Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Espagne


Vicente Train

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Photo: ©

 

Vicente Train

 

José Vicente train
Né le 19 décembre 1931 à Barcelone (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Gardien de but

Surnom: El Grapas

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 7 sélections

(Matchs amicaux: 4 sélections)

(Qualif Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 2 avril 1961 contre la France (2-0)

Dernière sélection : le 13 juin 1963 contre l'Écosse (2-6)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png B: 5 sélections

 

1951/53 CF Mollet (ESP)
1953/54 UA Horta (ESP)
1954/55 CF Mollet (ESP)
1955/60 Espanyol Barcelone (ESP) 132 matchs
(Championnat d'Espagne: 109 matchs)
(Coupe d'Espagne: 23 matchs)
1960/64 Real Madrid (ESP) 100 matchs
(Championnat d'Espagne: 76 matchs)
(Coupe d'Espagne: 16 matchs)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 8 matchs)
1964/66 Majorque (ESP) 62 matchs
(Championnat d'Espagne: 28 matchs)
(Championnat d'Espagne de D2: 28 matchs)
(Coupe d'espagne: 6 matchs)
1966/67 Deportivo La Corogne (ESP) 10 matchs
 
Trois fois détenteur du Trophée Zamora, Vicente Train fait unanimement partie des gardiens espagnols les plus méconnus de la Liga, et du Real Madrid.
 
Pur jus barcelonais, originaire du quartier de Gràcia, le tout jeune portier espagnol tente tout naturellement sa chance au FCB. Au bout de quelques essais, il est recalé. Modèle de persévérance, il est le parfait modèle du joueur qui se bat et ne lâche pas le morceau. Passé par les modestes clubs du CF Mollet et de Horta, l'homme âgé déjà de 24 ans persiste et signe enfin à Barcelone en 1955, mais chez le grand rival de l'Espanyol. Lors de sa première saison, Vicente doit attendre la toute dernière journée pour faire ses débuts en Liga, lancé par le mythique gardien espagnol Ricardo Zamora. Titulaire l'exercice suivant après le départ du français Marcel Domingo, il passera au total cinq belles saisons sous le maillot des Pericos. C'est alors que le Real Madrid l'embauche au début des années 60. Il rejoint une équipe qui vient de remporter cinq C1 consécutives et la première coupe Intercontinentale de l'histoire. Pas de quoi l'effrayer. Celui qui est mieux connu sous le nom de "El Grapas" ("l'agraphe") pour sa facilité déconcertante à intercepter les ballons dans les airs et dans les duels remporte quatre titres de champion, une Coupe d'Espagne et perd à deux reprises en finale de la Coupe d'Europe des Clubs champions. Gardien brillant et complet, ses prouesses lui permettent de s'emparer trois fois du trophée Zamora, décerné au portier de Liga ayant concédé le moins de buts durant toute la saison. Le seul de l'histoire de la Casa Blanca à avoir réalisé cet exploit. Des performances qui lui ouvre évidemment les portes de la Roja, présent comme troisième gardien lors de la victoire à l'Euro 1964. Concurrencé par les petits nouveaux Antonio Betancort et José Araquistain, il préfère rejoindre le soleil de Majorque, avant de ranger définitivement les gants au Deportivo La Corogne, à l'âge de 36 ans.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de l'Euro 1964 (Espagne)
Finaliste de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1962 (finale non-jouée) et 1964 (Real Madrid)
Champion d'Espagne en 1961, 1962, 1963 et 1964 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1962 (Real Madrid)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 1961 (Real Madrid)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
Vainqueur du Trophée Zamora en 1961, 1963 et 1964

16/01/2023
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Pahiño, le buteur légendaire de Gallice

Pahino.jpg
Photo: ©RealMadrid

 

Pahiño

 

Manuel Fernández Fernández

Né le 21 janvier 1923 à Vigo (ESP)

Décédé le 12 juin 2012 à Madrid (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Attaquant

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 3 sélections, 3 buts

(Matchs amicaux: 3 sélections, 3 buts)

