FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Italie


Mauro Camoranesi

Mauro Camoranesi.jpg
Mauro Camoranesi

 

Mauro Germán Camoranesi Serra

Né le 4 octobre 1976 à Tandil (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin/ https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Ailier Droit, 1m77

Surnoms: El Tractor, El Gaucho, Camo, El Maquinista

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 55 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 18 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 12 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 7 sélections)

(Qualif Euro: 10 sélections, 1 but)

(Euro: 6 sélections)

(Coupe des Confédérations: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 12 février 2003 contre le Portugal (1-0)

Dernière sélection : le 20 juin 2010 contre la Nouvelle-Zélande (1-1)

 

1995/96 Aldosivi (ARG) 31 matchs
1996/97 Santos Laguna (MEX) 13 matchs, 1 but
1997 Montevideo Wanderers (URU) 6 matchs, 1 but
1997/98 Banfield (ARG) 38 matchs, 16 buts
1998/2000 Cruz Azul (MEX) 75 matchs, 21 buts
2000/02 Hellas Vérone (ITA) 53 matchs, 7 buts
(Championnat d'Italie: 51 matchs, 7 buts)
(Coupe d'Italie: 2 matchs)
2002/10 Juventus Turin (ITA) 288 matchs, 32 buts
(Championnat d'Italie: 191 matchs, 23 buts)
(Championnat d'Italie de D2: 33 matchs, 4 buts)
(Coupe d'Italie: 11 matchs, 1 but)
(Supercoupe d'Italie: 3 matchs)
(Ligue des Champions: 47 matchs, 4 buts)
(Ligue Europa: 3 matchs)
2010/11 VfB Stuttgart (ALL) 14 matchs
(Championnat d'Allemagne: 7 matchs)
(Coupe d'Italie: 1 match)
(Ligue Europa: 6 matchs)
2011/12 Lanús (ARG) 42 matchs, 1 but
(Championnat d'Argentine: 35 matchs)
(Copa Libertadores: 5 matchs, 1 but)
(Copa Sudamericana: 2 matchs)
2012/14 Racing Club (ARG) 41 matchs, 3 buts
(Championnat d'Argentine: 39 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Argentine: 1 match)
(Copa Sudamericana: 1 match)
 
Champion du Monde 2006, ancien symbole de la Juventus, Mauro Camoranesi était un visage connu du football moderne grâce à la fameuse grinta qu'il imprégnait dans l'entrejeu. Argentin de naissance, sa carrière commence dans son pays natale, lui qui fait ses gammes à Aldosivi. Mais le joueur quitte son cocon pour se faire un nom, et c'est au Mexique, à Santos Laguna, qu'il explose. Pas le temps de s'attarder, puisqu'il file ensuite en Uruguay à Montevideo, avant de retrouver l'Argentine à Banfield, et de retourner au Mexique à Cruz Azul. Mauro Camoranesi.jpgTrès vite repéré par le Vieux continent, Camoranesi va faire le grand saut et rallier l'Italie comme la plupart de ses homologues. Après un passage de deux ans au Hellas Vérone, il séduit la Juventus Turin et débarque contre un peu plus de 8 Millions d'euros à l'été 2002. C’est là que débute son irrésistible ascension. Durant huit années, de 2002 à 2010, il constitue un élément clé du milieu turinois, acceptant même de rester en Série B suite à la rétrogradation du club, montrant son amour pour l'écurie transalpine et ce, malgré l'intérêt de nombreux clubs dont l'Olympique Lyonnais. Très habile balle au pied, il avale surtout les kilomètres sur le terrain, amenant le surnombre en attaque et apportant un coup de main à ses collègues défenseurs. Il dispose également d’une patte droite tout simplement délicieuse, ses centres sont de pures merveilles et sa technique raffinée constitue une menace permanente dans son couloir droit. Il est le parfait complément de la vedette Pavel Nedved qui évolue à l’opposé, sur l’aile gauche. Un véritable exemple de combativité qui bénéficie à la Squadra Azzurra. Titulaire dans le onze italien à la Coupe du Monde 2006, le joueur à la queue de cheval et aux chaussettes rentrées dans les protèges-tibias est l'un des principaux artisans du titre remporté aux dépens de la France au terme d'une finale durant laquelle il devait bloquer la relation Abidal-Malouda. Un titre qui contraste avec la déroute italienne quatre ans plus tard en Afrique du Sud. Le natif de Tandil, dans le sud de la province de Buenos Aires, est historiquement le plus capé des "oriundi"- les Italiens naturalisés, comme on les nomme de l'autre côté des Alpes - avec 55 sélections pour 4 buts inscrits. À l'issue de l'année 2010, il met à la fois un terme à sa carrière internationale et à son aventure avec la Juve. Il éprouve l’envie de relever un nouveau challenge et s'engage donc en Bundesliga au VfB Stuttgart. Mais Camoranesi ne parvient pas à s’adapter au championnat allemand. Après seulement cinq mois passés là-bas, où il ne dispute que sept petites rencontres, il rompt son contrat et rentre en Argentine, à Lanús. Gêné par les blessures, l'ancien international azzurro dit stop à 37 ans au Racing Club. La fin d'une carrière longue de 18 saisons. Il démarre ensuite une carrière d'entraîneur peu concluante. Mais Camoranesi a toujours laissé un très bon souvenir de lui partout où il est passé; sur les terrains ou en dehors, à ses coéquipiers, ses entraîneurs, les supporters et même les médias, c’était la fantastique histoire d’un joueur trop peu reconnu pour ce qu’il était vraiment.
 
