Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Yougoslavie (disparu)


Ratko Svilar

Ratko Svilar.jpg
Photo: ©Reporters

 

Ratko Svilar

 

Né le 6 mai 1950 à Crvenka (YOU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864378_201505293642398.png Serbe, Gardien de but, 1m83

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 9 sélections

(Matchs amicaux: 4 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection)

(Qualif Euro: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 25 septembre 1976 contre l'Italie (0-3)

Dernière sélection : le 1er juin 1983 contre la Roumanie (1-0)

 

1970/73 FK Crvenka (YOU) 31 matchs
1973/80 Vojvodina Novi Sad (YOU) 201 matchs
1978 Rochester Lancers (USA) (Prêt) 16 matchs
1980/96 Royal Antwerp FC (BEL) 243 matchs
 
Légende de l’Antwerp, Ratko Svilar était un ancien gardien international yougoslave.
 
International à 8 reprises, le portier au look d’Indien et aux détentes de léopard débarque au Royal Antwerp en 1980, après s'être révélé au Vojvodina Novi Sad. Titulaire indiscutable des "Great Old", il est relégué sur le banc par Wim De Coninck en 1987, mais reste cependant au club en tant que doublure du haut de ses déjà 37 printemps. En 1991, l'Antwerp s'offre Stevan Stojanovic, le gardien de l'Étoile Rouge de Belgrade vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions contre l'OM cette année-là, pour remplacer De Coninck alors blessé pour une longue durée (il partira en fin de saison). Stojanovic ne s'imposera jamais et laissera sa place à "Papy" Svilar, 41 ans, dans les cages anversoises. Il y restera cinq ans, dont quatre en tant que titulaire, et raccroche en 1996, après être devenu le joueur le plus âgé à avoir joué en D1 belge, à 44 ans, 4 mois et 4 jours. Son fils, Mile Svilar, né à Anvers en 1999 et formé à Anderlecht, est également gardien de but. Il est d'ailleurs devenu le portier le plus jeune à commencer un match de Ligue des champions. À 18 ans et 52 jours.
 
PALMARÈS
 
Finaliste de la Coupe des Coupes en 1993 (finale non-jouée) (Royal Antwerp FC)
Vice-champion de Yougoslavie en 1975 (Vojvodina Novi Sad)
Vainqueur de la Coupe de Belgique en 1992 (Royal Antwerp FC)
Vice-champion de Yougoslavie de D2 (groupe Nord) en 1972 (FK Crvenka)

06/05/2022
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Vujadin Boškov

Vujadin Boskov.jpg.jpg
Photo: ©Reprezentacija.rs

 

Vujadin Boškov

 

Né le 16 mai 1931 à Begeč (YOU)

Décédé le 27 avril 2014 à Novi Sad (SRB)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864378_201505293642398.png Serbe, Milieu/Ailier droit, 1m70

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 57 sélections

(Matchs amicaux: 27 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 8 sélections)

(Coupe du Monde: 7 sélections)

(Coupe internationale: 9 sélections)

(Jeux Olympiques: 6 sélections)

 

1ère sélection : le 24 juin 1951 contre la Suisse (7-3)

Dernière sélection : le 19 juin 1958 contre la RFA (0-1)

 

1946/60 Vojvodina Novi Sad (YOU) 185 matchs, 15 buts
1961/62 Sampdoria Gênes (ITA) 13 matchs
1962/64 Young Fellows Zürich (SUI) 14 matchs, 4 buts
 
Entraîneur légendaire, ancien du Real Madrid et père de la Super Samp’, Vujadin Boškov a été un personnage sympathique qui n’est pas près d’être oublié.
 
