Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

France


Lionel Charbonnier

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Photo: ©Icon Sport

 

Lionel Charbonnier

 

Lionel André Michel Charbonnier

Né le 25 octobre 1966 à Poitiers (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Gardien de but, 1m81

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 1 sélection

(Match amical: 1 sélection)

 

1ère et dernière sélection : le 11 juin 1997 contre l'Italie (2-2)

 

1983/1994 AJ Auxerre B (FRA) 212 matchs
1987/98 AJ Auxerre (FRA) 170 matchs
(Championnat de France: 126 matchs)
(Coupe de France: 18 matchs)
(Coupe de la ligue: 5 matchs)
(Ligue des Champions: 7 matchs)
(Coupe des Coupes: 4 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 11 matchs)
1998/2001 Glasgow Rangers (ECO) 30 matchs
(Championnat d'Écosse: 18 matchs)
(Coupe de la ligue écossaise: 3 matchs)
(Ligue des Champions: 4 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs)
2001/02 Lausanne Sport (SUI)
 
Troisième gardien de l'équipe de France Championne du Monde 98, Lionel Charbonnier aura fait le bonheur de l’AJ Auxerre durant une dizaine d'années. Le portier représentait le foot des années 90, avec une dégaine, une coupe de cheveux, un col relevé, des sorties kamikazes dans les pieds, des manches relevés et un franc-parler: le foot comme on l'aime.
 
En 1982, le Poitevin d'origine intègre le centre de formation bourguignon à l’âge de 16 ans. Après avoir gagné deux coupes Gambardella, il passe pro en 1987 et devient la doublure d’un autre gardien mythique, Bruno Martini, qui lui prend la place d'un certain Joël Bats après son départ en retraite. Malgré son statut de remplaçant, Charbo parvient à glaner du temps de jeu et devient titulaire lorsque Bruno est blessé et souffrant. Sur sa ligne, il exprimait pleinement ses qualités grâce à son agilité, sa détente et sa vitesse d'exécution, s'y montrant souvent décisif et intraitable. C’est lui qui garde les buts de l’AJA lors de la demi-finale retour de la coupe de l’UEFA en 1993 contre le Borussia Dortmund. Auteur d'une partie remarquable, il réalise quelques arrêts déterminants dont les Icaunais ne profitent pas. Il est aussi présent lors de la finale de la Coupe de France remportée un an plus tard face à Montpellier 3 buts à 0. Il sort définitivement de l'ombre lors du départ de Martini en 1995. Pour sa première saison en tant que titulaire indiscutable, le dernier rempart d’une formation auxerroise composé de Laurent Blanc, Sabri Lamouchi, Corentin Martins ou encore Lilian Laslandes réalise le fameux doublé coupe-championnat de 1996. L'année suivante, cette équipe dirigé d'une main de fer par Guy Roux atteint les quarts de finale de la Ligue des champions, éliminé encore par le BVB qui remportera d'ailleurs cette compétition.
 
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Photo: ©FFF
 
Cité parmi les meilleurs spécialistes de l'Hexagone, Lionel est convoqué en équipe de France pour la première fois en avril 1997. Le nouvel international fêtera sa première et seule sélection en juin face à la Squadra Azzurra (2-2). Sa régularité et surtout sa bonne humeur lui assure alors une place chez les Bleus de 1998, comme troisième gardien. Vainqueur du Mondial à domicile aux cotés de ses coéquipiers Diomède et Guivarc’h, il a beaucoup utilisé la parole pour motiver. Parfois pour recadrer, ajuster mais aussi pour montrer que le groupe entier était derrière ceux qui jouaientToutefois, malgré le titre, son aventure internationale tourne court. L'arrêt de carrière de Bernard Lama le fait briguer naturellement la place de numéro 2 derrière Fabien Barthez, mais Roger Lemerre en décide autrement. Il rappelle Lama pour remplacé "Fabolous Fab" blessé, avant un Russie-France, en octobre 1998. Fâché, il quitte définitivement l'équipe de France et tourne la page de Clairefontaine.
 
