FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Allemagne/RFA/RDA


Oliver Bierhoff

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Oliver Bierhoff

 

Oliver Bierhoff

Né le 1er mai 1968 à Karlsruhe (ALL)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, attaquant, 1m91

Surnom: Ollie

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png 70 sélections, 37 buts

 

1986/88 Bayer Uerdingen (ALL) 31 matchs, 4 buts

1988/90 Hambourg SV (ALL) 34 matchs, 6 buts

1990 Borussia M'Gladbach (ALL) 8 matchs

1990/91 Austria Salzburg (AUT) 32 mactchs, 23 buts

1991/95 Ascoli (ITA) 117 matchs, 48 buts

1995/98 Udinese (ITA) 86 matchs, 57 buts

1998/2001 Milan AC (ITA) 91 matchs, 37 buts

2001/02 AS Monaco (FRA) 18 matchs, 5 buts

2002/03 Chievo Verone (ITA) 26 matchs, 7 buts

 

Réputé pour son jeu de tête, Oliver Bierhoff s'est révélé lors de l'Euro 96, après son double exploit réalisé en finale face aux Tchèques. De 1986 à 1990, il n'est qu'un anonyme attaquant du championnat allemand. Bierhoff quitte son pays natal en 1990 et rejoint un championnat de seconde zone, le championnat autrichien. Après une saison réussie à Salzbourg (23 buts), il rejoint la deuxième division italienne où il a quand même été sacré meilleur buteur de Série B en 1993. Il rejoint ensuite l'Udinese en 1995. Dans le Frioul, Bierhoff devient l'un des meilleurs buteurs en Europe, il se fait remarquer lors de sa première saison en inscrivant 17 buts en 31 matchs. Oliver Bierhoff.jpgCette efficacité conduit le sélectionneur Berti Vogts à lui offrir sa chance en équipe nationale et à le retenir avec la sélection pour l'Euro 1996. À 28 ans, il n'est que remplaçant. En phase de poule, le buteur de l'Udinese ne joue que le deuxième match avec ses partenaires de la "Mannschaft". Puis, en quart comme en demi-finale, le sélectionneur allemand Berti Vogts ne le fait même pas jouer une seule minute. Alors, quand Oliver Bierhoff remplace Mehmet Scholl à la 69ème minute de la finale, son entrée paraît anecdotique. Pourtant, après seulement 4 minutes de jeu, le grand attaquant allemand réceptionne un coup-franc de Christian Ziege et envoie la balle de la tête au fond des filets. Son égalisation permet à l'Allemagne de jouer les prolongations. Pour la première fois de l'histoire de l'Euro, c'est la règle du but en or qui s'applique. L'équipe qui marque en premier gagne la finale. Oliver Bierhoff, décidément intenable, trompe la défense tchèque après un contrôle de balle dos au but et inscrit son deuxième but de la soirée, du pied gauche cette fois-ci. Il offre la victoire à son pays et devient un vrai héros national. Le capitaine Matthias Sammer, futur Ballon d’or 1996 et meilleur joueur de l’Euro, pouvait brandir un trophée bien mérité. La suite de sa carrière sera plus conforme à son nouveau statut. En 1997-98, il est le meilleur buteur du Calcio, avec 27 réalisations et termine troisième de Série A avec les noirs et blancs. Au cours de l'été, il signe en faveur du grand Milan AC. Il est l'un des protagonistes de la course poursuite avec la Lazio qui débouche sur son premier titre de champion d'Italie. Il jouera pour le club lombard de 1998 à 2001. Il devient aussi un cadre de la Mannschaft et participe à la Coupe du monde 1998 et l'Euro 2000 avec le brassard de capitaine. La fin de sa carrière est plus difficile. Peu utilisé au Milan AC, il rejoint l'AS Monaco où il dispute une saison sans relief. Malgré cela, il est retenu avec la sélection pour la Coupe du monde 2002. Contre toute attente, la Mannschaft arrive à se hisser en finale. Lors de celle-ci, Bierhoff entre en jeu à la 74ème minute pour tenter de rééditer l'exploit de 1996. Sans succès, l'Allemagne sera battue 2 à 0. Il joue sa dernière saison en 2002-2003 avec le Chievo Vérone avant de prendre sa retraite. Pour son dernier match, il inscrit un triplé contre la Juventus Turin. Son bilan en équipe nationale est raisonnable, Il inscrit 37 buts en 70 sélections avec l'Allemagne de 1996 à 2002. Il intègre la fédération allemande en 2004.
 