PALMARÈS
Vainqueur de la Coupe du Monde en 2006 (Italie)
Finaliste de la Ligue des champions  en 2003 (Juventus Turin)
Champion d’Italie en 2003 (Juventus Turin) (*titre annulé en 2005 et 2006)
Vice-champion d’Italie en 2009 (Juventus Turin)
Vice-champion d'Argentine en 2011 (Clau.) (Lanús)
Vice-champion du Mexique en 1999 (Inv.) (Cruz Azul)
Finaliste de la  Coupe d’Italie en 2004 (Juventus Turin)
Finaliste de la Coupe d'Argentine en 2012 (Racing Club)
Vainqueur de la Supercoupe d’Italie en 2002 et 2003 (Juventus Turin)
Finaliste de la Supercoupe d’Italie en 2005 (Juventus Turin)
Champion d’Italie de Série B en 2007 (Juventus Turin)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Guérin d’Or en 2008
À reçu l'Ordre du Mérite de la République italienne en 2006
Médaille d'or du mérite sportif par le comité olympique national italien (CONI) en 2006
 
SOURCES/RESSOURCES
- France Football / Foot Mercato
- 1ère photo: ©Goal
- 2ème photo: ©TopNews
 
VIDÉO


05/10/2020
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Carolina Morace

Carolina Morace.jpg
Carolina Morace

 

Caroline Morace

Né le 5 février 1964 à Venise (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italienne, Attaquante

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 153 sélections, 105 buts

 

1977 Spinea (ITA)
1978 Belluno (ITA)
1979/82 ACF Vérone (ITA)
1982/84 Lazio Rome (ITA)
1985/87 Trani 80 (ITA)
1987/89 Lazio Rome (ITA)
1989/91 Reggiana (ITA) 52 matchs, 67 buts
1991/93 Milan 82 Salvarini (ITA) 55 matchs, 64 buts
1993/94 Torres (ITA) 30 matchs, 33 buts
1994/95 Agliana (ITA) 24 matchs, 31 buts
1995/96 Verone CF (ITA) 20 matchs, 39 buts
1996/98 Modene (ITA) 54 matchs, 88 buts

 