 

1ère sélection : le 20 juin 1948 contre la Suisse (3-3)

Dernière sélection : le 27 novembre 1955 contre l'Eire (2-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png B: 1 sélection

 

1943/48 Celta Vigo (ESP) 130 matchs, 91 buts
(Championnat d'Espagne: 82 matchs, 57 buts)
(Championnat d'Espagne de D2: 21 matchs, 13 buts)
(Coupe d'Espagne: 27 matchs, 21 buts)
1948/53 Real Madrid (ESP) 143 matchs, 125 buts
(Championnat d'Espagne: 124 matchs, 109 buts)
(Coupe d'Espagne: 19 matchs, 16 buts)
1953/56 Deportivo La Corogne (ESP) 78 matchs, 49 buts
(Championnat d'Espagne: 72 matchs, 46 buts)
(Coupe d'Espagne: 6 matchs, 3 buts)
1956/57 Granada CF (ESP) 15 matchs, 8 buts

 

Deux fois meilleur buteur en Liga, Pahiño était un attaquant prolifique des années 40 et 50 au caractère bien trempé.

 

Né le 21 janvier 1923 dans la province de Pontevedra, Manuel Fernández Fernández de son nom complet touche ses premiers ballons sur les plages de Vigo, tout en travaillant dans les champs avec sa famille qui a survécu à la famine de la guerre civile espagnole. Déterminé à percer dans le football, ce talent naturel fait toutes ses gammes dans la ville Galicienne. Au Navia CF, à l'Arenas Alcabre avant de signer au Celta en 1943, à l'âge de 19 ans. Titulaire aussitôt, celui qui est surnommé à la base Paíño, comme le petit oiseau de mer, remasterisé par un journal local en Pahiño, termine Pichichi en 1948 avec 23 pions inscrits. Ces buts emmènent cette saison-là les Celestes à la quatrième place du championnat, le meilleur classement du club au 20ème siècle, et en finale de la Copa del Generalísimo, battu par le Séville FC 4 buts 1.

 

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Photo: ©DR

 

Redoutable dans la surface, excellent de la tête, ce joueur intrépide et combatif ne faisait pas de cadeaux aux défenseurs un peu trop agressif, rendant coup pour coup. C'est tout logiquement qu'il signe dans la foulée au Real Madrid, désiré par Santiago Bernabeu en personne. Arrivé en même temps que Miguel Muñoz, il s'impose à la pointe de l'attaque de la Casa Blanca. En cinq saisons, il aura planté au total 125 buts en 143 rencontres, un ratio exceptionnel seulement battu par Cristiano Ronaldo et Ferenc Puskas. De nouveau meilleur buteur du championnat en 1952 avec 28 réalisations, il fera chou blanc niveau palmarès avec les Merengues. Seul satisfaction, la conquête de la Petite coupe du Monde des clubs organisée au début des années 50 à Caracas au Venezuela et remportée contre les équipes sud-américaines de Botafogo, de La Salle FC et du Millonarios. D'ailleurs durant la partie face aux colombiens de Bogota, il s'accroche avec un certain Alfredo Di Stefano. À deux doigts d'en venir aux mains, les deux joueurs têtus seront expulsés mais ne veulent pas quitter le terrain. Ils termineront finalement la rencontre et se lieront d'amitié par la suite. Le Divin Chauve remplacera le numéro 9 à son départ, qui regrettera ouvertement de ne pas avoir pu jouer avec lui.

