FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Kazuyoshi Miura

Kazuyoshi Miura.jpg
Kazuyoshi Miura

 

三浦 知良

Né le 26 février 1967 à Shizuoka (JAP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4925141_201506194658413.png Japonais, Attaquant, 1m77

Surnom: King Kazu

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4925141_201506194658413.png 89 sélections, 55 buts

(Matchs amicaux: 20 sélections, 12 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 26 sélections, 27 buts)

(Coupe d'Asie des Nations: 9 sélections, 2 buts)

(Coupe des Confédérations: 2 sélections, 1 but)

(Jeux Asiatiques: 9 sélections, 3 buts)

(Coupe Kirin: 14 sélections, 8 buts)

(Coupe Afro-asiatique: 1 sélection, 1 but)

(Dynasty Cup: 5 sélections, 1 but)

(Umbro Cup: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 26 septembre 1990 contre le Bangladesh (3-0)

Dernière sélection : le 6 juin 2000 contre la Jamaïque (4-0)

 

1986 Santos FC (BRE) 2 matchs
1986 Palmeiras (BRE) 25 matchs, 2 buts
1986 Matsubara (BRE) 5 matchs, 1 but
1987 CRB Maceió (BRE) 4 matchs
1987/88 XV de Jaú (BRE) 25 matchs, 2 buts
1988/89 Coritiba (BRE) 21 matchs, 2 buts
1990 Santos FC (BRE) 11 matchs, 3 buts 
1990/98 Verdy Kawasaki (JAP) 228 matchs, 123 buts
(Championnat du Japon: 192 matchs, 100 buts)
(Coupe de l'Empereur: 17 matchs, 11 buts)
(Coupe de la ligue japonaise: 17 matchs, 12 buts)
(Supercoupe du Japon: 2 matchs)
1994/95 Genoa (ITA) (Prêt) 22 matchs, 1 but
(Championnat d'Italie: 22 matchs, 1 but)
(Coupe d'Italie: 1 match)
1999 Croatia Zagreb (CRO) 12 matchs
1999/2000 Kyoto Purple Sanga (JAP) 51 matchs, 24 buts
(Championnat du Japon: 41 matchs, 21 buts)
(Coupe de l'Empereur: 3 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue japonaise: 7 matchs, 2 buts)
2001/05 Vissel Kobe (JAP) 127 matchs, 29 buts
(Championnat du Japon: 103 matchs, 24 buts)
(Coupe de l'Empereur: 5 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue japonaise: 19 matchs, 3 buts)
2005 Sydney FC (AUS) (Prêt) 4 matchs, 2 buts
2005/? Yokohama FC (JAP) (en cours)

 

Véritable icone au Japon, l'histoire de Kazuyoshi Miura a un côté Olive et Tom. Surnommé "King Kazu", il aurait inspiré le personnage du manga "Captain Tsubasa" connu en France sous le nom d'Olivier Atton. Yoichi Takahashi, le créateur du manga, le dit lui-même: "Même si je me suis surtout inspiré de Kempes et Maradona pour les actions fantasques, je voulais vraiment que le personnage d'Olivier Atton ait beaucoup de similitudes avec Kazu Miura, car c'était le premier footballeur japonais à jouer à l'étranger." En effet, à 15 ans, il part pour le Brésil suivre son père devenu indésirable dans la mère patrie pour une sombre histoire de drogue. Il y décroche un contrat pro avec le prestigieux club de Santos, un an avant la naissance de Messi. Après quelques prêts, notamment au XV de Jau où il forme un duo d'attaque avec Sonny Anderson en 1987, il se fait sa place, jusqu'à faire les gros titres du journal "Placar" alors qu'il joue ailier gauche pour Coritiba. De retour chez lui, il décroche à 26 ans le premier titre de champion de la J-League avec Verdy Kawasaki lors de la saison inaugurale du championnat pro. Quadruple champion du Japon au milieu des années 1990, l'attaquant sera même élu joueur asiatique de l'année en 1993. À 27 ans, il est le premier japonais à jouer en Série A, sous les couleurs du Genoa. Il inscrit un seul but, lors d'un derby contre la Sampdoria. Il joue ensuite à Zagreb en Croatie, accrochant un titre de champion à son palmarès, puis honore une pige au FC Sydney en Australie avant de rentrer au Pays du Soleil Levant. Et aujourd'hui à bientôt 53 ans, il n'a toujours pas pris sa retraite, participant au championnat sous les couleurs du Yokohama FC. Il a juré de jouer jusqu’à ses 60 ans. Il détient aussi un autre record de longévité: en 2017, il est devenu le plus vieux buteur professionnel de l'histoire supplantant à l'époque l'Anglais Stanley Matthews. À ce moment-là, Miura avait 50 ans et 14 jours et son record tient toujours. Son seul regret : n'avoir jamais pu participer à une Coupe du Monde. Celui qui compte 89 sélections en équipe nationale nippone dont sa dernière cape remonte au début des années 2000 échoue de peu à participer au Mondial américain et n'est pas retenu pour aller en France quatre ans plus tard… Son parcours reste tout de même impressionnant: 10 ans au Brésil, 55 buts en sélection japonaise, des matchs sur cinq décennies, et surtout le mérite d'avoir popularisé le ballon rond au Japon en devenant son premier héros.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe d'Asie des nations en 1992 (Japon)

