FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

France


Franck Silvestre

Franck Silvestre.jpg
Franck Silvestre

 

Franck Claude Silvestre

Né le 5 avril 1967 à Paris (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, défenseur central, 1m80

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 11 sélections

(Matchs amicaux: 6 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 4 sélections)

(Qualif Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 7 février 1989 contre l'Eire (0-0)

Dernière sélection : le 27 mai 1992 contre la Suisse (1-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png A': 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png espoirs: 11 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png juniors: 4 sélection

 

1982/85 FC Sochaux B (FRA) 71 matchs, 6 buts
1985/93 FC Sochaux (FRA) 270 matchs, 19 buts
(Championnat de France: 208 matchs, 11 buts)
(Championnat de France de D2: 32 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 26 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs, 2 buts)
1993/98 AJ Auxerre (FRA) 206 matchs, 6 buts
(Championnat de France: 160 matchs, 5 buts)
(Coupe de France: 17 matchs)
(Coupe de la ligue: 4 matchs)
(Ligue des Champions: 4 matchs)
(Coupe des Coupes: 2 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 12 matchs, 1 but)
(Coupe Intertoto: 7 matchs)
1998/2002 Montpellier HSC (FRA) 160 matchs, 27 buts
(Championnat de France: 101 matchs, 14 buts)
(Championnat de France de D2: 33 matchs, 9 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue: 7 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
(Coupe Intertoto: 8 matchs, 1 but)
2003 SC Bastia (FRA) 16 matchs, 2 buts
2003/05 Sturm Graz (AUT) 84 matchs, 4 buts
(Championnat d'Autriche: 75 matchs, 4 buts)
(Coupe d'Autriche: 5 matchs)
(Coupe Intertoto: 4 matchs)
2006 FC Sète (FRA) 13 matchs

 

Pilier de D1, de Sochaux à Montpellier, en passant évidemment par Auxerre, l'immense Franck Silvestre a disputé une vingtaine années en pro, 485 matchs de D1, 79 matchs de D2 et 11 sélections en équipe de France au cours d'une très belle carrière ensoleillé. Né en 1967 à Paris, le jeune bambin fait ses premiers pas en Seine-Saint-Denis. C'est Sochaux qui le récupère à l'âge de 13 ans après avoir remarqué ses qualités défensives. Le jeune défenseur débute en pro en 1985 dans le Doubs et joue le maintien. Pour sa seconde saison, il descend à l'échelon inférieur. 2ème en D2, Sochaux remonte dans la foulée et atteint même la finale de la coupe de France, perdue face au rival messin au tirs aux buts. Cette année 1988 s'achève en beauté pour Francky qui va lancer sa carrière. En effet, avec son pote de club Stéphane Paille, il remporte le Championnat d'Europe espoirs avec les Bleuets face à la Grèce. Franck Silvestre.jpgJugé indispensable par ses dirigeants, le club conserve précieusement son diamant brut. Pour son retour dans l'élite, il forme une charnière centrale efficace avec Faruk Hadzibegic. Les Lionceaux jouent désormais le haut de tableau, se qualifiant même en coupe d'Europe. Après avoir aisément sorti la jeunesse d'Esch (7 buts à 0 puis 5 buts à 0), le club frise l'exploit face à la Fiorentina de Roberto Baggio. Franck est toutefois malheureux à Sochaux: condamné à rester malgré un talent incontestable qui lui permet d'incorporer l'équipe de France et de disputer l'Euro suédois en 1992, il souffre d'un écart de salaire conséquent vis-à-vis de ses coéquipiers. À force de lutter pour le maintien en Franche-Comté, il tombe dans un certain anonymat. Longtemps fidèle à son club formateur, il a enfin un bon de sortie en 1993 et signe à l'AJ Auxerre de l'emblématique Guy Roux. Il débarque en Bourgogne où il a la lourde charge de faire oublier William Prunier. Associé à Franck Verlaat, puis Laurent Blanc et Frédéric Danjou, sa carrière va définitivement décoller. Il remportera tous ses succès à Auxerre: Coupe de France en 1994, puis le doublé en 1996. Franck dispute également les trois coupes européennes, pour une demi-finale et un quart, perdus tous deux face au Borussia Dortmund. À l'approche du Mondial, il fait même partie d'une liste élargie d'Aimé Jacquet, mais ce dernier lui préfèrera un Frank Leboeuf, pas forcément meilleur d'ailleurs. À quoi ça tient un titre de champion du Monde. Après les fastes années auxerroises, il part noyer son chagrin dans le sud chez Loulou Nicollin. À Montpellier, il passe encore deux bonnes saisons et retrouve même l'Europe via la Coupe Intertoto. Promu Capitaine par Michel Mezy, il conduit les Philippe Delaye, Pascal Fugier, Jean-Christophe Rouvière, Pascal Baills et autre Bruno Carotti vers les sommets. Mais avec le temps, l'équipe se désagrège, à force de brader ses meilleurs éléments chaque été, l'inéluctable arrive. En 2003, le cousin germain de l'ex mancunien Mikaël Silvestre ne peut empêcher la descente du club. Après un passage à Bastia, il va découvrir l'étranger en fin de carrière, en Autriche, au Sturm Graz, avant de revenir en France et raccrocher les crampons au FC Sète, vieille gloire du championnat des années 30... Celui qui était le sourire et la lenteur, l’indispensable qu’on ne retenait pas à sa juste valeur, a bouclé la boucle avec un jubilé organisé en Guadeloupe face au Gwada Boys en 2009.
 
