FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

France


Gérald Passi

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Photo: ©Deschamps/L'Équipe

 

Gérald Passi

 

Né le 21 janvier 1964 à Albi (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Milieu offensif, 1m74

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 11 sélections, 2 buts

(Matchs amicaux: 6 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

(Qualif Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 29 avril 1987 contre l'Islande (2-0)

Dernière sélection : le 22 octobre 1988 contre Chypre (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png A': 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png espoirs: 10 sélections, 2 buts

 

1981/83 Montpellier HSC B (FRA) 33 matchs, 9 buts
1981/85 Montpellier HSC (FRA) 78 matchs, 7 buts
(Championnat de France: 4 matchs)
(Championnat de France de D2: 68 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 1 but)
1985/90 Toulouse (FRA) 165 matchs, 47 buts
(Championnat de France: 149 matchs, 41 buts)
(Coupe de France: 11 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs, 4 buts)
1990/92 AS Monaco (FRA) 82 matchs, 19 buts
(Championnat de France: 59 matchs, 10 buts)
(Coupe de France: 8 matchs, 3 buts)
(Coupe des Coupes: 9 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs, 3 buts)
1992/94 Saint-Étienne (FRA) 69 matchs, 9 buts
(Championnat de France: 63 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 1 but)
1995 Nagoya Grampus Eight (JAP) 25 matchs, 3 buts

 

Formé au Montpellier Paillade Sport Club, l’ancien nom du MHSC, Gérald Passi va éclore au Toulouse FC où son triplé face au Spartak Moscou en 1986 en fera le successeur potentiel de Michel Platini. Un joueur agréable à regarder jouer, malheureusement un peu fragile et qui, sans être dénué de talent, était quand même loin du niveau de Platoche... Il se brulera les ailes par la suite. Gaucher très technique, il aurait pu faire mieux si il en aurait voulu davantage vu son bagage.

 

Meneur de jeu à l’ancienne, pas une grosse culture défensive, il aimait donner le ballon, faire des passes, jouer long. Né à Albi, il débute son parcours à même pas 18 ans chez les Pailladins lors de la saison 1981-82, mais les héraultais enchaînent les défaites. Gérald Passi peine à illuminer le jeu et l'inéluctable arrive en fin de saison avec un ticket pour l'étage inférieur. Il marque son premier but sous les couleurs montpelliéraines la saison suivante, en Coupe de France. L'arrivée de Nouzaret ainsi que l'émergence de futures stars comme Laurent Blanc ou Kader Ferhaoui lui permettent de progresser. En 1985, il rejoint alors le Toulouse FC et son jeune entraîneur, Jacques Santini qu’il a côtoyé un temps à Montpellier. Une période qui va coïncider avec son heure de gloire.
 
Le club de la Ville rose est alors en pleine ascension et multiplie les exploits. En Coupe d'Europe, le Téfécé écarte de sa route le Napoli de Maradona, avant que le numéro 10 réalise son meilleur match face au Spartak Moscou, en plantant 3 pions au talentueux Rinat Dasaev, meilleur gardien du Monde à l'époque. Malheureusement, au retour les pitchounes sont éliminés. Alors que l'âge d'or platinesque prend fin en cette année 1987 lors d'un match face à l'Islande, Passi découvre la sélection tricolore... et se voit propulsé futur Platoche. S'il réussit ses débuts avec 2 buts en match amical, le naufrage chypriote sonne le glas de sa carrière en Bleu. Catastrophique durant toute la rencontre, pas une seule passe n'arrivait à destination. La preuve avec un zéro pointé obtenu comme note du match dans les colonnes de "France Football". Il n'est plus jamais réapparu en équipe de France.
 
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Photo: ©LaDépèche
 
Au ralenti, il quitte alors Toulouse pour rejoindre Monaco à l'été 1990. Le club asémite composé d'une belle génération (Emmanuel Petit, Youri Djorkaeff, George Weah) réalise une bonne saison, terminant second derrière l'OM... qu'il retrouve en finale de la Coupe de France. Alors qu'il y a toujours 0-0 à la fin du temps règlementaire, Gérald surgit de l'ombre et, après un une-deux avec Ramon Diaz, loge une mine de 30 mètres dans la lucarne de Pascal Olmeta. Le premier (et le seul) titre de sa carrière. La saison suivante, le club de la Principauté se hisse en finale de Coupe des Coupes mais Gérald ne peut rien face au Werder de Brême de Klaus Allofs: défaite 2 buts à 0.
 
