Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Argentine


Santiago Vernazza

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Photo: ©DR

 

Santiago Vernazza

 

Julio Carlos Santiago Vernazza

Né le 23 septembre 1928 à Buenos Aires (ARG)

Décédé le 12 novembre 2017 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Ailier droit, 1m75

Surnom: Ghito

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 6 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 4 sélections, 1 but)

(Copa America: 2 sélections)

1ère sélection : le 25 mars 1950 contre le Paraguay (2-2)

Dernière sélection : le 30 mars 1955 contre le Chili (1-0)

 

1947/51 Platense (ARG) 109 matchs, 53 buts
1951/56 River Plate (ARG) 163 matchs, 60 buts
1956/60 Palerme (ITA) 115 matchs, 51 buts
1960/61 Milan AC (ITA) 29 matchs, 14 buts
1961/63 Vicence (ITA) 30 matchs, 3 buts

 

Crack de la fin des années 40 et du début des années 50, Santiago Vernazza est l'un des plus célèbres joueurs issus du CA Platense, bien avant David Trezeguet.
 
Natif de Buenos Aires, il effectue ses débuts sous le maillot des Calamars à l'âge de 16 ans le 20 avril 1947 contre River au Monumental. Très précoce, il laisse son empreinte en emmenant son club sur le podium du championnat argentin en 1949. Au bout de quatre saisons, l'ailier gauche aux tirs fracassants part se constituer un palmarès du côté de River Plate. Pièce maitresse de la "Maquinita" composé de Eliseo Prado, Walter Gómez, Angel Labruna et Félix Loustau, il remporte quatre fois la Primera Division et gagne le respect lors d'une tournée européenne réussie, devenant la première équipe argentine à gagner en Angleterre. Meilleur buteur en 1951 avec 22 pions inscrits, il obtient six petites sélections avec l'Albiceleste et remporte malgré tout la Copa America en 1955. Il traverse alors l'Atlantique et signe en Italie à Palerme, club en perdition. Malgré la faiblesse de l’équipe, il marque à onze reprises en une demi-saison. Devenu une idole à Barbera, il y reste quatre années, la dernière à nouveau en Série A. Durant cette l’époque, le directeur sportif des Rosanero avait l’habitude de faire valser les coachs. Celui qu'on surnommait "Ghito" sur la Botte se retrouve ainsi entraîneur-joueur le temps d’une rencontre. Il évolue ensuite une saison au Milan AC le temps de côtoyer Gianni Rivera et José Altafini puis trois exercices à Vicenza avant de raccrocher les crampons. Élu meilleur joueur du siècle à Palerme à l'initiative du quotidien italien "Giornale di Sicilia", Santiago Vernazza disparaît le 12 novembre 2017 à l'âge de 89 ans.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Copa America en 1955 (Argentine)
Champion d'Argentine en 1952, 1953, 1955 et 1956 (River Plate)
Vice-champion d'Italie en 1961 (Milan AC)
Vainqueur de la Copa Ibarguren en 1952 (River Plate)
Vice-champion d'Italie de D2 en 1959 (US Palerme)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
Meilleur buteur du championnat d'Argentine en 1951 (22 buts) (River Plate)

23/09/2022
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Abel Balbo

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Photo: ©Tony Duffy/Allsport

 

Abel Balbo

 

Abel Eduardo Balbo

Né le 1er juin 1966 à Empalme Villa Constitución (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m80

Surnom: "Er Culo de Piombo"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 37 sélections, 11 buts

(Matchs amicaux: 19 sélections, 6 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 7 sélections, 1 but)

(Copa America: 6 sélections, 3 buts)

 

1ère sélection : le 9 mars 1989 contre la Colombie (0-1)

Dernière sélection : le 4 juillet 1998 contre les Pays-Bas (1-2)

 

1987/88 Newell’s Old Boys (ARG) 23 matchs, 9 buts
1988/89 River Plate (ARG) 38 matchs, 12 buts
1989/93 Udinese (ITA) 143 matchs, 69 buts
(Championnat d'Italie: 60 matchs, 33 buts)
(Championnat d'Italie de D2: 74 matchs, 33 buts)
(Coupe d'Italie: 9 matchs, 3 buts)
1993/98 AS Roma (ITA) 167 matchs, 87 buts
(Championnat d'Italie: 146 matchs, 78 buts)
(Coupe d'Italie: 10 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 11 matchs, 6 buts)
1998/99 Parme AC (ITA) 44 matchs, 12 buts
(Championnat d'Italie: 25 matchs, 4 buts)
(Coupe d'Italie: 8 matchs, 4 buts)
(Coupe de l'UEFA: 11 matchs, 4 buts)
1999/2000 Fiorentina (ITA) 31 matchs, 7 buts
(Championnat d'Italie: 19 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Italie: 2 matchs)
(Ligue des Champions: 10 matchs, 4 buts)
2000/02 AS Roma (ITA)
(Championnat d'Italie: 3 matchs)
(Coupe d'Italie: 6 matchs)
(Supercoupe d'Italie: 1 match)
(Ligue des Champions: 2 matchs)
2002 Boca Juniors (ARG) 4 matchs
 