Né le 16 mai 1931 dans le petit village de Begeč non loin de Novi Sad, le yougoslave a passé l'essentiel de sa carrière de joueur au FK Vojvodina. Quatorze saisons, de 1946 à 1960, sans grand succès avec seulement une honorable seconde place accroché en 1957 et une place de finaliste de Coupe Mitropa la même année, perdant en finale contre les hongrois du Vasas SC. L'ancien milieu de terrain est plus connu pour son apport en sélection. Finaliste des Jeux Olympiques d’Helsinki de 1952, battu en finale contre les Magyars Magic de Ferenc Puskas et Sandor Kocsis, l'homme aux 57 capes dispute aussi deux Coupes du Monde, en 1954 et 1958, stoppée à chaque fois en quart de finale par la RFA. Avec l’accord des autorités, Vujadin quitte son club de cœur à son 30ème anniversaire pour faire le grand saut vers l’Ouest, où il pose ses valises à la Sampdoria de Gênes. Perturbé par les blessures, il n'apparaît que treize fois en Série A. Au bout d'une seule saison, il traverse les Alpes pour terminer une carrière de footballeur honorable sur les bancs des Young Boys Berne en Suisse, avec lesquels il occupait un poste d’entraîneur-joueur de 1962 à 1964.
 
Revenu comme éphémère directeur technique de son club de toujours, il réalise l’exploit de rafler un titre de champion en 1966, représenté par une génération dorée composé de son attaquant Silvester Takač et de son gardien Ilija Pantelic, au nez et à la barde des deux géants de l’Étoile Rouge et du Partizan Belgrade. Passé ensuite sur les bancs de touche, il acquiert une notoriété internationale et passera ses plus grandes heures au Real Madrid et à la Sampdoria. Avec les Merengues, il remporte une Liga en 1980, deux Coupes du Roi et atteint une finale de Coupe d'Europe des clubs champions, perdue 1 but à 0 contre Liverpool au Parc des Princes, à Paris. Mais c'est à la Sampdoria qu'il a laissé les plus beaux souvenirs, flirtant avec le toit de l'Europe. Emmenée par le fabuleux duo d’attaque Vialli-Mancini, Boskov accompagne les Blucerchiati dans tous ses succès de 1986 à 1992. Un Scudetto en 1991, mais aussi deux Coupes, une Supercoupe, une Coupe des Coupes, et cette finale de C1 perdue 1 but à 0 contre le Barca de Cruyff en 1992, après prolongation. C’est logiquement en Italie, où il a passé quinze années fructueuses – le philosophe serbe a également coaché Ascoli, la Roma, Naples ou Pérouse – que Boskov était le plus adulé. On se souviendra de lui pour ses petites phrases mythiques qui sont pour la plupart rentrées dans le langage footballistique du Calcio "Si nous gagnons nous sommes des gagnants, si nous perdons nous sommes des perdants", "mieux vaut perdre une fois 6-0 que six fois 1-0", "pénalty, c’est quand l’arbitre siffle"…. Son aisance orale pour balayer les polémiques et décrire les faits de jeux ont sonné aux oreilles des Italiens comme une douce poésie. Il a été également sélectionneur de l'ex-Yougoslavie à quatre reprises et a notamment réussi à qualifier l'équipe pour l'Euro 2000. L’un des plus grands techniciens du 20ème siècle s’est éteint le 27 avril 2014 à l’âge de 82 ans à Novi Sad.
 
PALMARÈS

Médaille d'argent aux Jeux Olympiques d'Helsinki en 1952 (Yougoslavie)
Finaliste de la Coupe Mitropa en 1957 (Vojvodina Novi Sad)
Vice-champion de Yougoslavie en 1957 (Vojvodina Novi Sad)
Finaliste de la Coupe de Yougoslavie en 1951 (Vojvodina Novi Sad)

27/04/2022
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Rajko Mitic

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Photo: ©Crvena Zvezda

 

Rajko Mitić

 

Рајко Митић

Né le 19 novembre 1922 à Dolac (YOU)

Décédé le 29 mars 2008 à Belgrade (SRB)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864378_201505293642398.png Serbe, Attaquant, 1m73

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 59 sélections, 32 buts

(Matchs amicaux: 31 sélections, 22 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 8 sélections)

(Coupe du Monde: 6 sélections, 1 but)

(Coupe Internationale: 4 sélections)

(Jeux Olympiques: 10 sélections, 9 buts)

 

1ère sélection : le 9 mai 1946 contre la Tchécoslovaquie (2-0)

Dernière sélection : le 29 septembre 1957 contre la Roumanie (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864378_201505293642398.png: 3 sélections, 2 buts

 

1937 Košutnjak (YOU)
1938/44 BSK Belgrade (YOU)
1945/58 Étoile Rouge de Belgrade (YOU) 572 matchs, 116 buts
(Championnat de Yougoslavie: 220 matchs, 74 buts)
(Coupe de Yougoslavie: 39 matchs, 22 buts
1946 Armée yougoslave

 

Première star de l'Étoile Rouge de Belgrade, Rajko Mitić a sa statue devant l'entrée du stade, auquel il a donné son nom à l'enceinte en 2014. Un joueur que beaucoup apprécié de par son talent mais aussi par sa classe, sur et en dehors du terrain.