À la fin de cette saison, il débarque à l'ASSE qui souhaite monter une grande équipe emmenée par de joueurs talentueux comme Joseph-Antoine Bell, Sylvain Kastendeuch et Lubomir Moravcik. Gérald lui réalise une grande saison en marquant 6 buts, mais les Verts échouent aux portes de l'Europe (7ème en championnat, demi-finaliste de la coupe de France). Mais après le départ de son entraîneur de toujours Jacques Santini au cours de la saison 1993-94, Passi perd sa place et souhaite résilier. Soucieux d'alléger sa masse salariale, le président des Verts accepte. Gérald surprend son monde et file au Japon, à Nagoya, rejoindre les expatriés Franck Durix, "Pixie" (Dragan Stojkovic) et Arsène Wenger, son ancien entraîneur monégasque, pour une dernière pige d'un an.
 
Le frère de Franck, lui aussi footballeur, coupe court avec un monde du foot qui l'a toujours sous-estimé, jugeant ce n°10 comme peu créatif et finalement assez moyen. Ainsi, Gérald a voulu prouver à ses pairs, mais avant tout à lui-même, qu'il avait un vrai talent de créateur. Il passe ses diplômes de designer au sein du prestigieux "Strate Collège Designers" d'Issy-les-Moulineaux. Issu de la promo 1999, il ouvre son cabinet à Annecy en Haute-Savoie au début des années 2000, imaginant et conceptualisant des produits, notamment industriels, pour des marques et des sociétés.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur du Tournoi de Toulon en 1985 (France)
Finaliste de la Coupe des Coupes en 1992 (AS Monaco)
Vice-champion de France en 1991 et 1992 (AS Monaco)
Vainqueur de la Coupe de France en 1991 (AS Monaco)

20/01/2022
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Bernard Genghini

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Photo: ©Alamy

 

Bernard Genghini

 

Né le 18 janvier 1958 à Soultz-Haut-Rhin (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Milieu offensif, 1m79

Surnom: Tchouki

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 27 sélections, 6 buts

(Matchs amicaux: 14 sélections, 2 buts)

(Qaulif Coupe du Monde: 4 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 6 sélections, 3 buts)

(Qualif Euro: 1 sélection)

(Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 27 février 1980 contre la Grèce (5-1)

Dernière sélection : le 10 septembre 1986 contre l'Islande (0-0)

 

1976/77 FC Sochaux B (FRA) 23 matchs, 17 buts
1976/82 FC Sochaux (FRA) 212 matchs, 71 buts
(Championnat de France: 181 matchs, 60 buts)
(Coupe de France: 21 matchs, 5 buts)
(Coupe de l'UEFA: 10 matchs, 6 buts)
1982/83 Saint-Étienne (FRA) 41 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 36 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 3 matchs, 1 but)
1983/86 AS Monaco (FRA) 129 matchs, 57 buts
(Championnat de France: 106 matchs, 45 buts)
(Coupe de France: 19 matchs, 9 buts)
(Coupe des Coupes: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs, 2 buts)
1986 Servette Genève (SUI) 6 matchs, 1 but
1986/88 Olympique de Marseille (FRA) 50 matchs, 6 buts
(Championnat de France: 36 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 2 buts)
(Coupe des Coupes: 7 matchs, 1 but)
1988/89 Bordeaux (FRA) 4 matchs, 1 but

 

Gaucher élégant et efficace, formidable tireur de coup franc, Bernard Genghini a connu les années fastes du FC Sochaux à la fin des années 70. Probablement le joueur français qui s'est le plus rapproché du profil d'un Michel Platini.