Attaquant phare des années 90, Abel Balbo a planté au total 117 buts dans le Calcio avec les maillots de l'Udinese, l'AS Roma, Parme et la Fiorentina.
 
Né dans la province de Santa Fé, au sud de Rosario, à Empalme, Abel Eduardo Balbo fait ses premiers pas en pro au Newell's Old Boys, où il gagne dès sa première saison le titre de champion d'Argentine dans une équipe composée uniquement de joueurs du centre de formation, comme Roberto Sensini ou Gerardo Martino! Passé ensuite par River Plate, il est vite repéré et s'envole déjà pour l'Italie, à l'Udinese. Dans le Frioul, entre Série A et Série B, il claque la bagatelle de 69 pions en 143 matchs, remportant un titre de capocannoniere pour sa dernière saison avec 21 réalisations en 32 rencontres. Après quatre exercices sous le maillot bianconero, il signe à l'AS Roma en 1993 pour un montant de 18 milliards de Lire. Il est considéré comme le premier gros achat du président Franco Sensi. Il y gagnera le surnom de "Er Culo de Piombo" (le cul de plomb). En effet, doté d'un tir puissant et d'un formidable jeu de tête, il n'était pas une flèche et semblait toujours porter une caravane. Par contre, il était vraiment efficace lorsqu'il rodait dans les surfaces adverses puisqu'il inscrira 78 buts en 146 apparitions en championnat lors de son premier séjour dans la capitale. Il portera même le brassard de capitaine de la saison 1996-97 jusqu'à son départ vers Parme en 1998. C'est un certain Francesco Totti qui en hérite. En Émilie-Romagne, il y joue une seule saison. Le temps d'y gagner la Coupe des Coupes avec une équipe qui restera à jamais dans l'histoire, composé entre autres de Gianluigi Buffon, Dino BaggioLilian Thuram ou encore Juan Sebastián Verón. Il y marquera 12 buts toutes compétitions confondues, finissant troisième meilleur marqueur du club derrière Hernan Crespo (28) et Enrico Chiesa (18). Il change encore de formation et rejoint la Fiorentina où il y retrouve un certain Gabriel Omar Batistuta. Un peu comme à Parme, la Viola aligne alors une attaque vraiment pas mal avec Predrag Mijatovic et Luis Airton Oliveira en plus des deux goleadors argentins, le tout distribué par le maestro portugais Rui Costa. Même pas le temps de s'installer et de gagner quelque chose qu'il redevient Giallorosso en se glissant dans les valises de Batistuta dans le cadre de son transfert vers la Roma. Le Bomber argentin ne jouera plus beaucoup (3 matchs en 2 ans) et sera le dernier choix en attaque pour Fabio Capello faisant confiance à une impressionnante armada fondée autour de son trio offensif Totti-Montella-Batistuta. Mais il revient juste à temps pour le Scudetto de 2001. Le cœur n'y étant plus, il finira sa carrière de joueur au pays, à Boca Juniors, pour quelques apparitions de gala avant de tenter de se reconvertir comme entraîneur, mais sans grand succès.
 
PALMARÈS
 
Finaliste de la Coupe du Monde en 1990 (Argentine)
3ème de la Copa America en 1989 (Argentine)
Vainqueur de la Coupe de l’UEFA en 1999 (Parme AC)
Champion d'Argentine en 1988 (Newell's Old Boys)
Champion d'Italie en 2001 (AS Roma)
Vice-champion d'Italie en 2002 (AS Roma)
Vainqueur de la Coupe d'Italie en 1999 (Parme AC)
Vainqueur de la Supercoupe d'Italie en 2001 (AS Roma)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES

À reçu le diplôme du mérite par la fondation argentine "Konex" en 2000

01/06/2022
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Julio Olarticoechea

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Photo: ©Alessandro Sabattini/Getty Images

 

