FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Argentine


Alberto Tarantini

Alberto Tarantini.jpg
Alberto Tarantini

 

Alberto César Tarantini

Né le 3 décembre 1955 à Ezeiza (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Défenseur gauche, 1m79

Surnom: "El Conejo"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 61 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 45 sélections)

(Coupe du Monde: 12 sélections, 1 but)

(Coupe de l'Atlantique: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 22 avril 1974 contre la Roumanie (2-1)

Dernière sélection : le 2 juillet 1982 contre le Brésil (1-3)

 

1973/77 Boca Juniors (ARG) 179 matchs
1978/79 Birmingham City (ANG) 24 matchs, 1 but
(Championnat d'Angleterre: 23 matchs, 1 but)
(Coupe d'Angleterre: 1 match)
1979 CA Talleres (ARG) 13 matchs, 1 but
1980/83 River Plate (ARG) 107 matchs, 4 buts
1983/84 SC Bastia (FRA) 32 matchs, 1 but
(Championnat de France: 29 matchs, 1 but)
(Coupe d'Angleterre: 3 matchs)
1984/88 Toulouse (FRA) 157 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 130 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 19 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 8 matchs, 1 but)
1988/89 Urania Genève Sport (SUI) 29 matchs
(Championnat de Suisse de D2: 28 matchs)
(Coupe de Suisse: 1 match)
 
Longue chevelure bouclée, buste droit et panache typique des joueurs sud-américains, Alberto Tarantini est très vite remarqué par son physique et sa manière très virile d'arrêter les attaquants adverses. Le jeune né à Ezeiza est un produit du Centre de Boca Juniors ; Gaucher aux cheveux long il devient rapidement un arrière latéral de son état. Ses montées offensives témoignaient de son tempérament. Dès 1974, il est sélectionné avec les espoirs qui gagne le tournoi de Toulon en 1975. Titulaire sur le côté gauche de la défense, il intègre très jeune la sélection et devient un des piliers de l'Albiceleste. En club, il remporte trophées sur trophées avec Boca : Champion d'Argentine en 1976, Copa Libertadores en 1977, difficile de faire mieux. Alberto Tarantini.jpgIl est donc naturellement titulaire avec l’Argentine qui organise le mondial à domicile en 1978. Au terme d’une victoire pour le moins controversée face au Pérou, l’Argentine se qualifie pour la finale de "sa" Coupe du monde. Le dernier match du tournoi est haletante face aux Pays-Bas (privé de Johan Cruyff). Les Oranjes touchent le montant en fin de match alors qu’il y a 1-1… En prolongation Kempes fait le boulot et l’Argentine triomphe. Une victoire entrée dans la légende, sous les ordres du fameux coach César Luis Menotti. Il choisit par la suite l'exil et rejoint l'Europe. Tout avait mal commencé: il signe au FC Barcelone, y séjourne un mois, mais le club avait interdiction de transférer des étrangers (ils ont attendu vainement que Tarantini obtienne la nationalité espagnole). Au final il est transféré à Birmingham. L’adaptation est difficile d’autant plus qu’Alberto est un sérieux fêtard et passe plus de temps en boîte que sur les terrains. Il jouera 23 matchs, ne laissant comme souvenir que celui d'un joueur souvent en conflit avec ses partenaires et ses supporters. Au bout d'une seule saison, il repart en Argentine et pose ses valises dans le modeste club de Talleres de Cordoba. En 1980, sa carrière se relance et passe chez l'ennemi de River où il se reconvertit en défenseur central. Il gagne 2 titres avec les Millonarios et reste titulaire en sélection pour la Coupe du monde 1982. L’Argentine ne confirme pas et tombe contre l’Italie en demi. Tarantini raccroche la sélection à l’issue du tournoi. En 1983, il tente à nouveau sa chance en Europe et s'installe à Bastia. La saison est mi-figue-mi-raisin pour l'ancien finaliste de la Coupe UEFA. Tarantini qui joue désormais en défense centrale avec Charles Orlanducci fait parler de lui, pour ce qui restera l'affaire Tarantini. Après une large défaite à Toulouse (4 buts à 0 ), Alberto quitte le club estimant que les conditions de son contrat n'étaient pas remplies. En clair, on ne voulait pas le payer. Il rejoint alors Toulouse et sera un des garants de la réussite sous le maillot violet. L’époque Tarantini correspond à l’âge d’or du TFC qui enchaînera les saisons européennes (ne dépassant toutefois jamais le second tour) et les places d’honneur en championnat. La légende raconte que lors de la confrontation face au Napoli de Maradona, c’est Tarantini qui dira à Philippe Bergeroo de ne pas bouger sur sa ligne lors de la course d’élan du Pibe sur le pénalty fatidique. Une chose est certaine : le champion du monde argentin 1978 était le leader défensif de la formation toulousaine pendant quatre longues saisons. Un patron éternel, toujours dans le coeur des supporters, qui compte 157 matchs pour le TFC, et dix buts. Défenseur athlétique et toujours jovial, Alberto n'est pas d'une propreté absolue : En 1986, il refuse un contrôle anti-dopage et sera suspendu un petit mois... La fin de carrière commence à être douteuse... ce n'est qu'un avant goût. En 1988, Tarantini quitte le TFC et part conclure sa carrière à l’Urania Genève Sport, alors dirigé par Alain Morisod. L’Argentin jouera deux saisons dans le club du bout du lac, pensionnaire de Ligue Nationale B à cette époque-là. Après avoir raccroché, son amour du monde de la nuit l'a conduit à quelques problèmes et notamment une détention pour trafic de drogue. Arrêté en 1996 pour possession de cocaïne, il est incarcéré. L'affaire semble impliquer Guillermo Coppola, l'agent de Maradona... Ses trois mois de prison seraient dus au fait qu'il ait porté le chapeau dans une affaire impliquant des flics véreux et des juges corrompus.
 