 
Après avoir fait ses premiers pas à Guebwiller en Alsace, le jeune Bernard intègre le centre de formation sochalien qui venait d’être créé. C’était en 1974. Rapidement, ses dribbles chaloupés, ses ouvertures aussi subtiles que tranchantes et son pied gauche en velours font merveille, surtout sur coup franc. C'est le début de la montée en puissance des Lionceaux. La jeune génération des Joël BatsPhilippe Anziani et autre Yannick Stopyra associé à l'expérimenté Patrick Revelli, venu se relancer, enquille les succès et se classe second en 1980, derrière le FC Nantes. Bernard découvre alors tout dans le Doubs: Premier contrat, premier match en pro, premier match européen, première cape en Bleu. Subtil mélange de vieux briscards et de jeunes pépites, l’équipe sochalienne atteint même les demi-finales de C3. Lors du match retour à Alkmaar, après le 1-1 de l’aller, c’est Bernard qui ouvre le score dès la 9ème minute et donne espoir à toute la France. Malheureusement, les hollandais plantent 3 buts coup sur coup. La réduction du score de Thierry Meyer ravive la flamme .. en vain. Sochaux rentre peu à peu dans le rang en ce début d’années 80 et Bernard se sent un peu à l’étroit. En 1982, il rejoint Saint-Etienne et le Forez.
 
Pilier de l’équipe de France des années 80, le longiligne meneur de jeu fait partie du fameux "carré magique" avec Alain GiresseMichel Platini et Jean Tigana qui naît lors de la coupe du Monde 1982. Durant ce Mondial espagnol, Bernard, bien que numéro 10 à Sochaux puis Saint-Etienne, évolue dans l'entrejeu aux côtés de Jeannot. C'est la RFA qui privera finalement la France d'une finale au terme d'un match de légende disputé à Séville. De cette déception amorce la victoire deux ans plus tard lors de l’Euro 84 puis la 3ème place à la Coupe du Monde 86. Pendant le tournoi joué au pays aztèque, Bernard perdra sa place devant la priorité Platini au profit du jeune Luis Fernandez, plus à même d’épauler Tigana à la récupération. L'Alsacien de naissance range son maillot tricolore après cette édition avec au total 26 sélections pour 6 buts marqués. Beaucoup sous-estime un peu sa place dans le foot français - jusqu'à son importance dans le carré magique - parce que c'était un taiseux et surtout pas un animal politique ni un homme de clan. C'était un footballeur familial qui avait choisi de ne faire de vagues que sur le terrain.
 
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Photo: ©L'Équipe
 
En club en revanche, l’aventure stéphanoise tourne mal. Le scandale de la caisse noire achève les Verts, qui terminent à une modeste 14ème place. "Tchouki" part alors pour Monaco. Sur le Rocher, il va se construire un palmarès dans une équipe assez emballante. Une fois digérée la déception de la finale perdue de 1984 face à de redoutables messins, la bande à Claude Puel remporte le championnat au nez et à la barbe des Girondins. Cette équipe est le parfait trait d’union entre expérience et jeunesse, comme souvent. Nenad Stojkovic, Manuel Amoros et Yvon Le Roux derrière, Dominique Bijotat, champion olympique, au milieu et un trio devant composé de Daniel BravoPhilippe Anziani et Bruno Bellone, de quoi faire de grandes choses. Il s'exprime totalement avec tout ce beau monde au cours de trois saisons pleines. Mais l’histoire monégasque s'arrête en 1986. En janvier, il est plus ou moins poussé vers la sortie.
 
Après une courte escapade en Suisse au Servette Genève, il fait son retour dans l'Hexagone et signe dans le club le plus ambitieux du moment, l’OM. En compagnie de Giresse, il retrouve le poète allemand Karl-Heinz Förster mais également Jean-Pierre Papin en attaque. Des blessures récurrentes gâchent sa première saison puisqu'il ne dispute que huit petites rencontres de championnat. Il faut dire que la concurrence est rude au milieu avec également Blaz Sliskovic, le puissant yougo moustachu. À la frustration de ne pas jouer s’ajoute la déception d’une nouvelle finale de Coupe de France perdue… La saison suivante s’éclaire enfin. Souvent titulaire, il plante malgré tout très peu de buts. En fin de saison, il est invité à aller voir ailleurs. Bernard opte alors pour le rival bordelais. À 30 ans, le choix de partir en Gironde est moyen puisque c’est l’OM qui est champion cette année là. Il est contraint de raccrocher les crampons en 1989 suite à une nouvelle blessure à la cuisse. Il devient tour à tour formateur, entraîneur adjoint, directeur sportif et recruteur, puis quitte le monde du football à l’âge de 57 ans.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de l'Euro 1984 (France)
Vice-Champion de France en 1980 (FC Sochaux), 1984 (AS Monaco) et 1987 (Olympique de Marseille)