PALMARÈS
Vainqueur de l'Euro 1996 (Allemagne)
Finaliste de la Coupe du Monde en 2002 (ALlemagne)
Champion d’Italie en 1999 (Milan AC)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu footballeur allemand de l’année en 1998
Meilleur buteur du championnat d’Italie en 1997 (27 buts) (Udinese)
Meilleur buteur du championnat d'Autriche en 1991 (23 buts) (Austria Salzburg)
Meilleur buteur du championnat d'Italie de D2 en 1993 (20 buts) (Ascoli)
Intronisé au Hall of Fame du Milan AC
À reçu La médaille Silbernes Lorbeerblatt en 1996 et 2002

16/03/2016
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Ernest Willimoski

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Ernest Willimoski

 

Ernst Otto Pradella Willimoski

Né le 23 juin 1916 à Kattowitz (ALL)

Décédé le 30 août 1997 à Karlsruhe (ALL)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, attaquant, 1m72

Surnom: "Ezi"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 22 sélections, 21 buts  Allemagne nazie.png 8 sélections, 13 buts

 

1927/34 FC Katowice (POL)

1934/39 Ruch Chorzow (POL) 86 matchs, 112 buts

1939 Bismarckhütter SV (ALL)

1939/40 1. FC Kattowitz (ALL)

1940/42 Chemnitzer FC (ALL)

1942/43 TSV Munich 1860 (ALL)

1943 LSV Mölders Krakau (ALL)

1944 Karlsruher FV (ALL)

1946/47 Ascota Chemnitz (ALL)

1947 SG Babelsberg (ALL) (non-officiel)

1947 TSG Arolsen (ALL) (non-officiel)

1948/49 BC Augsburg (ALL) 6 matchs, 3 buts

1949 RC Strasbourg (FRA) (non-officiel)

1949/50 Offenburger FV (ALL)

1950/51 FC Singen 04 (ALL) 30 matchs, 16 buts

1951/55 VfR Kaiserslautern (ALL) 90 matchs, 70 buts

1956/59 Kehler FV (ALL)

 

Surnommé "Ezi", Ernst Willimowski a dû accomplir sa carrière en pleine guerre. L’annexion de la Pologne et l’interdiction du sport aux Polonais d’origine ne le freinent pourtant pas. Willimowski inscrit but sur but et devient le premier joueur de l’histoire à marquer 4 buts en un seul match en phase finale d’un Mondial. C’était lors de Pologne-Brésil (5-6) à Strasbourg en 1938. Né sous le nom de Ernst Otto Pradella en Haute-Silésie, il a grandi dans une famille germanophone. Il débute dans le meilleur club de la minorité allemande en Pologne, le FC Katowice. Il rejoint ensuite en 1932 le club voisin champion en titre le Ruch Wielkie Hajduki, l'ancêtre du Ruch Chorzow. Dès sa première saison, il inscrit 33 buts et s'impose très vite l'un des leaders de l'équipe. http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5165961_20151003132823.jpgAvec Teodor Peterek et Gerard Wodarz, il forme l'attaque la plus efficace dans l'histoire du championnat polonais. Avec le club, il remporte 5 fois le championnat de Pologne (1933, 1934, 1935, 1936 et 1938). Il inscrit 112 buts en 86 matchs et fini deux fois meilleur buteur, en 1934 et 1936. Il détient aussi le record de buts inscrits dans un match du championnat de Pologne, 10 buts lors d'une victoire 12 à 1 contre l'Union Touring Lodz le 21 mai 1939. Wilimowski a la même réussite en sélection, avec 21 buts inscrits en 22 matchs entre 1934 et 1939. Il est donc le premier joueur de l'histoire à avoir inscrit quatre but en un seul match en phase finale de coupe du monde, lors du deuxième tour contre le Brésil perdu 6 à 5 à Strasbourg lors du Mondial 1938. Son dernier match avec la Pologne a lieu le 27 aôut 1939 à Varsovie contre la Hongrie, vice-championne du monde. Un dernier triplé (victoire 4 à 2) avant l'envahissement de l'Allemagne nazie quatre jours plus tard. Devenu citoyen allemand après l'annexion de son pays, il continue à jouer au football alors que le sport est interdit aux Polonais d'origine. Après un match pour son ancienne équipe Ruch, qui s'appelle "Bismarckhütter SV" durant l'annexion, il rentre à son premier club, le 1.FC Kattowitz. Mais déjà après cinq mois, il s'engage avec le Polizei-Sportverein Chemnitz. Il joue ensuite pour de nombreux clubs allemands. Appelé en sélection par l'entraîneur Sepp Herberger, il joue avec le maillot allemand avec dessus l'aigle noir et une croix gammée, et non le blanc habituel. Il disputera 8 sélections et 13 buts entre 1941 et 1942, dont un quadruplé conte la Suisse à Berne, le 13 octobre 1942. Il n'a alors que 26 ans mais très vite, l'Allemagne ne peut plus disputer de rencontres internationales à cause de la guerre. Mise au ban des nations après la victoire des Alliés, Elle n'aura l'autorisation de prendre part aux compétitions internationales que bien des années après. Il est trop tard pour Wilimowski même s'il décide de rester en Allemagne et poursuit sa carrière de joueur jusqu'en 1959. Il aurait même jouer pour le club français du RC Strasbourg lors d'un match amical en 1949. Tout au long de sa carrière, il a inscrit tout de même 554 buts, une performance très vite oubliée. Ernest Willimoski a même arrêté le football lors de la dernière année de la Seconde Guerre Mondiale (1945), une parenthèse qu'il n'a jamais évoqué par la suite. Dans la propagande de la République populaire de Pologne, il est considéré comme un collabo de l'Allemagne nazie. Mais après la chute du régime communiste en 1989, il est réhabilité dans de nombreuses publications. Sans avoir jamais rentré en Haute-Silésie, il décède à l'âge de 81 ans à Karlsruhe en 1997.

