Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Hugo Curioni

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Photo: ©DR

 

Hugo Curioni

 

Hugo Alberto Curioni

Né le 11 octobre 1946 à General Cabrera (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, attaquant, 1m80

Surnom: "El Tula"

 

1969 Instituto Cordoba (ARG) 10 matchs
1970/73 Boca Juniors (ARG) 135 matchs, 69 buts
1974/75 FC Nantes (FRA) 49 matchs, 27 buts
(Championnat de France: 38 matchs, 24 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1975/77 FC Metz (FRA) 132 matchs, 71 buts
(Championnat de France: 109 matchs, 59 buts)
(Coupe de France: 23 matchs, 12 buts)
1978 Troyes (FRA) 5 matchs, 1 but
1978/80 Montpellier (FRA) 56 matchs, 23 buts
(Championnat de France de D2 48 matchs, 21 buts)
(Coupe de France: 8 matchs, 2 buts)
1980 Deportivo Toluca (MEX)
1980 Gimnasia La Plata (ARG) 26 matchs, 10 buts

 

Un des représentants de la colonie argentine passée au FC Nantes. Si Hugo Curioni n’est resté qu’un an chez les Canaris, “El Tula” aura eu le temps d’y démontrer un talent de goleador incomparable. Pourtant son profil ne correspondait pas à José Arribas qui a préféré laisser partir l'argentin à Metz, pour le plus grand bonheur des Lorrains. En effet, il a formé une redoutable doublette avec Nico Braun. Les artilleurs de Metz qu’on les appelait.

 

Tout commence dans la province de Cordoba, où Hugo Alberto Curioni voit le jour. Il fait ses débuts dans le club local de l’Instituto à 17 piges et va rapidement se révéler comme un très bon attaquant. Doté d’un pied gauche extraordinaire, très puissant, il enchaîne les buts. Sa carrière va décoller en 1969, après un match amical contre Boca Juniors, quand il est repéré par le grand Alfredo Di Stefano, coach des Boquense à l'époque, qui ordonne à son président d’acheter ce 9 d’Instituto, lui qui est pourtant sorti sur blessure au bout de vingt minutes. Il débarque alors dans le club des quartiers sud de Buenos Aires au bon moment. Boca est à la lutte pour le titre. De nature plutôt réservée, Hugo va mettre du temps avant de devenir incontournable dans l'équipe puisque le "Divin Chauve" est parti à Valence. Il l'explique lui-même sa situation avec son nouveau coach José Maria Silvero: "J’ai gagné ma place dans les dix dernières journées de 1970 quand on a fini champion. Un jour, j’ai dit à l’entraîneur: "Écoute, maestro, je vais rentrer chez moi. Je marque deux buts à chaque entraînement et je ne joue pas. C’est quoi le problème?" Et lui me répond: "Non, Cordobés, je pensais juste que tu n’avais pas les couilles de me demander ça." Et à partir de là, il m’a mis titulaire le dimanche suivant et je ne suis plus jamais ressorti de l’équipe." À 24 ans, il devient champion d’Argentine. Buteur adulé, il va planter sous le maillot xeneises la bagatelle de 69 buts en trois saisons, avec en point d'orgue un titre de meilleur buteur et un but lors de six "clasicos" consécutifs face à River Plate. Son envie d'ailleurs est alors de plus en plus présente dans son esprit. 
 
Son départ pour l’Europe se fera après une tournée en Espagne. Si il devait signer à Malaga, ce sera finalement à Nantes qu’il va poser ses valises. Les Canaris ont toujours bien aimé la filière argentine et c’est encore Angel Marcos qui parlera de Curioni aux dirigeants. Le problème c’est que lorsqu’Hugo débarque à la Jonelière, chez les champions en titre, des étrangers, il y en a pas mal: Angel Marcos donc, mais aussi Hugo Bargas, Oscar Muller, Erich Maas... Alors ça tourne. La première saison, Nantes termine second du championnat. Hugo dispute 19 matchs et marque 14 buts, dont sa première à Saupin face à Paris. De quoi gagner sa place de titulaire. La saison suivante est quasi identique, avec 10 pions en 23 rencontres. Seulement le taureau à la masse physique impressionnante en a un peu marre de la situation avec seulement trois places pour quatre étrangers. Et comme la nouvelle star annoncée du football nantais, Robert Gadocha, est attendue à Château Bougon, il risque d’y avoir "embouteillage" devant. Il demande alors à partir en pleine saison.
 
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Photo: ©Pinterest
 
La seule véritable opportunité, c’est le FC Metz, qui se trouve plus en seconde partie de tableau. Mais sa venue le soir du réveillon 1974 va transfigurer l’équipe. Hugo trouve alors un compagnon idéal en la personne du luxembourgeois Nico Braun, l'attaquant vedette de l’équipe. 16ème à la trêve, Metz remonte à la 8ème place. La saison suivante, la formation grenat se mêle pendant un temps à la lutte pour le titre (3ème fin janvier 1976) et disputera une demi-finale de Coupe de France, perdue contre l'Olympique lyonnais. Les "artilleurs de Metz" deviennent l’attaque la plus prolifique du championnat avec 72 buts à eux deux. En quatre saisons, les deux buteurs ont plantés au total 127 pions en D1. À chaque réalisation, Hugo lançait son cri de guerre: "Taffary, Taffary!" En fait, il ne manquait à cette équipe qu’une défense digne de ce nom. Patrick Battiston était trop jeune et le reste pas assez talentueux (Joël Muller, Jacky Pérignon…). Bon second couteaux du championnat, les Lorrains n’arrivent pas à hisser leur niveau de jeu pour jouer vraiment l’Europe.
 
Au printemps 1978, Hugo arrive en fin de contrat. Il a des envies d’ailleurs et son pays commence à lui manquer. Les dirigeants sentent bien qu’ils ne pourront conserver leur buteur, alors ils le vendent à Troyes début avril. Les Aubois luttent pour ne pas descendre et la pige du technicien argentin doit leur permettre de se sauver. Une opération maintien de trois mois qui échouera. Dans une équipe très moyenne, il ne fait pas de miracle et ne marque qu’à une seule reprise en cinq petites apparitions. En fin de saison, Hugo s’apprête à rentrer chez lui lorsque Loulou Nicollin le sollicite. Conquis, la première star étrangère arrive à Montpellier, qui est alors en D2. Sous la houlette de Robert Nouzaret, l'attaque se compose d'un quatuor de feu emmené par Bernard Ducuing, Eric Edwige, Hugo Curioni et Mama Ouattara. Malgré les 17 buts du nouveau chouchou de la Mosson, les héraultais ne parviennent pas à monter et terminent 7ème. Cette parenthèse enchantée dure un an et demi, avec tout de même 23 buts en 56 matchs. Après un crochet de six mois au Mexique, au Deportivo Toluca, il rentre enfin chez lui terminer sa carrière au Gimnasia La Plata à l'âge de 35 ans. Toujours affuté, "El Tula", "le sac" en français, marquera tout de même 10 pions en 26 matchs. Au final, ce qui surprend le plus dans la carrière de Curioni, c’est son absence de sélection avec l'Albiceleste.
 
PALMARÈS
 
Vice-champion de France en 1974 (FC Nantes)
Champion d'Argentine en 1970 (Nac.) (Boca Juniors)
Champion d'Argentine en 1973 (Met.) (Boca Juniors)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
Meilleur buteur du championnat d'Argentine en 1973 (Met.) (17 buts) ( Boca Juniors)


23/05/2022
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