 

Natif de Dolac, un petit village proche de Backa Palanka, il fait ses premiers pas dans le football à Kosutnjak, un petit club d'un faubourg de la capitale. Passé ensuite par les jeunes du BSK Belgrade, il prend son mal en patience durant la Seconde Guerre Mondiale et dispute quelques rencontres avec la NOVJ, le Mouvement Armé de Résistance Yougoslave, dirigé par Tito, aux côtés d'autres joueurs comme Predrag Đajić et Jovan Jezerkić. Quelques mois après la libération, il rejoint l'Étoile Rouge de Belgrade, nouvellement crée en 1945, et devient le premier capitaine de l'équipe. Quatorze années glorieuses chez les "Crveno-beli" au poste d'attaquant, jouant même parfois ailier. Véritable leader naturel, il dispute au total 572 matchs et plante 116 buts, dont 74 en championnat. Quasi jamais absent, excepté en 1947 suite à une opération du ménisque, il remporte cinq titres de champion et quatre coupes de Yougoslavie. Il raccroche les crampons le 29 novembre 1958, à l'âge de 36 ans, lors d'un dernier succès en coupe contre le Velež Mostar (4 buts à 0) à Belgrade.

 

Rajko Mitic.jpg

Photo: ©MN Press

 

Côté sélection, il fait ses débuts en 1946 lors d'une victoire 2 buts à 0 à Prague contre la Tchécoslovaquie. C'était le premier match de l'équipe nationale après un sommeil de plus de cinq ans. Il porte le maillot de la "Plavi" 59 fois, dont 34 avec le brassard au bras, avec 32 pions au compteur. Deux fois médaillé d'argent aux Jeux Olympiques, il a également participé à deux Coupes du Monde (au Brésil en 1950 et en Suisse en 1954). Lors de son premier Mondial face au pays hôte, Rajko Mitic est titulaire. Mais juste avant de rentrer sur le terrain, il se cogne la tête contre une partie métallique du tunnel. Le coup était assez violent pour le faire saigner et nécessiter l'intervention d'un médecin. À l'époque, aucun changement n'était possible sur la feuille de match. La Yougoslavie débute à 10, le Brésil en profite pour ouvrir le score dès la troisième minute par Ademir. Après avoir repris ses esprits, il revient au bout de vingt minutes. Malheureusement, il est trop tard, le maestro Zizinho double la mise à l'heure de jeu, suffisant pour la Seleção qui s'impose et se qualifie pour la poule finale. Pour beaucoup, l’absence de Rajko Mitic en début de match a pesé lourdement sur le mental, mais aussi numériquement à cause de l'infériorité sur le terrain. Il fête sa dernière sélection contre la Roumanie (1-1) le 29 septembre 1957.

 

Devenu membre du staff de l’Étoile Rouge entre 1960 et 1966, il est aussi sélectionneur de la Yougoslavie entre 1967 et 1970, avec en point d'orgue une finale perdue à l’Euro 1968 face à l'Italie. Rajko Mitic disparaît à Belgrade le 29 mars 2008 à l’âge de 85 ans. En 2014, il a été décidé de nommé officiellement le stade de l’Étoile Rouge, qui n’avait que son surnom de "Marakana", "Stadion Rajko Mitic". En 2018, sa statue a été inaugurée devant la tribune ouest du stade. Il est également la première "Étoile" de l'Étoile Rouge, une distinction honorifique attribuée aux joueurs qui ont eu un impact considérable dans l'histoire du club.