PALMARÈS
Vainqueur de la Coupe du Monde en 1978 (Argentine)
Vainqueur de la Copa Libertadores en 1977 (Argentine)
Vainqueur du Tournoi de Toulon en 1975 (Argentine)
Champion d’Argentine en 1976 (Nac), 1976 (Met) (Boca Juniors), 1980 (Met) et 1981 (Nac) (River Plate)
Vice-champion d'Argentine en 1973 (Met) (Boca Juniors)

DISTINCTIONS PERSONNELLES
Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde 1978
Nommé dans l'équipe type de l'histoire de l'AFA (Fédération argentine de football) en 2015

06/04/2018
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Javier Zanetti

Javier Zanetti.jpg
Javier Zanetti

 

Javier Adelmar Zanetti

Né le 10 août 1973 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Défenseur droit/Milieu droit, 1m78

Surnoms: Pupi, le tracteur

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 143 sélections, 4 buts

(Matchs amicaux: 54 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 51 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 8 sélections, 1 but)

(Copa America: 22 sélections)

(Coupe des Confédérations: 8 sélections)

 

1ère sélection : le 16 novembre 1994 contre le Chili (3-0)

Dernière sélection : le 16 juillet 2011 contre l'Uruguay (1-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png olympique: 12 sélections

 

1992/93 CA Talleres (ARG) 33 matchs, 1 but

(Championnat d'Argentine de D2: 33 matchs, 1 but)

1993/95 Banfield (ARG) 66 matchs, 4 buts

(Championnat d'Argentine: 66 matchs, 4 buts)

1995/2014 Inter Milan (ITA) 821 matchs, 27 buts

(Championnat d'Italie: 615 matchs, 12 buts)

(Coupe d'Italie: 71 matchs, 3 buts)

(Supercoupe d'Italie: 7 matchs)

(Ligue des Champions: 82 matchs, 1 but)

(Coupe de l'UEFA: 43 matchs, 3 buts)

(Supercoupe d'Europe: 1 match)

(Coupe du Monde des clubs: 2 matchs, 1 but)

 

