FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Tscheu La Ling

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Tscheu La Ling

 
Tschen La Ling / Ling Tshen La

Né le 6 janiver 1956 à La Haye (HOL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4870730_201505312500409.png Hollandais, Ailier droit, 1m88

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4870730_201505312500409.png 14 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 6 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections)

(Qualif Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 5 octobre 1977 contre l'URSS (0-0)

Dernière sélection : le 25 mai 1982 contre l'Angleterre (0-2)

 

1973/75 FC Den Haag (HOL) 42 matchs, 3 buts
1975/82 Ajax Amsterdam (HOL) 172 matchs, 54 buts
1982/84 Panathinaikos (GRE) 46 matchs, 4 buts
1984/85 Olympique de Marseille (FRA) 27 matchs, 6 buts
1985/86 Feyenoord Rotterdam (HOL) 18 matchs, 1 but
1986/87 FC Den Haag (HOL) 10 matchs

 

Une carrière incroyable. L'ancien ailier était capable du meilleur comme du pire, du geste de classe mondiale sur un terrain à condition de ne jamais courir à l'entraînement. La Ling ne travaillait pas assez ! Il se laissait vivre ! Dommage ! Né à La Haye, le 6 Janvier 1956, d'un père originaire de l'île de Java et d'une mère néerlandaise, La Ling fait ses classes au club local de Den Haag, et ne tarde pas à affoler les compteurs de l'Eredivisie, au début des années 70. On est au cœur des années Cruijff-Neeskens et de ce "football total" inventé par Rinus Michels, qui fera des Pays-Bas, un double finaliste de la Coupe du Monde, et de l'Ajax, le meilleur club de la décennie, vainqueur de trois C1. Tscheu La Ling.jpgAttaque à tout va, permutation des postes, circulation du ballon sans égale qui doit faire de l'attaquant, qu'il soit ailier ou centre-avant, un véritable sprinter. Comme Cruyff, La Ling était un athlète qui évoluait au poste d'ailier droit, qui avait toutes les qualités pour se mouvoir dans ce système, sauf qu'il était assez fainéant et qu'il ne tenait jamais compte des critiques objectives qu'on pouvait lui formuler. Une vraie tête de mule. Cela allait finir par lui coûter cher. Quand il débarque à l'Ajax en 1975, il est pourtant considéré comme le successeur en puissance de Cruyff, parti deux ans plus tôt chercher fortune au Barca. Endurant, rapide, technique, réaliste. La grande classe. 1m88 mais très fort aussi techniquement. Le roi du petit pont, et même du grand. Capable de dribbler n'importe qui dans un mouchoir de poche. En sept saisons, La Ling marquera 54 buts en 172 rencontres avec l'Ajax pour en faire un titulaire indiscutable. De quoi remporter 4 titres de champion des Pays-Bas, et une coupe nationale. Mais sur le front européen, malgré Soren Lerby et Franck Arnesen, l'Ajax ne brille plus comme auparavant. Faute d'avoir pu disposer d'une génération aussi forte que la précédente, après les départs de Cruyff, Neeskens, et Rep. En sélection, il dispute son premier match international avec les "Oranje" contre l'URSS le 5 octobre 1977, pour un piètre nul 0-0. Il rate d'un cheveu la coupe du monde 1978, mais disputera les éliminatoires de l'Euro 1980, et les qualifications de la Coupe du Monde 1982, où les bataves seront d'ailleurs éliminé par la France de Platini en barrage. 14 sélections, deux buts et le début des années noires pour les Pays-Bas. Le retour au bercail de Cruyff en 1981, après un passage par les USA et une demi-saison à Levante va précipiter sa chute. L'équipe est entièrement rebâtie autour du vieux lion qui pète le feu, et La Ling perdra sa place de titulaire au profit du prometteur Gérald Vanenburg. Prometteur et plus apte sans doute à suivre les consignes. L'Euro 80, organisé en Italie ne lui sera pas davantage favorable. Les Pays-Bas sont éliminés dés le premier tour, devancés par la RFA, et la Tchécoslovaquie de Néhoda. 1982 signera la fin de sa carrière internationale et la fin surtout de son long bail avec l'Ajax. Il signe donc au Panathinaikos, disputant 49 matchs pour 14 buts inscrits en deux saisons. Rien de bien transcendant cependant, malgré un titre de champion et une coupe nationale dans l'escarcelle en 1984. Poussé une nouvelle fois vers la porte de sortie, il rejoint l'OM encore convalescent, et qui vient de remonter en D1, grâce à la fameuse génération des "Minots" sous la houlette de Roland Gransart. Son duo avec l'anglais Laurie Cunningham n’a pas séduit. Marseille évite de peu les barrages et termine 17ème. Entre-temps, Roland Gransart a été remercié et remplacé par Pierre Cahuzac, l'homme de l'épopée Bastiaise qui ne fera pas beaucoup mieux. La Ling ne se signale qu'une fois. Le 2 Février 1985 au Vélodrome contre le Paris Saint-Germain. Le parfum des grands matchs le suit comme une ombre. Il marque à deux reprises, permettant aux Olympiens de l'emporter 3 buts à 2. 6 pions au total, et 27 petits matchs, qui vont accélérer son retour précipité vers les Pays-Bas, car Carrieu n'est pas satisfait de son rendement. On le retrouve donc au Feyenoord la saison suivante avec des stats indigne de son statut : 18 matchs et un petit but. Il termine sa carrière à Den Haag, dans le club qui l'avait lancé aux yeux du Monde. Une saison pour rien qui clôture une carrière inégale. Malgré ses 300 matchs au compteur, La Ling n'a brillé qu'à l'Ajax, club dans lequel il est arrivé trop tard et d'où il est parti bien trop tôt...