 

PALMARÈS

Médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 et Helsinki en 1952 (Yougoslavie)

Champion de Yougoslavie en 1951, 1953, 1956, 1957 et 1959 (Etoile Rouge Belgrade)

Vice-champion de Yougoslavie en 1949, 1950 et 1952 (Etoile Rouge Belgrade)

Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie en 1948, 1949, 1950 et 1958 (Etoile Rouge Belgrade)

Finaliste de la Coupe de Yougoslavie en 1954 et 1952 (Etoile Rouge Belgrade)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Meilleur buteur aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 (7 buts)

Nommé "Étoile" de l'Étoile Rouge de Belgrade


28/03/2022
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Stanislav Karasi

Stanislav Karasi.jpg
Photo: ©Reprezentacija.rs

 

Stanislav Karasi

 

Né le 8 novembre 1946 à Belgrade (YOU)

Serbie.png Serbe, Attaquant, 1m72

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 10 sélections, 4 buts

(Matchs amicaux: 3 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 3 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 4 sélections, 2 buts)

 

1ère sélection : le 9 mai 1973 contre la RFA (1-0)

Dernière sélection : le 3 juillet 1974 contre la Suède (1-2)

 

1966/69 NK Borovo (YOU)
1969/74 Étoile Rouge de Belgrade (YOU) 150 matchs, 57 buts
1974/77 Lille OSC (FRA) 120 matchs, 36 buts
(Championnat de France: 109 matchs, 35 buts)
(Coupe de France: 11 matchs, 1 but)
1977/79 Royal Antwerp (BEL) 27 matchs, 5 buts
1979/80 Buffalo Stallions (USA) (indoor) 30 matchs, 17 buts
1981 New York Arrows (USA) (indoor) 16 matchs, 5 buts
1981/82 OFK Beograd (YOU) 19 matchs, 1 but
1982/83 FK Hadjuk Belgrade (YOU)

 

Formidable avant-centre, habile devant le but et bon dribbleur, Stanislav Karasi est un pur produit de l’Étoile Rouge de Belgrade, où il a connu ses heures de gloires. Il sera par la suite le fer de lance du LOSC au milieu des années 70. Si certains dans le Nord disent qu'il était ingérable et individualiste, d’autres souligneront son talent naturel et son sens du spectacle. Capable du meilleur comme du pire, son aventure lilloise est rempli de frasques et d’anecdotes qui ont parfois mis en péril le collectif des Dogues.

 

Né à Belgrade, quasiment un an après l'armistice, dans une famille nombreuse, Stanislav Karasi s'est d'abord initié au hockey sur glace, avant de s'intéresser au football grâce à un oncle d’origine hongroise qui a tapé dans le ballon avec le onze d’or hongrois des Puskas et Kocsis. Repéré très jeune par le Partizan, il claque la porte au bout de quelques mois, déçu de ne pas assister à un stage. Il fait les quelques hectomètres qui le séparent du grand rival de l’Étoile Rouge, qu’il intègre en 1965 après s'être distingué lors d'un tournoi des écoles à Belgrade. Le club souhaite qu'il emmagasine du temps de jeu à Kragujevac, le Sochaux yougoslave, haut lieu de l’industrie automobile de l'Europe de l’Est. Refus du joueur et contrat résilié, à peine lancée, sa carrière part déjà mal. Son talent est aussi indéniable que son caractère bien trempé. Karasi, à l’aube de ses 20 ans se retrouve donc au HNK Borovo, sympathique club de D2. Il y passe deux ans à régaler ses partenaires et en profite pour faire l’armée, qui est de toute façon obligatoire. Capable de jouer à tous les postes de l’attaque, c’est dans un rôle de neuf et demi qu’il s’épanouit le mieux. Les recruteurs s’affolent et l’entraineur de Novi Sad Vujadin Boskov va même jusqu’à formuler une offre concrète pour s’attacher les services de l’enfant terrible.
 