Il quittera même le sol français après onze années dans l'Yonne direction l'Écosse et les Glasgow Rangers. L’expérience sera douloureuse puisqu’il se blessera dès sa première saison aux ligaments lors d'un quart de finale de C3 face à Leverkusen et ne retrouvera plus sa place de titulaire occupé par la suite. En trois ans, le remplaçant attitré de Stefan Klos ne dispute que 30 rencontres mais signe un beau triplé championnat-coupe d’Écosse-coupe de la ligue en 1999. Sa très belle carrière se termine tranquillement en 2002 après six mois sans jouer en Suisse au Lausanne Sport. Légende de l’AJA, cet amoureux des chevaux en général et des pur-sang en particulier aura su succéder à Joël Bats et à Bruno Martini avec brio.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Coupe du Monde en 1998 (France)
Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1997 (AJ Auxerre)
Champion de France en 1996 (AJ Auxerre)
Champion d'Écosse en 1999 et 2000 (Glasgow Rangers)
Vainqueur de la Coupe de France en 1994 et 1996 (AJ Auxerre)
Vainqueur de la Coupe d'Écosse en 1999 (finale non-jouée) et 2000 (finale non-jouée) (Glasgow Rangers)
Vainqueur de la Coupe de la ligue écossaise en 1999 (finale non-jouée) (Glasgow Rangers)
Champion de France de D3 en 1988, 1990 et 1992 (AJ Auxerre B)
Vice-champion de France de D3 en 1985 (AJ Auxerre B)
Vainqueur de la Coupe Gambardella en 1985 et 1986 (AJ Auxerre)
Vainqueur de la Coupe des Alpes en 1984 (AJ Auxerre)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
À reçu la Légion d'Honneur en 1998

16/06/2022
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Joseph Alcazar

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Photo: ©DR

 

Joseph Alcazar

 

José Antonio (Américo?) Alcazar-Garcia

Né le 1 janvier 1910 à La Unión (ESP)

Décédé le 21 avril 1987 à Aix-en-Provence (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Ailier droit, 1m72

Surnom: Pépito

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 11 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 9 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection)

(Coupe du Monde: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 25 janvier 1931 contre l'Italie (0-5)

Dernière sélection : le 24 janvier 1935 contre l'Espagne (0-2)

 

1927/36 Olympique de Marseille (FRA) 184 matchs, 133 buts
(Championnat de France: 90 matchs, 64 buts)
(Championnat de France amateur: 56 matchs, 33 buts)
(Coupe de France: 38 matchs, 36 buts)
1936/37 Olympique Lillois (FRA) 30 matchs, 8 buts
(Championnat de France: 28 matchs, 7 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)
1937/39 OGC Nice (FRA)  69 matchs, 39 buts
(Championnat de France: 62 matchs, 33 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 6 buts)
1939/40 Olympique Avignonnais (FRA)
1940/42 Olympique de Marseille (FRA)
1942/43 Château Gombert (FRA)
1943/44 Saint-Tropez (FRA)
1944/45 US Phocéenne (FRA)
1945/46 AS Aix (FRA)
 
Premier buteur de l’histoire de l'Olympique de Marseille en D1, Joseph Alcazar est aussi le premier Olympien à disputer une Coupe du Monde avec l’équipe de France.
 