Vainqueur de la Coupe de France en 1985 (l’AS Monaco)

Finaliste de la Coupe de France en 1984 (AS Monaco) et 1987 (Olympique de Marseille)

Finaliste de la Coupe des Alpes en 1981 (FC Sochaux) et 1985 (AS Monaco)

Finaliste de la Coupe Gambardella en 1975 (FC Sochaux)


18/01/2022
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Patrice Evra

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Photo: ©Eurosport

 

Patrice Evra

 

Patrice Latyr Evra

Né le 15 mai 1981 à Dakar (SEN)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Défenseur gauche, 1m74

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 81 sélections

(Matchs amicaux: 37 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 22 sélections)

(Coupe du Monde: 6 sélections)

(Qualif Euro: 6 sélections)

(Euro: 10 sélections)

 

1ère sélection : le 18 août 2004 contre la Bosnie (1-1)

Dernière sélection : le 11 novembre 2016 contre la Suède (2-1)

 

espoirs: 11 sélections

 

1998/99 Marsala (ITA) 27 matchs, 6 buts
(Championnat d'Italie de D3: 24 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Italie: 3 matchs, 3 buts)
1999/2000 Monza (ITA) 3 matchs
2000/02 OGC Nice (FRA) 42 matchs, 1 but
(Championnat de France de D2: 40 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 1 match)
(Coupe de la ligue: 1 match)
2002/06 AS Monaco (FRA) 163 matchs, 3 buts
(Championnat de France: 120 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue: 7 matchs)
(Ligue des Champions: 24 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs)
2006/14 Manchester United (ANG) 379 matchs, 10 buts
(Championnat d'Angleterre: 273 matchs, 7 buts)
(Coupe d'Angleterre: 20 matchs)
(Coupe de la ligue anglaise: 11 matchs, 1 but)
(Community Shield: 5 matchs)
(Ligue des Champions: 65 matchs, 2 buts)
(Ligue Europa: 2 matchs)
(Supercoupe de l'UEFA: 1 match)
(Coupe du Monde des clubs: 2 matchs)
2014/17 Juventus Turin (ITA) 82 matchs, 3 buts
(Championnat d'Italie: 53 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Italie: 4 matchs)
(Supercoupe d'Italie: 3 matchs)
(Ligue des Champions: 22 matchs)
2017 Olympique de Marseille (FRA) 21 matchs, 1 but
(Championnat de France: 15 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 1 match)
(Ligue Europa: 5 matchs)
2018 West Ham (ANG) 5 matchs
 
Passé notamment par l'AS Monaco, Manchester United ou la Juventus Turin, Patrice Evra a laissé une jolie trace dans l'histoire du foot français. Il aura accumulé les trophées et surtout les polémiques en presque vingt ans de carrière.
 
Né d'un père sénégalais et une mère capverdienne, le jeune bambin voit le jour en 1981 au Sénégal, à Dakar. Son paternel, conseiller culturel à l’ambassade sénégalaise, emmène sa famille à Bruxelles avant de s’installer dans l’Hexagone. Il grandit aux Ulis en banlieue parisienne au sein d’une famille nombreuse et découvre le foot dans le quartier des Hautes Pleines. Gamin, il évoluait meneur de jeu avec pour idole Romario. Recalé des centres de formation (Paris SG, Stade Rennais), il poursuit son parcours à Brétigny. Accroché à son rêve de devenir footballeur, malgré l’impasse de pouvoir continuer à jouer dans l'Hexagone, Patrice saisit l’opportunité de partir en Sicile, à 17 ans, pour évoluer au sein d’une formation de Série C italienne de seconde zone, Marsala. Utilisé comme attaquant de zone, il signe ensuite à Monza sans grande réussite avant que l'OGC Nice le repère et le recrute pour un retour dans le championnat français au début des années 2000.
 
