FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Angleterre


Paul Ince

Paul Ince.jpg

Photo: ©Michael Steele/EMPICS


Paul Ince

 

Paul Emerson Carlyle Ince

Né le 21 octobre 1967 à Ilford (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Milieu central, 1m79

Surnom: The​ Guv'nor

 

53 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 18 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 15 matchs, 2 buts)

(Coupe du Monde: 4 sélections)

(Qualif Euro: 3 sélections)

(Euro: 7 sélections)

(Tournoi de France: 3 sélections)

(US Cup: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 9 septembre 1992 contre l'Espagne (0-1)

Dernière sélection : le 20 juin 2000 contre la Roumanie (2-3)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png B: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png espoirs: 2 sélections

 

1986/89 West Ham (ANG) 95 matchs, 12 buts
(Championnat d'Angleterre: 71 matchs, 7 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 1 match)
(Coupe d'Angleterre: 10 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue anglaise: 9 matchs, 3 buts)
(Full Members Cup: 4 matchs, 1 but)
1989/95 Manchester United (ANG) 281 matchs, 28 buts
(Championnat d'Angleterre: 206 matchs, 25 buts)
(Coupe d'Angleterre: 27 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue anglaise: 24 matchs, 2 buts)
(Charity Shield: 3 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 9 matchs)
(Coupe des Coupes: 10 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 1 match)
(Supercoupe de l'UEFA: 1 match)
1995/97 Inter Milan (ITA) 73 matchs, 13 buts
(Championnat d'Italie: 54 matchs, 10 buts)
(Coupe d'Italie: 9 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 10 matchs, 1 but)
1997/99 Liverpool (ANG) 81 matchs, 17 buts
(Championnat d'Angleterre: 65 matchs, 14 buts)
(Coupe d'Angleterre: 3 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue anglaise: 6 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 7 matchs, 1 but)
1999/2002 Middlesbrough (ANG) 106 matchs, 9 buts 
(Championnat d'Angleterre: 93 matchs, 7 buts)
(Coupe d'Angleterre: 7 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue anglaise: 6 matchs, 1 but)
2002/06 Wolverhampton (ANG) 131 matchs, 12 buts
(Championnat d'Angleterre: 32 matchs, 2 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 86 matchs, 8 buts)
(Coupe d'Angleterre: 8 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue anglaise: 5 matchs, 1 but)
2006 Swindon Town (ANG) 3 matchs
2007 Macclesfield Town (ANG) 1 match

 

Guerrier rugueux fort en gueule, premier capitaine noir de l'équipe d'Angleterre, Paul Ince a été l’un des rares joueurs à avoir évolué sous les couleurs de Manchester United et de Liverpool, laissant une trace indélébile dans l'histoire du football anglais.

 

Né près de Ilford, un quartier dur de Londres, le jeune est élevé par sa tant à l'âge de dix ans car sa mère a dû partir trouver du travail en Allemagne et que son père a déserter de son rôle de paternel. C'est alors à West Ham qu'il va apprendre les rudiments du foot et s'imposer très rapidement. Sa rage de vaincre et son implication sur le terrain vont attirer les regards sur lui, mais c’est bien son arrogance qui contribuera à la création du personnage qu’il représentera tout au long de son parcours. Suffisant pour convaincre Alex Ferguson de le recruter en 1989. Le coach écossais commence à construire une grosse équipe avec les arrivées notamment de Mark HughesRoy Keane puis Éric Cantona. Champion d'Angleterre en 1993, cette équipe de fou va réaliser le doublé l'année suivante. Dans le Nord, Ince devient la pierre angulaire du milieu de terrain des Red Devils. Néanmoins, la fin de son aventure à Manchester sera abrupte. Ferguson veut vendre son meilleur joueur. Ainsi en 1995, Ince prend le chemin de l'Inter Milan pour 7,5 millions de livres. Durant son passage en Italie, celui qui se surnommait "Guv'nor" s’impose facilement mais ne reste que deux petites saisons, sans remplir son armoire à trophées. Pour des raisons personnels concernant les études de son fils Tom - devenu aussi joueur professionnel -, il rentre au bercail et signe chez l'ennemi héréditaire de United, Liverpool. Le milieu de terrain agressif et meneur d’hommes trouve une jeune génération dorée composé de Jamie Redknapp, Steve McManaman et Robbie Fowler. Malgré son but contre le rival Manchester United le 5 mai 1999, il se heurte aux mêmes problématiques que pendant toute sa carrière: son caractère bien trempé génère des conflits avec ses coéquipiers. Il doit partir durant l'été 1999 après l'arrivée de Gérard Houiller qui avait déclaré: "Quand je suis arrivé au club, il a fallu virer quelques connards" en parlant de Paul, notamment. Pourtant tout va pour le mieux avec les Three Lions puisqu'il honore 53 capes internationales entre 1992 et 2000. Le premier capitaine de couleurs en juin 1993, face aux États-Unis en amical, profitant de l'absence des autres leaders de l'équipe blessés, dispute l'Euro 1996 et 2000 ainsi que la Coupe du Monde 1998. À 31 ans, il rejoint alors son idole de jeunesse et ancien coéquipier Bryan Robson, devenu manager à Middlesbrough. Après 106 apparitions et 9 réalisations pour Boro, il passe quatre saisons chez les Wolves puis une à Swindon Town et Macclesfield Town. Il foule une dernière fois la pelouse le 5 mai 2007 contre Notts County avant de raccrocher définitivement les crampons et d'entamer une carrière d'entraîneur.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1991 (Manchester UTD)

