Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Antoine Cuissard

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Photo: ©DR

 

Antoine Cuissard

 

Né le 19 août 1924 à Saint-Etienne (FRA)

Décédé le 3 novembre 1997 à Saint-Etienne (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Défenseur central/Milieu de terrain/Attaquant, 1m78

Surnom: Tatane

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 27 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 25 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 7 avril 1946 contre la Tchécoslovaquie (3-0)

Dernière sélection : le 30 mai 1954 contre la Belgique (3-3)

 

1942/43 FC Lorient (FRA)

1944/46 Saint-Etienne (FRA) 56 matchs, 23 buts

(Championnat de France: 53 matchs, 21 buts)

(Coupe de France: 3 matchs, 2 buts)

1946/47 FC Lorient (FRA)

1947/52 Saint-Etienne (FRA) 152 matchs, 37 buts

(Championnat de France: 137 matchs, 33 buts)

(Coupe de France: 15 matchs, 4 buts)

1952 AS Cannes (FRA) 8 matchs, 3 buts

1952/55 OGC Nice (FRA) 95 matchs, 19 buts

(Championnat de France: 79 matchs, 15 buts)

(Coupe de France: 16 matchs, 4 buts)

1955/59 Stade Rennais (FRA) 131 matchs, 53 buts

(Championnat de France: 46 matchs, 12 buts)

(Championnat de France de D2: 72 matchs, 36 buts)

(Coupe de France: 8 matchs, 2 buts)

(Coupe Charles Drago: 5 matchs, 3 buts)

 

Footballeur aussi polyvalent que talentueux, Antoine Cuissard, surnommé "Tatane" par un cousin, a été l’un des meilleurs joueurs français de l’après-guerre ainsi qu'un international au destin unique.

 

Né à Saint-Etienne en 1924, c’est en Bretagne, région d’origine de sa famille, que le jeune Antoine fait ses débuts dans le football. Il intègre logiquement les rangs du FC Lorient, un petit club amateur créé par… sa grand-mère. Très vite remarqué pour son élégance et son aisance balle au pied, le Merlu rejoint l’ASSE à la fin de la seconde Guerre Mondiale, où réside encore une partie de sa famille. Il franchit alors le cap du professionnalisme en rejoignant les Verts en même temps que l'attaquant René Alpsteg. Joueur rapide, agile et adepte des montées offensives, il sait également organiser, défendre, attaquer et marquer. La panoplie complète de ce "Demi" intelligent et offensif lui permet de se mettre rapidement en évidence chez les Verts.

 

Devenu l’un des piliers de l’ASSE, il s’impose alors comme l’un des meilleurs joueurs français et obtient sa première cape chez les Bleus, le 7 avril 1946 à Colombes contre la Tchécoslovaquie (3 buts à 0), pourtant invaincue depuis de nombreuses années. Puissant à la technique hors pair, Cuissard était capable de jouer à tous les postes, aussi bien celui d’arrière central que celui de milieu offensif, et tout cela avec beaucoup de réussite. Il effectue ainsi un premier cycle de deux saisons à Saint-Etienne, pendant lequel il côtoie, entre autres, Jean Snella en tant que joueur. Il réalise de bonnes performances sous le maillot vert, inscrivant une dizaine de buts. En 1946, l'international français devient même vice-champion derrière Lille, au cours du premier championnat de France de l’après-guerre. Pourtant, son parcours prend une trajectoire étonnante à l’été 1946.

 

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Photo: ©FFF

 

Fidèle à ses origines bretonnes, Antoine Cuissard rejoint Lorient pour aider le club à redémarrer après la guerre, la ville ayant été bombardée et les joueurs éparpillés, mais surtout pour aider sa grand-mère à assurer la bonne marche de l'entreprise familiale de mareyage. Il doit alors se contenter de jouer en division d’honneur sous la houlette de Jean Snella qui débute sa carrière d’entraîneur. L'annonce fait l'effet d'une bombe mais contre toute attente, il conserve sa place en équipe de France et reste, à ce jour, l’un des seuls joueurs amateurs à avoir jamais été sélectionné en équipe nationale. L'intermède familial bouclé et accompli, Antoine Cuissard retourne à Saint-Étienne en 1947, afin d’y retrouver les joies du haut niveau. Toujours aussi offensif et efficace dans un rôle de milieu de terrain, il inscrit une dizaine de buts en moyenne par saison. Au cours de l’exercice 1949-1950, Antoine Cuissard se métamorphose de plus en plus régulièrement en tant que défenseur central. Cela ne l’empêche pas de participer activement aux éliminatoires de la Coupe du Monde 1950, mais sans trop de réussite, puisque la France n’obtient finalement pas son ticket pour la phase finale. Hélas, la saison suivante, où il ne dispute que 11 rencontres, s’avère plus difficile pour lui. Sa dernière apparition sous le maillot vert a finalement lieu en février 1952, une victoire 4 buts à 1 face à Sochaux.

 

Il quitte alors Saint-Etienne et rejoint l'AS Cannes pour six petit mois, avant de signer à Nice, où il remporte une Coupe de France et écrit la seule ligne de son palmarès. Il dispute également sa 27ème et dernière sélection sous le maillot Bleu face à la Belgique (3-3). C’est le moment que choisit Antoine Cuissard pour retrouver sa Bretagne, et Rennes plus exactement. Il devient rapidement un pilier de l’effectif, et y démontre toute sa polyvalence, évoluant aussi bien dans l’entrejeu qu’en attaque. En 1957-1958, il est ainsi le meilleur buteur du club, avec 26 buts marqués toutes compétitions confondues. En 1959, il raccroche les crampons. Après sa carrière de joueur qui n'aura pas eu la renommée que son talent aurait pu laisser envisager, il devient pendant une quinzaine d'années un entraîneur aux résultats contrastés à Rennes, Lorient et Ajaccio. Il s'éteint le 3 novembre 1997 à l'âge de 73 ans. Superbe athlète, on retiendra de cet immense joueur qu'il aura enthousiasmé pas mal de supporters même si son parcours aura finalement toujours un goût d'inachevé au regard des qualités qu'il possédait.

 

PALMARÈS


Vice-champion de France en 1946 (Saint-Etienne)

Vainqueur de la Coupe de France en 1954 (OGC Nice)

Champion de France de D2 en 1956 (Stade Rennais)

Vice-champion de France de D2 en 1958 (Stade Rennais)

 

DIVERS


- Antoine Cuissard n'a pas été gâté par la vie. Très tôt, il a perdu son épouse, tuée dans un accident de voiture. Puis l'un de ses fils, le jockey Tony, mort brutalement sur un champ de courses.



12/09/2016
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