 

PALMARÈS


Champion des Pays-Bas en 1977, 1979, 1980 et 1982 (Ajax Amsterdam)

Vice-Champion des Pays-Bas en 1978 et 1981 (Ajax Amsterdam)

Champion de Grèce en 1984 (Panathinaikos)

Vainqueur de la Coupe des Pays-Bas en 1975 (FC Den Haag) et 1979 (Ajax Amsterdam)

Finaliste de la Coupe des Pays-Bas en 1978, 1980, 1981 (Ajax Amsterdam) et 1987 (FC Den Haag)

Vainqueur de la Coupe de Grèce en 1984 (Panathinaikos)

 

DIVERS


- Il a fondé des académies de football au Brésil, en Grèce, en Roumanie, et en Bulgarie. Il est également devenu co-propriétaire du club slovaque de Trencín qu'il a réorganisé de A à Z en 2007 pour en faire un nouveau modèle de formation, en s'inspirant bien entendu du modèle de l'Ajax, qui a toujours la réputation de sortir de très bons joueurs.

- En 2007, La Ling accepte d'affronter sur un ring de boxe, l'ancien défenseur néerlandais John De Wolf, six sélections en équipe nationale, connu dans les années 80 sous le surnom de "Rambo" ou "Big John". Le match "Fighting for the Stars" est télévisé par une chaîne privée néerlandaise, SBS 6. Victoire par ko dès le premier round, pour La Ling nullement surpris. "Le combat était très dur, c'est pourquoi j'ai décidé d'y mettre un terme rapidement. Ce match, lorsqu'on me l'a proposé, j'ai dit ok sans trop me poser de questions... Je n'avais pas fait de sport depuis 15 ans, c'était un moyen comme un autre de me remettre en forme. Mon adversaire s'était préparé une année entière. Je n'avais pas eu le temps de m'entraîner en conséquence car je travaillais sur mes affaires et sur le rachat de Trencín" dira La Ling, qui n'avait même pas de coach !



02/01/2019
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