C'est en 1932 que le football en France marque les prémices de l'ère professionnelle, et le début de la Division Nationale. L'OM est intégré au championnat et dispute sa première rencontre le dimanche 11 septembre 1932 face à l’Olympique Lillois au stade Victor-Boucquey. Les Olympiens remportent cette rencontre historique 2 buts à 1, notamment grâce à un doublé de Joseph Alcazar, qui entre pour toujours dans l'histoire en devenant le premier buteur de l’OM en pro. Surnommé "Pepito", l’attaquant français passe neuf saisons à l’OM, de 1927 à 1936, et trouve le chemin des filets à 138 reprises en 193 matches joués sous le maillot olympien. Il fait partie des meilleurs buteurs de l'histoire du club marseillais. Lors de la saison 1933-34, il plante 19 pions en 23 rencontres, ce qui lui permet d’être appelé en équipe de France pour la Coupe du Monde 1934 en Italie. Vainqueur en qualif du Luxembourg 6 buts à 2, les Français s’inclinent en huitièmes avec les honneurs 3 buts à 2 après prolongation face à l’Autriche, grande favorite au titre de champion du Monde. Resté muet durant ce Mondial, il porte au total onze fois le maillot des Bleus avant de prendre sa retraite internationale le 24 janvier 1935 sur une défaite 2 buts à 0 face à la Roja. Le 21 avril 1987, celui qui est né le 1er janvier 1910 en Espagne à La Union dans la région de Murcie disparaît au centre hospitalier Roger Duquesne à Aix-en-Provence à l'âge de 77 ans. Car oui, la star mythique de l’OM d’avant-guerre au bégaiement et à l'avarice légendaire a été un véritable casse-tête pour l’état-civil, de sa naissance à son décès. Certains disent qu'il voit le jour le 15 juin 1911 à Oran, lui affirme le 7 janvier 1905 et la fédération française le 4 mars 1909. Explication: issu du monde des gens du voyage, sa famille d'origine espagnole part en Algérie en 1911 attirés par les autorités françaises pour coloniser le Nord de l'Afrique. Le futur international a tout juste douze mois lorsqu'il traverse la Méditerranée pour la première fois. La seconde fois qu'il franchit la mer est pour venir joué dans la citée phocéenne, en septembre 1927 à l'âge de 17 ans. Naturalisé français en 1930, c'est grâce au lien de parenté avec José Anigo que son état civil a été reconstitué. Si certains disent qu'il est décédé le 4 avril 1979, d'autres l'auraient aperçus un soir d'automne 1983, comme l'explique l'auteur Alain Pécheral, dans sa "Grande Histoire de l’OM" publiée en 2010: "je bavardais rue d’Italie avec Roger Dard, frère jumeau de Georges qui me parlait de son père, membre fondateur de l’OM, lorsqu’Alcazar vint le saluer. Il avait la démarche hésitante et l’élocution difficile d’une personne ayant subi une légère attaque cérébrale. Mais les yeux noirs et la raie, impeccable et haut tracée dans sa chevelure, étaient bien les même que sur les photos..." Joseph Alcazar restera un sacré mystère, lui qui n'a jamais rien voulu révéler et qui avait l'habitude de parler de lui à la troisième personne en s’appelant lui-même "Pépito".
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Coupe de France en 1935 (Olympique de Marseille)
Finaliste de la Coupe de France en 1934 (Olympique de Marseille)
Champion de France amateur en 1929 (excellence) (Olympique de Marseille)
 
SOURCES/RESSOURCES

L’énigme Alcazar enfin résolue - Dopagedemondenard.com

15/06/2022
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Jean Wendling

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Photo: ©Miroir Sprint

 

Jean Wendling

 

Né le 29 avril 1934 à Bischheim (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Défenseur droit, 1m75

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 26 sélections

(Matchs amicaux: 16 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 16 sélections)

(Qualif Euro: 4 sélections)

(Euro: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 11 novembre 1959 contre le Portugal (5-3)

Dernière sélection : le 17 avril 1963 contre les Pays-Bas (0-1)

 

1950/51 SC Schiltigheim (FRA)
1951/57 RC Strasbourg (FRA) 98 matchs, 1 but
(Championnat de France: 83 matchs)
(Championnat de France de D2: 2 matchs)
(Coupe de France: 8 matchs)
(Coupe Charles Drago: 5 matchs, 1 but)
1957/59 Toulouse (FRA) 78 matchs
(Championnat de France: 71 matchs)
(Coupe de France: 6 matchs)
(Coupe Charles Drago: 1 match)
1959/65 Stade de Reims (FRA) 216 matchs, 1 but
(Championnat de France: 181 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 22 matchs)
(Coupe Charles Drago: 5 matchs)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 8 matchs)
1965/66 Vauban Strasbourg (FRA)
 
Superbe arrière droit international français, Jean Wendling a été double champion de France avec le Stade de Reims au début des années 60.
 