Si les États-Unis ont eu Mia Hamm, l’Italie de son côté peut se targuer d’avoir eu Carolina Morace. Celle qui avec Elisabetta Vignotto et Patrizia Panico fait partie des meilleures joueuses italiennes de l’histoire, n’a pas volé son statut de légende. Née à Venise le 5 février 1964, la jeune Carolina est un talent précoce puisqu’elle a commencé sa carrière en Série B italienne en 1977 à l’âge de 13 ans. Et si cela vous semble très jeune, sachez que dans les années 70, il n’était pas si rare de voir des jeunes filles disputer des rencontres de haut niveau face à des adultes. Lors de la Coupe du Monde officieuse de 1971 au Mexique, l’Anglaise Leah Caleb (13 ans) et la Danoise Susanne Augustesen (15 ans) étaient titulaires dans leur équipe nationale respective. Carolina Morace.jpgÀ l’instar de ces jeunes internationales, Carolina Morace intègre elle aussi la sélection à 14 ans à l’occasion d’un match amical face à la Yougoslavie. "Lorsque le sélectionneur m’a fait entrer en jeu pour les dernières minutes du match, ce fut un moment fantastique " se remémore la jeune Vénitienne. Elle gagne rapidement sa place à la pointe de l’attaque transalpine. Et pour cause, celle qui est surnommée la tigresse par ses coéquipières empile les titres et les distinctions personnelles en Série A. À l’aube des années 90, la légende transalpine a déjà remporté cinq titres de championnes d’Italie avec trois clubs différents, le tout accompagné de quatre titres de meilleures buteuses du calcio! Mais arrêtons-nous un instant sur l’année 1990 justement. Le 18 août, au stade de Wembley en Angleterre, les Italiennes sont invitées à disputer un match face aux Anglaises en ouverture du Community Shield masculin opposant Liverpool à Manchester United. Pour sa 80ème sélection sous le maillot de la Squadra Azzura, la native de Venise inscrit un quadruplé lors de la victoire de son équipe 4 buts à 1! Devant une foule de 30 000 spectateurs, Morace devient ainsi la première joueuse - homme ou femme confondu - à scorer quatre fois à Wembley au cours d’un même match. Si la serial buteuse ne remportera jamais de titres "officiels" avec sa sélection, elle soulève tout de même quelques prestigieux trophées. C’est dans ce contexte que la fédération italienne de football a organisé dans les années 80 cinq mini Coupes du monde baptisées Mundialito. Morace participe aux cinq éditions, en remporte trois, et détient le record du nombre de buts inscrits (9) et du nombre d’apparitions (16). Mais dès les années 90, lorsque la FIFA se décide enfin à mettre sur pied un premier Mondial féminin, les Mundialito n’ont plus lieu d’être. En 1991, lorsque l’Italie débarque en Chine pour prendre part à la première Coupe du monde féminine, Carolina Morace est déjà considérée comme l’une des meilleures joueuses au Monde. Dès son entrée dans la compétition, elle marque de son empreinte le tournoi. Face à l’équipe de Taïwan, l’attaquante azzurre s’offre un triplé, devenant ainsi la première joueuse de l’histoire à inscrire un hat-trick dans un Mondial. Éliminée en quart de finale, Morace ne remportera jamais de "vraie" Coupe du Monde reconnue par la FIFA. Celle qui raccroche les crampons en 1998 aura connu une carrière riche en buts et en titres. Et pour cause, Morace a remporté douze fois le calcio italien en terminant douze fois meilleures buteuses. Au total, l’attaquante a inscrit plus de 500 buts dans le championnat italien et 105 avec sa sélection nationale, faisant d’elle la seconde meilleure buteuse de l’histoire derrière Patrizia Panico (110). En 1999, Morace est élue seconde meilleure joueuse européenne du siècle par l’IFFHS. La même année, la jeune retraitée devient la première femme à entraîner une équipe masculine, en l'occurrence Viterbese en troisième division italienne, en 1999. De 2000 à 2005, elle prend la tête de la sélection italienne avant de devenir coache de l’équipe canadienne en 2010. Équipe avec laquelle elle remporte la CONCACAF Women’s World Cup Qualifiying cette même année. Son premier titre majeur en tant que sélectionneuse. Elle entraîne par la suite l’équipe nationale de Trinidad et Tobago avant de prendre la tête de l’AC Milan féminin entre 2018 et 2019. Celle qui est désormais reconvertie en tant que consultante sportive pour la télévision italienne, est en toute logique la première femme à intégrer le Hall of Fame de son pays en 2014. Fuoriclasse ! 
 
