FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Metin Oktay

Metin Oktay.jpg
Metin Oktay

 

Metin Oktay

Né le 2 février 1936 à Izmir (TUR)

Décédé le 13 septembre 1991 à Istanbul (TUR)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338118_201512090408936.png Turc, Attaquant, 1m78

Surnom: "Le roi sans couronne"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338118_201512090408936.png 36 sélections, 19 buts

(Matchs amicaux: 26 sélections, 16 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 8 sélections, 3 buts)

(Qualif Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 18 décembre 1955 contre le Portugal (3-1)

Dernière sélection : le 11 décembre 1968 contre l'Irlande du Nord (0-3)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338118_201512090408936.png U18: 4 sélections, 3 buts

 

1954/55 Izmirspor (TUR) 18 matchs, 17 buts

1955/61 Galatasaray (TUR) 183 matchs, 193 buts

(Championnat de Turquie: 161 matchs, 174 buts)

(Coupe de Turquie: 20 matchs, 17 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 2 matchs, 2 buts)

1961/62 US Palerme (ITA) 12 matchs, 3 buts

1962/69 Galatasaray (TUR) 227 matchs, 170 buts

(Championnat de Turquie: 178 matchs, 137 buts)

(Coupe de Turquie: 38 matchs, 22 buts)

(Supercoupe de Turquie: 1 match)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 11 matchs, 11 buts)

 

Meilleur buteur de l’histoire de Galatasaray et idole des supporters dans les années 60, l’attaquant à la gueule d’acteur a eu droit à un biopic de son vivant. Dommage que le film soit sorti si tôt, l’après-carrière aussi aurait mérité d’être fixée sur la pellicule. Le synopsis? Des bagarres de rue et des cuites au raki... Des buts à la pelle, une gueule d'acteur et une loyauté sans faille: Metin Oktay était l'idole des supporters de "Cimbom". Surnommé "Le Roi sans couronne", il reste aujourd'hui le meilleur buteur du club le plus titré de Turquie et sa figure la plus légendaire. Un moment de flottement traverse le stade Mithatpasa, à Istanbul. Posée sur les bords du Bosphore, l’enceinte ouverte aux quatre vents accueille, en ce printemps de l’année 1959, la finale aller du tout premier championnat de Turquie. Metin Oktay.jpgSans surprise, Galatasaray affronte son grand rival de la rive asiatique, Fenerbahçe, dans une ambiance survoltée. Le score est toujours de zéro à zéro lorsque, à la 37ème minute, Metin Oktay, l’avant-centre de Galatasaray, reçoit un centre à l’entrée de la surface et arme une reprise de volée. Le but est validé malgré que le filet soit déchiré par le tir de Metin au niveau de la lucarne droite! Une frappe légendaire qui ne suffira pas à Galatasaray pour décrocher son premier titre national: Fenerbahçe remporte le championnat à l’issue de cette double confrontation. Avec onze réalisations au compteur cette saison, Metin Oktay est tout de même sacré "Gol krali", littéralement “roi des buteurs”. Les supporters de Galatasaray ont trouvé leur premier souverain. Quatre ans plus tôt, Oktay n’évolue encore que pour la modeste équipe de sa ville natale, Izmir, où, neuvième enfant et premier garçon de la fratrie, le futur roi a grandi au sein d’une famille pauvre. L’année précédente, en 1954, il manque de rejoindre les rangs de Besiktas, son club de coeur, mais le transfert capote: l’attaquant est jugé trop frêle par les dirigeants des Aigles Noirs. Né en 1936, Metin Oktay a 19 ans lorsqu’il croise finalement la route de Gündüz Kiliç, le directeur technique de Galatasaray, lors d’un match de championnat local. Il ne faut qu’un quart d’heure à celui que tout le monde appelle “Baba” pour se rendre compte du potentiel du jeune buteur. Cette fois, l’affaire est vite pliée. Au moment de négocier le prix de son transfert, Metin Oktay, un peu intimidé, ne demande qu’une chose: une voiture pouvant servir de taxi afin d’assurer une source de revenus à sa famille, sa mère étant alors femme au foyer et son père ouvrier à l’usine. Une broutille pour les dirigeants du Cimbom, qui lui offrent une Chevrolet en échange d’un contrat de cinq ans. Dès sa première saison, Metin Oktay termine meilleur buteur du championnat d’Istanbul. Avec la notoriété viennent aussi les mondanités. Le petit gars d’Izmir aime la ferveur des nuits stambouliotes. Son physique de brun ténébreux laisse peu de femmes indifférentes. La seule à ne pas apprécier ce changement de statut, c’est Oya Sari, sa première épouse, issue d’une famille de notables d’Izmir. En 1960, après cinq longues années passées à Istanbul, la jeune femme implore son mari de retourner jouer pour son ancien club. Refus catégorique de l’intéressé, qui préfère encore demander le divorce. La même année, la Turquie est secouée par un coup d’État fomenté par l’armée. Une mauvaise nouvelle pour Metin Oktay, à qui les autorités reprochent d’avoir écourté de huit jours son service militaire: il est arrêté et envoyé directement en prison. Condamné à une peine de deux mois et demi, il restera finalement 45 jours derrière les barreaux, le temps pour Galatasaray de négocier son amnistie. Son divorce et ce séjour à l’ombre ont marqué celui qui a commencé à fumer et boire plus que de raison. Alors, pour se changer les idées, le roi décide de quitter provisoirement ses terres et s’engage pour deux saisons avec Palerme à l’été 1961. Mauvaise pioche. Malgré des débuts prometteurs, Metin Oktay s’adapte mal à la Sicile. Il a le mal du pays. Istanbul lui manque. Après seulement un an, douze matchs et trois petits buts en Série A, il plie bagage et rentre en Turquie. De retour dans son royaume, Metin Oktay retrouve l’instinct du buteur, plante 47 pions toutes compétitions confondues lors de la saison 62-63, et Galatasaray réalise son premier doublé coupe-championnat sous son impulsion. Le roi des buteurs continue d’empiler les trophées jusqu’en 1969. Après un sixième et ultime titre de meilleur buteur du championnat, qui porte son total à plus de 300 buts pour les Lions, Metin Oktay décide finalement de descendre de son trône. Après un rapide passage sur les bancs de Galatasaray et Bursaspor en tant que coach adjoint au début des années 70, il se rabat sur le boulot de chroniqueur pour les pages sportives d’un grand quotidien, Milliyet. Il décède le 13 septembre 1991 dans un accident de voiture. Le jour de son enterrement, 10 000 personnes se pressent dans le stade Ali Sami Yen de Galatasaray pour rendre un dernier hommage au "Roi sans couronne". Son cercueil, placé dans le rond central, est recouvert d’un grand drapeau aux couleurs de son club de toujours.