 

Passé par le Deportivo La Corogne, où il offre en 1955 le premier Trophée Teresa-Herrera aux Blanquiazules et côtoie un futur Ballon d'Or nommé Luis Suarez, il raccroche les crampons à Grenade en 1957. Lors de sa dernière saison chez les pro, il s'octroie son premier titre officiel, le championnat d'Espagne de D2. Son palmarès ne se remplira pas non plus en sélection. Célèbre pour ses opinions de gauche dans un pays qui vivait sous le régime Franquiste, il ne rejoindra la Roja qu'à trois reprises. Pour sa première cape internationale en 1948, à la mi-temps d'un match amical contre la Suisse, il sourit sarcastiquement aux paroles lancé par le général Gómez Gamalloa qui conclut par un "cojones y españolía". Ce qui n'est pas passé inaperçu auprès des militaires. Probablement banni par la suite, il rate ainsi la quatrième place de la Coupe du Monde 1950. Étiqueté comme le footballeur Rouge des années de peur, il devient un temps le bouc-émissaire de l'organe journalistique de la Phalange espagnole "Arriba" qui mettait en doute le patriotisme d'un lecteur d'ouvrages de Tolstoï, de Dostoïevski et d'Ernest Hemingway comme l'était Pahiño. Craignant longtemps pour sa vie, il ne se montrait plus, mais ne se cachait pas pour autant. Après avoir raccroché les crampons, il travaille avec son beau-père dans la construction navale sur la côte Cantabrique. Loin du ballon rond, il vit durant des années à Pasaia avant de revenir s'installer à Madrid. Là où le plus grand buteur galicien rend son dernier souffle le 12 juin 2012 à l'âge de 89 ans.

 

PALMARÈS

 

Finaliste de la Coupe d'Espagne en 1948 (Celta Vigo)

Champion d'Espagne de D2 en 1957 (Granada CF)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Meilleur Buteur du championnat d'Espagne en 1948 (20 buts) (Celta Vigo) et 1952 (28 buts) (Real Madrid)


13/01/2023
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Lobo Carrasco

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Photo: ©DR

 

Lobo Carrasco

 

Francisco José Carrasco Hidalgo

Né le 6 mars 1959 à Alcoy (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Ailier droit et gauche, 1m83

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 35 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 16 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 10 sélections, 2 buts)

(Euro: 7 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 4 avril 1979 contre la Roumanie (2-2)

Dernière sélection : le 27 janvier 1988 contre la RDA (0-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png amateur: 7 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png U23: 5 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png espoirs: 2 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png U18: 2 sélections, 1 but

 

1978 FC Barcelone B (ESP) 14 matchs, 3 buts
1978  Terrassa (ESP) (Prêt) 6 matchs, 1 but
1979/89 FC Barcelone (ESP) 378 matchs, 66 buts)
(Championnat d'Espagne: 262 matchs, 49 buts)
(Coupe d'Espagne: 47 matchs, 9 buts)
(Coupe de la ligue espagnole: 10 matchs, 2 buts)
(Supercoupe d'Espagne: 5 matchs, 1 but)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 8 matchs)
(Coupe des Coupes: 30 matchs, 4 buts)
(Coupe de l'UEFA: 12 matchs, 1 but)
(Supercoupe de l'UEFA: 4 matchs)
1989/92 FC Sochaux (FRA) 78 matchs, 5 buts
(Championnat de France: 71 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 3 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs, 2 buts)
1992 Figueres (ESP) 5 matchs
 
Pur produit et emblème du FC Barcelone, Francisco "Lobo" Carrasco est un ancien international espagnol passé par le FC Sochaux en fin de carrière.
 