Finaliste de la Coupe UEFA en 1997 (Inter Milan)

Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 1991 (Manchester UTD)

Champion d'Angleterre en 1993 et 1994 (Manchester UTD)

Champion d'Angleterre en 1992 et 1995 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 1990 et 1994 (Manchester UTD)

Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 1995 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue Anglaise en 1992 (Manchester UTD)

Finaliste de la Coupe de la Ligue Anglaise en 1991 et 1994 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Charity Shield en 1990, 1993 et 1994 (Manchester UTD)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé dans l'équipe type PFA de l'année en 1993, 1994 et 1995

Élu Joueur de l'année de Manchester UTD en 1993

Élu joueur de l'année de West Ham en 1989


20/10/2021
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Graeme Le Saux

Graeme Le Saux.jpg
Photo: ©These Football Times

 

Graeme Le Saux

 

Graeme Pierre Le Saux

Né le 17 octobre 1968 à Saint-Hélier (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Défenseur gauche, 1m77

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 36 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 16 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections)

(Coupe du Monde: 4 sélections)

(Qualif Euro: 4 sélections)

(Umbro Cup: 2 sélections, 1 but)

(Tournoi de France: 3 sélections)

(Tournoi Hassan II: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 9 mars 1994 contre le Danemark (1-0)

Dernière sélection : le 7 octobre 2000 contre l'Allemagne (0-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png B: 2 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png espoirs: 4 sélections

 

1989/93 Chelsea (ANG) 120 matchs, 9 buts
(Championnat d'Angleterre: 89 matchs, 8 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 1 match)
(Coupe d'Angleterre: 8 matchs)
(Coupe de la ligue anglaise: 13 matchs, 1 but)
(Full Members Cup: 9 matchs)
1993/97 Blackburn Rovers (ANG) 154 matchs, 7 buts
(Championnat d'Angleterre: 129 matchs, 7 buts)
(Coupe d'Angleterre: 8 matchs)
(Coupe de la ligue anglaise: 10 matchs)
(Charity Shield: 2 matchs)
(Ligue des Champions: 3 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1997/2003 Chelsea (ANG) 192 matchs, 7 buts
(Championnat d'Angleterre: 140 matchs, 4 buts)
(Coupe d'Angleterre: 20 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 10 matchs, 1 but)
(Charity Shield: 1 match)
(Ligue des Champions: 4 matchs)
(Coupe des Coupes: 11 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs)
(Supercoupe de l'UEFA: 1 match)
2003/05 Southampton (ANG) 47 matchs, 2 buts
(Championnat d'Angleterre: 44 matchs, 1 but)
(Coupe d'Angleterre: 1 match)
(Coupe de la ligue anglaise: 1 match, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 1 match)
2012 Wembley FC (ANG)

 

Latéral au solide parcours dans les couloirs gauches britanniques durant les années 90, Graeme Le Saux a remporté un titre de champion d'Angleterre, a honoré 36 sélections avec la sélection anglaise et a disputé un huitième de finale de Coupe du Monde. Mais il est surtout connu pour autre chose: l’homme serait, selon la rumeur, gay.