 

PALMARÈS


Champion de Pologne 1933, 1934, 1935, 1936 et 1938 (Ruch Chorzow)

Champion de Haute-Silésie 1932 (FC Katowice)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur buteur du championnat de Pologne 1934 (33 buts), 1936 (18 buts) (Ruch Chorzow) et 1939 (12 buts) (Bismarckhütter SV)

Meilleur buteur de la Coupe d'Allemagne 1942 (14 buts) (TSV Munich 1860)

A reçu la médaille du Mérite de la Fédération Polonaise de football

 

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03/10/2015
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Karl-Heinz Förster

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Karl-Heinz Förster

 

Karlheinz Helmut Förster

Né le 25 juillet 1958 à Mosbach (ALL)

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, défenseur central, 1m78

Surnom:  "Eiskalter Engel"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png 81 sélections, 2 buts

 

1975/86 VfB Stuttgart (ALL) 311 matchs, 22 buts

1986/90 Olympique de Marseille (FRA) 103 matchs, 6 buts

 

Il était l'un des meilleurs stoppeurs allemands des années 80. Impitoyable sur l'homme, excellent tacleur et relâchant jamais son marquage, il a été une véritable bête noire pour les joueurs qu'il a chargé de près. http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5029924_201508021548504.jpgSon jeu de tête, malgré sa taille moyenne (1m78), est remarquable, grâce à un timing et une détente verticale hors du commun. Il était en plus dôté d'une très bonne technique qui lui a permit de participer à l'occasion au jeu d'attaque et de relance. C'est pour cette raison qu'il était fréquent durant un match de le voir monter aux avant-postes sur les coup-francs ou les corners. Autant dire que Förster était un joueur complet. Mais cette formidable réussite ne doit rien au hasard. Il était en effet un travailleur acharné, qui a toujours impressionné ses coéquipiers par sa conscience professionnelle. Son ardeur à l'entraînement a souvent été cité comme exemple en ex-RFA. Après avoir été formé au SV Waldhof Mannheim, il rejoint les rangs du VfB Stuttgart où il fait ses débuts professionnels en Bundesliga. Il contribue d'abord à la promotion du club en première division en 1977. Accompagné de son frère Bernd, il reste fidèle au VfB Stuttgart pendant près de dix ans avec qui il remporte son seul trophée sur le sol allemand, le championnat en 1984. Il ne connaîtra qu'un seul club germanique durant toute sa carrière. Il succombe ensuite au charme du football français en signant à l'Olympique de Marseille en 1986 pour près de 3,5 M de Deutsche Mark. Ambitieux, il souhaite participer activement à l'élaboration d'une grande équipe sous la houlette du président Bernard Tapie. Il étoffe son palmarès d'un doublé coupe-championnat en 1989 puis un nouveau titre de champion en 1990. Parallèlement, il fait ses débuts en équipe nationale en avril 1978 face au Brésil à Hambourg (0 à 1) et devient par la suite une pièce maitresse du onze ouest-allemand. Il participe activement à l'Euro 80 victorieux en neutralisant le belge Jan Ceulemans en finale (2 buts à 1). Il participe alors à toutes les rencontres du tournoi organisé en Italie. Il dispute également les deux finales perdues de Coupe du Monde en 1982 et 1986. Karl-Heinz Förster termine sa carrière à 32 ans sur la Canebière et s'oriente vers la profession d'agent de joueurs.