Sa trajectoire bascule. Ailier en terre italienne, l’entraîneur des Aiglons, Sandro Salvioni, le repositionne en tant que latéral gauche malgré son refus. Pourtant, le coup de génie de l’Italien libère la bête qui sommeille en "Pat". Combatif dans les duels, explosif avec une activité incessante dans son couloir, le nouvel arrière également excellent de la tête se métamorphose en guerrier. Désigné meilleur latéral gauche de Ligue 2 en 2002, ses qualités au combat séduisent Didier Deschamps qui l'engage à Monaco. Il va y exploser: dans un onze légendaire où il arbore son couloir avec Jérôme Rothen, il remportera la Coupe de la Ligue en 2003 et sera du fabuleux parcours en Ligue des champions en 2003-04, éliminant le grand Real Madrid, puis Chelsea avant malheureusement de s'écrouler physiquement et moralement en finale à Gelsenkirchen face à Porto en Mai 2004. De même après avoir compté 10 points d'avance sur Lyon en L1, le club asémiste finit finalement troisième cette saison-là. C'est également à cette période qu'il fait sa première apparition chez les Bleus.
 
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Photo: ©Evra Wallpapers
 
En janvier 2006, après trois ans et demi sur le Rocher, Évra embarque pour Manchester United. Le début de l’envol du gamin des Ulis, même si l’apprentissage outre-Manche se montre extrêmement compliqué. Premier match à l’occasion d’un derby face aux Citizens et déjà une sortie à la pause, bousculé par le virevoltant Trevor Sinclair. La carrière de Patrice à United aura commencé sur une piètre performance. Elle se termine avec les honneurs et pleine de titres. Dans le nord de l'Angleterre, il remporte cinq Premier League, s'octroie une Ligue des champions (en 2008) et dispute deux finales de cette prestigieuse compétition (en 2009 et 2011). Le 8 décembre 2009, en C1, face à Wolfsburg (3 buts à 1), il devient le premier joueur français depuis Éric Cantona à arborer le brassard de capitaine chez les Red Devils. Côté personnel, Évra reçoit la distinction honorifique de meilleur latéral gauche en figurant dans l'équipe type de l'UEFA et de la FIFA en 2009, aux côtés de ses partenaires Cristiano Ronaldo et Nemanja Vidić. Au Pays des Rosbifs, il apparaît à trois reprises dans l’équipe type de l’année (2007, 2009 et 2010). En sept ans et demi passés à Old Trafford, Évra a eu le temps de faire succomber tout un peuple. Jamais blessé, toujours au combat, il se clashe une première fois avec Luis Suárez le 16 octobre 2011 à cause d'un commentaire raciste de l'Uruguayen, avant que ce dernier refuse de serrer la main du Frenchie un an plus tard durant la traditionnel poignée de mains d’avant-match. Revanchard, il viendra fêter la victoire des siens (2 buts à 1) avec le public mancunien en sautillant juste devant le Sud-Américain. Un an après la retraite d'Alex Ferguson, il perd son statut de taulier et se retrouve poussé vers la sortie. Évra rejoint alors la Juventus Turin à l’été 2014. Loin d’être rassasié de trophées, le latéral expérimenté continue de remplir son palmarès en Italie avec deux Scudetti, une Coupe d’Italie et une Supercoupe d’Italie. Au total, l’ex-Mancunien compte vingt et un titres dans son armoire. Ce qui fait de lui l’un des joueurs tricolores les plus récompensés de l’histoire. Si Évra a le goût de la scène européenne, il a en revanche plus connu la défaite en Ligue des champions que la saveur de la victoire. Hormis celle soulevée en 2008 avec les Red Devils, il a essuyé quatre déconvenues en finale (2004, 2009, 2011, 2015).
 