Vainqueur de la Dynasty Cup en 1992 (Japon)

Champion du Japon en 1991, 1992, 1993 et 1994 (Verdy Kawasaki)

Vice-champion du Japon en 1995 (Verdy Kawasaki)

Championnat de Croatie en 1999 (Croatia Zagreb)

Vainqueur de la Coupe de l'Empereur en 1996 (Verdy Kawasaki)

Finaliste de la Coupe de l'Empereur en 1992 (Verdy Kawasaki)

Vainqueur de la Coupe de la ligue japonaise en 1992, 1993 et 1994 (Verdy Kawasaki)

Finaliste de la Coupe de la ligue japonaise en 1996 (Verdy Kawasaki)

Vainqueur de la Supercoupe du Japon en 1994 et 1995 (finale non-jouée) (Verdy Kawasaki)

Finaliste de la Supercoupe du Japon en 1997 (Verdy Kawasaki)

Vainqueur du Championnat du Parana en 1989 (Coritiba)

Champion du Japon de D2 en 1996 ((Yokohama FC)

Vice-champion du Japon de D2 en 2019 (Yokohama FC)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Footballeur asiatique de l'année en 1993

Élu meilleur joueur de la Coupe d'Asie des Nations en 1992

Élu meilleur joueur japonais de l'année en 1992 et 1993

Élu meilleur joueur du championnat du Japon en 1993

Meilleur buteur du championnat du Japon en 1996 (23 buts) (Verdy Kawasaki)

Nommé dans l'équipe type du championnat du Japon en 1991, 1992, 1993, 1995 et 1996

Nommé dans le meilleur onze de l'histoire de la J-League en 2013

À reçu le Grand Prix du sport professionnel au Japon en 1993

 

SOURCES/RESSOURCES


- Photo: ©Getty Images


18/09/2021
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Billy Bonds

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Billy Bonds

 

William Arthur Bonds

Né le 17 septembre 1946 à Woolwich (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Défenseur central/milieu défensif

Surnom: Bonzo

 

1964/67 Charlton Athletic (ANG) 95 matchs, 1 but
1967/88 West Ham (ANG) 799 matchs, 61 buts
(Championnat d'Angleterre: 549 matchs, 43 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 114 matchs, 5 buts)
(Coupe d'Angleterre: 48 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 67 matchs, 6 buts)
(Charity Shield: 1 match)
(Watney Cup: 1 match)
(Texaco Cup: 3 matchs, 2 buts)
(Coupe des Coupes: 15 matchs, 3 buts)
(Coupe Anglo-italienne: 1 match)

 