Le 10 mai 2014 restera dans l'histoire du football comme le dernier match au Giuseppe Meazza de Javier Zanetti. Après 19 saisons à l'Inter dont 15 comme capitaine, ce joueur légendaire faisait ces adieux à son public sous ses couleurs de toujours. Première recrue du président Massimo Moratti, il prend sa retraite six mois après ce dernier, symbole d'une ère et d'une page qui se tourne. Un moteur à la place du corps, infatigable travailleur, Zanetti demeure à ce jour avec 858 rencontres disputées, le joueur ayant disputé le plus grand nombre de rencontres sous la tunique de l’Inter. Capable de jouer arrière latéral sur les deux flancs, il peut aussi occuper les postes de milieu défensif, central, relayeur, mais aussi latéral ou ailier, balle au pied il ne perd quasiment jamais le ballon. Toujours collectif, la plus grande qualité de Zanetti est qu’il ne se prend que très peu de cartons, ce qui assure toujours à son entraîneur sa disponibilité, cette capacité à jouer tous les matchs à fond est une autre grande qualité. Né le 10 août 1973 à Buenos Aires dans le quartier d’Avellaneda, il est approché par son club de cœur, l'Independiente, et intègre le centre de formation à l'âge de 9 ans. Mais en 1989, le club décide de ne pas miser sur lui, le jugeant trop frêle. Javier Zanetti.jpgAprès un an à étudier et à aider son père maçon, il revient dans le football en 1991, dans l'équipe réserve du club de Talleres, où évolue son frère Sergio. C'est une pleine réussite et la saison suivante, il évolue en équipe première, en seconde division. Il marque son premier but le 20 mars 1993 contre l'Arsenal de Sarandì. Son année est impressionnante et il est une grande promesse. En fin de saison, il est recruté par Banfield, alors en première division. Il devient tout de suite un titulaire indiscutable et ses performances lui valent même le privilège d’être appelé en sélection argentine. Il honore le 16 novembre 1994, à 21 ans seulement, sa première sélection face au Chili. Fin de saison 1995, il dispute la Copa America et la Coupe des Confédérations avec l'Albiceleste. Très courtisé en Europe, il débarque à l'Inter Milan le 5 juin 1995 en tant que première recrue du président Moratti, en compagnie de Sébastien Rambert. Le 27 août 1995, il est tout de suite titulaire face à Vicenza, pour la première journée de Serie A et ne manquera que deux matchs lors de sa première saison. Dès les premiers instants, il démontre toute l’étendue de son talent grâce à un jeu solide au milieu de terrain, Javier alterne les côtés sans broncher; tantôt à droite, tantôt à gauche, sa présence est nécessaire pour le groupe. En fin de saison il échouera en finale avec sa sélection en finale des Jeux Olympiques d’Atlanta. Au fil des années, Zanetti s’installe de plus en plus comme un pilier de l’Inter et s’adapte de mieux en mieux à la Serie A. Ainsi en 1998, quelques semaines après la terrible désillusion de la perte du scudetto, il permet à l’Inter avec Ronaldo (le Brésilien) et Youri Djorkaeff au Parc des Princes de remporter la Coupe UEFA sur un 3-0 bien tassé face à la Lazio de Roberto Mancini et Matias Almeyda grâce notamment à une grande prestation et un but splendide. Un mois après la finale de la C3, il va avoir l’honneur de disputer sa 1ère Coupe du Monde avec l’Argentine qui atteindra les quarts de finale. En huitièmes, l’Argentine avait battu l’Angleterre grâce notamment à un but splendide de Zanetti. Devenu indispensable au sein d’un effectif où s’empilent les stars de tout horizon, il héritera du brassard de capitaine à la retraite de Bergomi en 1999. Malheureusement pour lui, les années suivantes sont loin d’être positives pour l’Inter; les entraîneurs et les joueurs défilent sans amélioration des résultats, à l'aube d'une période de vaches maigres qui durera six ans. L'Inter doit attendre 2005 et une Coupe d'Italie pour soulever un trophée. C'est le début des années folles. Sous la houlette de Mancini, Zanetti se muscle les biceps à force de soulever des trophées: championnat, coupe, supercoupe. Mais l'Europe se refuse aux Nerazzurri jusqu'à 2010. L’apogée interviendra cette année-là avec ce triplé historique et surtout la première ligue des champions remportée par l’Inter depuis 1965. Javier Zanetti a dû attendre sa 15ème saison à l’Inter et sa 36ème année sur terre pour accrocher une C1 à sa ceinture. En soulevant la Coupe aux Grandes Oreilles le 22 mai 2010 à Madrid, Zanetti vit le plus grand moment de sa carrière, au terme d'une saison qu'il a passée entre le côté gauche de la défense et un poste de médian défensif, Maicon étant devenu indiscutable sur le côté droit. L’apothéose d’un Inter façonné pour la gagne par José Mourinho. Malgré deux dernières saisons un peu plus délicates marquées par une grave blessure mais aussi une rechute du club intériste, le soldat Javier a quoiqu’il arrive gagné son combat. Mais surtout le respect éternel de ses pairs. Presque 18 ans plus tard, Javier est devenu l’emblème de l’Inter, le symbole ultime, la référence absolue. Ce sont les records qui s’empilent. En janvier 2011, c’est contre Bologne qu’il égale le grand Giuseppe Bergomi : 519 rencontres de Série A sous le maillot nerazzurro. Le secret d’une telle longévité ? Un état d’esprit qui déteint sur le corps. Une hygiène de vie irréprochable. Comme d’autres, il aura eu une relation quelque peu malheureuse avec la sélection. Bien que recordman des sélections (145 capes), il rate les coupes du monde de 2006 et 2010. Surtout, il est de ces nombreuses finales malheureuses, lors des Copa América de 2004 et 2007 perdues face au rival brésilien, encore bourreau en 2005 en Coupe des Confédérations. Mais il en reste une icône, un soldat exemplaire. Même si Zanetti n’est pas forcément un joueur très médiatisé, il n’en demeure pas moins un exemple de fidélité et d’acharnement. Il fait partie de ces derniers dinosaures capables de passer l’essentiel de leur carrière dans un seul et unique club. Il est devenu une icône unanimement reconnue dans le monde du football, une des légendes de ce sport. Il fait également partie des plus grands joueurs de l'histoire au poste d'arrière droit. Plus qu’un champion pour l'Inter, il restera un modèle pour le monde du football.
 