Natif de la petite commune de Bischheim, il fait ses débuts à Schiltigheim comme attaquant avant de basculer un peu par hasard dans le couloir droit défensif. Repéré par Strasbourg, il débarque au Racing en 1951. Il réalise des belles saisons aux côtés de Lucien Muller, de l’attaquant néerlandais Bert Carlier et du magicien autrichien Ernst Stojaspal. Mais le RCS connaît un coup d’arrêt lors de la saison 1956-57, condamné à la D2. Il s’envole pour Toulouse, club du milieu de tableau fraîchement vainqueur de la Coupe de France. Il se distingue durant deux saisons et attire l’œil des recruteurs rémois qui l'engage en 1959, en même temps que Raymond Kopa. Remplaçant désigné de Simon Zimny, il s'impose rapidement comme un joueur essentiel aux côtés des défenseurs légendaires champenois Robert JonquetRobert Siatka et Bruno Rodzik. Il remporte deux titres de champion et s'ouvre les portes de l'équipe de France. Durant quatre ans, Jean Wendling porte quasiment sans arrêt la tunique bleue frappée du coq, associé en défense à André Lerond, Guillaume Bieganski ou Bruno Rodzik. International à 26 reprises, il joue au passage une demi-finale de l’Euro 60, perdue 5 buts à 4 face à la Yougoslavie au terme d’un match épique et vit également l'une des plus grosses désillusions des Bleus, un soir de décembre 1961. Ex-aequo à l'issue de la phase de groupe des éliminatoires de la coupe du Monde 62, Bulgares et Français se retrouvent à Milan pour un match de barrage. Jean et ses coéquipiers s'inclineront sur la plus petite des marques, laissant la Bulgarie filer au Mondial chilien. Ralenti par une opération et victime du déclin brutal du Stade de Reims, le défenseur à la fine moustache s’efface juste avant le fameux match contre le Brésil de Pelé en avril 1963. Il raccroche les crampons dans l’anonymat de la D2. Sa carrière rebondit comme de coutume pour l’époque dans la vente d’équipements sportifs. Il devient VRP pour le compte de la marque Kopa. Dans les années 90, la figure marquante du foot alsacien revient au Racing et devient président durant deux saisons avant de prendre la tête du conseil de surveillance sous Proisy.
 
PALMARÈS
 
4ème de l'Euro 1960 (France)
Vainqueur de la Coupe du Monde militaire en 1957 (France)

Champion de France en 1960 et 1962 (Stade de Reims)

Vice-Champion de France en 1963 (Stade de Reims)

Vainqueur du Challenge des Champions en 1960 (Stade de Reims)

Finaliste du Challenge des Champions en 1962 (Stade de Reims)


29/05/2022
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Jean-Claude Suaudeau

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Photo: ©AFP/Aimé Dartus

 

Jean-Claude Suaudeau

 

Jean-Claude Georges Suaudeau

Né le 24 mai 1938 à Cholet (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Milieu défensif, 1m76

Surnom: Coco Suaudeau

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 4 sélections

(Matchs amicaux: 2 sélections)

(Qualif Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 28 septembre 1966 contre la Hongrie (2-4)

Dernière sélection : le 22 mars 1967 contre la Roumanie (1-2)

 

1956/60 SO Cholet (FRA)

1960/69 FC Nantes (FRA) 272 matchs, 28 buts

(Championnat de France: 237 matchs, 26 buts)

(Coupe de France: 30 matchs, 1 but)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 5 matchs, 1 but)

1970/79 FC Nantes B (FRA) (entraîneur-joueur) 136 matchs, 13 buts

 

Jean-Claude Suaudeau fait partie de la première grande équipe du FC Nantes qui s'offre ses deux premiers titres de champion de France remportés dans les années 60.

