 novembre 1993 contre les Etats-Unis (0-1)
Dernière sélection : le 17 novembre 2004 contre les Etats-Unis (1-1)

 

1990/94 Montego Bay Boys Club (JAM)
1996/97 Violet Kickers (JAM) 12 matchs, 2 buts
1997/99 Seba United (JAM) 14 matchs, 1 but
1999/2002 Hull City (ANG) 88 matchs, 10 buts
(Championnat d'Angleterre de D4: 77 matchs, 9 buts)
(Coupe d'Angleterre: 8 matchs)
(Coupe de la ligue anglaise: 3 matchs, 1 but)
2002/03 Seba United (JAM)
2003 Livingston (ECO) 3 matchs
2003/04 Seba United (JAM)
2004/06 Tranmere Rovers (ANG) 37 matchs, 5 buts
2006 Seba United (JAM) 24 matchs, 8 buts
 

Figure emblématique du football jamaïcain, Theodore Whitmore a fait les beaux jours des "Reggae Boyz" au milieu des années 90, la plus belle période de la sélection caribéenne.

 

Très bon meneur de jeu, ce joueur plutôt tranquille se distinguait par une superbe technique et une activité incessante sur le terrain. Son mètre 88 ne l'a pas empêché d'avoir un style élégant balle au pied. C'est d'ailleurs de là que vient son surnom, Tappa, que lui ont trouvé ses amis de Montego Bay, où il est né, en référence à sa conduite de balle par petites touches. Appelé à 120 reprises en équipe nationale, il a porté en club les couleurs de Hull City et de Tranmere Rovers, en Angleterre, et de Livingston, en Écosse, ses seules passages à l'étranger. Mais il est définitivement entré dans la légende en 1998, lors de la Coupe du Monde en France. Cette année-là, il affronte en quelques jours des monuments du football Mondial comme les Croates Robert Prosinecki et Davor Suker, les Argentins Gabriel Batistuta et Ariel Ortega ou encore le Japonais Hidetoshi Nakata, à l'occasion de ce qui était la première participation de la Jamaïque à un Mondial. Contre les Samouraïs Bleus à Lyon, les deux équipes nationales déjà éliminés s'affrontent pour le plaisir. Whitmore claque un doublé (39ème et et 54ème) et affiche son nom en grand sur l'écran géant du Stade de Gerland. Et pour cause: il est l'auteur des deux pions de la victoire 2 buts à 1 sur le Japon, seul succès des Reggae Boyz à ce jour dans l'histoire de la Coupe du Monde qui quitte la compétition avec le sourire. Vainqueur de deux Coupe caribéenne des nations, il devient après avoir raccroché les crampons sélectionneur de la Jamaïque à plusieurs reprises.

 

PALMARÈS

 

4ème de la Gold Cup en 1998 (Jamaïque)

Vainqueur de la Coupe Caribéenne des Nations en 1998 et 2005 (Jamaïque)

Vice-champion de Jamaïque en 1998 (Sebaa United)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Gold Cup en 2003


05/08/2022
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