PALMARÈS
Finaliste de la Copa America en 2004 et 2007 (Argentine)
Finaliste de la Coupe des Confédérations en 1995 et 2005 (Argentine)
Médaille d'argent aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996 (Argentine)
Médaille d'or aux Jeux Panaméricains de Mar del Plata en 1995 (Argentine)
Vainqueur de la Ligue des champions en 2010 (Inter Milan)
Vainqueur de la Coupe UEFA en 1998 (Inter Milan)
Finaliste de la Coupe UEFA en 1997 (Inter Milan)
Vainqueur de la Coupe du Monde des clubs en 2010 (Inter Milan)
Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 2010 (Inter Milan)
Champion d’Italie en 2006, 2007, 2008, 2009 et 2010 (Inter Milan)
Vice-champion d’Italie en 1998, 2003 et 2011 (Inter Milan)
Vainqueur de la Coupe d'Italie en 2005, 2006, 2010 et 2011 (Inter Milan)
Finaliste de la Coupe d'Italie en 2000, 2007 et 2008 (Inter Milan)
Vainqueur de la Supercoupe d'Italie en 2005, 2006, 2008 et 2010 (Inter Milan)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Pallone d'Argento (Ballon d'argent italien) en 2002
À reçu le Prix Gaetano Scirea en 2010
Àreçu le "Prix de la loyauté" par le Gran Galà del Calcio AIC en 2012
À reçu le "Prix d'honneur" pour sa carrière sportive par Globe Soccer en 2016
À reçu le "Prix Gentleman" du championnat italien en 2002, 2003, 2007, 2009, 2010, 2012 et 2013
Élu joueur de l'année de l'Inter Milan en 1996
Élu parmi les "légendes" du foot par Golden Foot en 2011
Nommé au Fifa 100
Nommé dans l'équipe type de tous les temps de l'Argentine par l'association du football argentin en 2015
 
DIVERS
- Javier Zanetti a fondé en 2001 sa fondation, PUPI (son premier surnom), qui vient en aide aux enfants défavorisés d’Argentine. PUPI (Por Une Pibero Integrado) aide les enfants comme leurs familles. Le Chilien Ivan Zamorano a contribué. Javier, très impliqué, organise des matches de bienfaisance.
 