PALMARÈS
Vainqueur du Championnat d'Europe espoirs en 1988 (France)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1997 (AJ Auxerre) et 1999 (Montpellier HSC)

Champion de France en 1996 (AJ Auxerre)
Vainqueur de la Coupe de France en 1994 et 1996 (finale non-jouée) (AJ Auxerre)
Finaliste de la Coupe de France en 1988 (FC Sochaux)
Vice-champion de France de D2 en 1988 (FC Sochaux)
Vainqueur de la Coupe Gambardella en 1983 (FC Sochaux)
 
SOURCES/RESSOURCES
- 1ère photo: ©DR
- 2ème photo: ©UNFP

05/04/2021
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Gérard Soler

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Gérard Soler

 

Né le 29 mars 1954 à Oudja (MAR)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m75

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 16 sélections, 4 buts

(Matchs amicaux: 8 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection, 2 buts)

(Coupe du Monde: 6 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 16 novembre 1974 contre la RDA (2-2)

Dernière sélection : le 31 mai 1983 contre la Belgique (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png B: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png espoirs: 5 sélections, 4 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png U18: 1 sélection

 

1971/72 AS Poissy (FRA) 21 matchs, 15 buts
1972/78 FC Sochaux (FRA) 189 matchs, 75 buts
(Championnat de France: 161 matchs, 69 buts)
(Coupe de France: 25 matchs, 6 buts)
(Coupe de l'UEFA: 3 matchs)
1978/79 AS Monaco (FRA) 35 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 28 matchs, 9 buts)
(Coupe de France: 4 matchs, 1 but)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 3 matchs)
1979/82 Bordeaux (FRA) 109 matchs, 22 buts
(Championnat de France: 91 matchs, 16 buts)
(Coupe de France: 14 matchs, 5 buts)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs, 1 but)
1982/84 Toulouse FC (FRA) 64 matchs, 20 buts
(Championnat de France: 58 matchs, 19 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 1 but)
1984/85 RC Strasbourg (FRA) 33 matchs, 6 buts
(Championnat de France: 32 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 1 match)
1985/86 SC Bastia (FRA) 23 matchs, 6 buts
1986 Lille OSC (FRA) 16 matchs, 9 buts
(Championnat de France: 13 matchs, 5 buts)
(Coupe de France: 3 matchs, 4 buts)
1986–1987 Stade Rennais (FRA) 22 matchs, 1 but
(Championnat de France: 21 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 1 match)
1987–1988 Orléans (FRA) 25 matchs, 10 buts
(Championnat de France de D2: 23 matchs, 9 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)