Né en 1959 dans la province d'Alicante, ses parents s'installent par la suite à Barcelone. C'est dans les petites rues de la ville catalane que le gamin apprend les rudiments du ballon rond. Il réalise son rêve lorsqu'il signe avec la filiale des Blaugranas. Après un prêt à Terrassa, le jeune ailier virevoltant, très bon dribbleur et remuant sur tout le front de l'attaque, fait ses débuts avec l'équipe première en 1979, lors d'un derby face à l'Espanyol. Son talent explose aux yeux du public, qu'il le surnomme désormais "El Lobo" ("le loup" en espagnol). Titulaire indiscutable durant dix saisons, il remporte un titre de champion, trois coupes du Roi ainsi que trois Coupe des Coupes, un record pour un joueur: en 1979 contre Düsseldorf (4 buts à 3), en 1982 face au Standard de Liège (2 buts à 1) et en 1989 contre la Sampdoria (2 buts à 0), mais sans jouer cette dernière. En effet, le nouveau coach Johan Cruyff ne lui fait pas confiance. Barré devant par Txiki Begiristain, Julio Salinas ou encore Gary Lineker, il doit se résoudre à partir. Malgré quelques contacts en provenance de la Série A, il fait le choix de rejoindre le FC Sochaux, devenant le seul footballeur de l’histoire à être transféré directement du FC Barcelone chez les Lionceaux. Aux côtés des deux internationaux yougoslaves Faruk Hadžibegic et Mehmed Baždarevic, il laissera une belle trace dans le Doubs malgré un rendement insuffisant sur le terrain, sans doute à cause du climat franc-comtois. International à 35 reprises, il dispute avec la Roja une Coupe du Monde (1986) et deux Euros (1980 et 1984), titulaire lors de la dernière qui se termine par une défaite en finale face à la France 2 buts à 0.
 
PALMARÈS
 
Finaliste de l'Euro 1984 (Espagne)
Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1986 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1979, 1982 et 1989 (finale non-jouée) (FC Barcelone)

Finaliste de la Supercoupe de l’UEFA en 1979 et 1982 (FC Barcelone)

Champion d’Espagne en 1985 (FC Barcelone)

Vice-champion d’Espagne en 1982, 1986, 1987 et 1989 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1981, 1983 et 1988 (FC Barcelone)

Finaliste de la Coupe d’Espagne en 1984 et 1986 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 1983 (FC Barcelone)

Finaliste de la Supercoupe d’Espagne en 1985 et 1988 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Coupe de la ligue espagnole en 1983 et 1986 (FC Barcelone)


12/01/2023
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Capi

Capi.jpg
Photo: ©Archivo 20minutos

 

Capi

 

Jesús Capitán Prada

Né le 26 mars 1977 à Camas (ESP)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Milieu central, 1m75

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 4 sélections

(Matchs amicaux: 3 sélections)

(Qualif Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 27 mars 2002 contre les Pays-Bas (0-1)

Dernière sélection : le 20 novembre 2002 contre la Bulgarie (1-0)

 

1995/99 Real Betis B (ESP) 127 matchs, 11 buts
1997/2010 Real Betis (ESP) 302 matchs, 20 buts
(Championnat d'Espagne: 209 matchs, 16 buts)
(Championnat d'Espagne de D2: 60 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Espagne: 23 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 4 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs)
1999/2000 Grenade (ESP) (Prêt) 33 matchs, 4 buts
2010/12 Xerez (ESP) 59 matchs, 3 buts

 

Joueur précieux, Capi a été un des maillons essentiels du Real Bétis des années 2000.

 

Milieu tout-terrain, ratisseur infatigable, Jesús Capitán Prada de son nom complet est avant tout l'homme d'une région. Une contrée où la sieste est aussi sacrée que la furia. Il fait l'essentiel de sa carrière chez les Verdiblancos, plus de deux décennies entrecoupé d'un prêt à Grenade et une fin de carrière à Xerez. Plus de 300 matchs avec le maillot du club de Séville, dont 209 rien qu'en Liga. Son principal fait d'arme est d'avoir appartenu à une belle génération qui terminera quatrième du championnat et qui remportera une coupe du Roi en 2005, en battant au bout des prolongations les Rojillos d'Osasuna de Ludovic Delporte et Pierre Webo. Son association dans l'entrejeu avec l'immense tireur de coup-franc Marcos Assunçao a fait des étincelles, derrière un trio offensif composé des deux brésiliens Ricardo Oliveira et Édu ainsi que de l'ailier feu follet Joaquin. International à quatre reprises, il est appelé pour la première fois avec la Roja le 27 mars 2002 par José Antonio Camacho lors d'un match amical contre les Pays-Bas à Rotterdam.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 2005 (Real Betis)

Vice-champion d'Espagne de D2 en 2001 (Real Betis)

Champion d'Espagne de D3 (groupe IV) en 2000 (Grenade)