VIDÉO

13/03/2018
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Amadeo Carizzo

Amedeo Carizzo.jpg
Amadeo Carizzo

 

Amadeo Raúl Carrizo Larretape

Né le 12 juin 1926 à Rufino (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Gardien de but, 1m88

Surnom: Tarzan

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 20 sélections

(Matchs amicaux: 8 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 4 sélections)

(Coupe du Monde: 3 sélections)

(Copa Roca: 2 sélections)

(Taça das Nações:  3 sélections)

 

1ère sélection : le 28 novembre 1954 contre le Portugal (3-1)

Dernière sélection : le 6 juin 1964 contre l'Angleterre (1-0)

 

1945/68 River Plate (ARG) 513 matchs

1969 Alianza Lima (PER) 1 match

1970/71 Millonarios (COL) 53 matchs

 

Amedeo Carrizo fut l’un des plus grands, son agilité était telle qu’on le surnommait "Tarzan". Il peut être considéré comme le premier à développer son poste. Gardien de River Plate au milieu du 20ème siècle, l’Argentin a été un modèle pour ses contemporains comme pour les générations suivantes. Carrizo est en effet le premier gardien à porter des gants. Mais il est surtout le premier à apporter de la mobilité dans le jeu du gardien. C’est le tout premier gardien à quitter sa surface de réparation pour aller à la rencontre des attaquants adverses, le plus souvent avec réussite. Les gardiens n’avaient à l’époque pas cette habitude et restaient près de leur ligne. Mais Carrizo a également apporté une évolution avec le ballon: le dégagement au pied. Jusque là, les gardiens relançaient en passe courte vers un coéquipier proche de leur surface. Carrizo a révolutionné le jeu du gardien en introduisant les grands coups de pied de dégagement directement dans la moitié de terrain adverse. Durant sa carrière, il garde la cage du grand River Plate avec qui il remporte six championnats entre 1947 et 1957. C'est l'époque de "La Maquina". Sous la houlette de Renato Cesarini, l’entraîneur italo-argentin bénéficie d’un quintette d’attaquants mythique: Adolfo Pedernera, Juan Carlos Muñoz, Angel Amadeo Labruna, Felix Loustau et José Manuel Moreno. Cette équipe pratique un football total avant l'heure. Si les attaquants pouvaient se permettre toutes sorte de fantaisies, Amedeo Carizzo était intransigeant et inflexible sur sa ligne. Avec 768 minutes sans prendre de buts, il détient le record d’invincibilité du club (c'est Carlos Bianchi, encore jeune attaquant de Velez, qui mit fin à la série). Il connaîtra malheureusement l’infortune d’encaisser six buts contre la Tchécoslovaquie (1 à 6) avec la sélection albiceleste lors du Mondial 1958. Sa carrière fut cependant riche de performances autrement plus mémorables. Au final, Amadeo Carrizo est le premier gardien moderne. Il inspira notamment René Higuita et José Luis Chilavert.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Taça das Nações en 1964 (Argentine)

Vainqueur de la Copa Aldao en 1945 et 1947 (River Plate)

Finaliste du championnat sud-américain des clubs champions en 1948 (River Plate)

Champion d’Argentine en 1947, 1952, 1953, 1955, 1956 et 1957 (River Plate)

Vice-champion d’Argentine en 1948, 1949, 1960, 1962, 1963, 1965 et 1966 (River Plate)

Vainqueur de la Copa Ibarguren en 1952 (River Plate)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur gardien Sud-américain du 20ème siècle


27/01/2018
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Ubaldo Fillol

Ubaldo Fillol.jpg
Ubaldo Fillol

 