 

Brillant attaquant des Bleus lors de la Coupe du Monde de 1982 en Espagne, Gérard Soler a fait le bonheur du FC Sochaux au milieu des années 70, avec notamment l’une des premières aventures européennes en 1976. Dévoreur d'espaces, il s'engouffrait très souvent grâce à une pointe de vitesse bien connue. Il avait également un certain sens du but. Repéré par les Lionceaux après une belle saison en D3 à Poissy, le natif d'Oudja, une illustre ville du Maroc, débarque en 1972 dans le Doubs. Malgré son inexpérience du haut niveau, il ne tarde pas à se faire une place dans une équipe composé de Eugène Battmann, Albert Vanucci ou encore Philippe Piat. Sa spontanéité et sa gentillesse sont les principales caractéristiques de ce jeune surdoué du ballon rond. Gérard Soler.jpgLancé par l'emblématique franc-comtois Paul Barret, il se décale sur le côté pour laisser Robert Pintenat planter les buts. C'est ainsi que son nouveau positionnement lui permet de devenir international pour la première fois lors d'un match amical au Parc des Princes contre la RDA (2-2) le 16 novembre 1974. Sa fraîcheur et sa promptitude sont une véritable bouffée d’oxygène pour la sélection nationale. Si Sochaux alterne l’excellent (3ème en 1976) avec le médiocre (14ème en 1977), lui s'affirme comme l’un des meilleurs attaquants du championnat de France. Privé du Mondial argentin, il décide de rejoindre l'AS Monaco, tout récent champion de France, pour donner une nouvelle dimension à sa carrière. Sur le Rocher, il ne reste finalement qu’une seule saison, et marque 9 fois en 28 apparitions. Il restera dans l’ombre de Delio Onnis, la légende argentine de la Principauté. Il décide alors de poser ses valises à Bordeaux. C'est Claude Bez qui le fait venir afin de l'associer à Bernard Lacombe. Le flair du président moustachu ne le trompera pas. Les deux compères enquillent les buts qui les envoient. Leurs performances les emmènent tout droit au Mondial espagnol avec l'équipe de France. Il marque le premier but des Bleus face à l'Angleterre dans la fournaise de Bilbao. Malgré tout, il ne joue pas la demi-finale contre la RFA à Séville, c’est d’ailleurs le seul match auquel il ne participe pas... Il est remplacé par Didier Six comme titulaire. On connaît la suite. Quatrième de la Coupe du Monde, il veut dorénavant goûter à un autre challenge. Il descend un peu plus au sud pour poser ses valises au Toulouse FC. Alors qu’il n’a que 28 ans, ça commence déjà à sentir la fin pour l’ex-enfant chéri de Sochaux. Deux belles années avant un tour de France des clubs: Strasbourg, Bastia, Lille, Rennes et enfin Orléans, en D2. Temps de jeu limité, inefficacité, double relégation... Une fin de parcours très irrégulière même si sa carrière a été plus que probante. Devenu dirigeant par la suite, il est impliqué dans l'affaire des faux passeports à Saint-Etienne qui a secoué le football français en 2001.

 

PALMARÈS


4ème de la Coupe du Monde en 1982 (France)

Vainqueur du Tournoi de Toulon en 1977 (France)

Vainqueur de la Coupe des Alpes en 1980 (Bordeaux)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Meilleur joueur du Tournoi de Toulon en 1977

Meilleur buteur du Tournoi de Toulon en 1977 (4 buts)

 

SOURCES/RESSOURCES


- 1ère photo: ©Getty images

- 2ème photo: ©George Herringshaw


29/03/2021
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Jean Grumellon

Jean Grumellon.jpg
Jean Grumellon

 

Jean André Louis Grumellon

Né le 1er juin 1963 à Saint-Servan (FRA)