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PALMARÈS
Finaliste du Championnat d'Europe féminin en 1997 (Italie)
Vainqueur du Mundialito en 1981, 1984 et 1986 (Italie)
Championne d'Italie en 1985, 1986 (Trani 80), 1988 (Lazio Rome), 1990, 1991 (Reggiana), 1992 (Milan 82 Salvarini), 1994 (Torres), 1995 (Agliana), 1996 (Verone CF), 1997 et 1998 (Modène)
Vice-championne d'Italie en 1987 (Trani 80) et 1993 (Milan 82 Salvarini)
Finaliste de la Coupe d'Italie en 1995 (Agliana)
Vainqueur de la Supercoupe d'Italie en 1997 (Modène)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
2ème meilleure joueuse européenne du 20ème siècle
Élu meilleur joueuse du du Championnat d'Europe féminin en 1997
Meilleur buteuse du Championnat d'Europe féminin en 1997 (4 buts)
Meilleur buteuse du championnat d'Italie en 1985 (27 buts) (Lazio Rome), 1988 (40 buts), 1989 (26 buts) (Lazio Rome), 1990 (38 buts), 1991 (29 buts) (Reggiana), 1992 (31 buts), 1993 (33 buts) (Milan 82 Salvarini), 1994 (33 buts) (Torres), 1995 (31 buts) (Agliana), 1996 (39 buts) (Verone CF), 1997 (47 buts) et 1998 (41 buts) (Modène)
Intronisé au Hall of Fame du football italien
Élue parmi les "légendes" du foot par Golden Foot en 2019
 
SOURCES/RESSOURCES
- Auteur: 

- 1ère photo: ©Biografie
- 2ème photo: ©IFFHS

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24/09/2020
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Joueuses italiennes

GARDIENNES DE BUTS

 

Stefania Antonini

 

DÉFENSEUSES LATÉRAUX

 

Raffaella Salmaso

 

DÉFENSEUSES CENTRAUX

 

Elisabetta Bavagnoli

 

MILIEUX DÉFENSIFS/CENTRAUX

 

Feriana Ferraguzzi

 

MILIEUX OFFENSIFS

 

Antonella Carta

 

ATTAQUANTES

 

Patrizia Panico

Rita Guarino

Carolina Morace

Cristiana Girelli

Elisabetta Vignotto


26/08/2020
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Fabrizio Miccoli

Fabrizio Miccoli.jpg
Fabrizio Miccoli

 

Fabrizio Miccoli

Né le 27 juin 1979 à Nardò (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Attaquant, 1m68

Surnoms: "Romario de Salente", "Bomber Tascabile"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 10 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 8 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 1 match)

(Qualif Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 12 février 2003 contre le Portugal (1-0)

Dernière sélection : le 17 novembre 2004 contre la Finlande (1-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png espoirs: 7 sélections, 2 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png U18: 10 sélections, 5 buts

 