 

Dans les mémoires collectives, l’image assimilée demeure cette échange absurde avec Robbie Fowler le 27 février 1999 lors d'un Chelsea-Liverpool. Tout au long de la rencontre, le "Scouser" déjanté va rabaisser le latéral au jeu très énergique sur sa supposée homosexualité. D’abord par un "lève-toi, pédé " après un tacle vigoureux du buteur vedette de LFC sur le défenseur des Blues puis en pointant à plusieurs reprises son postérieur juste devant Le Saux. "Mais je suis marié ", se défend-il face à Fowler, qui réplique dans la foulée: "Elton John l'était également, mon pote." C'en est trop pour Graeme qui envoie son coude dans la nuque de Robbie, ce qui conduira la FA à ouvrir une enquête sur l'incident. À l’arrivée, Le Saux s’est malgré tout bâti une superbe carrière. Issu de Saint-Hélier, à Jersey, la plus méridionale des îles britanniques, c’est sur ce bout de terre propice aux paysages de carte postale, au large des remparts de Saint-Malo, que grandit ce petit jeune au nom à consonance française. Repéré par Chelsea à l'âge de 18 ans, il commence avec les Blues à la fin de la saison 1988-89. Sa carrière décolle lorsqu'il signe dans le Blackburn dirigé par Kenny Dalglish, vainqueur de la Premier League en 1995 au nez et à la barbe de Manchester UTD, avant de poursuivre son aventure à Chelsea enfin comme un titulaire à part entière, aux cotés de Frank Lebœuf, Dennis WiseGianfranco Zola et Dan Petrescu. Deux fois nommé dans le onze de l’année du championnat anglais (1995 et 1998), le premier dans l’histoire des îles anglo-normandes à représenter les Three Lions se fait une place autour de David Beckham, Sol CampbellAlan Shearer & compagnie au Mondial 98. Il avait aussi une place pour l’Euro 96 à domicile jusqu’à ce qu’un tacle de Juninho Paulista ne l’éloigne des terrains au mauvais moment, lui qui avait inscrit un bijou contre le Brésil lors de l’Umbro Cup de 1995. Alors, question, Graeme Le Saux, pourtant marié à la ravissante Mariana avec laquelle il a eu deux enfants, aurait-il accompli une telle carrière s’il avait été réellement homosexuel? l'homme au côté cérébral voire "raffiné" hors-pelouse le reconnaît dans son autobiographie: "Si un jour, un jeune footballeur homosexuel me demandait conseil sur comment aborder la question de sa sexualité dans le milieu du foot, j’aurais du mal à lui donner une réponse franche. Si tu veux réussir en tant que footballeur, mieux vaut taire le fait d’être gay. "

 

PALMARÈS


Vainqueur du Tournoi de France en 1997 (Angleterre)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1998 (Chelsea)

Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 1998 (Chelsea)

Vainqueur de la Full Members Cup en 1990 (Chelsea)

Champion d'Angleterre en 1995 (Blackburn Rovers)

Vice-champion d'Angleterre en 1994 (Blackburn Rovers)

Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 2000 (finale non-jouée) (Chelsea)

Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 2002 (Chelsea)

Vainqueur de la Coupe de la ligue anglaise en 1998 (Chelsea)

Vainqueur de la Charity Shield en 2000 (Chelsea)

Finaliste de la Charity Shield en 1994 et 1995 (Blackburn Rovers)

Champion d'Angleterre de D2 en 1989 (Chelsea)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé dans l'équipe type PFA de l'année du championnat d'Angleterre en 1995 et 1998

 

SOURCES/RESSOURCES


- Left Field, par Graeme Le Saux et le journaliste Oliver Holt, Harper Sport


16/10/2021
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Colin Grainger

Colin Grainger.jpg
Colin Grainger

 

Né le 10 juin 1933 à Havercroft (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Ailier gauche, 1m78

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 7 sélections, 3 buts

(Matchs amicaux: 4 sélections, 3 buts)

(British Home Championship: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 9 mai 1956 contre le Brésil (4-2)