West Ham ne sera jamais un club de mercenaires. Trop de joueurs qui ont porté ce maillot ont défendu des valeurs de loyauté et de fidélité, à l’image de Billy Bonds, pilier d’Upton Park durant plus de vingt ans. Celui qui y trouve le surnom de "Bonzo" incarne plus que tout autre la fidélité à West Ham à tel point que l’on peut écrire qu’aujourd’hui encore il est West Ham. Seul Bobby Moore, du haut de son palmarès, le surpasse. Bonds arrive à Boleyn Ground en mai 1967. Le manager Ron Greenwood avait repéré le jeune défenseur et son look de mod sur les terrains de seconde division où il tenait du haut de ses 20 ans la charnière centrale de Fulham. Mais les Cottagers jouent leur survie chaque saison et le gamin n’hésite pas à rejoindre une équipe qui est alors une référence du jeu anglais. D’entrée, Bonds impose son physique et ses crampons affutés. Avec Bobby Moore, il stabilise la défense des Hammers. Billy Bonds.pngC’est le début de l’aventure: 21 ans plus tard, Bonds aura porté 799 fois le maillot grenat et bleu ciel. Doté d’un physique taillé pour la bagarre et d’un mental de guerrier, il devient rapidement une idole d’Upton Park. Les supporters de West Ham rugissent de plaisir quand Bonzo fait valoir ses qualités physiques; il y a parfois de la casse et il n’est pas rare de le voir finir les matches le maillot déchiré. Au début des années 70, West Ham évolue dans le ventre mou du championnat et Ron Greenwood juge son milieu de terrain trop léger. Lors de la pré-saison 1971-72, il décide de faire jouer Bonds en milieu récupérateur. La surprise est grande même pour ses coéquipiers mais celui-ci enchaîne les prestations de haut niveau. Dans le vestiaire, plus personne ne conteste la place de Bonzo qui en 1974 devient capitaine après le départ de Moore. Doté d’une frappe de balle puissante, le british plante quelques buts importants et spectaculaires. Quelques mois plus tard, il retrouve Moore et Fulham pour la finale de la FA Cup. Les Hammers s’imposent 2 buts 0. Il soulève le trophée pour la première fois à l’issue de ce qui est considérée comme l’une de ses meilleures saisons. Un an plus tard, c’est encore Billy qui mène ses Hammers en finale de la Coupe des Coupes. Mais un arbitrage à la maison et le talent des attaquants d’Anderlecht empêchent Bonds de ramener la C2 à Green Street, douze ans après le triomphe de Bobby Moore, Geoff Hurst, Martin Peters et les autres. Les succès en coupe masquent les difficultés de West Ham en championnat. Un effectif trop juste en talent ne peut éviter la relégation à l'étage inférieur. À West Ham, l’amour du maillot signifie quelque chose. Comme Trevor Brooking, alors numéro 10 de l’équipe nationale, il reste au club et bataille dans l’obscurité de la deuxième division. C’est à cette époque que Bonds encadre l’émergence de jeunes talents qui vont marquer l’histoire du club. Sous l’égide du charismatique Bonzo, Alvin Martin ou Ray "Tonka" Stewart vont s’affirmer. En 1980, West Ham est toujours en seconde division quand Bonds revient à Wembley pour disputer la finale de la FA Cup contre l’Arsenal de Liam Brady. Au printemps 1980, les Gunners jouent le titre, la finale de la C2 et arrivent à Wembley avec la ferme intention d'exploser les Hammers. Mais la légende de West Ham est en marche: cette finale mythique voit le triomphe des Irons grâce au but de Brooking. Et Bonds devient le premier, et à ce jour le seul, capitaine du club à soulever deux fois la Cup. Le club revient parmi l'élite la saison suivante et la charnière centrale Bonds - Martin impressionne. À tel point que nombreux sont ceux qui aimeraient voir Bonds sous le maillot de l’équipe nationale. Mais à 35 ans, sa chance est déjà passée. En 1985, il songe à raccrocher suite à une sale blessure au genou qui l’empêche de participer à la meilleure saison des Hammers qui, emmenés par les attaquants Frank MacAvennie et Tony Cottee, finissent 3ème à quelques longueurs de Liverpool et d’Everton mais avec un total de points qui, une autre année, aurait suffit à assurer le titre. Bonds continue finalement à jouer et ce n’est qu’en 1988 qu’il raccroche définitivement les crampons lors d'une rencontre face à Southampton, à 41 ans et 225 jours très exactement. Mais Billy Bonds revient rapidement à Upton Park: en 1990, il devient le septième coach de l’histoire du club au coté d'un autre "historique" en la personne d’Harry Redknapp qui devient son adjoint. En quatre années, Bonds et les Hammers connaissent une relégation suivie d’une remontée et une demi-finale de Cup. Élu dans le meilleur onze de l'histoire du club, son charisme, son dévouement et tout ce qu’il a accompli pour le jeu sont récompensés par le titre de Membre de l'Ordre de l'Empire britannique. Seule faute de goût dans le parcours de cette légende des Hammers: les deux années passées à Milwall comme manager entre 1996 et 1998. Héros local, idole des supporters et personnalité hors du commun, Billy "Bonzo" Bonds incarne West Ham aux côtés de Bobby Moore et Trevor Brooking.
 