Julio Olarticoechea

 

Julio Jorge Olarticoechea

Né le 28 octobre 1958 à Saladillo (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Défenseur/Latéral/Milieu défensif, 1m70

Surnom: "El Vasco"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 28 sélections

(Matchs amicaux: 11 sélections)

(Coupe du Monde: 12 sélections)

(Copa America: 5 sélections)

 

1ère sélection : le 12 mai 1983 contre le Chili (2-2)

Dernière sélection : le 3 juillet 1990 contre l'Italie (1-1)

 

1975/81 Racing Club (ARG) 230 matchs, 13 buts
1981/84 River Plate (ARG) 106 matchs, 3 buts
1985/86 Boca Juniors (ARG) 44 matchs, 4 buts
1987 FC Nantes (FRA) 29 matchs, 3 buts
(Championnat de France: 27 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1987/88 Argentinos Juniors (ARG) 25 matchs, 2 buts
1988/90 Racing Club (ARG)
199/92 Deportivo Mandiyu (ARG) 61 matchs, 4 buts

 

Défenseur, latéral ou milieu défensif argentin plutôt rugueux, Julio Olarticoachea a participé à trois coupes du Monde consécutives, avec un titre de champion en 1986 et une finale perdue en 1990 avec Diego Maradona. Assez petit et très râblé, il faisait partie des joueurs dont on parlait peu mais qui étaient toujours là aux bons moments. Pourtant, il ne laissera pas un souvenir impérissable aux supporters du FC Nantes.

 

Formé au Racing Club, Olarticoechea, un nom à forte résonnance basque (littéralement la "maison du forgeron") explose à River Plate grâce à sa puissance et sa bonne technique en mouvement. Transféré chez l'ennemi juré du Boca Juniors en 1985, le traître chanceux peut surtout se targuer d’être le seul joueur de l’histoire dont le nom a été ovationné par les supporters de River et Boca dans un même Superclásico. Appelé en sélection dès 1982, il est d'abord remplaçant avant de s'installer définitivement au poste de milieu latéral non loin des travailleurs Sergio Batista et Ricardo Giusti dans le 3-5-2 concocté par Carlos Bilardo lors des Coupes du monde 1986 et 1990. Si le chapitre mexicain s’est conclu sur des larmes de bonheur, l’édition italienne s’est bouclée par un statut de finaliste au cœur lourd. D'ailleurs, après celle gagnée durant laquelle il a participé à tous les matchs de l’Albiceleste, le champion du monde traverse l'Atlantique et débarque au FC Nantes, où il retrouve son compatriote Jorge Burruchaga. Coco Suaudeau compte sur lui pour devenir l’un des hommes de base de ses Canaris. Il joue 27 matches comme récupérateur, mais l’équipe ne convainc pas et termine sur une anonyme 12ème place. "El Vasco" ne s’est jamais adapté et repart sur la pointe des pieds, revendu à Argentinos Juniors au prix où il l’avait été acheté. Le premier flop argentin des Canaris puisqu'il n'a jamais répondu à la hauteur des attentes suscitées.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe du Monde en 1986 (Argentine)

Finaliste de la Coupe du Monde en 1990 (Argentine)

4ème de la Copa America en 1987 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1981 (Nac.) (River Plate)


24/05/2022
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Angel Marcos

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Photo: ©DR

 

Angel Marcos

 

Ángel Alberto Marcos

Né le 7 avril 1943 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Ailier droit/Attaquant, 1m74

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 8 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 6 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 27 juillet 1939 contre la Bolivie (1-3)

Dernière sélection : le 11 juillet 1971 contre le Paraguay (1-0)

 

1963/66 Ferro Carril Oeste (ARG) 21 matchs, 3 buts
1966 Nueva Chicago (ARG) 10 matchs, 3 buts
1967/71 Chacarita Juniors (ARG) 121 matchs, 42 buts
1971/75 FC Nantes (FRA) 99 matchs, 37 buts
(Championnat de France: 82 matchs, 34 buts)
(Coupe de France: 10 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 1 match)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs)
1975/78 Toulouse (FRA) 95 matchs, 42 buts
(Championnat de France de D2: 86 matchs, 38 buts)
(Coupe de France: 9 matchs, 4 buts)

 

Attaquant charismatique et élégant, Angel Marcos a fait les beaux jours du FC Nantes au début des années 70.