06/01/2023
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Paulino Alcantara

Paulino Alcantara.jpg
Photo: ©FC Barcelona
 
Paulino Alcantara
 
Paulino Alcántara Riestrá
Né le 7 octobre 1896 à Iloilo (PHL)
Décédé le 13 février 1964 à Barcelone (ESP)
Philippines.png Philippin / https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png Espagnol, Attaquant, 1m70
Surnom: "El Romperredes"
 
https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 5 sélections, 6 buts
(Matchs amicaux: 5 sélections, 6 buts)
 
1ère sélection : le 9 octobre 1921 contre la Belgique (2-0)
Dernière sélection : le 16 décembre 1923 contre le Portugal (3-0)
 
Philippines.png 5 sélections, 15 buts
 Catalogne: 6 sélections, 4 buts
 
1912/16 FC Barcelone (ESP) 31 matchs, 42 buts
(Coupe d'Espagne: 8 matchs, 9 buts)
(Championnat de Catalogne: 23 matchs, 33 buts)
1916/18 Bohemian SC Manille (PHL) 23 matchs, 24 buts
1918/27 FC Barcelone (ESP) 103 matchs, 96 buts
(Coupe d'Espagne: 31 matchs, 31 buts)
(Championnat de Catalogne: 72 matchs, 65 buts)
 
Première star du Barça au destin fantasque, Paulino Alcantara est l'un des plus grands buteurs de l'histoire des Blaugranas.
 
Natif d'une des îles des Philippines encore sous l'égide de l'Espagne, le jeune passionné par le ballon rond joue toute la journée dans les rues de Iloilo avec son frère Fernando. Malheureusement, son père militaire d'origine hispanique rentre au pays et embarque avec lui sa femme indigène et les deux bambins, en cause l'arrivée au pouvoir de l'armée américaine et la montée en puissance de la violence. Envoyé dans un collège religieux de Barcelone, la passion du football reste tenace. À l'âge de 13 ans, on le retrouve dans les rangs d'un club universitaire de la capitale catalane, le FC Galeno, où il brille de mille feux balle au pied. Repéré assez rapidement, le gamin attire l'attention de Hans Gamper et du FC Barcelone qui n'hésitent pas à l'engager, voyant en lui une future pépite. Il démontre tout son talent lors d'un match amical à Sabadell, conclu par une victoire 8 buts à 2 et un quadruplé du grand métis aux oreilles décollées. Pour sa première en équipe première, le 25 février 1912 contre la défunte équipe du Català SC, en championnat de Catalogne, il plante un retentissant hat-trick et explose aux yeux du public, devenant à 15 ans, 4 mois et 18 jours, le plus jeune joueur de l’histoire du Barça à inscrire un triplé en match officiel. La saison suivante, le prodige toujours aussi efficace apporte sa pierre à l'édifice au triplé Coupe du Roi-Championnat de Catalogne-Coupe des Pyrénées avant de s'imposer au fil des années comme le meneur de l'armada offensive catalane. Cependant, ses parents l’obligent à rentrer dans son pays d’origine, afin de terminer ses études en médecine.
 
