Football-the-story, les légendes du foot

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Luciano Re Cecconi, braquage à l'italienne

Luciano Re Cecconi.jpg
Photo: ©Press Association Images

 

Luciano Re Cecconi

 

Né le 1er décembre 1948 à à Nerviano (ITA)

Décédé le 18 janvier 1977 à Rome (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Milieu offensif, 1m76

Surnoms: L'Angelo Biondo (L'Ange Blond), CeccoNetzer

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 2 sélections

(Matchs amicaux: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 28 septembre 1974 contre la Yougoslavie (0-1)

Dernière sélection : le 29 décembre 1974 contre la Bulgarie (0-0)

 

1967/69 Pro Patria (ITA) 36 matchs
1969/72 Foggia (ITA) 81 matchs, 2 buts
(Championnat d'Italie: 74 matchs, 2 buts)
(Coupe d'Italie: 7 matchs)
1972/77 Lazio Rome (ITA) 139 matchs, 9 buts
(Championnat d'Italie: 109 matchs, 6 buts)
(Coupe d'Italie: 24 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs)

 

Brillant milieu de la Lazio championne d’Italie en 1974, Luciano Re Cecconi est bêtement parti trop tôt. À tout juste 28 ans, pour une blague de mauvais goût, alors qu'il était au sommet de son art avec les Biancocelesti.

 

Originaire de Lombardie, près de Milan, ce fils de maçon débute sa carrière dans un petit club de Série C, le Pro Patria. Deux belles saisons pour commencer, avant de rejoindre Foggia, où il découvre un entraîneur, Tommaso Maestrelli, qui l'avait repéré et fait venir chez les Satanelli. Parti à la Lazio en 1972, le coach récupère dans la capitale italienne son diamant surnommé dans les Pouilles le "CeccoNetzer", en référence à sa large ressemblance au meneur de jeu allemand Gunter Netzer, qui a fait le bonheur du Borussia Mönchengladbach et du Real Madrid. Le début d'une belle histoire.

 

Luciano Re Cecconi.jpg

Photo: ©DR

 

Positionné dans un véritable rôle de numéro de 10, il devient alors le maître à jouer de cette formation laziale. Une folle équipe constituée de Giorgio Chinaglia, Mario Frustalupi et Pino Wilson qui passe tout près du Scudetto en 1973, avant de remporter le titre dans la foulée, en 1974. Pourtant, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. L'ambiance est très particulière avec des joueurs qui clairement se détestaient, portaient des flingues et avaient tendance aussi à pas mal martyriser les équipes adverses sur le terrain comme dans les couloirs. Première grosse perte: la star Giorgio Chinaglia qui s'envole pour les Etats-Unis et signe aux New York Cosmos avec Pelé. Entre-temps, le coach Maestrelli tombe malade. Il se soigne, réapparait, mais le mal ressurgit. Le 2 décembre 1976, il s'éteint, rongé par une tumeur. Mais le pire arrive pour le meneur de jeu international italien qui aura passé le Mondial 74 sur le banc. Le 3 octobre 1976, il brille face à la Juventus et inscrit un but magnifique, le tout dernier de sa carrière. Quelques semaines après, il se fait les ligaments croisés à Bologne. Mais le 18 janvier 1977, c'est le drame.

 

Avec son ami et coéquipier Pietro Ghedin, ils vont dîner en ville puis s'arrête en cours de chemin pour rendre visite à un ami en commun, George Fraticcioli, qui tient une parfumerie. Après les retrouvailles, ce dernier invite les deux compères à l'accompagner chez un client bijoutier à qui il doit livrer quelques échantillons de flacons dans le quartier calme de Flaminio. Le calme avant la tempête. L'Ange Blond entre et fait une blague au vendeur. Avec la main dans son imperméable simulant un pistolet, il s'écrit "Haut les mains, ceci est un braquage." Paniqué, le patron, un dénommé Bruno Tabochini, vigilant depuis qu'il a été victime de plusieurs tentatives de vol, dégaine son arme et tire sur Re Cecconi en pleine poitrine. Le joueur qui venait de fêter ses 28 ans un mois plus tôt aurait prononcé selon les trois autres témoins de la scène "c’est une blague, ce n’est qu’une blague." Trop tard, le faux hold-up tourne mal. Il décède à l'hôpital trente minutes après avoir reçu le coup. Le peuple laziale et tout le foot italien sont profondément heurtés par ce drame. Le bijoutier est arrêté puis inculpé avant d'être acquitté au titre de la légitime défense. Un épisode souvent mis à mal par de nouveaux récits ou des contre-enquêtes de journalistes. Le mystère demeure toujours. Mais rien ne changera. Le Roi Cecconi aura joué jusqu'à sa mort.

 

PALMARÈS

 

Champion d'Italie en 1974 (Lazio Rome)

Vice-champion d'Italie de D2 en 1970 (Foggia)



01/12/2022
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