 

Après s’être fait remarqué en Argentine, notamment en remportant avec son ami Hugo Bargas le seul titre de champion de l'histoire de Chacarita Juniors en 1969, il débarque à Nantes sur les bords de l'Erdre en 1971 à l'âge de 28 ans pour sa première expérience européenne. À l’aise avec le ballon, le technicien argentin très créatif avait la particularité de pouvoir jouer sur tout le front de l’attaque (sur les deux ailes, en avant-centre et voire même en numéro dix). En quatre saisons, il remporte un titre de champion sous le maillot Jaune en 1973, où il plante 11 buts cette année-là, formant devant un duo de feu avec le puissant avant-centre Didier Couécou. L'homme aux 8 sélections avec l'Albiceleste raccroche les crampons à Toulouse, dont le dernier exercice comme entraîneur-joueur. Au total, il plantera plus d’une centaine de pions dans sa carrière. Son joli passage chez les Canaris lui permet d'être coach éphémère du FC Nantes lors de l'exercice 2002-03, en étant sur le banc lors de 57 rencontres.

 

PALMARÈS

 

Champion de France en 1973 (FC Nantes)

Vice-champion de France en 1974 (FC Nantes)

Champion d'Argentine en 1969 (Met.) (Chacarita Juniors)

Finaliste de la Coupe de France en 1973 (finale non-jouée) (FC Nantes)

Champion d'Argentine de D2 en 1963 (Ferro Carril Oeste)


23/05/2022
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Hugo Curioni

Hugo CUrioni.jpg
Photo: ©DR

 

Hugo Curioni

 

Hugo Alberto Curioni

Né le 11 octobre 1946 à General Cabrera (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, attaquant, 1m80

Surnom: "El Tula"

 

1969 Instituto Cordoba (ARG) 10 matchs
1970/73 Boca Juniors (ARG) 135 matchs, 69 buts
1974/75 FC Nantes (FRA) 49 matchs, 27 buts
(Championnat de France: 38 matchs, 24 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs)
1975/77 FC Metz (FRA) 132 matchs, 71 buts
(Championnat de France: 109 matchs, 59 buts)
(Coupe de France: 23 matchs, 12 buts)
1978 Troyes (FRA) 5 matchs, 1 but
1978/80 Montpellier (FRA) 56 matchs, 23 buts
(Championnat de France de D2 48 matchs, 21 buts)
(Coupe de France: 8 matchs, 2 buts)
1980 Deportivo Toluca (MEX)
1980 Gimnasia La Plata (ARG) 26 matchs, 10 buts

 

Un des représentants de la colonie argentine passée au FC Nantes. Si Hugo Curioni n’est resté qu’un an chez les Canaris, “El Tula” aura eu le temps d’y démontrer un talent de goleador incomparable. Pourtant son profil ne correspondait pas à José Arribas qui a préféré laisser partir l'argentin à Metz, pour le plus grand bonheur des Lorrains. En effet, il a formé une redoutable doublette avec Nico Braun. Les artilleurs de Metz qu’on les appelait.

 

Tout commence dans la province de Cordoba, où Hugo Alberto Curioni voit le jour. Il fait ses débuts dans le club local de l’Instituto à 17 piges et va rapidement se révéler comme un très bon attaquant. Doté d’un pied gauche extraordinaire, très puissant, il enchaîne les buts. Sa carrière va décoller en 1969, après un match amical contre Boca Juniors, quand il est repéré par le grand Alfredo Di Stefano, coach des Boquense à l'époque, qui ordonne à son président d’acheter ce 9 d’Instituto, lui qui est pourtant sorti sur blessure au bout de vingt minutes. Il débarque alors dans le club des quartiers sud de Buenos Aires au bon moment. Boca est à la lutte pour le titre. De nature plutôt réservée, Hugo va mettre du temps avant de devenir incontournable dans l'équipe puisque le "Divin Chauve" est parti à Valence. Il l'explique lui-même sa situation avec son nouveau coach José Maria Silvero: "J’ai gagné ma place dans les dix dernières journées de 1970 quand on a fini champion. Un jour, j’ai dit à l’entraîneur: "Écoute, maestro, je vais rentrer chez moi. Je marque deux buts à chaque entraînement et je ne joue pas. C’est quoi le problème?" Et lui me répond: "Non, Cordobés, je pensais juste que tu n’avais pas les couilles de me demander ça." Et à partir de là, il m’a mis titulaire le dimanche suivant et je ne suis plus jamais ressorti de l’équipe." À 24 ans, il devient champion d’Argentine. Buteur adulé, il va planter sous le maillot xeneises la bagatelle de 69 buts en trois saisons, avec en point d'orgue un titre de meilleur buteur et un but lors de six "clasicos" consécutifs face à River Plate. Son envie d'ailleurs est alors de plus en plus présente dans son esprit. 
 