PALMARÈS
Finaliste de la Coupe des Coupes en 1976 (West Ham)
Finaliste de la Coupe de la ligue Anglo-Italienne en 1975 (West Ham)
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 1975 et 1980 (West Ham)
Finaliste de la Coupe de la Ligue Anglaise en 1981 (West Ham)
Finaliste de la Charity Shield en 1975 (finale non-jouée) et 1980 (West Ham)
Champion d'Angleterre de D2 en 1981 (West Ham)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
À reçu le Prix du Mérite PFA en 1988
Nommé dans l'équipe type de l'année PFA du championnat d'Angleterre en 1975
Nommé dans l'équipe type de l'année PFA du championnat d'Angleterre de D2 en 1980 et 1981
Élu joueur de l'année de West Ham en 1971, 1974, 1975 et 1987
Intronisé au Hall of Fame du football anglais en 2017
Nommé Membre de l'Empire de l'Ordre britannique en 1988
 
SOURCES/RESSOURCES
- 1ère photo: ©Alamy
- 2ème photo: ©Read West Ham

17/09/2021
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Justin Fashanu

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Justin Fashanu

 

Justinus Soni Fashanu

Né le 19 février 1961 à Londres (ANG)

Décédé le 2 mai 1998 à Londres (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Attaquant, 1m85

Surnom: Fash the flash

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png espoirs: 11 sélections, 5 buts

 

1978/81 Norwich City (ANG) 90 matchs, 35 buts
1980/81 Adelaïde City (AUS) (Prêt) 11 matchs, 5 buts
1981/82 Nottingham Forest (ANG) 32 matchs, 3 buts
1982 Southampton (ANG) (Prêt) 9 matchs, 3 buts
1982/85 Notts County (ANG) 64 matchs, 20 buts
1985/87 Brighton & Hove Albion (ANG) 16 matchs, 2 buts
1988 Los Angeles Heat (USA) 12 matchs, 5 buts
1988/89 Edmonton Brick Men (CAN) 35 matchs, 22 buts
1989 Manchester City (ANG) 2 matchs
1989/90 West Ham (ANG) 2 matchs
1990 Leyton Orient (ANG) 5 matchs
1990/91 Hamilton Steelers (CAN) 29 matchs, 10 buts
1991 Southall (ANG) 6 matchs, 1 but
1991 Toronto Blizzard (CAN) 10 matchs, 3 buts
1991 Leatherhead (ANG)
1991 Newcastle United (ANG)
1991/93 Torquay United (ANG) 41 matchs, 15 buts
1993 Airdrieonians (ECO) 16 matchs, 5 buts
1993 Trelleborgs FF (SUE) 1 match
1993/94 Heart of Midlothian (ECO) 11 matchs, 1 but
1995/97 Atlanta Ruckus (AUS) 7 matchs, 1 but
1997 Miramar Rangers (NZL) 18 matchs, 12 buts

 

