Football-the-story, les légendes du foot

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Larbi Ben Barek, la perle noire

Larbi Ben Barek.png
Abdelkader Larbi Ben M'barek (العربي بن مبارك)

Né le 16 juin 1917 à Casablanca (MAR)

Décédé le 16 septembre 1992 à Casablanca (MAR)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4823080_201505155546743.png Marocain/ https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m78

Surnom: La perle noire

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 17 sélections, 3 buts

(Matchs amicaux: 17 sélections, 3 buts)

 

1ère sélection : le 4 décembre 1938 contre l'Italie (0-1)

Dernière sélection : le 16 octobre 1954 contre la RFA (3-1)

 

1934/35 IC Marocaine (MAR)

1935/38 US Marocaine (MAR)

1938/39 Olympique de Marseille (FRA) 32 matchs, 14 buts

(Championnat de France: 30 matchs, 11 buts)

(Coupe de France: 2 matchs, 3 buts)

1939/45 US Marocaine (MAR)

1945/48 Stade Français (FRA) 103 matchs, 56 buts

(Championnat de France: 62 matchs, 31 buts)

(Championnat de France de D2: 25 matchs, 17 buts)

(Coupe de France: 16 matchs, 8 buts)

1948/53 Atlético Madrid (ESP) 125 matchs, 61 buts

(Championnat d'Espagne: 113 matchs, 56 buts)

(Coupe d'Espagne: 12 matchs, 5 buts)

1953/55 Olympique de Marseille (FRA) 39 matchs, 18 buts

(Championnat de France: 32 matchs, 13 buts)

(Coupe de France: 6 matchs, 5 buts)

(Coupe Charles Drago: 1 match)

1955/56 USM Bel-Abbès (ALG)

1956/57 FUS Rabat (MAR)

 

Surnommé "La perle noire", Larbi Ben Barek a été l’un des tous premiers joueurs africains à avoir marqué l’histoire du football.
 
Né officiellement à Casablanca en 1917 à l’époque du protectorat marocain, le gamin passe son enfance dans les ruelles de la capitale économique du Royaume Chérifien et tape ses premiers ballons de fortune, pieds nus, avec son ami... Marcel Cerdan, qui a préféré par la suite les rings de boxe que les terrains de foot. Orphelin de père, il s'initie aux métiers de menuisier et de carrossier puis commence à jouer au FC El Ouatane, l’équipe du quartier. Après des saisons à l’Idéal Club puis à l’US Marocaine, là ou Just Fontaine a fait ses classes avant de briller en équipe de France, il devient une vedette du football nord-africain. En 1937, un match opposant une sélection marocaine à l’équipe de France B lui vaut ses premiers articles élogieux dans la presse métropolitaine. Un an plus tard, en tant que finaliste de la Coupe d’Afrique du Nord, Larbi suscite les convoitises de plusieurs clubs de l’Hexagone.
 
Larbi Ben Barek.jpg
Photo: ©DR
 
Engagé par l’Olympique de Marseille en 1938, il devient la première grande star du football arabe et marque très vite les esprits par un jeu tout en finesse empreint d’une élégance exceptionnelle et un véritable goût du spectacle qui en faisait parfois un danseur de samba. Ce technicien hors pair est rapidement appelé par Gaston Barreau, le sélectionneur des Bleus. Il portera pour la première fois le maillot frappée du coq le 4 décembre 1938 à Naples face la Squadra Azzurra (défaite 1 but à 0), mais sera déjà sifflé comme Raoul Diagne, d'origine sénégalaise, en raison de son teint de peau par un public fasciste d’une Italie mussolinienne. Malgré une vibrante Marseillaise entonnée, il connait une première désillusion. Il est malgré tout adopté aussitôt par les fans tricolores qui le booste. Un mois et demi plus tard, il éclabousse le Parc des Princes de son talent contre la Pologne (4 buts à 0), impliqué sur trois des quatre buts. Et il récidive face à la Hongrie avec son premier but international. Malheureusement, il est freiné dans son élan et doit mettre sa carrière entre parenthèses à cause de la Seconde Guerre Mondiale qui éclate en Europe. Il trouve refuge dans sa ville natale et remporte les titres de champion du Maroc et d’Afrique du Nord en 1942, avec l’US Marocaine.
 