Son départ pour l’Europe se fera après une tournée en Espagne. Si il devait signer à Malaga, ce sera finalement à Nantes qu’il va poser ses valises. Les Canaris ont toujours bien aimé la filière argentine et c’est encore Angel Marcos qui parlera de Curioni aux dirigeants. Le problème c’est que lorsqu’Hugo débarque à la Jonelière, chez les champions en titre, des étrangers, il y en a pas mal: Angel Marcos donc, mais aussi Hugo Bargas, Oscar Muller, Erich Maas... Alors ça tourne. La première saison, Nantes termine second du championnat. Hugo dispute 19 matchs et marque 14 buts, dont sa première à Saupin face à Paris. De quoi gagner sa place de titulaire. La saison suivante est quasi identique, avec 10 pions en 23 rencontres. Seulement le taureau à la masse physique impressionnante en a un peu marre de la situation avec seulement trois places pour quatre étrangers. Et comme la nouvelle star annoncée du football nantais, Robert Gadocha, est attendue à Château Bougon, il risque d’y avoir "embouteillage" devant. Il demande alors à partir en pleine saison.
 
Hugo CUrioni.jpg
Photo: ©Pinterest
 
La seule véritable opportunité, c’est le FC Metz, qui se trouve plus en seconde partie de tableau. Mais sa venue le soir du réveillon 1974 va transfigurer l’équipe. Hugo trouve alors un compagnon idéal en la personne du luxembourgeois Nico Braun, l'attaquant vedette de l’équipe. 16ème à la trêve, Metz remonte à la 8ème place. La saison suivante, la formation grenat se mêle pendant un temps à la lutte pour le titre (3ème fin janvier 1976) et disputera une demi-finale de Coupe de France, perdue contre l'Olympique lyonnais. Les "artilleurs de Metz" deviennent l’attaque la plus prolifique du championnat avec 72 buts à eux deux. En quatre saisons, les deux buteurs ont plantés au total 127 pions en D1. À chaque réalisation, Hugo lançait son cri de guerre: "Taffary, Taffary!" En fait, il ne manquait à cette équipe qu’une défense digne de ce nom. Patrick Battiston était trop jeune et le reste pas assez talentueux (Joël Muller, Jacky Pérignon…). Bon second couteaux du championnat, les Lorrains n’arrivent pas à hisser leur niveau de jeu pour jouer vraiment l’Europe.
 
Au printemps 1978, Hugo arrive en fin de contrat. Il a des envies d’ailleurs et son pays commence à lui manquer. Les dirigeants sentent bien qu’ils ne pourront conserver leur buteur, alors ils le vendent à Troyes début avril. Les Aubois luttent pour ne pas descendre et la pige du technicien argentin doit leur permettre de se sauver. Une opération maintien de trois mois qui échouera. Dans une équipe très moyenne, il ne fait pas de miracle et ne marque qu’à une seule reprise en cinq petites apparitions. En fin de saison, Hugo s’apprête à rentrer chez lui lorsque Loulou Nicollin le sollicite. Conquis, la première star étrangère arrive à Montpellier, qui est alors en D2. Sous la houlette de Robert Nouzaret, l'attaque se compose d'un quatuor de feu emmené par Bernard Ducuing, Eric Edwige, Hugo Curioni et Mama Ouattara. Malgré les 17 buts du nouveau chouchou de la Mosson, les héraultais ne parviennent pas à monter et terminent 7ème. Cette parenthèse enchantée dure un an et demi, avec tout de même 23 buts en 56 matchs. Après un crochet de six mois au Mexique, au Deportivo Toluca, il rentre enfin chez lui terminer sa carrière au Gimnasia La Plata à l'âge de 35 ans. Toujours affuté, "El Tula", "le sac" en français, marquera tout de même 10 pions en 26 matchs. Au final, ce qui surprend le plus dans la carrière de Curioni, c’est son absence de sélection avec l'Albiceleste.
 
PALMARÈS
 
Vice-champion de France en 1974 (FC Nantes)
Champion d'Argentine en 1970 (Nac.) (Boca Juniors)
Champion d'Argentine en 1973 (Met.) (Boca Juniors)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
Meilleur buteur du championnat d'Argentine en 1973 (Met.) (17 buts) ( Boca Juniors)

23/05/2022
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