Cependant, les dirigeants de l’Etoile Rouge mettent alors le paquet pour faire revenir Karasi, sans doute conscient d'être passer à côté d’un phénomène. Il accepte sans rancune de revenir dans le meilleur club du pays, qui vient de faire le doublé Coupe-Championnat. Sa carrière décolle dans une équipe constellé de star (Dragan Dzajic, Vojin Lazarevic, Kiril Dojcinovski...). Une petite apparition la première saison, suffisant pour accrocher un titre de champion, avant de s'imposer définitivement l'exercice suivant, année d’un nouveau doublé. Équipe phare du début des années 70, l’Étoile rouge brille dans son championnat et en Europe, avec une demi-finale de C1 en 1971 (perdu contre le Panathinaikos (4 buts à 1 puis défaite 3 buts à 0) et un quart de finale trois ans plus tard contre l’Atlético, après avoir éliminé Liverpool proprement (2 buts à 1 à l'aller comme au retour). Buteur combatif et bon de la tête, passeur émérite, Karasi est un véritable feu-follet, aux dribles déroutants et à la technique ravageuse. Assez logiquement, il finit par avoir sa chance en sélection à partir de 1973 et dispute la Coupe du monde 1974 en Allemagne. Si la Yougoslavie ne fait pas d’étincelles, Karasi, avec 2 buts, se révèle au monde entier. Malheureusement, il va disparaître des tablettes du sélectionneur qui l'oublie un peu après son exil en France.
 
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Photo: ©LOSC
 
Sonne en effet l’heure du départ à l’étranger et c’est à Lille que Stan pose ses valises. Tout frais promu, le LOSC peut compter sur sa légion étrangère (Juan Mujica, Ignacio Prieto et Alberto Fouilloux) pour assurer le maintien. Malgré les treize pions du yougoslave et les dix-neuf de Christian Coste, les hommes de Georges Peyroche luttent pour ne pas descendre. La saison suivante, l’équipe se fait moins peur, mais malgré des joueurs de qualités, comme Bernard Gardon en défense, Jean-Noël Dusé dans les cages et la doublette Coste – Parizon devant, Lille ne décolle pas du ventre mou. Les Nordistes vont même descendre à l'étage inférieur lors de la saison 1976-77. Les Dogues sont aux abois, c'est là que le magicien Karasi va faire parler de lui pour son attitude sur et en dehors du terrain. Toujours aussi efficace, il se heurte à ses coéquipiers. La première altercation a lieu en février. Parizon rate une passe et le bouillonnant serbe s’en prend physiquement à son coéquipier. En fin de saison, alors que Karasi inscrit un triplé dans le derby contre Lens (victoire 5 buts à 1), il quitte le terrain après son 3ème but. À son retour, juste avant le coup de sifflet final, Coste l'interpelle et s’en prend à lui, puis Michel Mezy s’emmêle et sépare les deux hommes. La rupture est inévitable et avec la relégation, le serbe quitte le Nord et passe Outre-Quiévrain.
 
Il s’engage au Royal Antwerp mais le cœur n’y est plus. L'avant-centre est beaucoup moins performant dans une équipe assez moyenne. Sa première saison est tout juste médiocre (25 matchs pour 2 buts). La seconde est carrément inexistante (2 matchs). Perdu pour le football à seulement 31 ans, Karasi s’envole pour les Etats-Unis. Ce n’est même pas dans la NASL qu’il évolue, mais dans le championnat indoor où il se fait plaisir. Après deux années à Buffalo, chez les Stallions, il part pour New-York. Sans doute lassé de l’étranger, il a le mal du pays et rentre à Belgrade où il fera une dernière pige à l’OFK puis au FK Hadjuk avant de raccrocher définitivement les crampons. Toujours aussi énergique et vif, il se lance dans une carrière d’entraîneur et parcourt tout son pays.
 
PALMARÈS
 
Champion de Yougoslavie en 1969, 1970 et 1973 (Étoile Rouge de Belgrade)
Vice-champion de Yougoslavie en 1972 (Étoile Rouge de Belgrade)
Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie en 1970 et 1971 (Étoile Rouge de Belgrade)
Finaliste de la Coupe de Yougoslavie en 1973 (Étoile Rouge de Belgrade)
 
SOURCES/RESSOURCES
 
- Karasi se fait la (bé)belle - Drogue, Bière & complot contre le LOSC

08/11/2021
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Drago Vabec

Drago Vabec.jpg
Photo:©70's Vintage football

 

