Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Julio Abbadie

Julio Abbadie.jpg
Photo: ©AUF

 

Julio Abbadie

 

Julio César Abbadie Gismero

Né le 7 septembre 1930 à Montevideo (URU)

Décédé le 16 juillet 2014 à Montevideo (URU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png Uruguayen, Ailier droit, 1m79

Surnom: "El Pardo"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png 26 sélections, 14 buts

(Matchs amicaux: 10 sélections, 3 buts)

(Coupe du Monde: 4 sélections, 2 buts)

(Copa America: 5 sélections, 3 buts)

(Championnat Panaméricain: 5 sélections, 5 buts)

(Copa Del Atlantico: 2 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 23 mars 1952 contre le Mexique (3-1)

Dernière sélection : le 23 juin 1966 contre l'Espagne (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4871386_201505314320474.png non-officiel: 2 sélections, 2 buts

 

1949 CA Atenas (URU)
1950/56 Peñarol (URU) 184 matchs, 74 buts
1956/60 Genoa (ITA) 110 matchs, 19 buts
1960/62 Lecco (ITA) 45 matchs, 5 buts
1962/69 Peñarol (URU) 284 matchs, 63 buts

 

Légende du Peñarol et du Genoa, Julio Abbadie a marqué le foot uruguayen des années 50 et 60.

 

Un immense ailier droit connu pour son élégance, son fair-play, sa vitesse fulgurante, ses dribbles félins et ses centres millimétrés. Un mec qui n'avait pas d'ennemis, très respecté sur les terrains à son époque et admiré par l'écrivain Eduardo Galeano, pourtant grand fan de l'ennemi juré du Nacional. "En bon supporter, je faisais tout mon possible pour le détester […] Mais Abbadie faisait glisser le ballon le long de la ligne de touche et courait avec des bottes de sept lieues, en chaloupant sans effleurer la balle ni toucher ses adversaires; je ne pouvais faire autrement que de l'admirer, et il me venait même des envies de l'applaudir. Les années ont passé, et j’ai fini par assumer mon identité: je ne suis qu’un mendiant de bon football […] Et quand j’assiste à du bon football, je remercie pour ce miracle, en me fichant pas mal que ce soit tel club ou tel pays qui me l’offre." Une incroyable confession envers ce natif de Montevideo, qui débute sur les bords de l'Océan Atlantique au CA Atenas et joue ensuite au Peñarol, où il remporte huit titres de champion durant ses deux passages sous le maillot aurinegro. Il fait partie de deux générations fabuleuses des Mirasoles: l’inoubliable "Escuadrilla de la muerte", le quintet offensif composé de Juan Alberto Schiaffino, Alcides Ghiggia, Oscar Míguez et Ernesto Vidal, ainsi que la mythique équipe de 1966, vainqueur de la Copa Libertadores face à River Plate et de la coupe Intercontinentale contre le Real Madrid, aux côtés des Ladislao Mazurkiewicz, Pedro RochaJuan Joya et Alberto Spencer. Entre ses deux périodes manyas, "El Pardo" ("le Brun") débarque en Italie et signe au Genoa, un transfert qui avait provoqué la colère des supporters de Peñarol. Du coup, pour ne peut pas assumer seul la décision, le président des Carboneros avait fixé sa vente par un vote en assemblée générale. Une chose qui n'avait pas nécessité ces précautions deux ans plus tôt lors de la cession d’El Pepe Schiaffino au Milan AC. Cela montre bien l'empreinte qu'il a laissé. Dans la capitale ligure, il marque notamment les esprits à l’occasion du derby della Lanterna, en 1957, en distillant trois passes décisives lors du succès 3 buts à 1 contre la Sampdoria, même s’il ne score pas lui-même. L'aventure avec la "Vecchio Balordo" prend fin quand une affaire de matches truqués entraîne la relégation du Genoa. Deux années dans le petit club de Lecco avant de rentrer au bercail. Adulé par les tifosis grifoni, Abbadie est encore considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire du club italien. Preuve en est le vibrant hommage reçu des 30 000 fans présent au Stadio Luigi Ferraris par le joueur uruguayen lors d'une rencontre de Série B face à Empoli en 2004, une décennie avant sa disparition. Avec la Celeste, il dispute la Coupe du Monde 1954 en Suisse, signant notamment un doublé lors de la déroute infligée à l’Écosse (7 buts à 0) au Sankt-Jakob Stadion de Bâle, avant de louper sur blessure la mémorable demi-finale face à la Hongrie (défaite 4 buts à 2). Mais avant cela, il avait manqué une occasion unique d'être sacré champion du Monde. C'était en 1950. Retenu pour le Mondial brésilien, à tout juste 19 ans, le jeune Julio Cesar Abbadie avait décliné la sélection, ne s'estimant pas assez prêt (même pas une saison en pro dans les pattes au coup d'envoi du tournoi) et craignant de vivre toute la compétition depuis le banc (son concurrent à ce poste n'était autre qu'un certain Alcides Ghiggia). On connaît la suite... Une décision amère qu'il regrettera au soir du Maracazano. "J'aurais voulu mourir", citera le joueur plus tard, en décrivant sa réaction à ce titre Mondial manqué. L'ancien international uruguayen aux 14 buts en 26 capes nous a quittés le 16 juillet 2014 à Montevideo à l'âge de 83 ans.

 

PALMARÈS

 

4ème de la Coupe du Monde en 1954 (Uruguay)

4ème de la Copa America en 1955 (Uruguay)

3ème du Championnat Panaméricain en 1952 (Uruguay)

Vainqueur de la Copa Libertadores en 1966 (Peñarol)

Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1966 (Peñarol)

Champion d'Uruguay en 1951, 1953, 1954, 1962, 1964, 1965, 1967 et 1968 (Peñarol)

Vice-champion d'Uruguay en 1950, 1952, 1955, 1956, 1963, 1966 et 1969 (Peñarol)

 

SOURCES/RESSOURCES

- Citation de Eduardo Galeano issu du livre "Le football, ombre et lumière" sorti en 2014



15/07/2022
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