Justin Fashanu est le premier footballeur noir transféré pour un montant supérieur à un million de livres. Mais il est également l'un des tout premiers sportifs connus à avoir assumé publiquement son homosexualité. Un destin tragique qui est aujourd’hui devenu symbole de la lutte contre l’homophobie dans le football. Élevé avec son frère John, lui aussi devenu footballeur pro, dans la même famille d'accueil du Norfolk, après la séparation des parents, ce passionné de boxe entre dans le monde du ballon rond à l'âge de 17 ans en signant son premier contrat à Norwich. Attaquant puissant et rapide, l'international espoir inscrit 35 buts à tout juste 20 ans, dont l'un, une reprise extraordinaire en lucarne du mythique gardien de Liverpool Ray Clemence, est élu but de la saison en 1980. Le prodige est alors prêt à devenir la future star du foot anglais. Nottingham Forest, vainqueur du championnat en 1978 et de deux Coupes d’Europe dans la foulée (1979 et 1980), qui doit remplacer Trevor Francis parti à Manchester City, balance un million de livres sur la table pour acheter la pépite. Un transfert record, surtout pour un joueur de couleur. On attend alors beaucoup de cet attaquant très prometteur. Qu’il marque des buts, beaucoup de buts, autant qu’avec les Canaries. Cela va de soi. Justin Fashanu.jpgMais aussi qu’il devienne un porte parole de la communauté noire, lui, fils d’avocat nigérian et d’une infirmière guyanaise. Comme de nombreux joueurs noirs à cette époque, Justin souffre du racisme, notamment de la part des supporters de l’équipe adverse qui lui jettent des bananes et l’accueillent régulièrement en imitant le bruit du singe. À ce moment-là, Justin n’a pas encore brisé son tabou. Il lui est difficile de vivre pleinement sa sexualité dans le milieu macho du football. D’autant plus que la presse de caniveau guette de très près la vie des stars du ballon rond. "Une sacrée tapette." C’est ainsi que l'illustre Brian Clough, l’entraîneur du club des Midlands de l’époque, parlait à la presse de son nouveau joueur. Peu après son arrivée à Nottingham, les rumeurs fusent: Fashanu fréquenterait les bars gays de la ville. Clough ne manque pas de l’humilier: "Tu vas où si tu veux du pain? Chez un boulanger, probablement. Et si tu veux une côte d’agneau? Chez le boucher! Alors pourquoi tu vas dans ces clubs de tapettes? " Ambiance. Les performances de Fashanu souffrent de cette atmosphère délétère. Et malheureusement, les relations avec Clough vont empiré. Mal dans sa peau, il se tourne un temps vers la religion. Devenu "Born Again Christian", son mal-être reprend face à l’impossibilité de conjuguer homosexualité et religion catholique. Sa carrière professionnelle n’est pas plus stable. Après seulement 3 buts en 32 rencontres, il rejoint Southampton en prêt, plante 3 pions en 9 matches avant de signer pour le voisin Notts County, pour seulement 150 000 livres. Il y inscrit 20 réalisations en 64 apparitions. À peine a-t-il signé à Brighton en 1985 qu’il se blesse gravement au genou. Il part alors aux Etats-Unis, là où se trouve les meilleurs spécialistes pour le soigner. Justin s’y plaît et envisage même de s’y établir pour de bon. Après quelques errances dans les ligues mineures du Canada, il finit par revenir au pays en 1988. Triste retour: plus personne ne veut de lui. Aucun club ne veut parier sur ce joueur, à part des petits passages furtifs à Manchester City, West Ham, Leyton Orient et un essai raté à Newcastle. Il joue même pour des clubs amateurs (Southall et Leatherhead). Entre deux rencontres, le fêtard traîne à Londres, cherche de l'argent et emprunte à ses amis ainsi qu'à son frangin désespéré qu'il ne rembourse jamais. Justin finit par trouver la recette: vendre ses histoires à la presse. C'est l'heure d'annoncer son coming-out dans les Tabloïds, en octobre 1990. "I AM GAY" titre alors en gras le journal "The Sun". Il devient alors le premier footballeur professionnel de l'histoire à l’annoncer. Parmi la dizaine de footballeurs homo ou bisexuels de cette époque, aucun n’a suivi son exemple. Cet acte est fortement condamné par la communauté noire, via l’hebdomadaire de référence "The Voice", mais aussi par son propre frère John, qui déclarera peu de temps après à la presse: "Mon frère est un paria." En vérité, il était furieux car il venait de le payer 75 000 livres (100 000 € à l'époque) "pour qu'il la ferme ", a-t-il admis dans un documentaire retraçant l'histoire des deux frères. Justin avait encaissé le chèque mais avait quand même vendu sa confession. Il ne se remettra surtout jamais totalement des paroles de son frère. Après s'être stabilisé à Torquay United fin 1991, il reprend son exil: Suède, Australie, Nouvelle-Zélande. Avant un nouvel envol aux USA, comme entraîneur-joueur cette fois, à Atlanta. En 1998, il se lance même dans une carrière de coach, entraînant l’équipe de Maryland Mania nouvellement formé à Baltimore. C'est la dernière étape du parcours, la plus sombre. Pourtant, il y "était heureux" selon le président du club, AJ Ali. En avril de cette même année, après une soirée arrosée, un adolescent de 17 ans porte plainte contre Fashanu pour agression sexuelles. Interpellé puis relâché, il s’envole pour l’Angleterre au moment où, une nouvelle fois d’après la rumeur, des policiers débarquent chez lui pour l’arrêter. Un mois plus tard, dans un garage abandonné de Fairchild Place situé dans un quartier défavorisé de l'est londonien, il est retrouvé pendu à un câble électrique. Les charges seront finalement abandonnées puisque l’accusation était purement et simplement du chantage. Trop tard... Justin avait fui cette vie qui n’avait été que rejet. De la part de ses parents, qui l’avaient abandonné étant jeune, de la part de son coach Brian Clough, de la part de l’Église dans laquelle il avait retrouvé une certaine stabilité, de la part de la communauté noire et, enfin, de la part de son frère. Il aura manqué d'un réel soutien tout au long de sa vie. Aujourd'hui, une prise de conscience est peut-être en train de s'amorcer dans le milieu du football. Des équipes entières quittent la pelouse après qu'un joueur reçoive des insultes homophobes de la part d'un rival, des footballeurs reconnus prennent la parole pour que ces discriminations cessent… Mais aucun footballeur de premier plan n'a fait son coming out. Ainsi, le nom de Justin Fashanu doit rester dans les esprits. C'est sa nièce Amal, la fille de John, qui avait neuf ans au moment du suicide de son oncle, qui honore sa mémoire avec la Fondation Justin Fashanu qui lutte contre l'homophobie, le racisme et les troubles mentaux chez les footballeurs. En 2020, le joueur est entré au Hall of Fame. Il figure désormais parmi les plus grandes gloires du football en Angleterre. Comme si le foot britannique voulait laver et racheter sa faute. Celle d'avoir laisse tomber un joueur parce qu'il était homosexuel.