Considéré comme l’un des cadres en club comme en sélection, celui que Paul Pogba surnomme "Tonton Pat’ " n'aura jamais marqué de son empreinte le maillot tricolore, en tout cas pas dans le bon sens. S'il a notamment participé à la belle aventure de l'Euro 2016 à domicile, butant sur le Portugal en finale (1 but à 0 ap), un épisode a marqué au fer rouge la carrière d'Evra en Bleu: Knysna. En pleine Coupe du Monde 2010, la France est au bord du gouffre, après une défaite contre le Mexique. Fuitent alors à la Une de "L'Équipe" les insultes proférées par Nicolas Anelka contre le sélectionneur Raymond Domenech. Révolté que le secret du vestiaire ait été dévoilé et par l'exclusion de l'avant-centre, cap'taine Evra se met en quête de la "taupe" des Bleus et prend la tête de la tristement célèbre grève des Bleus. Pris à partie par l'opinion publique et la presse, Patrice Evra n'hésite pas à répondre par l'attaque, notamment envers Lilian ThuramBixente Lizarazu ou encore Pierre Ménès. Longtemps considéré comme un homme source de polémiques, l'international aux 81 sélections s’est un peu assagi par la suite. Après onze ans d'exil, Pat' revient en France, à l'Olympique de Marseille, où il arrive pour apporter sa grande expérience du haut niveau. Très rapidement, le joueur de 36 ans va montrer ses limites, étant très souvent dépassé par ses adversaires sur son aile gauche. Après dix mois olympiens et 21 matchs, Evra voit son contrat résilié à l'amiable en novembre 2017 à la suite d'une nouvelle altercation avec un fan de l'OM avant le match Guimaraes-OM en Ligue Europa, lui assénant un coup de pied. Entre février et juin 2018, Evra évoluera à West Ham, sans réellement s'y imposer. Après 20 ans de carrière, Patrice Evra range les crampons au placard. Retraité, il faisait toujours parler de lui dans ses fameuses vidéos "I Love This Game" sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il se mettait en scène et chantait régulièrement. Son livre du même nom est sorti le 13 janvier 2021, aux éditions Hugo Sport, dans lequel il raconte sa vie, entre quelques évènements de football, mais aussi ses confidences pour la toute première fois sur les agressions sexuelles qu’il a subi enfant.
 
PALMARÈS
 
Finaliste de l'Euro 2016 (France)

Vainqueur de la Ligue des Champions en 2008 (Manchester UTD)

Finaliste de la Ligue des Champions en 2004 (AS Monaco), 2009, 2011 (Manchester UTD) et 2015 (Juventus Turin)

Finaliste de la Ligue Europa en 2018 (finale non-jouée) (Olympique de Marseille)

Vainqueur de la Coupe du Monde des clubs en 2008 (Manchester UTD)

Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 2008 (Manchester UTD)

Champion d’Angleterre en 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013 (Manchester UTD)

Vice-champion d’Angleterre en 2006, 2010 et 2012 (Manchester UTD)

Champion d'Italie en 2015 et 2016 (Juventus Turin)

Vice-champion de France en 2004 (AS Monaco)

Finaliste de la Coupe d’Angleterre en 2007 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Coupe d'Italie  en 2015 et 2016 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue anglaise en 2006, 2009 et 2010 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue française en 2003 (AS Monaco)

Vainqueur de la Community Shield en 2007, 2008, 2010 (finale non-jouée), 2011 et 2013 (Manchester UTD)

Finaliste de la Community Shield en 2009 (Manchester UTD)

Vainqueur de la Supercoupe d'Italie en 2015 (Juventus Turin)

Finaliste de la Supercoupe d'Italie en 2016 (Juventus Turin)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Élu meilleur Espoir du championnat de France en 2004

Nommé dans l'équipe type de l'année FIFA FIFPro World XI en 2009

Nommé dans l'équipe type de l'année UEFA en 2009

Nommé dans l'équipe type UNFP de l'année du championnat de France en 2004

Nommé dans l'équipe type de l'année du championnat d'Angleterre en 2007, 2009 et 2010


14/01/2022
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L'histoire de l'OM

 

 

L'histoire de l'OM

 

- Plus de 120 ans d'histoire, Plus de 120 ans de passion, l'OM est d'une éternelle jeunesse. Le plus beau palmarès du foot Français qui reste aujourd’hui encore inégalé que se soit en Coupe d’Europe qu'en France. Cependant, pour les plus jeunes fans, nous avons tenu à faire un petit récapitulatif des plus beaux trophées gagnés au cours de la grande et belle histoire du club olympien en vous présentant les grands dates de son palmarès

 

Palmarès de l'OM

 

 https://www.footballclubdemarseille.fr/palmares-om

 

1924, Première coupe de France

 