 

PALMARÈS


Vainqueur de l'Euro 1980 (ex-RFA)

Finaliste de la Coupe du Monde en 1982 et 1986 (ex-RFA)

Champion d’Allemagne en 1984 (VFB Stuttgart)

Vice-champion d’Allemagne en 1979 (VFB Stuttgart)

Champion de France en 1989 et 1990 (Olympique de Marseille)

Vice-champion de France en 1987 (Olympique de Marseille)

Finaliste de la Coupe d’Allemagne en 1986 (VFB Stutggart)

Finaliste de la Coupe de France en 1987 (Olympique de Marseille)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur footballeur allemand de l’année en 1982

Nommé dans l'équipe type du tournoi de l'Euro 1980 et 1984

 

VIDÉO




02/08/2015
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Michael Ballack

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Michael Ballack

 

Michael Ballack

Né le 26 septembre 1976 à Görlitz (ALL)

 http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, milieu de terrain, 1m89

Surnom: "le petit Kaiser"

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png 98 sélections, 42 buts

 

1995/97 Chemnitzer FC (ALL) 49 matchs, 10 buts

1997/99 Kaiserslautern (ALL) 46 matchs, 4 buts

1999/2002 Bayer Leverkusen (ALL) 79 matchs, 27 buts

2002/06 Bayern Munich (ALL) 107 matchs, 44 buts

2006/10 Chelsea (ANG) 105 matchs, 17 buts

2010/12 Bayer Leverkusen (ALL) 35 matchs, 2 buts

 

Figure emblématique de la Mannschaft, Michael Ballack fait partie des joueurs marquants des années 2000. Milieu de terrain de talent, Michael Ballack est un meneur de grande classe. Costaud, il est capable de placer des briques sur coups de pied arrêtés et surtout, de mener ses troupes jusqu'au succès. Michael Ballack se fait remarquer en 1995 et signe son premier contrat pro en faveur du Chemnitzer FC. Son habileté et sa capacité à jouer avec ses deux pieds lui ont valu le surnom du "petit Kaiser", référence à la légende Beckenbauer. Deux ans plus tard, il débarque à Kaiserslautern fraîchement promu en Bundesliga. Même s'il ne dispute que 16 matches cette saison, il devient champion d'Allemagne. Michael Ballack.jpgCependant, en bonne tête de mule, l'Allemand cherche déjà à partir. Leverkusen viendra à sa rescousse pour 3,6 millions d'euros. Le club allemand permettra de révéler ce milieu de terrain (offensif et défensif) et surtout le caractère de leader qui est le sien. D'ailleurs, il est sélectionné pour la première fois au sein de la Mannschaft contre l'Écosse, le 28 avril 1999, et sera retenu dès l'année suivante pour l'Euro 2000. Titulaire incontesté au sein du Bayern Leverkusen, il frise un retentissant triplé championnat - coupe - Ligue des Champions mais la défaite en finale face au Real Madrid (2 buts à 1) voit la saison du club se terminer sur un zéro pointé en termes de trophées. Il est alors élu footballeur allemand de l'année cette même saison, récompense qu'il retrouvera l'année d'après puis une dernière fois en 2005. Mais, consécration, Michael est élu cette même année meilleur milieu de terrain européen par l'UEFA. Il se révèle sur la scène internationale lors de la coupe du Monde 2002 réussi malgré une défaite en finale face au Brésil (2 buts à 0). Buteur providentiel en quart de finale face aux USA et en demi-finale face à la Corée du Sud, il manquera la finale pour suspension en raison de plusieurs cartons jaunes reçus. L’un des moments les plus difficiles de sa carrière. Malgré tout, cette exposition lui permet de s'engager au Bayern Munich. Toujours aussi prolifique, il remporte le doublé coupe-championnat en 2003, 2005 et 2006 avec le club bavarois. Cependant, Ballack a été constamment critiqué par ces dirigeants bavarois pour son laxisme et le jeu long proposé par l'allemand pendant les matchs de ligue des champions. En 2005, ayant refusé de prolonger son contrat avec le Bayern Munich et en quête de trophées plus prestigieux, il signe avec le club londonien de Chelsea où il devient alors le joueur allemand le mieux payé de l'histoire à l'époque. Pourtant, Ballack connaît des difficultés à s'intégrer. Il est en grand froid avec son coach José Mourinho. Petit à petit, il est poussé sur le banc puis est opéré de la cheville gauche en fin de saison. Alors que tout le monde le dit de nouveau partant, Michael profite du départ de Mourinho pour faire taire tous ces détracteurs. Avram Grant lui fait grandement confiance et l'Allemand le lui rend bien, enchaînant les prouesses sur le terrain aux côtés de Franck Lampard. Il effectue dès lors l'une de ses plus belles performances avec les Blues. Michael Ballack reste un technicien incroyable et un joueur clé de la Mannschaft. Moins rapide, il évolue un échelon en-dessous, beaucoup plus défensif mais encore cinglant offensivement. Après un échec au mondial organisé chez elle en 2006 où ils finissent 3ème de la compétition et une absence de onze mois due à une blessure à la cheville ayant nécessité deux opérations, Ballack retrouve l'équipe d'Allemagne pour l'Euro 2008. La sélection s'incline en finale face à l'Espagne sur un but de Fernando Torres. Sa performance lors de ce tournoi sera assez contrastée : s'il se révèle décisif en inscrivant un but contre l'Autriche puis le Portugal mais ne réussit pas à influer sur le jeu de son équipe notamment en finale. Cette compétition sera la dernière de Ballack car une autre blessure le prive du mondial 2010 en Afrique du Sud. Il tourne définitivement la page de la sélection allemande le 16 juin 2011. Ballack a cumulé 98 sélections pour un total de 42 buts. En fin de contrat avec Chelsea en juin 2010, il quitte l’Angleterre à cause de prétentions salariales beaucoup trop exigeantes pour les dirigeants des Blues. Michael revient alors au Bayer Leverkusen, club où il évolua autrefois et dont il garde d'excellents souvenirs. Malheureusement, il se blesse rapidement et peine à convaincre. Alors qu'on l'annonce en partance vers une retraite doré aux Etats-Unis, il raccroche les crampons le 2 octobre 2012 à l'âge de 36 ans. Ballack restera l'un des milieux de terrain les plus prolifiques en matière de buts et surclasse même certains attaquants dans cet exercice.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 2002 (Allemagne)