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu but de la saison du championnat d'Angleterre par la BBC en 1980

Intronisé au Hall of Fame du football anglais en 2020

Intronisé au Hall of Fame de Norwich City

 

SOURCES/RESSOURCES


- 1ère photo: ©EMPICS

- 2ème photo: ©Colorsport


16/09/2021
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Malcom Macdonald

Malcom Macdonald.jpg
Malcom Macdonald

 

Malcom Ian Macdonald

Né le 7 janvier 1950 à Fulham (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Attaquant, 1m80

Surnom: "Supermac"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 14 sélections, 6 buts

(Matchs amicaux: 5 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 4 sélections, 5 buts)

(British Home Championship: 5 sélections)

 

1ère sélection : le 20 mai 1972 contre le Pays de Galles (3-0)

Dernière sélection : le 19 novembre 1975 contre le Portugal (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png U23: 4 sélections, 4 buts

 

1967/68 Tonbridge Angels (ANG)
1968/69 Fulham (ANG) 13 matchs, 5 buts
1969/71 Luton Town (ANG) 101 matchs, 58 buts
(Championnat d'Angleterre de D2: 42 matchs, 24 buts)
(Championnat d'Angleterre de D3: 46 matchs, 25 buts)
(Coupe d'Angleterre: 5 matchs, 5 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 8 matchs, 4 buts)
1971/76 Newcastle United (ANG) 227 matchs, 121 buts
(Championnat d'Angleterre: 187 matchs, 95 buts)
(Coupe d'Angleterre: 22 matchs, 14 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 18 matchs, 12 buts)
1976/79 Arsenal (ANG) 108 matchs, 57 buts
(Championnat d'Angleterre: 84 matchs, 42 buts)
(Coupe d'Angleterre: 9 matchs, 10 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 14 matchs, 5 buts)
(Coupe de l'UEFA: 1 match)
1979 Djurgårdens IF (SUE) 9 matchs, 2 buts

 

Avec ses rouflaquettes géantes et sa tendance naturelle à faire des prédictions grandioses, Malcolm Macdonald était à Newcastle UTD une personnalité haute en couleurs occupant une place choix dans le cœur et l'esprit des nombreux supporters de St James Park. Issue d'une famille de supporter du Fulham FC, le jeune latéral passé attaquant débute chez les "Cottagers" avant de rejoindre Luton Town puis Newcastle UTD où il va littéralement exploser. Remarqué pour sa rapidité et sa puissance dans le jeu, "Supermac" va vite devenir une légende des "Magpies". En cinq saisons, il plantera 121 buts en 227 rencontres et terminera une fois meilleur buteur du championnat en 1975 avec 21 réalisations. À l'été 1976, le bombardier débarque à Arsenal pour un montant record à l'époque et une réputation flatteuse à confirmer. Associé à l'irlandais Frank Stapleton, ils planteront à eux deux 46 buts lors de l’exercice 1976-1977. Si l'irlandais restera le meilleur buteur des Gunners pendant trois saisons de suite avec à la clé trois finales de FA Cup, dont une remporté en 1979, Macdonald, lui, amorce son déclin et ne connaîtra plus jamais les sommets à cause d'une énorme blessure au genou. Devenu moins efficace, l'international anglais qui a planté cinq pions lors d'une seule rencontre internationale (le 16 avril 1975 contre Chypre) rejoint Djurgårdens en Suède où il mettra un terme à sa carrière à seulement 29 ans. Passé sur le banc de touche de Fulham durant quatre ans, il va trouver son bonheur en reprenant un pub. Mais l’appel du coaching est trop tentant, et Macdonald signe à Huddersfield pour l'exercice 1987-1988. Sûrement la plus grosse erreur de sa vie. Les "Terriers" sont relégués en D3 au terme d’une saison catastrophique et qui restera – statistiquement – la pire: 6 victoires, 28 points pris, 100 buts encaissés et la plus lourde défaite de l'histoire concédé face à Manchester City (10 buts à 1). Bien trop pesant pour l’homme, qui prendra la porte au bout de sept mois et ne s’assiéra plus jamais sur un banc de touche. "Les relégations ça s’oublie, pas les défaites record. Et celle de Huddersfield restera à jamais pour ma pomme, déplorait-il dans les colonnes du Mirror en 2017. Mais le plus fou ce jour-là, c’est qu’on a tiré dix-neuf fois et eux, seulement douze! "

