FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Viorel Moldovan

Viorel Moldovan.jpg
Viorel Moldovan

 

Viorel Dinu Moldovan

Né le 8 juillet 1972 à Bistrita (ROU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338111_20151209032918.png Roumain, Attaquant, 1m77

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338111_20151209032918.png 70 sélections, 25 buts

 

1990/93 Gloria Bistrita (ROU) 84 matchs, 22 buts

1993/95 Dinamo Bucarest (ROU) 60 matchs, 19 buts

1995/96 Neuchatel Xamax (SUI) 32 matchs, 19 buts

1996/98 Grashopper Zurich (SUI) 51 matchs, 44 buts

1998 Coventry City (ANG) 10 matchs, 2 buts

1998/2000 Fenerbahçe (TUR) 53 matchs, 33 buts

2000/03 FC Nantes (FRA) 57 matchs, 20 buts

2003 Al Wahda Club (EAU) 1 match

2003/04 FC Nantes (FRA) 12 matchs, 11 buts

2004/05 Servette FC (SUI) 13 matchs, 3 buts

2005/06 Politehnica Timișoara (ROU) 23 matchs, 8 buts

2006/07 Rapid Bucarest (ROU) 40 matchs, 15 buts

 

Viorel Moldovan reste dans les mémoires pour son passage à Nantes au début des années 2000. Cet attaquant roumain, infatigable voyageur, fut en effet un des rares recrutements étrangers réussi chez les canaris. Et si Nantes a été champion en 2001, elle le doit en grande partie à son buteur roumain… Viorel Moldovan démarre sa carrière de footballeur pro dans le club de sa ville de naissance, le Gloria Bistrita, au nom prédestiné. À 18 ans, l’attaquant est un grand espoir du club qui termine 3ème du championnat roumain en 1991. Avec 18 matchs disputés, Viorel s’installe dans l’équipe et devient titulaire à part entière la saison suivante. Néanmoins, il ne marque pas énormément (4 petits buts seulement). https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7496973_201712131845189.jpgDoté d’un physique plutôt banal (1m77 pour 73 kg), plutôt lent, Moldovan est surtout un renard. Pourtant il n'était pas seulement un renard des surfaces jaillissant à l’instant décisif, il détenait aussi l’art d’embarquer ses adversaires sur des fausses pistes pour mieux resurgir à l’endroit et à la seconde où il n’était plus guetté, il savait enfin se montrer très altruiste et marquait toujours plus. Étoile montant du foot roumain, il est recruté par le Dinamo Bucarest en 1993. Enfin dans un grand club, il poursuit son ascension et reste régulier dans ses performances, claquant une dizaine de but par exercice. Il va y gagner un statut d’international, avec un premier match en 1993 contre l'Israël. Il s’installe tranquillement en sélection mais ne sera pas forcément titulaire indiscutable en attaque, barré par Florin Raducioiu. C’est ainsi dans un rôle de joker qu’il dispute la Coupe du monde 1994. Les roumains atteignent les quarts de finale, après avoir sorti l’Argentine, privée de Maradona, en huitièmes. Viorel observe la compétition du banc de touche. Il disputera ensuite l’Euro 1996 comme remplaçant avant de s’imposer en attaque, à côté d’Adrian Ilie. Lors de la Coupe du monde 1998, il inscrit 2 buts, contre l’Angleterre et la Tunisie. Les roumains se font éliminés en huitièmes par la Croatie (1 à 0). Sa carrière internationale s’achèvera en 2005 après une dernière participation à l’Euro 2000 où la Roumanie s’arrête en quart. Entre temps, Moldovan a quitté son pays à 22 ans en 1995, direction le championnat Suisse et Neuchâtel. Dans un championnat assez faiblard, il empile but sur but sans atteindre pour autant le nirvana. Les Grasshoppers l’enrôle direct et Viorel se fait plaisir. Il marque 27 fois en 32 matchs. Malgré des stats dignes des années 70, cela ne suffit pas pour glaner le titre de champion. Après une première saison réussie, Moldovan confirme et fait parler la poudre, avec 17 buts sur les 19 premiers matchs. Il affole alors les recruteurs et s'envole au mercato pour l’Angleterre. Il pose ses valises à Coventry. Sauf que Moldovan n’a pas le jeu idoine pour le foot anglais : déficit de vitesse et de puissance, il se fait secouer par les rugueux défenseurs britanniques et ne marque pas. Barré par le duo Darren Huckerby - Dion Dublin, Viorel est cantonné au banc des remplaçants. Nouveau départ donc en 1998, où, après sa bonne coupe du Monde, Fenerbahçe se laisse tenter. Sur les rives du