Drago Vabec

 

Dragutin Vabec (Драго Вабец)

Né le 26 octobre 1950 à Zagreb (YOU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923043_201506180143449.png Croate, Ailier gauche, 1m73

Surnom: "Bobek", "Of"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 7 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 4 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection)

(Qualif Euro: 2 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 26 septembre 1973 contre la Hongrie (1-1)

Dernière sélection : le 24 avril 1976 contre le Pays de Galles (2 buts à 0)

 

1966/68 NK Sloga Čakovec (YOU)
1968/77 Dinamo Zagreb (YOU) 271 matchs, 54 buts
(Championnat de Yougoslavie: 230 matchs, 45 buts)
(Coupe de Yougoslavie: 26 matchs, 7 buts)
(Coupe des Coupes: 4 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 11 matchs, 2 buts)
1977 Toronto Metros-Croatia (CAN) 17 matchs, 11 buts
(Championnat des Etats-Unis: 15 matchs, 11 buts)
(Playoffs: 2 matchs)
1977/79 Dinamo Zagreb (CRO) 29 matchs, 10 buts
(Championnat de Yougoslavie: 28 matchs, 10 buts)
(Coupe de Yougoslavie: 1 match)
1979/83 Stade Brestois (FRA) 130 matchs, 64 buts
(Championnat de France: 90 matchs, 46 buts)
(Championnat de France de D2: 28 matchs, 14 buts)
(Finale D2: 2 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 10 matchs, 1 but)
1983/84 Dinamo Zagreb (YOU) 7 matchs, 1 but
 
Légende du Dinamo Zagreb et du Stade Brestois, Drago Vabec demeure, pour beaucoup, le meilleur joueur de l’histoire du club pour les supporters finistériens.
 
L'ailier gauche croate possédait toutes les qualités: technique, vision du jeu, frappe puissante et précise du pied droit comme du pied gauche, sens du dribble, vitesse, explosivité... Il avait tout et pouvait également évoluer à tous les postes. Ses crochets courts et tranchants et sa vitesse d'exécution rendaient fous les défenseurs adverses. Il était capable de gagner un match à lui tout seul. Il avait un caractère aussi fort que son talent hors-norme. Totalement imprévisible, il était toujours sincère, toujours vrai.

Drago Vabec.jpg
Photo: ©DR
 
Né en 1950 à Zagreb, le jeune Dragutin grandit à Čakovec, situé à 20 kilomètres, où il pratique de nombreux sports (gymnastique, athlétisme, handball...). C'est néanmoins le football qui occupe principalement ses pensées et il est rare de ne pas le voir un ballon au pied. Après avoir rejoint les rangs du NK Sloga Čakovec à l'âge de 14 ans, il débute en équipe première en 1966 en 3ème division yougoslave. Avant-centre prolifique en équipe de jeune, il est alors placé au poste d'ailier gauche, ce qui oblige ce droitier naturel à travailler son pied faible. Appelé rapidement avec la sélection juniors de Croatie où il est repéré, celui qui est surnommé "Bobek" depuis l'enfance (en référence à la figure emblématique du Partizan Belgrade Stjepan Bobek) signe au Dinamo Zagreb à l'été 1968. Neuf saisons fait de hauts et de bas. En 1971-72, son avenir s'assombrit après un incident lors de la dixième journée du championnat à Kragujevac. Après une dispute sur le terrain avec son coéquipier Josip Gucmirtl, il est accusé publiquement par son entraîneur Zlatko Čajkovski d'avoir "saboté le match", ce qui lui vaut d'être pris en grippe par le public du Stade Maksimir toute la saison qui suit. Très affecté sur le plan psychologique, le jeune joueur perd son football et rate sa saison. Soutenu par son nouvel entraîneur Domagoj Kapetanović, il remonte la pente lors de l'exercice suivant. Auteur d'un excellent début de saison 1973-1974 au poste de numéro 10, il connaît ses premières sélections avec la Yougoslavie. En très grande forme, il n'est pourtant pas sélectionné pour la Coupe du Monde 1974. Stabilisé en tant qu'ailier gauche en 1975, il effectue une saison pleine et brillante, faisant taire tous ses détracteurs qui voyaient en lui un joueur doué mais trop inconstant. Après avoir assisté sur le banc des remplaçants à la douloureuse défaite des Yougoslaves en demi-finale de l'Euro 1976, Vabec entre en conflit avec ses dirigeants qu'il juge "pas suffisamment ambitieux". Lors de l'été 1977, il est autorisé à jouer pour le Toronto Metros-Croatia, vainqueur du championnat de NASL l'année précédente. Il s'y montre à son avantage marquant 11 buts en 15 rencontres. Après cette parenthèse américaine, il rentre à Zagreb auprès de sa femme et ses deux jeunes enfants. Il effectue son service militaire et ne participe qu'à une poignée de matchs de la saison 1977-78. Il retrouve les terrains à la fin du mois de septembre et démontre un niveau de jeu remarquable.
 