De retour en France après l’armistice, il fera les beaux jours du Stade Français sous les ordres d’un certain Helenio Herrera, l'inventeur du Catenaccio, avant de devenir l’un des premiers footballeurs français à s’aventurer à l’étranger et de s’en aller conquérir l’Espagne sous le maillot de l’Atlético Madrid, pour un montant onéreux de 17 millions de francs. De l'autre côté des Pyrénées, il est déterminant puisqu'il remporte deux Ligas en 1950 et 1951 et régale le stade du Metropolitano avec 61 buts en 125 apparitions. Il forme sous le maillot des Colchoneros la célèbre "Delantera de cristal", qui veut dire "l'attaque de cristal" en français, aux côtés de José Juncosa, Adrián Escudero, José Luis Pérez-Paya et Henri Carlsson. La faute aux nombreuses blessures des joueurs, d'où ce surnom. Il décide alors de revenir dans la cité phocéenne en 1953, et comme l'âge semble ne pas avoir d'emprise sur lui, il dispute à 37 ans au côté du buteur suédois Gunnar Andersson une finale de Coupe de France (perdue 2 buts à 1 contre l'OGC Nice) et porte une dernière fois le maillot frappé du coq en octobre 1954, lors d’une belle victoire (3 buts à 1) face à la RFA tout fraîchement championne du Monde, malgré une sortie prématurée à la 26ème minutes, blessé, sous les applaudissements. Ce dernier baroud d'honneur, il la doit surtout à la pression populaire. Quelques jours auparavant, il s'était imposé face aux Bleus au Parc des Princes 3 buts à 2 avec la sélection d’Afrique du Nord qui regroupe les joueurs originaires du Maghreb non sélectionnés en équipe de France. Une incroyable performance du quadragénaire ce jour-là que les spectateurs ont réclamés pour obtenir un dernier retour en équipe de France. Il joue ensuite à Sidi Bel-Abbès, dans l'ouest de l'Algérie, puis au FUS Rabat avant de livrer quelques rencontres rémunérées pour le compte de clubs amateurs belges. Après avoir raccroché les crampons en 1958, il devient entraîneur au Maroc et aura droit à nombre d’honneurs et même un commentaire élogieux venant de Pelé lui-même: "Si je suis le roi du Football, alors Ben Barek en est le Dieu." Exproprié par l'état marocain, il est ruiné et se réfugie peu à peu dans la solitude, la religion et la dépression, entouré de ses souvenirs et de ses trophées. Disparu dans la solitude le 16 septembre 1992 (Son corps est retrouvé plusieurs jours après son décès), Ben Barek recevra à titre posthume la médaille de l’ordre du mérite de la FIFA en 1998. L’histoire retiendra qu’il a connu la plus longue carrière d'un joueur sous le maillot tricolore (quinze ans et dix mois), et qu’il reste un monument du foot africain des années 30 à 50, précurseur de tant d'autres Franco-Maghrébins aux parcours linéaires.

 

PALMARÈS

 

Champion d’Espagne en 1950 et 1951 (Atlético Madrid)

Vice-champion de France en 1939 (Olympique de Marseille)

Finaliste de la Coupe de France en 1954 (Olympique de Marseille)

Vice-champion de France de D2 en 1946 (Stade Français)

Vainqueur de la Copa Eva Duarte en 1951 (Atlético Madrid)

Finaliste de la Copa Eva Duarte en 1950 (Atlético Madrid)

Vainqueur du championnat d’Afrique du Nord en 1942 (US Marocaine)

Finaliste du championnat d’Afrique du Nord en 1938 (US Marocaine)

Vainqueur de la Ligue du Maroc en 1938, 1940, 1941 et 1942 (US Marocaine)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

À reçu la médaille de l’ordre du mérite de la FIFA en 1998 à titre posthume



10/06/2017
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