 

PALMARÈS


Vainqueur du British Home Championship en 1972, 1974 et 1975 (Angleterre)

Vainqueur de la  Coupe d'Angleterre en 1979 (finale non-jouée) (Arsenal)

Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 1974 (Newcastle UTD) et 1978 (Arsenal)

Finaliste de la Coupe de la Ligue Anglaise en 1976 (Newcastle UTD)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Inclus parmi les 100 légendes de la Football League

Meilleur Buteur du championnat d'Angleterre en 1975 (21 buts) (Newcastle UTD) et 1977 (25 buts) (Arsenal)

Nommé dans l'équipe type de l'année PFA du championnat d'Angleterre en 1974

Intronisé au Hall of fame de Newcastle UTD

 

SOURCES/RESSOURCES


- Photo: ©NUFC


15/09/2021
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Tony Vairelles

Tony Vairelles.jpg
Tony Vairelles

 

Tony-Mickaël Patrice Yves Vairelles

Né le 10 avril 1973 à Nancy (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, attaquant, 1m86

Surnom: Tonygol

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 8 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 5 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 19 août 1998 contre l'Autriche (2-2)

Dernière sélection : le 26 avril 2000 contre la Slovénie (3-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png A': 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Olympique: 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png espoirs: 27 sélections, 5 buts

 

1991/95 AS Nancy-Lorraine (FRA) 140 matchs, 40 buts
(Championnat de France: 14 matchs, 7 buts)
(Championnat de France de D2: 113 matchs, 32 buts)
(Coupe de France: 13 matchs, 1 but)
1995/99 RC Lens (FRA) 156 matchs, 38 buts
(Championnat de France: 123 matchs, 31 buts)
(Coupe de France: 9 matchs, 3 buts)
(Coupe de la ligue: 10 matchs, 1 but)
(Trophée des Champions: 1 match)
(Ligue des Champions: 5 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 8 matchs, 1 but)
1999/2003 Olympique Lyonnais (FRA)  93 matchs, 21 buts
(Championnat de France: 63 matchs, 11 buts)
(Coupe de France: 5 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue: 3 matchs, 2 buts)
(Trophée des Champions: 1 match)
(Ligue des Champions: 13 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 8 matchs, 5 buts)
2001 Bordeaux (FRA) (Prêt) 15 matchs, 2 buts
(Championnat de France: 11 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 2 matchs)
(Coupe de la ligue: 2 matchs)
2001/02 SC Bastia (FRA) (Prêt) 39 matchs, 19 buts
(Championnat de France: 30 matchs, 14 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 4 buts)
(Coupe de la ligue: 3 matchs, 1 but)
2003 RC Lens (FRA) (Prêt) 12 matchs, 2 buts 
2003/04 Stade Rennais (FRA) 23 matchs, 1 but
(Championnat de France: 21 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 2 matchs)
2004/05 SC Bastia (FRA) 30 matchs, 5 buts
(Championnat de France: 27 matchs, 4 buts)
(Coupe de France: 1 match)
(Coupe de la ligue: 2 matchs, 1 but)
2005/06 Lierse SK (BEL) 16 matchs, 1 but
(Championnat de Belgique: 15 matchs)
(Coupe de Belgique: 1 match, 1 but)
2006/07 Tours FC (FRA) 25 matchs, 5 buts
(Championnat de France de D2: 24 matchs, 5 buts)
(Coupe de France: 1 match)
2007/08 CA Bastia (FRA) 13 matchs, 2 buts
2008/09 F 91 Dudelange (LUX) 25 matchs, 17 buts
(Championnat du Luxembourg: 21 matchs, 13 buts)
(Coupe du Luxembourg: 4 matchs, 4 buts)
2009/11 Gueugnon (FRA) 61 matchs, 17 buts
 