Finaliste de l'Euro 2008 (Allemagne)

3ème de la Coupe du Monde en 2006 (Allemagne)

3ème de la Coupe des confédérations en 2005 (Allemagne)

Finaliste de la Ligue des Champions en 2002 (Bayer Leverkusen) et 2008 (Chelsea)

Champion d’Allemagne en 1998 (Kaiserslautern), 2003, 2005 et 2006 (Bayern Munich)

Vice-Champion d’Allemagne en 2000, 2002 (Bayer Leverkusen) et 2004 (Byaern Munich)

Champion d’Angleterre en 2010 (Chelsea)

Vice-Champion d’Angleterre en 2007 et 2008 (Chelsea)

Vainqueur de la Coupe d’Allemagne en 2003, 2005 et 2006 (Bayern Munich)

Finaliste de la Coupe d’Allemagne en 2002 (Bayer Leverkusen)

Vainqueur de la Coupe d’Angleterre en 2007, 2009 et 2010 (Chelsea)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue Anglaise en 2007 (Chelsea)

Vainqueur de la Community Shield en 2009 (Chelsea)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue allemande en 2004 (Bayern Munich)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


2ème meilleur buteur de la Coupe des Confédérations en 2005 (4 buts)

Élu meilleur footballeur allemand de l’année en 2002, 2003 et 2005

Élu meilleur milieu de terrain européen de l’année par l'UEFA en 2002

Nommé au FIFA 100

Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde 2002 et 2006

Nommé dans l'équipe type du tournoi de l'Euro 2004 et 2008

Nommé dans l'équipe type de l'année par l'association ESM en 2002

Élu "homme de l'année" par le magazine allemand Kicker en 2002

À reçu le prix "Bambi" dans la catégorie sport décerné par le média Burda en 2005

Médaillé de l'ordre de Saint-Georges du bal de l'opéra de Dresde (catégorie sport) en 2013

 

VIDÉO



18/06/2015
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Uli Stielike

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Uli Stielike

 

Ulrich Stielike

Né le 15 novembre 1954 à Ketsch (ALL)

 http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png Allemand, milieu de terrain, 1m76