Bosphore, Viorel retrouve le chemin des filets et plante de nouveau. Néanmoins, l’équipe ne parvient pas à remporter le titre, terminant 3ème puis 4ème. C’est donc en Turquie que Robert Budzynski va chercher notre homme pour renforcer des canaris qui peinent offensivement. Pour 30 millions de francs soit le transfert le plus cher de l'histoire canarie à l'époque, le 10ème roumain à venir jouer en France depuis 1945 n'inspire pas de suite confiance. Les observateurs sont un peu sceptiques et Viorel, malgré pas mal de blessures, va s’adapter parfaitement au système de jeu prôné par Denoueix. Bien servi par Eric Carrière, Frédéric Da Rocha et Stéphane Ziani, il se taille la part du lion devant. Il entre par la grande porte, sur un coup de tête, un soir d’août 2000. C’était match de gala à la Beaujoire, avec Marseille pour adversaire et des tribunes combles malgré le crachin distillé par le ciel depuis le début de l’après-midi. Un public nombreux donc, alléché par la réputation de l’adversaire et le bon départ effectué cette saison là par les Canaris (avec notamment une victoire 5 à 2 à Monaco). Ce fut comme un coup de foudre. Un trait d’amour immédiat entre d’un côté des spectateurs et une équipe cruellement déçus par les prétendants qui avaient précédé le Roumain, les pâles Javier Mazzoni, Diego Bustos et Gaetano Giallanza et de l’autre un Viorel heureux de découvrir un football susceptible de combler ses désirs trop longtemps inassouvis. À la surprise générale, après un finish ébouriffant, le FC Nantes remporte le titre de champion de France, après une victoire 1 à 0 devant Saint-Etienne pour le compte de la 37ème journée. La saison suivante, les canaris démarrent très mal. Moldovan est constamment blessé et Denoueix se fait virer. C’est le début de la fin. À 30 ans, le roumain est moins efficace et commence à sentir le poids des années. La nouvelle direction ne compte plus sur lui et en 2003, il est quasiment viré du club. Il signe un contrat juteux aux Emirats mais n’y reste que quelques mois. En janvier 2004, Nantes cherche désespérément un attaquant et rappelle le soldat Moldovan pour un come back plutôt réussi. Arrivé fin janvier, il va planter 11 buts en 12 matchs de championnat. Débarrassé de ses problèmes physiques, le talent est toujours là. Alors qu’il pensait sans doute terminer sa carrière sur les bords de Loire, un changement de direction à la tête des canaris a raison de son attachement au club. Foutu dehors pour un recrutement plus quantitatif que qualitatif, l’aventure s’arrête là. Il émigre de nouveau en Suisse, au Servette Genève avant de rentrer au pays au bout de quelques mois seulement. En janvier 2005, il rejoint Timisoara où il termine la saison, marquant seulement 2 buts. La saison suivante sera bien meilleure, avec 6 buts en 12 matchs, et au mercato, le Rapid Bucarest l’enrôle. Malgré un âge canonique, Viorel reste vaillant. Il va rater le titre de peu en 2006, mais au moins remporter une Coupe de Roumanie. Avec 8 buts en 13 matchs, il boucle une nouvelle bonne saison. Pour sa dernière année, Viorel remporte de nouveau une Coupe de Roumanie, histoire de valoriser un beau CV. Viorel Moldovan tourne donc la page en 2007, il n’a laissé que de bons souvenirs à Nantes, avec deux arrivées tonitruantes et deux départs, hélas, sur la pointe des pieds. Moldovan ça a le même gout qu'un amour d'été, c'est intense dès le début, c'est magique, et puis il faut se séparer bon gré mal gré, et puis ça recommence l'été suivant, et à nouveau les scènes d'adieux, et on ne se revoit plus, mais on oublie pas. Moldovan, on l'oublie pas.

 

PALMARÈS


Champion de France en 2001 (FC Nantes)

Champion de Suisse en 1998 (Grashopper Zurich)

Vice-champion de Roumanie en 2006 (Rapid Bucarest)

Vainqueur du Trophée des champions en 2001 (FC Nantes)

Vainqueur de la Coupe de Roumanie en 2006 et 2007 (Rapid Bucarest)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur étranger de l’année en Suisse en 1996 et 1997

Meilleur buteur du championnat de Suisse en 1996 (19 buts) (Neuchatel Xamax) et 1997 (27 buts) (Grashopper Zurich)

 

VIDÉO





13/12/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 971 autres membres