Son nom fleure bon la D1 des nineties. Un peu d'aventure, des airs de gitan et une attitude rock'n'roll. Tony Vairelles était un joueur comme il n'en existe plus: humain et bagarreur avec la célèbre coupe mulet. Une vedette du football hexagonal découvert dans un reportage de Téléfoot. Car oui, il fut un temps où, l'avant-centre était encore une star du ballon rond, avant de complétement sombré. Né et Formé à Nancy, c’est à Lens que le meilleur joueur de D2 en 1995 atteindra le firmament de sa carrière. Chouchou du stade Bollaert, ses quatre saisons dans le Pas-de-Calais ont coïncidé avec les plus grands succès des Sang et Or. À son arrivée, l'ambitieux Gervais Martel a assuré que cet attaquant à la technique hors-pair "mènera le club au sommet ". Tony Vairelles.jpgDans le mile. 156 rencontres plus tard et 38 pions dans ses bagages, la crinière blonde est la star de l’effectif artésien, idolâtrer par tout un peuple pour sa combativité et son talent devant le but. "Tonygol" offre à Lens le premier, et à ce jour seul, titre de champion de France, ainsi que la Coupe de la ligue en 1999. Ses bonnes performances lui valent d'être appelé huit fois en équipe de France. Avec un seul but sous le maillot bleu inscrit un 13 novembre 1999, contre la Croatie, il est oublié par Aimé Jacquet pour la Coupe du Monde 1998 et n'est pas retenu par Roger Lemerre pour l'Euro 2000 à cause d'une d'une sévère concurrence (Henry, Wiltord, Trezeguet, Anelka...). La suite est une longue descente aux enfers. Il enfile ainsi successivement les maillots de l'Olympique Lyonnais, de Bordeaux et du SC Bastia avant de revenir dans le Rhône où il s'octroie un second titre de champion de France en 2003. Mais le parcours de ce joueur au grand coeur reste tout aussi instable par la suite: l'attaquant lorrain porte les couleurs du RC Lens, du Stade Rennais, du CA Bastia, de Lierse en Belgique, et  de Tours. Il a même effectué un essai infructueux à Toronto en 2008, dans le Championnat nord-américain. Il avait semblé renaître à Dudelange en 2009, où il remporte le doublé coupe-championnat du Luxembourg, avant d'essayer de remettre à flots le club de Gueugnon, alors en National, où il s'était impliqué comme joueur-actionnaire. Cette aventure familiale avait cependant tourné court et le club, où évoluaient également deux de ses frères, a été mis en liquidation au printemps 2011 en raison de ses inextricables difficultés financières. Tony Vairelles n'avait d'ailleurs pas complètement fait une croix sur sa carrière. Il a ensuite effectué un essai avec le club belge de Bleid Gaume mi-octobre 2011, quelques jours avant que sa vie soit complétement bouleversée. Car oui, on ne parle plus de carrière, mais bien de vie. En effet, il avait été mis en examen avec ses quatre frères pour sa participation présumée à une fusillade à la sortie d'une discothèque de la banlieue nancéienne, à l'issue de laquelle trois videurs ont été blessés. La fratrie avait été placée en détention provisoire et libérée quelques mois plus tard avec un contrôle judiciaire. Originaire de la communauté gitane, Tony a des valeurs qui dépassent le cadre légal français. L'honneur et la famille. Trop innocent pour faire tomber ses frères. Comme cette action avec Lee Dixon en ligue des champions. Injustice...
 
PALMARÈS
3ème du Championnat d'Europe espoirs en 1996 (France)
Champion de France en 1998 (RC Lens) et 2003 (Olympique Lyonnais)
Vice-champion de France en 2001 (Olympique Lyonnais)
Champion du Luxembourg en 2009 (F 91 Dudelange)
Vainqueur de la Coupe du Luxembourg en 2009 (F 91 Dudelange)
Finaliste de la Coupe de France en 1998 (RC Lens) et 2002 (SC Bastia)
Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999 (RC Lens)
Vainqueur du Trophée des champions en 2002 (Olympique Lyonnais)
Finaliste du Trophée des champions en 1998 (RC Lens)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Trophée UNFP du meilleur joueur de D2 en 1995
 
SOURCES/RESSOURCES
- 1ère photo: ©Henri Szwarc/Getty Images
- 2ème photo: ©RC Lens

14/09/2021
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