Arrivé à l'âge révolu de 28 ans, il choisit de rejoindre le Stade Brestois, modeste promu en D1, malgré des discussions avec Tottenham et le Bayern Munich en 1979: "Je trouvais le jeu allemand trop physique et je n’aurais pas aimé jouer dans ce championnat. Le mode de vie en Allemagne me semblait aussi trop austère." Pourtant ses débuts catastrophiques à l'Armoricaine face à Sochaux (défaite 2 buts à 1) laissent le public sur sa faim. Quinze jours plus tard, à l'issue de la seconde rencontre à domicile face à Monaco, le doute n'était plus permis. Il offre une démonstration éblouissante qui ferait presque oublier la nouvelle défaite 2 buts à 1 des Rouges. Il continuera à s'illustrer par la qualité de son jeu et son efficacité (il termine quatrième du classement des buteurs avec 17 buts). Dès sa première saison, le public brestois scandent son nom tous les soirs de match, friand de ses exploits techniques. Malheureusement, ils finissent bon dernier du championnat. Il reste tout de même à Brest pour aider le club à remonter immédiatement dans l'élite. Bien que peu motivé par les joutes de D2, le petit moustachu au sourire malicieux contribue à la réussite de cette mission et permet même à Brest de devenir champion de France grâce aux 3 buts qu'il inscrit face à Montpellier lors de la finale de D2. Il continue durant encore deux saisons à faire chavirer le stade de l'Armoricaine par ses buts et son sens du spectacle. On se souvient de cette rencontre contre le Paris SG, en octobre 1982: l'insolent Drago provoque Luis Fernandez au duel. Vexé, le jeune Parisien se jette dans les pieds de Vabec. Une esquive: Fernandez se retrouve couché dans les panneaux publicitaires et regarde l'artiste se diriger vers le but adverse, avant qu'il ne décide de stopper net sa course pour saluer la tribune Foucauld et recevoir une ovation. C'était ça aussi, Vabec. À l'issue de son séjour de quatre ans en terre bretonne, l'homme aux sept sélections seulement retrouve sa ville de naissance, Zagreb, où sa cote est resté élevée après 300 matchs et 64 buts signés pour le compte du Dynamo et avec qui il avait remporté la Coupe de Yougoslavie en 1969, seul trophée majeur inscrit à son palmarès. Il y raccroche les crampons en 1987 à l'âge de 37 ans. Né la même année que le Stade Brestois, il demeure, pour beaucoup, le meilleur joueur de l'histoire du club. Le numéro 11 de Drago est toujours présent, sur ce côté gauche où il était si fort ... 
 
PALMARÈS
Vice-champion de Yougoslavie en 1969, 1977 et 1979 (Dinamo Zagreb)
Champion de France de D2 en 1981 (Stade Brestois)
Vainqueur de la Coupe de Yougoslavie en 1969 (Dinamo Zagreb)
Finaliste de la Coupe de Yougoslavie en 1972 et 1976 (Dinamo Zagreb)
 
SOURCES/RESSOURCES
- Le Télégramme/Foot Nostalgie
- Drago Vabec - Ici c'est Brest
Drago Vabec, l'idole de l'Armoricaine - Editions Johann Le Roux
- Et à un grand merci à Johann Le Roux dit Pilgrim
 
VIDÉO

08/11/2020
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