Surnoms: "joueur en cristal", Stilike

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4834810_201505191806193.png 42 sélections, 3 buts

 

1962/73 SpVgg Ketsch (ALL)

1973/77 Borussia Möenchengladbach (ALL) 109 matchs, 12 buts

1977/85 Real Madrid (ESP) 215 matchs, 41 buts

1985/88 Neuchatel Xamax (SUI) 66 matchs

 

Dans les années 80, Uli Stielike fut l'un des éléments indispensable de l'Allemagne de l'Ouest qui a remporté l'Euro 1980 et disputé la finale de la Coupe du monde 1982. Formé dans sa ville natale de Ketsch, il signe en 1973 au Borussia Mönchengladbach. Il fera sa première apparition avec l'équipe première qu'à la fin de saison le 9 juin 1973, face au VFB Stuggart. Il devient un pilier du club la saison suivante en milieu défensif et envoie le club au sommet de la Bundesliga à une époque où le Bayern Munich domine l'Europe et l'Allemagne avec en chef de file Franz Beckenbauer, Sepp Maier et Gerd Müller. Uli Stielike.jpgIl participe aux grands succès du club qui remportent trois titres de champion d'affilées en Bundesliga en 1975, 1976 et 1977 et une Coupe UEFA en 1975 aux dépens des Hollandais de Twente (0-0 puis 5 à 1). Le Borussia atteint son apogée lors de la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions perdue face aux anglais de Liverpool en 1977. Une équipe bien fourni presque invincible formé du danois Allan Simonsen, Rainer Bonhof ou encore Berti Vogts. À 21 ans, il possède déjà un palmarès bien garni et sera convoqué une première fois en sélection nationale allemande lors d'un match amical contre l'Autriche le 3 septembre 1975. Cependant, il n'est pas retenu ni pour disputer l'Euro 1976, ni pour disputer la Coupe du monde 1978. En 1977, il quitte la Bundesliga pour le championnat espagnol et rejoint le grand Real Madrid aux côtés de Camacho, Pirri et son compatriote Paul Breitner, club pour lequel il jouera huit saisons. Malgré des débuts poussifs, il joue un rôle important dans la réalisation des trois victoires d'affilés en Liga remporter en 1978, 1979 et 1980. Devenu au fil des ans un véritable milieu de terrain, l'allemand s'est rarement trouvé pris en défaut. En 1985, il remporte une nouvelle fois la Coupe UEFA, dix ans après avoir remporté ce trophée avec le Borussia Mönchengladbach. Ce sera son dernier titre avec le club madrilène. Bien que sélectionné très jeune avec l'équipe de RFA dès 1975, Stielike ne s'imposera qu'à partir de 1980 comme titulaire en sélection. Évoluant principalement au poste de libéro, il est l'un des artisans de la victoire de la RFA à l'Euro 1980, dont il dispute la finale. Lors de la Coupe du monde 1982, il dispute tous les matchs de son équipe qui échoue en finale contre l'Italie (3 à 1). Il se fait surtout remarquer en manquant un tir au but lors d'une demi-finale d'anthologie contre la France. Après un match à rebondissements, les deux équipes sont à égalité 3 à 3 après les prolongations et les tirs au but doivent décider du sort du match. Stielike est le troisième tireur du côté allemand et bute sur la gardien français, Jean-Luc Ettori. Il s'effondre sur le sol et reste prostré. Mais alors que les caméras s'attardent sur lui, le français Didier Six manque aussi son tir au but. À cause du fait que toutes les caméras s'étaient braquées sur Stielike, il n'existe aucune trace filmée du tir de Didier Six. Le tir manqué de Stielike n'aura finalement aucune incidence sur le sort du match, puisque la RFA remportera au final la rencontre après que Maxime Bossis ait lui aussi raté son tir au but. Cet échec ne marquera cependant pas la fin de sa carrière internationale. Il participe en 1984 à l'Euro organisée en France malgré une élimination de la RFA en phase de poules. Son dernier match avec la sélection allemande a eu lieu le 12 septembre 1984 à Dusseldorf face à l'Argentine (3 à 1 pour l'Albiceleste) alors que le sélectionneur Franz Beckenbauer débuté sur le banc. En perte de vitesse, il rejoint le championnat suisse et le Neuchâtel Xamax en 1985, avec qui il remporte deux titres de champions de Suisse en 1987 et 1988 avant de prendre sa retraite sportive à 34 ans. Il poursuit une carrière d'entraîneur et sera l'assistant d'Erick Ribbeck avec la Mannschaft de 1998 à 2000. 