1996/98 Casarano (ITA) 57 matchs, 19 buts
1998/2002 Ternana (ITA) 135 matchs, 35 buts
(Championnat d'Italie de D2: 120 matchs, 32 buts)
(Coupe d'Italie: 15 matchs, 3 buts)
2002/04 Juventus Turin (ITA) 38 matchs, 10 buts
(Championnat d'Italie: 25 matchs, 8 buts)
(Coupe d'Italie: 6 matchs, 1 but)
(Supercoupe d'Italie: 1 match)
(Ligue des Champions: 6 matchs, 1 but)
2002/03 Pérouse (ITA) (Prêt) 42 matchs, 16 buts
(Championnat d'Italie: 34 matchs, 9 buts)
(Coupe d'Italie: 6 matchs, 5 buts)
(Coupe Intertoto: 2 matchs, 2 buts)
2004/05 Fiorentina (ITA) 39 matchs, 12 buts
(Championnat d'Italie: 35 matchs, 12 buts)
(Coupe d'Italie: 4 matchs)
2005/07 Benfica (POR) (Prêt) 56 matchs, 19 buts
(Championnat du Portugal: 39 matchs, 14 buts)
(Ligue des Champions: 11 matchs, 4 buts)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs, 1 but)
2007/13 Palerme (ITA) 179 matchs, 81 buts
(Championnat d'Italie: 165 matchs, 74 buts)
(Coupe d'Italie: 9 matchs, 6 buts)
(Ligue Europa: 5 matchs, 1 but)
2013/15 Lecce (ITA) 50 matchs, 19 buts
(Championnat d'Italie de D3: 44 matchs, 17 buts)
(Coupe d'Italie: 6 matchs, 2 buts)
2015 Birkirkara FC (MLT) 16 matchs, 9 buts
(Championnat de Malte: 11 matchs, 6 buts)
(Supercoupe de Malte: 1 match, 1 but)
(Ligue Europa: 4 matchs, 2 buts)
 
Ancienne icône des tifosi de Palerme, Fabrizio Miccoli avait un indéniable et immense talent. Pourtant l'attaquant transalpin a un palmarès vierge de titre majeur dans sa carrière. Mais ce n'est sans doute pas cela qu'il faut retenir de celui qu’on surnomme le Romário du Salento. Car indéniablement, le natif de Nardò aurait pu et sans doute dû être retenu comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération. Son instinct fou, une frappe de malade, une technique toujours inventive, sans oublier le ciseau magique qu'il a inscrit en 2006 contre Liverpool en huitième de C1 éliminant le tenant du titre. Joueur irrégulier, sa carrière n'est absolument pas le reflet de son talent. Un génie tout simplement sous-coté au même titre que Domenico Morfeo et Antonio Cassano. Fabrizio Miccoli.jpgLargement au dessus du lot chez les jeunes, il effectue ses débuts professionnelles à Casarano en Série C1 à tout juste 16 ans. Mais c'est à la Ternana, en Série B, qu'il éclate littéralement et tape dans l’oeil de la Juve qui l’envoie directement en prêt à Pérouse de l’ambitieux Président Gaucci pour tester son niveau. Miccoli explose lors de la saison 2002/2003 et un certain Marcello Lippi veut absolument lui donner sa chance à la Juve. Il est jeune, rapide, trapu, ambitieux et doté d’un toucher de balle hors du commun. Trapattoni le qualifie même de “Meilleur jeune dans le panorama footballistique italien”. Mais, malheureusement, la concurrence est trop forte au sein de l’attaque bianconera, David Trezeguet et Alessandro Del Piero sont les titulaires inamovibles et Fabrizio n’a que très peu de temps de jeu. Huit buts ne suffiront pas à convaincre les dirigeants de la Vieille Dame qui le laisseront partir. Miccoli rate sa grande occasion. Si il avait enchaîné les brouilles avec les dirigeants et notamment Moggi, l'attaquant de pointe parvient cependant à intégrer la Nazionale obtenant une dizaine de sélections durant son passage dans le Piémont. Si les blessures irrémédiables commencent à prendre le dessus, il se rattrape les saisons suivantes à la Fiorentina et au Benfica Lisbonne, où il devient l’idole des supporters portugais. En 2007, à 28 ans, il prend le dernier grand pari de sa carrière: rentrer en Série A, à Palerme, et montrer au football italien qu’il a laissé passer un grand talent. Pari réussi. Il devient un symbole ainsi que le capitaine exemplaire du club rosanero. Détenteur du record de buts de l'histoire du club avec 81 réalisations inscrites en 179 apparitions, il passe six saisons incroyable au Stadio Renzo Barbera. Son histoire c'est tout de même mal fini avec une relégation et une extorsion de fonds liée à des rapports avec la mafia locale. D'ailleurs il sera condamné à 3 ans et demie de prison ferme en janvier 2020 pour cette histoire. Supporter inconditionnel de Lecce, club de sa ville natale, où il a fréquentait le virage nord durant toute son adolescence, son vœu de rejoindre les "Salentini" est exaucé à l'été 2013. Lui qui avait fondu en larmes sur le terrain en 2011 après avoir inscrit un sublime coup franc contre le club de son coeur. Deux belles années en Lega Pro avant de raccrocher les crampons en 2015 après une dernière expérience dans le club maltais de Birkirkara. La fin d'un personnage rare dans le football qui a eu malgré tout une certaine malchance. Une personnalité avec ses convictions et le tatouage de Che Guevara sur le mollet. Un homme qui a acheté à une vente aux enchères une boucle d’oreille d'une valeur de 20 000 euros ayant appartenu à Maradona afin… de la rendre à Diego. Fabri sei grande.
 