 
Venu tout droit de sa ville natale de Cholet à l'âge de 21 ans, ce dribbleur émérite qui se distingue par sa force de caractère ne passe que neuf saisons comme joueur pro au plus haut niveau chez les Canaris. Une période courte qui permet tout de même au milieu défensif de porter le maillot de l'équipe de France à quatre reprises, dans la courte période où José Arribas, son mentor, en avait pris les commandes avec Jean Snella. Passé du terrain à entraîneur-joueur, au début de la décennie 1970, Jean-Claude Suaudeau participe à la formation d'une tonne de talents, de Seth Adonkor à Bruno Baronchelli en passant par Maxime Bossis, avant de prendre en main l’équipe fanion en 1982, pour devenir champion de France lors de sa première saison. Parti en 1988, il est rappelé trois années plus tard. Il arrive à perfectionner le jeu à la nantaise d'Arribas pour hisser le club sur le toit du football français en 1995. Une saison de haute voltige pour les champions de France et une génération exceptionnelle (Loko, PedrosOuédec, N’Doram, Karembeu...), invaincue pendant 32 rencontres consécutives. Héros des supporters Jaune, Coco Suaudeau (il doit son surnom à son goût prononcé pour les œufs quand il était gamin) s'est retiré définitivement du football en 1997. Dans une interview accordée au site du FC Nantes pour les 70 ans du club, celui qui était présent lors de la première du FCN en D1 analysait sa carrière de joueur et d’entraîneur comme cela: "Le foot m’a marqué principalement parce qu’il faut courir. Toute ta vie, pendant quarante saisons, tu cours, et il ne faut pas que les autres te rattrapent. Mais avec beaucoup d’envie de courir ensemble, je n’ai pas vu les saisons passer."

 

PALMARÈS

 

Champion de France en 1965 et 1966 (FC Nantes)

Vice-champion de France en 1967 (FC Nantes)

Finaliste de la Coupe de France en 1966 (FC Nantes)

Vainqueur du Challenge des champions en 1965 (FC Nantes)

Finaliste du Challenge des champions en 1966 (FC Nantes)

Vice-champion de France de D2 en 1963 (FC Nantes)


27/05/2022
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Yves Triantafilos

Yves Triantafilos.jpg
Photo: ©L'Équipe

 

Yves Triantafilos

 

Né le 27 octobre 1948 à Montbrison (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m78

Surnom: "Tintin", Le Grec

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 1 sélection

(Match amical: 1 sélection)

 

1ère et dernière sélection : le 26 mars 1975 contre la Hongrie (2-0)

 

1966/68 Saint-Étienne (FRA) 1 match
1968/69 RC Paris-Joinville (FRA) 63 matchs, 25 buts
1969/71 US Boulogne (FRA) 60 matchs, 37 buts
(Championnat de France de D2: 55 matchs, 34 buts)
(Coupe de France: 5 matchs, 3 buts)
1971/74 Olympiakos Le Pirée (GRE) 98 matchs, 67 buts
(Championnat de Grèce: 80 matchs, 58 buts)
(Coupe de Grèce: 12 matchs, 8 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 1 match)
(Coupe des Coupes: 1 match, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1974/75 Saint-Étienne (FRA) 45 matchs, 17 buts
(Championnat de France: 35 matchs, 13 buts)
(Coupe de France: 4 matchs, 1 but)
(Challenge des Champions: 1 match)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 5 matchs, 3 buts)
1975/77 FC Nantes (FRA) 33 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 31 matchs, 9 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)
1977/78 FC Rouen (FRA) 10 matchs, 1 but
1978/80 GS Kallithea (GRE) 63 matchs, 32 buts
(Championnat de Grèce de D2: 55 matchs, 30 buts)
(Coupe de Grèce: 8 matchs, 2 buts)
1980/82 AS Roanne (FRA) 47 matchs, 16 buts
 
Attaquant puissant au style capillaire improbable, Yves Triantafilos restera dans l’histoire de l’AS Saint-Etienne comme le détonateur, celui qui a lancé l’épopée européenne stéphanoise, auteur du mythique doublé contre l'Hadjuk Split
 
Natif de Montbrison, dans la Loire, Yves Triantafilos grandi à Sail-sous-Couzan, comme Aimé Jacquet, et part faire sa formation chez les Verts. C’est du banc de touche parfois et des tribunes le plus souvent qu’il assiste au titre de champion de 1967. Il a par contre la chance d'être titularisé à l’occasion du Challenge des champions, l'ancêtre du Trophée des Champions. Le 13 juin 1967, Saint-Etienne balaye Lyon 3 buts à 0 avec une attaque composée de Georges BeretaHervé Revelli un peu plus en retrait, Yves Triantafilos en tant que deuxième avant-centre, le tout épaulé par Rachid Mekloufi et André Fefeu; excusez du peu. Désigné comme le meilleur joueur français de l’équipe de France junior qui a disputé un tournoi à Istanbul, Triantafilos semble à l’aube d’une carrière prometteuse. L’arrivée d’Albert Batteux, qui a remplacé Jean Snella, met un frein à sa progression.
 