Paulino Alcantara.jpg
Photo: ©DR
 
Une odyssée mouvementé en bateau rempli de rebondissements pour la vedette. Comme cette tentative de vol lors d'une escale, où une blague de son ami qui a faillit se terminer en noyade (il imite une attaque de squale dans une zone infectée de requins) et même une fin de séjour à dormir plusieurs nuits sur une caisse de pin avec en prime à l'intérieur une personne décédée, suite à une collision avec des rochers à l’approche des côtes. Plus de peur que de mal à une époque où les longs périples tenaient parfois plus de l'aventure que de la simple promenade de santé. De retour enfin au pays, il continue son cursus et joue pour un petit club local de foot, les Bohemians de Manille. Il devient également un crack du tennis de table, terminant même vice-champion de l'archipel. Il participe aussi aux Jeux de l'Extrême-Orient en 1917 à Tokyo en tant que footballeur (dans un tournoi à trois avec le Japon et la Chine) mais aussi comme pongiste. Ancêtre des Jeux Asiatiques, on retiendra de la compétition la raclée infligée à la sélection nippone 15 buts à 2 et sa belle médaille d'argent au ping-pong. Si il fait naturellement le bonheur de tous les philippins, le Barça lui est en crise sans son buteur prolifique. Coup de chance, les Culés profite de la malaria déclenchée chez le jeune homme pour le ramener d’urgence à Barcelone. Une fois soigné, il réenfile le maillot et va connaître le premier âge d'or du FCB dans les années 20. Aux côtés d'autres légendes du club comme Josep SamitierRicardo Zamora ou l'Ours blond de Hongrie Ferenc Plattko, il remporte cinq Coupes du Roi, une flopée de championnat de Catalogne mais surtout inscrit la bagatelle de 369 buts en 357 rencontres, soit une moyenne de plus d’un but par match. Une statistique impressionnante pour le premier joueur "asiatique" à évoluer en Europe. Ceci dit, la plupart de ces pions ont été marqués lors de matches amicaux, ce qui explique que Lionel Messi soit largement seul en tête des meilleurs artilleurs de l'histoire du Barça. Mais le Philippin restera à jamais gravé dans les mémoires des Blaugranas.
 
En 1923, à la suite d’une tournée triomphale des catalans au Royaume-Uni, le capitaine de Dundee United, un certain Jack Ross, qui a affronté Paulino raconte ses impressions sur le phénomène: "Cet Alcántara est le meilleur joueur que je n’ai jamais vu. S’il était né ici, il serait devenu millionnaire en jouant dans le championnat anglais." En 1927, l'attaquant à la fois international philippin, catalan et espagnol raccroche les crampons à l'âge de 31 ans, un an avant la première édition de la Liga et les joies de remporter un titre de Pichichi. Au début de la guerre civile, il s'engage du côté des "Carlites" pour ensuite rejoindre la brigade des "Flechas Negras" dirigé par Benito Mussolini où il devient lieutenant et sert sur les fronts de Guadalajara, d'Aragon et de Catalogne. Au lendemain du conflit, il occupe plusieurs postes auprès des phalangistes de la "FET y de las JONS", sous le régime de Franco. Éphémère sélectionneur de la Roja dans les années 50, il ouvre ensuite son propre cabinet médical à Barcelone. Jusqu’à sa disparition dans sa ville d'adoption le 13 Février 1964 à l'âge de 67 ans, beaucoup de patients voir de faux malades se sont pressés dans sa salle d’attente simplement pour approcher l’attaquant à la frappe tellement puissante qu’elle pouvait déchirer les cages. En effet, un 30 avril 1922 à Bordeaux lors d'un match amical face à la France, la légende raconte que son tir était si fort et violent qu'il aurait transpercé les filets du malheureux portier français Emile Friess. Où lors d'une opposition contre la Real Sociedad en 1919 pour le compte de la Coupe du Roi, il aurait envoyé une sacoche et aurait sois disant trouvé sur son passage un membre des forces de l'ordre qui aurait fini en compagnie du ballon aux fonds de la cage basque. Un parcours atypique digne d'un livre aux anecdotes savoureuses et plus insensés les unes que les autres pour celui qu'on surnommait "El Romperredes", le casseur de filet.
 
PALMARÈS
 
Médaille d'Argent aux Jeux de l'Extrême-Orient de Tokyo en 1917 (Philippines)
Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 1913, 1920, 1922, 1925 et 1926 (FC Barcelone)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 1919 (FC Barcelone)
Champion de Philippines en 1916 et 1917 (Bohemians SC)
Vainqueur du Championnat de Catalogne en 1913, 1916, 1919, 1920, 1921, 1922, 1924, 1925, 1926 et 1927 (FC Barcelone)
Vainqueur de la Coupe des Pyrénées en 1913 (FC Barcelone)
Finaliste de la Coupe des Pyrénées en 1914 (FC Barcelone)

03/10/2022
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