Décédé le 30 décembre 1991 à Saint-Malo (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m76

Surnoms: La Grume, le Corsaire

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 10 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 8 sélections, 5 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 4 juin 1949 contre la Suisse (4-2)

Dernière sélection : le 20 avril 1952 contre le Portugal (3-0)

 

1944/45 US Servannaise (FRA)
1945/47 US Saint-Malo (FRA)
1947/52 Stade Rennais (FRA) 174 matchs, 124 buts)
(Championnat de France: 156 matchs, 107 buts)
(Coupe de France: 18 matchs, 17 buts)
1952 OGC Nice (FRA) 14 matchs, 5 buts
1952/53 AS Monaco (FRA) 24 matchs, 9 buts
(Championnat de France: 19 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 4 matchs, 1 but)
(Coupe Charles Drago: 1 match)
1953/54 Le Havre AC (FRA) 38 matchs, 16 buts
(Championnat de France: 33 matchs, 14 buts)
(Coupe de France: 3 matchs, 2 buts)
(Coupe Charles Drago: 2 matchs)
1954/56 Stade Rennais (FRA) 66 matchs, 30 buts
(Championnat de France de D2: 58 matchs, 29 buts)
(Barrages: 2 matchs)
(Coupe de France: 5 matchs, 1 but)
(Coupe Charles Drago: 1 match)
1956/57 US Saint-Malo (FRA)
 
Avec 154 buts inscrits avec le Stade Rennais dont 107 en D1, Jean Grumellon reste aujourd’hui l’attaquant le plus prolifique de l’histoire du club. Né à Saint-Servan, l'ancien résistant malouine rejoint les Rouge et Noir durant l'hiver 1947 après avoir échappé au régime de Vichy. Disposant d'un pied gauche redoutable, l'attaquant rennais inscrit 31 buts dès sa première saison alors qu'il est aligné souvent sur le côté gauche de l'attaque stadiste. "La Grume" confirme les saisons suivantes en étant toujours aussi prolifique. Malgré une armoire à trophées vide, il découvre tout de même l'équipe de France et obtient des stats loin d'être vilaines avec cinq buts en dix sélections entre 1949 et 1952. Rapide et endurant, il est le meilleur buteur du championnat de France en 1950 avec 25 unités. Il quitte le Stade Rennais en 1952 et tente l'aventure loin de sa Bretagne natale. Après six mois à Nice, champion de France en titre, puis une pige à Monaco et au Havre, il revient finalement à Rennes, descendu en D2. S'il a perdu de sa superbe, il marque tout de même la bagatelle de 30 buts en deux saisons. En 1956, il met fin à une belle carrière professionnelle pour jouer chez lui, à l’US Saint-Malo. Il disparaît en 1991, à l'âge de 68 ans.
 
PALMARÈS
Champion de France de D2 en 1956 (Stade Rennais)
Vice-champion de France de D2 en 1953 (AS Monaco)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Meilleur buteur du championnat de France en 1950 (25 buts) (Stade Rennais)
 
SOURCES/RESSOURCES
- Stade-Rennais-online

25/03/2021
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Philippe Mahut

Philippe Mahut.jpg
Philippe Mahut

 

Philippe Georges Léon Mahut

Né le 4 mars 1956 à Lunery (FRA)

Décédé le 7 février 2014 à Paris (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Défenseur central, 1m79

Surnom: "Phiphi", Caliméro

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 9 sélections

(Matchs amicaux: 6 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

(Coupe du monde: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 9 septembre 1981 contre la Belgique (0-2)

Dernière sélection : le 23 mars 1983 contre l'URSS (1-1)

 