Dernière sélection : le 6 avril 1957 contre l'Écosse (2-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png The Football League XI: 2 sélections, 1 but

 

1950/53 Wrexham (ANG) 5 matchs
1953/57 Sheffield United (ANG) 95 matchs, 27 buts
(Championnat d'Angleterre: 67 matchs, 14 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 21 matchs, 12 buts)
(Coupe d'Angleterre: 7 matchs, 1 but)
1957/60 Sunderland (ANG) 124 matchs, 14 buts
(Championnat d'Angleterre: 43 matchs, 5 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 77 matchs, 9 buts)
(Coupe d'Angleterre: 4 matchs)
1960/61 Leeds United (ANG) 43 matchs, 6 buts
(Championnat d'Angleterre: 41 matchs, 6 buts)
(Coupe d'Angleterre: 2 matchs)
1961/64 Port Vale (ANG) 49 matchs, 8 buts
(Championnat d'Angleterre de D3: 39 matchs, 6 buts)
(Coupe d'Angleterre: 10 matchs, 2 buts)
1964/66 Doncaster Rovers (ANG) 40 matchs, 3 buts
1966 Macclesfield Town (ANG) 3 matchs
1969/72 Newmillerdam (ANG) (entraîneur-joueur)
1972/78 Woolley Miners Welfare (ANG)

 

Colin Grainger est la seule personne au monde à avoir partagé le vestiaire de Stanley Matthews... et celui des Beatles. À la fin des années 50, et au début des sixties, il était aussi à l’aise à Wembley que sur la scène du London Palladium. Ce mélange de Robbie Williams et de Ryan Giggs débute sa carrière à Wrexham avant d'être vite transféré à Sheffield UTD, ce dernier ayant mis £2500 sur la table pour s’attacher ses services. Joueur talentueux, il est vite considéré comme "le joueur le plus rapide au monde." En 1956, il fait même ses débuts en sélection dans un Wembley bondé. Pas moins de 100 000 personnes avaient fait le déplacement dans le nord de Londres pour voir l’Angleterre affronter le Brésil, futurs champions du monde. Colin Grainger.jpgLes Three Lions l’emportent 4 buts à 2, grâce à deux buts de Grainger. "L’atmosphère à Wembley était incroyable, se souvient-il. C’était le rêve de chaque joueur de se trouver là." D’autant plus qu’il se trouvait en bonne compagnie. "J’avais du mal à croire que j’allais jouer avec Stanley Matthews. C’est le meilleur joueur de tous les temps. Il était entouré de cette aura que ne possèdent que les grands, comme Muhammad Ali ou Tiger Woods, et c’était un vrai gentleman." C'est pendant l’un de ses regroupements internationaux que ses talents vocaux sont reconnus. "J’ai commencé à chanter grâce aux films d’Al Jolson. Je pouvais l’imiter parfaitement. Lors d’un banquet avec la sélection, Nat Lofthouse monte sur scène et annonce à l’équipe que j’allais chanter, ce que j'ai fait. À mon retour à Sheffield, toute la ville était au courant. J'allais bientôt remplir le Sheffield Empire." En effet, il se retrouve quelques semaines plus tard sur la scène au sein de l’orchestre américain The Hilltoppers. L’orchestre lui propose ensuite de l’accompagner en tournée pour 5000 £ par an, soit cinq fois son salaire de footballeur. La tentation est grande, mais notre homme est casanier et refuse la proposition. L'attaquant poursuit sa carrière à Sunderland en 1957, puis à Leeds United en 1960, sans que sa gloire pop ne se tarisse en aucun cas. Il a son propre fan club. Ces concerts lui rapportent £100 par soirée, soit beaucoup plus que sa paie de footballeur estimée à £20 par semaine. "C’était fou. Je recevais des dizaines de lettres de filles et commençais à apparaitre à la télévision " se souvient-il. "J’avais un contrat avec HMV, j'ai joué au London Palladium et j'ai enregistré deux albums." Si on le voit encore foulé les terrains à Port Vale puis au Doncaster Rovers, il partage également l’affiche d’un jeune groupe de Liverpool en 1963: les Beatles. "Ils venaient juste de sortir leur premier tube, et je savais qu’ils deviendraient énormes. Quand je suis rentré dans le vestiaire, Ringo était à genoux en train de jouer avec des voitures miniatures." S’il ne pouvait choisir qu’une profession? "J’ai joué au football jusqu’à 40 ans, mais je choisirai le chant. On peut le faire éternellement." En effet, s’il a depuis longtemps raccroché les crampons, il sort ensuite régulièrement un nouvel album. Colin s’est ensuite reconverti dans la vente, un vrai métier qui lui assurait des revenus plus réguliers. En octobre 2019, il publie son autobiographie “The Singing Winger”. "J’étais beaucoup plus nerveux avant un concert qu’avant un match, expliquera l’ailier chantant. Au foot, j’étais un homme parmi onze. Dans la musique, j’étais seul face au public."