PALMARÈS
Finaliste de la Coupe d'Italie en 2004 (Juventus Turin) et 2011 (Palerme)
Vainqueur de la Supercoupe d'Italie en 2003 (Juventus Turin)
Vainqueur de la Supercoupe du Portugal en 2005 (finale non-jouée) (Benfica Lisbonne)
Finaliste de la Supercoupe de Malte en 2015 (Birkirkara FC)
Vainqueur du championnat "Dante Berretti" en 1997 (Casarano)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Meilleur buteur de la Coupe d'Italie en 2003 (5 buts)
 
SOURCES/RESSOURCES
- So Foot/Faute Tactique/Calciomio
- 1ère photo: ©FRSérieA
- 2ème photo: ©DR
 
VIDÉO

30/06/2020
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Michele Andreolo

Michele Andreolo.jpg
Michele Andreolo

 

Miguel Ángel Andriolo Frodella

Né le 6 septembre 1912 à Dolores (URU)

Décédé le 14 mai 1981 à Potenza (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien/https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png Uruguayen, Milieu défensif, 1m69

Surnom: "El Chivo"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png Aucune sélection (Seulement convoqué)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 26 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 18 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 4 sélections)

(Coupe Internationale: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 17 mai 1936 contre l'Autriche (2-2)

Dernière sélection : le 19 avril 1942 contre l'Espagne (4-0)

 

1932/35 Nacional (URU) 35 matchs
1935/43 Bologne (ITA) 165 matchs, 24 buts
1943/44 Lazio Rome (ITA) 14 matchs, 1 but
1945/48 SSC Naples (ITA) 93 matchs, 11 buts
1948/49 Catane (ITA)
1949/50 Forlì (ITA)
 
Michele Andreolo est considéré comme l'un des meilleurs joueurs d'avant-guerre à son poste. D'origine uruguayenne, celui qu'on surnomme "El Chivo" débarque en 1935 à Bologne en Italie en provenance du Nacional par l'intermédiaire de Francisco Fedullo. Avec sa bonne technique, son abattage et son formidable jeu de tête, il devient la star et la force motrice des Rossoblù et remporte quatre titres de champion. Naturalisé et appelé aussitôt en sélection par l'entraîneur Vittorio Pozo, il remplace un autre "oriundo" au poste de milieu défensif, l'argentin Luis Monti. Sélectionné à 26 reprises avec la Nazionale de 1936 à 1942, il remporte la Coupe du Monde en 1938 où il a été un titulaire indiscutable durant toute la compétition. Michele Andreolo est décédé dans la misère le 14 mai 1981 à l'âge de 81 ans.
 
PALMARÈS
Vainqueur de la Coupe du Monde en 1938 (Italie)
Vainqueur de la Copa America en 1935 (Uruguay)
Finaliste de la Coupe Internationale en 1936-1938 (Italie)
Champion d'Italie en 1936, 1937, 1939 et 1941 (Bologne)
Vice-champion d'Italie en 1940 (Bologne)

Champion d'Uruguay en 1933 et 1934 (Nacional)

Vice-champion d'Uruguay en 1935 (Nacional)

Vainqueur du championnat romain de guerre en 1944 (Lazio Rome)

Champion d'Italie de Série C en 1949 (Catane)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde en 1938

 

SOURCES/RESSOURCES


- Photo: ©BolognaFC


15/05/2020
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