1974/76 Entente Bagneaux-Fontainebleau-Nemours (FRA) 49 matchs
(Championnat de France de D2: 45 matchs)
(Coupe de France: 4 matchs)
1976/78 Troyes (FRA) 57 matchs
(Championnat de France: 54 matchs)
(Coupe de France: 3 matchs)
1978/82 FC Metz (FRA) 152 matchs, 3 buts
(Championnat de France: 135 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 17 matchs, 1 but)
1982/84 Saint-Étienne (FRA) 76 matchs, 2 buts
(Championnat de France: 65 matchs, 2 buts)
(Barrages: 2 matchs)
(Coupe de France: 5 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1984/88 Matra Racing (FRA) 149 matchs, 13 buts
(Championnat de France: 100 matchs, 2 buts)
(Championnat de France de D2: 31 matchs, 10 buts)
(Coupe de France: 18 matchs, 1 but)
1988/89 Stade Quimpérois (FRA) 53 matchs, 3 buts)
(Championnat de France de D2: 48 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 5 matchs)
1989/93 Le Havre AC (FRA) 127 matchs, 9 buts
(Championnat de France: 68 matchs, 2 buts)
(Championnat de France de D2: 50 matchs, 5 buts)
(Finale D2: 2 matchs)
(Coupe de France: 7 matchs, 2 buts)
 

Ancien défenseur des Bleus du début des années 80, Philippe Mahut au style de jeu léché est passé par Metz, Saint-Etienne ou encore Le Havre où il a disputé plus de 500 matchs professionnels. Stoppeur costaud et doté d'un jeu de tête exceptionnel grâce à une détente fabuleuse, il fait ses premières classes dans les années 70 en deuxième division avec le club de Fontainebleau puis rejoint Troyes, où il est repéré lors de son service militaire au bataillon de Joinville. Dans l'Aube, cet homme assez rapide, vif et dynamique malgré son manque de confiance en lui réalise une superbe première saison et franchit déjà un palier. Malheureusement, il passe complètement à côté de sa seconde saison, qui se solde sur une descente d’ailleurs. Philippe Mahut.jpgC'est alors qu'il rejoint les Grenats du FC Metz en 1978, qui seuls avaient pu apprécier son talent. Il découvre la D1 aux côtés des Patrick Battiston, Luc Sonor, Vincent Bracigliano et devient vite incontournable dans la défense concoctée par Marc Rastoll puis Henryk Kasperczak. Promu capitaine à 25 ans à peine, l’équipe messine est en pleine ascension. Il épouse cette courbe ascendante, ce qui lui vaut sa première sélection en équipe de France le 9 septembre 1981 contre la Belgique, match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 1982. Ses prestations en Bleu (9 sélections) lui permettent de rejoindre l’AS Saint-Étienne en 1982, juste après un Mondial espagnol où Mahut dispute que la petite finale perdue face à la Pologne (défaite 3 buts à 2). Il débarque dans le Forez au plus mauvais moment. Michel Platini est parti à la Juventus et l’affaire de la caisse noire est révélée. L’équipe stéphanoise est au plus mal et c’est assez logiquement qu’en 1984, l’équipe tombe en D2. Victime de son parcours en club, Philippe avec sa crinière blonde n’est plus retenu en équipe de France et passe à côté de l’Euro. Même si cela est resté une cicatrice pour lui, il continuait à être lucide sur la fin de son épisode international: "Disons qu’à partir du moment où l’on est au plus haut niveau il faut s’attendre à être remplacé, bien que mon souhait était d’y rester le plus longtemps. " Sa dernière apparition avec le maillot frappée du Coq sera le 23 mars 1983 contre l'URSS (1-1). Plutôt que de jouer à l'échelon inférieur, Philippe rejoint le Racing Club de Paris: mauvais choix puisqu’il va connaître sa deuxième descente avec une peu reluisante dernière place. Lagardère arrive en 1985 et souhaite bâtir un grand club. Le recrutement est alors de grand standing avec des joueurs comme Maxime Bossis. Bingo: le Matra remporte haut la main le championnat de D2 et retrouve l’élite. Nouvelle campagne de recrutement, toujours dans la même politique: Luis FernandezEnzo Francescoli, Thierry Tusseau, Pierre Littbarski rejoignent les ciel et blanc. Les résultats sont inversement proportionnels aux millions injectés. Le club se vautre et reste en deuxième partie de tableau. En 1988, il quitte le club et passe une saison en D2 à Quimper, avant de rejoindre Le Havre, toujours en D2. Le natif de Lunery dans le Cher terminera sa carrière tranquillement en Normandie, glanant un nouveau titre de Champion de D2 en 1991 sous la direction de Pierre Mankowski. En 1993, après avoir assuré la pérennité du HAC, il raccroche les crampons, sobrement, à l'âge de 37 ans. Après sa carrière, Philippe Mahut ne s'éloignera jamais du foot. Si il a été membre du Conseil national de l'éthique de la FFF durant quelques temps, il se lance aussi comme agent général d’une compagnie d’assurance à Moret-sur-Loing en Seine et Marne. Devenu ensuite adjoint aux sports à la mairie de Fontainebleau et membre du Variétés Club de France, Philippe Mahut décède dans une clinique parisienne des suites d’une longue maladie la nuit du 7 février 2014. Il avait seulement 57 ans. Ses obsèques ont été suivies par au moins 800 personnes: des stars du football forcément, comme Luc Sonor, Luis Fernandez, Christophe Revault, Patrick Battiston ou bien encore Maxime Bossis, mais aussi les élus, le monde associatif. Tous ceux qui ont croisé "Phiphi" tenaient à lui rendre un poignant hommage, louant une personnalité humble et engagée, que ce soit lors de sa riche carrière de footballeur, en tant qu’élu à Fontainebleau ou auprès du monde associatif. Plusieurs témoignages ont permis de saluer la mémoire d’un homme qui laissera à jamais le souvenir d’un grand champion, dans tous les sens du terme.