 

PALMARÈS


Vainqueur du British Home Championship en 1957 (Angleterre)

Vainqueur du championnat d'Angleterre de D4 en 1966 (Doncaster Rovers)

 

SOURCES/RESOURCES


- extrait d'interview de Four Four Two sorti en février 2006

- 1ère Photo: ©Popperfoto/Getty images

- 2ème photo: ©The FA


04/10/2021
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Trevor Steven

Trevor Steven.jpg
Trevor Steven

 

Trevor McGregor Steven

Né le 21 septembre 1963 à Berwick-upon-Tweed (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.pngAnglais, Milieu droit, 1m77

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png 36 sélections, 4 buts

(Matchs amicaux: 17 matchs, 4 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 4 sélections)

(Coupe du Monde: 6 sélections)

(Qualif Euro: 3 sélections)

(Euro: 4 sélections)

(Rous Cup: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 27 février 1985 contre l'Irlande du Nord (1-0)

Dernière sélection : le 14 juin 1992 contre la France (0-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png espoirs: 2 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png U18: 1 sélection

 

1980/83 Burnley (ANG) 74 matchs, 11 buts
1983/89 Everton (ANG) 283 matchs, 59 buts
(Championnat d'Angleterre: 210 matchs, 48 buts)
(Coupe d'Angleterre: 33 matchs, 4 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 27 matchs, 4 buts)
(Charity Shield: 4 matchs, 1 but)
(Coupe des Coupes: 9 matchs, 2 buts)
1989/91 Rangers (ECO) 55 matchs, 6 buts
1991/92 Olympique de Marseille (FRA) 34 matchs, 3 buts
(Championnat de France: 28 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 3 matchs)
(Ligue des Champions: 3 matchs)
1992/97 Rangers (ECO) 77 matchs, 10 buts

 

Moins spectaculaire que Chris Waddle, Trevor Steven avait plus la particularité d'avoir un jeu sobre mais très intelligent. Né en 1963 à Berwick-upon-Tweed, une petite ville anglaise situé près de la frontière écossaise, le jeune Trevor McGregor Steven de son nom complet débute sa carrière pro à Burnley, où il joue deux saisons en D3 et une en D2. Le milieu droit physique part alors à Everton en 1983. Il y remporte deux titres de champion en 1985 et 1987 ainsi que la Coupe des Coupes en 1985. Il fera ensuite le bonheur des Glasgow Rangers avant de débarquer comme joker à Marseille pour la saison 1991/92, alors qu'il est courtisé par Liverpool. Arrivé avec une grosse réputation, il n’a pourtant pas réussi à s’imposer au vu de l’effectif phocéen important à cette époque. Si il n'a passé qu'une seule saison dans le sud, il a beaucoup apporté en termes d'expérience à Didier Deschamps qui évoluait à ses côtés. Néanmoins, à la base, Bernard Tapie s’était montré très élogieux lorsqu’il l’a acheté 55 millions de francs (l'équivalent de 12 millions d'euros à l'époque). "C’est un tout bon. Il va changer la structure de l'équipe. Au milieu, je veux des monstres physiques. Et je les ai: Deschamps-Steven-Sauzée, ça a de la gueule, non, comme trio? " Dommage. Il aura tout de même joué 34 rencontres avec l’OM toutes compétitions confondues. Revendu pour moitié aux Gers, il raccroche les crampons après cinq belles saisons avec le club de Glasgow. Côté sélection, si il a disputé deux Coupes du Monde (1986 et 1990) et deux Euros (1988 et 1992), il peut se targuer d'avoir inscrit le 1500ème but de l'histoire des Three Lions.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Rous Cup en 1988 et 1989 (Angleterre)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1985 (Everton)