 

 

PALMARÈS


Champion de Turquie en 1962, 1963 et 1969 (Galatasaray)

Vice-champion de Turquie en 1966 (Galatasaray)

Vainqueur de la Coupe de Turquie en 1963, 1964, 1965 et 1966 (Galatasaray)

Finaliste de la Coupe de Turquie en 1969 (Galatasaray)

Vainqueur de la Supercoupe de Turquie en 1966 (Galatasaray)

Vainqueur de la Coupe TSYD en 1963, 1966 et 1967 (Galatasaray)

Vainqueur de la Pazar League en 1956 et 1958 (Galatasaray)

Finaliste de la Pazar League en 1957 et 1959 (Galatasaray)

Vainqueur de la Ligue d'Izmir en 1955 (Izmirspor)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat de Turquie en 1959 (11 buts), 1960 (33 buts), 1961 (36 buts), 1963 (38 buts), 1965 (17 buts) et 1969 (17 buts) (Galatasaray)

Meilleur buteur de la Pazar League en 1957 (17 buts), 1958 (19 buts) et 1959 (22 buts)

Meilleur buteur de la Ligue d'Izmir en 1955 (17 buts)

Élu meilleur joueur de l’année en Turquie en 1969

Élu sportif de l'année en Turquie en 1969

DIVERS


- En 1965, il joue dans un film appelé "Le roi sans couronne". Pour convaincre le buteur, encore en activité, de jouer la comédie, les producteurs lui proposent un cachet supérieur à celui des plus grandes vedettes de l’époque. L’histoire se concentre sur le début de carrière de Metin Oktay. Le film est régulièrement rediffusé à la télévision. Certains jeunes supporters de Galatasaray qui n’ont jamais vu jouer Metin Oktay connaissent son histoire grâce à ce film!



16/01/2017
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