 

PALMARÈS


4ème de la Coupe du Monde en 1982 (France)

Champion de France de D2 en 1986 (Racing Club de France) et 1991 (Le Havre AC)

 

SOURCES/RESSOURCES


- FFF/FC Metz/Moselle Sport

- 1ère photo: ©Wolfgang Eilmes/Picture alliance 

- 2ème photo: ©: Michel Barrault/Icon Sport


04/03/2021
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Franck Gava

Franck Gava.jpg
Franck Gava

 

Franck Gava

Né le 3 février 1970 à Montargis (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Milieu gauche/Meneur de jeu, 1m80

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 3 sélections

(Matchs amicaux: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 9 octobre 1996 contre la Turquie (4-0)

Dernière sélection : le 12 novembre 1997 contre l'Écosse (2-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png espoirs: 10 sélections

 

1987/92 AS Nancy-Lorraine (FRA) 182 matchs, 20 buts
(Championnat de France: 74 matchs, 9 buts)
(Championnat de France de D2: 90 matchs, 10 buts)
(Coupe de France: 18 matchs, 1 but)
1992/97 Olympique Lyonnais (FRA) 168 matchs, 32 buts
(Championnat de France: 155 matchs, 29 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue: 4 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1997/98 Paris SG (FRA) 46 matchs, 4 buts
(Championnat de France: 31 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 4 matchs)
(Coupe de la ligue: 3 matchs)
(Ligue des Champions: 8 matchs, 2 buts)
1998/99 AS Monaco (FRA) 35 matchs, 4 buts
(Championnat de France: 27 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 1 match)
(Coupe de la ligue: 2 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs, 2 buts)
1999/2000 Stade Rennais (FRA) 23 matchs, 1 but
(Championnat de France: 18 matchs, 1 but)
(Coupe Intertoto: 5 matchs)

 