 

PALMARÈS


Vainqueur de l'Euro 1980 (RFA)

Finaliste de la Coupe du Monde 1982 (RFA)

Finaliste de la Coupe d'Europe des clubs champions 1977 (Borussia M'Gladbach) et 1981 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe UEFA 1975 (Borussia M'Gladbach) et 1985 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe UEFA 1973 (Borussia M'Gladbach)

Champion d’Espagne 1978, 1979 et 1980 (Real Madrid)

Champion d’Allemagne 1975, 1976 et 1977 (Borussia M'Gladbach)

Champion de Suisse 1987 et 1988 (Neuchatel Xamax)

Vice-Champion d’Espagne 1981, 1983 et 1984 (Real Madrid)

Vice-Champion d’Allemagne 1974 (Borussia M'Gladbach)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne 1980 et 1982 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe d’Allemagne 1973 (Borussia M'Gladbach)

Finaliste de la Coupe d’Espagne 1979 et 1983 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue d'Espagne 1985 (Real Madrid)

Vainqueur de la Supercoupe de Suisse 1987 (Neuchatel Xamax)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur étranger du Championnat d'Espagne 1979, 1980, 1981 et 1982

 

DIVERS


- Pendant 28 ans, Uli Stielike est rester le seul allemand à avoir raté un tir au but ou un penalty en Coupe du monde avant que son compatriote Lukas Podolski ne manque à son tour un penalty contre la Serbie lors d'un match de poule de la Coupe du monde 2010.

- En 2008, il quitte les "éléphants" de la Côte d'Ivoire en raison de l'état de santé son fils Michael qui venait de tomber dans le coma quelques jours avant le début de la CAN, le 7 janvier. Il décède le 1er février après un rejet pendant la greffe d'un poumon.

 

CARRIÈRE D'ENTRAÎNEUR


89/91: Équipe nationale de Suisse

92/94: Neuchatel Xamax (SUI)

94/95: SV Waldhof Mannheim (ALL)

  1996: Almeria (ESP)

98/00: Équipe nationale d'Allemagne (assistant)

03/06: Équipe Nationale d'Allemagne (espoirs) 

06/08: Équipe nationale de Côte d'Ivoire

  2008: FC Sion (SUI)

08/10: Al-Arabi (QAT)

10/12: Al- Sailiya SC (QAT)

13/14: Al-Arabi (QAT)

  14/?: Équipe nationale de Corée du Sud

            Finaliste de la Coupe d'Asie des Nations 2015

 

Uli-Stielike-.jpg


09/06/2015
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Jurgen Sparwasser

Jurgen Sparwasser.jpg

Jurgen Sparwasser

 

Jürgen Sparwasser

Né le 4 juin 1948 à Halberstadt (ALL)

RDA.png Allemand de l'est, milieu de terrain, 1m80

http://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4868438_201505305821710.png 53 sélections, 15 buts

 

1966/79 FC Magdebourg (ex-RDA) 271 matchs, 111 buts

 