- Le 13 avril restera marquer d'une pierre blanche: pour la première fois, une équipe de province va gagner la coupe de France après six années d'hégémonie parisienne. L'OM rencontre en finale le FC Cette (orthographe d'époque). C'est grâce à deux parisiens recruté à l'été 1923 par Pierre Robin, Édouard Crut et son coéquipier Jean Boyer, que les marseillais vont ouvrir leur armoire à trophées. Les deux attaquants marquent à tous les tours de coupe de France et en finale, Crut ouvre le score, Boyer marque un second but après l'égalisation héraultaise et en prolongation, à 2-2, un coup-franc de Crut, de 25 mètres offre la coupe aux Olympiens à la 100ème minute. Les deux joueurs en gagneront trois à l'OM. Des dizaines, de centaines de milliers de marseillais fête leurs héros au pied de l'escalier de la gare Saint-Charles.

 

1937, Premier titre de champion de France

 

- Malgré une défaite à Sochaux lors de la dernière journée, l'OM est sacré champion de France le 210 mai à la différence de buts. Mario Zatelli, auteur de huit réalisations lors des six dernières journées, rate d'un cheveu le titre de meilleur buteur qui va au strasbourgeois Oskar Rohr. L'équipe marseillaise se qualifie ainsi pour un ancêtre de la coupe d'Europe, la coupe de l'exposition, où elle sera éliminé en quarts de finale à Antibes par Chelsea (au tirage au sort). Un évènement se produira également cette année-là: l'inauguration du stade Vélodrome, en présence de Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État aux sports.

 

1993, Première Ligue des Champions

 

- C'est un moment d'éternité que les marseillais revivent fréquemment avec émotion. En ce 26 mai 1993, la finale de la Ligue des champions étire ses deux dernières minutes avant la mi-temps et l'OM est déjà content de ne pas avoir encaissé de but. La faute ou grâce au choix de Fabio Capella qui a titularisé le maladroit Daniele Massaro plutôt que Jean-Pierre Papin à la pointe de l'attaque milanaise et au talent exceptionnel de Fabien Barthez qui a repoussé plusieurs tentatives de Marco Van Basten. Alors, quand Abedi Pelé bénéfice d'un corner qui n'en est sans doute pas un, Basile Boli monte et saute plus haut que Frank Rijkaard et croise sa reprise de la tête. Sebastiano Rossi est battu, le match s'est joué là. L'OM tiens sa coupe aux grands oreilles et va la ramener à Marseille dans un Vélodrome en furie le lendemain soir. À jamais les premiers...

 

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2010, Le dernier titre de champion

 

- L'OM rafle son premier championnat depuis 17 ans. Les Olympiens prennent la tête du classement courant avril en battant les Doubistes deux fois coup sur coup. Et tandis que Bordeaux s'écroule, l'OM a le caractère pour gagner à Boulogne, puis le 5 mai, un succès sur Rennes signé Heinze, Niang et Lucho (des joueurs cités dans le All-star olympien) est synonyme de titre.


11/01/2022
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Gaëtan Huard

Gaetan Huard.jpg
Photo: ©Girondins4ever

 

Gaëtan Huard

 

Né le 12 janvier 1962 à Montargis (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Gardien de but, 1m85

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png A': 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Espoirs: 3 sélections

 

1980/88 RC Lens (FRA) 193 matchs
(Championnat de France: 166 matchs)
(Coupe de France: 25 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1988/91 Olympique de Marseille (FRA) 80 matchs
(Championnat de France: 63 matchs)
(Coupe de France: 12 matchs)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 5 matchs)
1991/96 Bordeaux (FRA) 204 matchs
(Championnat de France: 128 matchs)
(Championnat de France de D2: 31 matchs)
(Finale D2: 1 match)
(Coupe de France: 13 matchs)
(Coupe de la ligue: 1 match)
(Coupe de l'UEFA: 22 matchs)
(Coupe Intertoto: 8 matchs)
1996/97 Hércules (ESP) 11 matchs
(Championnat d'Espagne: 10 matchs)
(Coupe d'Espagne: 10 matchs)

 

Formé à Lens, champion de France en 1989 et 1990 avec l’Olympique de Marseille, Gaëtan Huard a également fait les beaux jours des Girondins de Bordeaux, participant notamment à la remontée en D1 en 1992 et à l’aventure jusqu’en finale de la Coupe UEFA en 1996. Il détient toujours le record d'invincibilité dans l’élite (1176 minutes en 1992-1993).