Grand joueur de l’Olympique Lyonnais période 1992-1997, meilleur passeur du championnat en 1995 et 1997, Franck Gava était un génial milieu de terrain technique et doté d'une excellente vision du jeu dans les années 90. Formé à l'AS Nancy-Lorraine, le jeune bambin a l’étoffe d’un prodige lorsqu’il débute en D1, à 16 ans seulement. Relégué à l'étage inférieur à la fin de la saison 1986-1987, l'élément prometteur va très vite s’imposer comme un titulaire indiscutable dans l'entrejeu devenant un honnête joueur de D2 durant trois saisons. En 1990, emmené par un David Zitelli flamboyant, les lorrains retrouvent la D1 et Franck devient une pierre angulaire du système. Un peu à la surprise générale, Nancy se maintient dans l'élite, malgré quelques corrections comme un 6 buts à 2 encaissé au Vélodrome en avril 1991. Franck Gava.jpgLa saison suivante, Nancy est toujours là et Gava commence à attirer les convoitises. C'est alors qu'il débarque à l’OL à l’été 1992, au sein d’une équipe jeune et en pleine ascension. Coaché par Raymond Domenech puis Jean Tigana, les rhodaniens enchaînent les résultats en dents de scie. Malgré ce bilan, Franck, lui, explose. L’OL réalise un parcours européens honorable en 1995, perdant en huitième de finale face à l’Inter Milan. Avec un volume de jeu toujours plus impressionnant et une dizaine de buts par saison, il est même sélectionné en équipe de France (3 sélections) lors de la saison 1996-1997. Au même titre que son coéquipier Florian Maurice, meilleur buteur des Gones, il rejoint enfin un grand club et pense voir sa carrière décoller. Il signe donc au Paris SG en 1997. Les débuts sont merveilleux, avec le fameux match au premier tour de la C1 face au Steaua Bucarest. Alors que Laurent Fournier, suspendu, avait joué le match aller en Roumanie, c’est un 3 buts à 0 sur tapis vert que les parisiens doivent remonter 15 jours plus tard. Dans un Parc des Princes en folie, les parisiens mène 4 buts à 0 après 30 minutes de jeu pour une victoire finale 5 buts à 0. Franck se dit qu’il a fait le bon choix. Mais malheureusement, il va vite déchanter. La traditionnelle crise de novembre passe dans la capitale. Lorsque le club chute au classement, il ne tire pas son épingle du jeu, et sombre avec l’équipe. Malgré un doublé coupe de France-Coupe de la ligue, le PSG ne finira que 8ème en championnat. Il voit son objectif de jouer la Coupe du Monde lui passer sous le nez, Aimé Jacquet préférant Bernard Diomède pour évoluer sur l’aile gauche. Après ce coup du sort, Gava pense continuer à Paris, mais le nouveau président Charles Biétry en décide autrement: il prend très vite en grippe le joueur, mettant en avant son mauvais bilan statistique — deux buts et une passe décisive en championnat — pour justifier le choix de le vendre à Monaco. Sur le Rocher, Gava ne retrouvera plus jamais son niveau. Il quitte la Principauté au bout d'une saison et rejoint Rennes, pour y finir tranquillement sa carrière. Jusqu'à ce que la corde casse. De l'arthrose au pied l'empêche définitivement de jouer. Licencié par son club breton en 2000, il se retrouve avant même son trentième anniversaire tout jeune retraité. Dans le procès l'opposant au club de Rennes, les prud'hommes lui ont donné raison en estimant le licenciement abusif. Un verdict qui lui a permis d'amasser un joli pécule, l'équivalent de 3 ans de contrat.
 
PALMARÈS
Vice-champion de France en 1995 (Olympique Lyonnais) et 1999 (Olympique de Marseille)
Vainqueur de la Coupe de France en 1998 (Paris SG)
Finaliste de la Coupe de France en 1996 (Olympique Lyonnais)
Vainqueur de la Coupe de la ligue en 1998 (Paris SG)
Finaliste de la Coupe de la ligue en 1996 (finale non-jouée) (Olympique Lyonnais)
Champion de France de D2 en 1990 (AS Nancy-Lorraine)
 
SOURCES/RESSOURCES
- 1ère Photo: ©Gerard Malie/AFP
- 2ème photo: ©FFF

02/02/2021
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