À 20 ans, celui qui est surnommé par la presse locale "Tintin" part sous les drapeaux, au bataillon de Joinville et joue deux saisons pour le club militaire qui côtoie la D2. Il signe ensuite à l’US Boulogne, au même échelon également. Sa frappe de balle d’une violence invraisemblable et son excellent jeu de tête y font merveille. Meilleur buteur du championnat de D2 en 1971, plusieurs clubs s’intéressent à lui. Il part néanmoins en Grèce, à l’Olympiakos Le Pirée, un choix du cœur puisque son père est hellène. Doté d’un surnom équivoque ("Le Grec"), il n’aura pas fait le voyage pour rien, avec 104 buts en trois saisons pour deux titres de champion, dont un doublé en 1973. Avec le recul, ce sont le meilleures années de sa carrière.
 
Yves Triantafilos.jpg
Photo: ©L'Équipe
 
Il rentre en France en 1974 pour retrouver son club formateur. Son retour à Geoffrey Guichard n’est toutefois pas aussi idyllique qu’il l’avait imaginé. Joker de luxe, il doit subir la concurrence des Frères Revelli et de Georges Bereta qui lui sont préférés pour animer l’attaque stéphanoise. Il sera toutefois le héros d’un quart de finale de Coupe d'Europe des clubs champions resté célèbre. Giflés 4 buts à 1 à l’aller, à Split, les stéphanois s’imposent à Geoffroy-Guichard 5 buts à 1 au retour, notamment grâce à un doublé de Tintin dont un coup franc magistral. Le héros du jour a fait basculer tout un peuple dans l'irrationnel, la joie incommensurable, le frisson tant attendu. C’est une renaissance pour Triantafilos qui s’est toujours accroché malgré les événements contraires. Il termine sa saison stéphanoise sur une défaite en demi-finale de la C1 face au Bayern Munich et un doublé Coupe–Championnat, mais ne reste pas pour l’épopée européenne de 1976. Toutes ces performances lui permettent d’avoir sa seule sélection en équipe de France contre la Hongrie le 26 mars 1975.
 
En froid dans le Forez, il rejoint le FC Nantes, grand rival des Verts. Chez les Canaris, il gagne un nouveau titre en 1977, mais l’émergence du trident offensif de l’équipe de France olympique Bruno BaronchelliEric Pécout et Loïc Amisse le pousse peu à peu sur le banc de touche de Marcel Saupin. En décembre 1977, lassé de ne plus jouer sur les bords de l'Erdre, il part finir la saison chez les Diables Rouges du FC Rouen, en D2. Il quitte ensuite la France pour repartir en Grèce, au GS Kallithea, modeste club de D2. Après deux exercices, il revient dans son pays et termine sa carrière tranquillement à l'AS Roanne.
 
PALMARÈS
 

Champion de France en 1967, 1975, 1976 (Saint-Etienne) et 1977 (FC Nantes)

Vice-champion de France en 1978 (FC Nantes)

Champion de Grèce en 1973 et 1974 (Olympiakos)

Vice-champion de Grèce en 1972 (Olympiakos)

Vainqueur de la Coupe de France en 1975 (finale non-jouée) (Saint-Etienne)

Vainqueur de la Coupe de Grèce en 1973 (Olympiakos)

Finaliste de la Coupe de Grèce en 1974 (Olympiakos)

Vainqueur du Challenge des champions en 1967, 1968 et 1969 (Saint-Etienne)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Meilleur buteur du championnat de France de D2 en 1971 (Nord) (21 buts) (US Boulogne)


25/05/2022
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