 

Arrivé chez les Sang et Or en 1980, il débute en D1 le 29 août 1980 face à Bastia, à l'âge de 18 ans, sous les ordres d'Arnold Sowinski. Pourtant, le jeune portier reste la doublure des expérimentés Françis Hédoire puis Jean-Pierre Tempet, et doit patienter jusqu'en 1984 pour obtenir enfin le statut de titulaire. Durant huit saisons, ce joueur très explosif et rapide au sol garde précieusement les cages lensoises et fait quelques apparitions sous le maillot frappée du coq chez les Espoirs et en A'. Son rêve, devenir le nouveau gardien de l'équipe de France. Pour cela, il s'engage avec l'Olympique de Marseille en 1988.

 

Gaetan Huard.jpg

Photo: ©Serge Phillipot/Icon Sport

 

Dans la cité phocéenne, au contact de grands joueurs, comme Chris WaddleKarl-Heinz Förster ou encore Franck Sauzée, et après des débuts plus que difficiles, il connaît la consécration avec le formidable doublé de la saison 1988-89, le second après celui de l'époque Skoblar/Magnusson. La saison suivante part sur le même rythme, bien parti pour pouvoir enfin porté le maillot tricolore. Malheureusement, le destin s'emmêle un soir printanier de 1990. Sur une sortie aérienne devant l'attaquant du CSKA Sofia, il se fracture la jambe en télescopant son propre défenseur, Eric Mura. Tout s'écroule et son histoire à l'OM prend, sans qu'il le sache encore, un coup d'arrêt. En effet, Pascal Olmeta le remplace au début de la saison 1990-91. Dans son contrat figure une clause de non-concurrence et Gaëtan n'a plus le droit de jouer. C'est même Alain Casanova qui sera le gardien remplaçant lors de la finale de C1 à Bari. À la fin de cette exercice, Bordeaux flaire la bonne affaire et Gernot Rohr, l'entraineur, le sollicite.

 

Malgré la rétrogradation en D2, Gaëtan accepte de rejoindre les Girondins. Ils ne leur faut seulement qu’une saison pour être sacrés champions et revenir parmi l'élite. En 1992-93, une lourde défaite 5 buts à 0 face au PSG, devient un tournant dans la carrière de Gaëtan. Cette soirée cauchemardesque au Parc, lui doit le surnom de "Guéguette" à cause de ses trois belles boulettes durant la rencontre. Très marquée par cette défaite, il annonce en conférence de presse, que Bordeaux finira la saison meilleure défense du championnat. Projet mis en exécution. S'en suit quatorze rencontres sans prendre de but, soit 1176 minutes d'invincibilité, record toujours d'actualité. C’est simple, entre le dernier but encaissé au Parc des Princes à la 17ème  journée et le but pris contre Montpellier lors de la 31ème journée, Gaëtan Huard garde ses buts inviolés, soit durant treize matches complets et 96 minutes. La consécration à Bordeaux se fera lors de la saison 1995-96. Complètement à la ramasse en championnat, les Girondins font des étincelles en Europe. Partis de la Coupe Intertoto, ils atteignent la finale de la C3, en sortant notamment l'ogre Milanais de Marcel Desailly et Paolo Maldini en quarts de finale. Après cette dernière saison euphorique, il quitte les bords de la Garonne pour une pige au soleil en Espagne, à Alicante, à l'âge de 34 ans. Il ne prend part qu’à 10 rencontres et décide de ranger les gants en 1997. Si il a marqué l'histoire du football français, une sélection en équipe de France A manque à son riche parcours tout de même. Devenu consultant sur beIN SPORTS, il garde depuis un œil avisé sur les gardiens de but.

 

PALMARÈS

 

3ème du Tournoi de Toulon en 1983 (France)

Finaliste de la Coupe UEFA en 1996 (Bordeaux)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1995 (Bordeaux)

Champion de France en 1989 et 1990 (Olympique de Marseille)

Vainqueur de la Coupe de France en 1989 (Olympique de Marseille)

Champion de France de D2 en 1992 (Bordeaux)


10/01/2022
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