Vainqueur de la Full Members Cup en 1989 (Everton)

Champion d'Angleterre en 1985 et 1987 (Everton)

Vice-champion d'Angleterre en 1986 (Everton)

Champion de France en 1992 (Olympique de Marseille)

Champion d'Écosse en 1990, 1991, 1993, 1994, 1995, 1996 et 1997 (Glasgow Rangers)

Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 1984 (Everton)

Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 1985, 1986 et 1989 (Everton)

Vainqueur de la Coupe d'Écosse en 1993 et 1996 (Rangers)

Finaliste de la Coupe d'Écosse en 1994 (Rangers)

Finaliste de la Coupe de la Ligue Anglaise en 1984 (Everton)

Vainqueur de la Coupe de la ligue écossaise en 1991, 1993 et 1994 (Glasgow Rangers)

Vainqueur de la Charity Shield en 1984, 1985, 1986 et 1987 (Everton)

 

SOURCES/RESSOURCES


- Photo: ©Neal Simpson/EMPICS


21/09/2021
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Billy Bonds

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Billy Bonds

 

William Arthur Bonds

Né le 17 septembre 1946 à Woolwich (ANG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4851450_201505250042828.png Anglais, Défenseur central/milieu défensif

Surnom: Bonzo

 

1964/67 Charlton Athletic (ANG) 95 matchs, 1 but
1967/88 West Ham (ANG) 799 matchs, 61 buts
(Championnat d'Angleterre: 549 matchs, 43 buts)
(Championnat d'Angleterre de D2: 114 matchs, 5 buts)
(Coupe d'Angleterre: 48 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 67 matchs, 6 buts)
(Charity Shield: 1 match)
(Watney Cup: 1 match)
(Texaco Cup: 3 matchs, 2 buts)
(Coupe des Coupes: 15 matchs, 3 buts)
(Coupe Anglo-italienne: 1 match)

 