Grâce à son but historique contre la RFA lors du duel fratricide qui oppose les deux Allemagne à Hambourg durant la coupe du Monde 1974, Jürgen Sparwasser devient une sorte de héros, un symbole de la lutte contre le fascisme et le capitalisme comme on aime les fabriquer dans les pays de l'Est à l'époque des deux blocs. Il n'a jamais voulu prendre part aux affaires politiques, préférant le football. Il s'installe à Magdebourg en 1964 et évolue avec les juniors du club. La carrière du jeune milieu de terrain est toute tracée d'autant que Jürgen montre de bonnes dispositions vite remarquées par les dirigeants de l'équipe nationale junior est-allemande. Lors de sa première sélection junior contre la Bulgarie en 1964, il inscrit le but de la victoire. Jurgen-Sparwasser.jpgÀ 16 ans, Sparwasser a son destin entre les pieds et remporte dans la foulée le tournoi international junior de l'UEFA en 1965 avec sa sélection aux dépens de l'Angleterre (3 à 2). Jürgen ouvre la marque et frappe à la porte de l'équipe première du F.C Magdebourg qui lui donne sa chance juste avant ses 18 ans, le 26 février 1966, contre le Hansa Rostock. Dès l'exercice suivant, Jürgen Sparwasser s'impose dans l'équipe et devient un titulaire indiscutable. Un statut qui ne le quitte plus jusqu'à sa retraite et facilité par la descente de son club à l'échelon inférieur pour ses débuts. Meilleur buteur de l'équipe (22 buts), Sparwasser participe activement à la remontée (1966-67) et permet par la suite à Magdebourg de s'installer durablement vers le haut du tableau, en terminant meilleur buteur du club pendant trois années successives (1968, 69 et 70). Des titres honorifiques qui ne remplacent pas un vrai trophée qui tarde à venir malgré son jeune âge. Jürgen patiente jusqu'à la fin de la saison 69. Cette année-là, Magdebourg remporte pour la 3ème fois de son histoire la coupe de RDA après les succès de 1964 et 65. Il obtient dans la foulée sa première sélection en A le 22 juin 1969 face au Chili (défaite 1 à 0). Il connaît ses meilleures saisons vers la fin des années 70. Magdebourg remporte trois titres de champions (1972, 74 et 75) et écrase la concurrence en RDA. Le point culminant de cette domination: la victoire en coupe des vainqueurs de coupes face au italiens du Milan AC à Rotterdam (2 à 0) en 1974. Magdebourg devient alors le premier et seul club est-allemand à remporter un trophée européen. Mais il rentre définitivement dans l'histoire lors du premier tour de la Coupe du Monde 1974 lorsqu'il affronte la RFA au Volksparkstadion de Hambourg. Ce match a été la seule rencontre entre les équipes nationales des deux états nés de la division de l'Allemagne à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Les occasions de but se font rares. Les joueurs des deux camps se donnent à 100% et font preuve de combativité, tout en restant fair-play. C'est finalement dans le dernier quart d'heure, alors que les deux équipes semblent se diriger sur un score nul et vierge, que tout se joue. Sur un centre d'Erich Hamann sur le côté droit, Jürgen Sparwasser, bien placé, contrôle de la tête, des épaules et de la poitrine à la fois. Les défenseurs Berti Vogts et Horst-Dieter Höttges sont si surpris par cette manœuvre que Sparwasser peut pénétrer dans la surface de séparation et place une frappe imparable à cinq mètres, offrant ainsi la victoire (1 à 0) à son équipe. Ce sera la seule réalisation de Sparwasser dans le cadre de la compétition mais sa réalisation face aux Allemands de l'Ouest a fait de lui l'un des sportifs les plus connus de RDA. L'apprenti constructeur de machines âgé de 26 ans en 1974 a disputé en tout 53 matches sous le maillot de la sélection est-allemande (15 buts). Par la suite Jürgen Sparwasser perd peu à peu le fil de sa carrière à l'approche de la trentaine, et prend sa retraite au terme de la saison 78-79 à cause d'une douleur récurrente à la hanche. Il poursuit une formation de professeur d'éducation physique puis travaille comme entraîneur des jeunes au sein de l'Eintracht Francfort, ville d'adoption après la fuite du pays. Pas assez socialiste et ne voulant jamais prendre part aux affaires politiques, il fuira la RDA lors d'un match de bienfaisance disputé à Sarrebruck , un an avant la chute du mur, et devient "un traître à la patrie ". Mais on retiendra une personnalité hors du commun qui a laissé sa marque dans le football, et pas seulement ce 1-0.

 

PALMARÈS


Médaillé de Bronze aux Jeux Olympiques de Munich 1972 (ex-RDA)

Vainqueur de la Coupe des Coupes 1974 (Magdebourg)

Champion de RDA 1972, 1974 et 1975 (Magdebourg)

Vice-Champion de RDA 1977 et 1978 (Magdebourg)

Vainqueur de la Coupe de RDA 1969, 1973, 1978 et 1979 (Magdebourg)

 

CARRIÈRE D'ENTRAÎNEUR


88/90: Eintracht Francfort (ALL) (entraîneur-adjoint)

90/91: SV Darmstadt 98 (ALL) (entraîneur-adjoint)

 

DIVERS


- Lors du match historique entre la RFA et la RDA en 1974, les joueurs n'osent pas procéder au traditionnel échange de maillots sur le terrain après le coup de sifflet final. C'est seulement une fois dans les vestiaires que Paul Breitner (RFA) va trouver l'auteur du but de la victoire, Jürgen Sparwasser (RDA), pour lui proposer de procéder au fameux échange. Ces deux maillots tomberont dans l'oubli pendant 28 ans, jusqu'à ce que les deux joueurs les mettent à disposition pour une vente aux enchères en faveur d'une œuvre de charité.

 

VIDÉO




30/05/2015
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