West Ham ne sera jamais un club de mercenaires. Trop de joueurs qui ont porté ce maillot ont défendu des valeurs de loyauté et de fidélité, à l’image de Billy Bonds, pilier d’Upton Park durant plus de vingt ans. Celui qui y trouve le surnom de "Bonzo" incarne plus que tout autre la fidélité à West Ham à tel point que l’on peut écrire qu’aujourd’hui encore il est West Ham. Seul Bobby Moore, du haut de son palmarès, le surpasse. Bonds arrive à Boleyn Ground en mai 1967. Le manager Ron Greenwood avait repéré le jeune défenseur et son look de mod sur les terrains de seconde division où il tenait du haut de ses 20 ans la charnière centrale de Fulham. Mais les Cottagers jouent leur survie chaque saison et le gamin n’hésite pas à rejoindre une équipe qui est alors une référence du jeu anglais. D’entrée, Bonds impose son physique et ses crampons affutés. Avec Bobby Moore, il stabilise la défense des Hammers. Billy Bonds.pngC’est le début de l’aventure: 21 ans plus tard, Bonds aura porté 799 fois le maillot grenat et bleu ciel. Doté d’un physique taillé pour la bagarre et d’un mental de guerrier, il devient rapidement une idole d’Upton Park. Les supporters de West Ham rugissent de plaisir quand Bonzo fait valoir ses qualités physiques; il y a parfois de la casse et il n’est pas rare de le voir finir les matches le maillot déchiré. Au début des années 70, West Ham évolue dans le ventre mou du championnat et Ron Greenwood juge son milieu de terrain trop léger. Lors de la pré-saison 1971-72, il décide de faire jouer Bonds en milieu récupérateur. La surprise est grande même pour ses coéquipiers mais celui-ci enchaîne les prestations de haut niveau. Dans le vestiaire, plus personne ne conteste la place de Bonzo qui en 1974 devient capitaine après le départ de Moore. Doté d’une frappe de balle puissante, le british plante quelques buts importants et spectaculaires. Quelques mois plus tard, il retrouve Moore et Fulham pour la finale de la FA Cup. Les Hammers s’imposent 2 buts 0. Il soulève le trophée pour la première fois à l’issue de ce qui est considérée comme l’une de ses meilleures saisons. Un an plus tard, c’est encore Billy qui mène ses Hammers en finale de la Coupe des Coupes. Mais un arbitrage à la maison et le talent des attaquants d’Anderlecht empêchent Bonds de ramener la C2 à Green Street, douze ans après le triomphe de Bobby Moore, Geoff Hurst, Martin Peters et les autres. Les succès en coupe masquent les difficultés de West Ham en championnat. Un effectif trop juste en talent ne peut éviter la relégation à l'étage inférieur. À West Ham, l’amour du maillot signifie quelque chose. Comme Trevor Brooking, alors numéro 10 de l’équipe nationale, il reste au club et bataille dans l’obscurité de la deuxième division. C’est à cette époque que Bonds encadre l’émergence de jeunes talents qui vont marquer l’histoire du club. Sous l’égide du charismatique Bonzo, Alvin Martin ou Ray "Tonka" Stewart vont s’affirmer. En 1980, West Ham est toujours en seconde division quand Bonds revient à Wembley pour disputer la finale de la FA Cup contre l’Arsenal de Liam Brady. Au printemps 1980, les Gunners jouent le titre, la finale de la C2 et arrivent à Wembley avec la ferme intention d'exploser les Hammers. Mais la légende de West Ham est en marche: cette finale mythique voit le triomphe des Irons grâce au but de Brooking. Et Bonds devient le premier, et à ce jour le seul, capitaine du club à soulever deux fois la Cup. Le club revient parmi l'élite la saison suivante et la charnière centrale Bonds - Martin impressionne. À tel point que nombreux sont ceux qui aimeraient voir Bonds sous le maillot de l’équipe nationale. Mais à 35 ans, sa chance est déjà passée. En 1985, il songe à raccrocher suite à une sale blessure au genou qui l’empêche de participer à la meilleure saison des Hammers qui, emmenés par les attaquants Frank MacAvennie et Tony Cottee, finissent 3ème à quelques longueurs de Liverpool et d’Everton mais avec un total de points qui, une autre année, aurait suffit à assurer le titre. Bonds continue finalement à jouer et ce n’est qu’en 1988 qu’il raccroche définitivement les crampons lors d'une rencontre face à Southampton, à 41 ans et 225 jours très exactement. Mais Billy Bonds revient rapidement à Upton Park: en 1990, il devient le septième coach de l’histoire du club au coté d'un autre "historique" en la personne d’Harry Redknapp qui devient son adjoint. En quatre années, Bonds et les Hammers connaissent une relégation suivie d’une remontée et une demi-finale de Cup. Élu dans le meilleur onze de l'histoire du club, son charisme, son dévouement et tout ce qu’il a accompli pour le jeu sont récompensés par le titre de Membre de l'Ordre de l'Empire britannique. Seule faute de goût dans le parcours de cette légende des Hammers: les deux années passées à Milwall comme manager entre 1996 et 1998. Héros local, idole des supporters et personnalité hors du commun, Billy "Bonzo" Bonds incarne West Ham aux côtés de Bobby Moore et Trevor Brooking.
 
PALMARÈS
Finaliste de la Coupe des Coupes en 1976 (West Ham)
Finaliste de la Coupe de la ligue Anglo-Italienne en 1975 (West Ham)
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 1975 et 1980 (West Ham)
Finaliste de la Coupe de la Ligue Anglaise en 1981 (West Ham)
Finaliste de la Charity Shield en 1975 (finale non-jouée) et 1980 (West Ham)
Champion d'Angleterre de D2 en 1981 (West Ham)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
À reçu le Prix du Mérite PFA en 1988
Nommé dans l'équipe type de l'année PFA du championnat d'Angleterre en 1975
Nommé dans l'équipe type de l'année PFA du championnat d'Angleterre de D2 en 1980 et 1981
Élu joueur de l'année de West Ham en 1971, 1974, 1975 et 1987
Intronisé au Hall of Fame du football anglais en 2017
Nommé Membre de l'Empire de l'Ordre britannique en 1988
 
SOURCES/RESSOURCES
- 1ère photo: ©Alamy
- 2ème photo: ©Read West Ham

17/09/2021
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