Ubaldo Matildo Fillol

Né le 21 juillet 1950 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentine, Gardien de but, 1m81

Surnom: "El Pato"

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 58 sélections

 

1969/71 Quilmes (ARG) 57 matchs

1972/73 Racing Club (ARG) 59 matchs

1973/83 River Plate (ARG) 360 matchs

1983 Argentinos Juniors (ARG) 17 matchs

1984/85 Flamengo (BRE) 34 matchs

1985/86 Atletico Madrid (ESP) 17 matchs

1986/89 Racing Club (ARG) 71 matchs

1989/91 Vélez Sarsfield (ARG) 42 matchs

 

"El Pato", dit "le Canard", est l’un des gardiens de but les plus respectés et performants d’Amérique du Sud au cours d’une carrière qui s’étira sur plus de vingt ans, de 1969 à 1991. Pourtant ses débuts le 1er mai 1969 ne sont pas de bon augure, il encaisse six buts lors de son premier match dans les cages de Quilmes en première division face à Huracán. Difficile à vivre, à tout juste dix-neuf ans. Mais Ubaldo Fillol s'en relève et devient un des meilleurs gardiens de l'histoire du championnat argentin. Pas très grand (1,77 m) mais très vif sur sa ligne et autoritaire dans ses sorties, Fillol est le premier gardien à être élu footballeur de l’année en Argentine, en 1977. Très identifié à River Plate où il y passe dix ans (1973-1983) avant des passages au Brésil à Flamengo ou en Espagne à l’Atlético Madrid moins réussis, il a arrêté pas moins de quarante-deux penaltys, dont six consécutivement lors de son passage au Racing d'Avellaneda. "El Pato" restera surtout comme le gardien de l’Albiceleste sacrée championne du monde en 1978.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1978 (Argentine)

Vainqueur de la Supercopa Sudamericana en 1988 (Racing Club)

Vainqueur de la Supercopa Interamericana en 1988 (Racing Club)

Champion d’Argentine en 1975 (Met), 1975 (Nac), 1977 (Met), 1979 (Met), 1979 (Nac), 1980 (Met), et 1981 (Nac) (River Plate)

Vice-champion d’Argentine en 1972 (Met) (Racing Club), 1976 (Nac) et 1978 (Nac) (River Plate) 

Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en 1985 (Atletico Madrid)

Finaliste du Championnat de Rio en 1984 (Flamengo)

Vainqueur de la Coupe Guanabara en 1984 (Flamengo)

Vainqueur de la Coupe de Rio en 1985 (Flamengo)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


2ème Meilleur joueur Sud-Américain de l’année en 1978, 1983 et 1984

Élu Footballeur de l'année d'Argentine en 1977

Nommé dans l'équipe type de la Coupe du Monde 1978


11/12/2017
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Hector Scotta

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Hector Scotta

 

Héctor Horacio Leonel Scotta Guigo

Né le 27 septembre 1950 à San Justo (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 7 sélections, 5 buts

 

1970 Union Santa Fe (ARG) 23 matchs, 9 buts

1971/75 San Lorenzo (ARG)

1976 Grêmio (BRE) 

1976/80 Séville FC (ESP) 101 matchs, 53 buts

1980 Ferro Carril Oeste (ARG) 10 matchs, 1 but

1981 San Lorenzo (ARG)

1982 Boca Juniors (ARG) 12 matchs, 2 buts

1983/84 Deportivo Armenio (ARG)

1985 All Boys (ARG)

1985/86 Nueva Chicago (ARG)

 

PALMARÈS


Médaille d'or aux Jeux Panaméricains de Cali en 1971 (Argentine)

Champion d’Argentine en 1972 (Nac.), 1972 (Met.) et 1974 (Nac.) (San Lorenzo)

Vice-champion d’Argentine en 1971 (Nacional) (San Lorenzo)

Vainqueur du Championnat du Rio Grande do Sul en 1977 (Grêmio)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Footballeur de l'année d'Argentine en 1975

Meilleur buteur du championnat d’Argentine en 1975 (Nac.) (28 buts) et 1975 (Met.) (32 buts) (San Lorenzo)


26/11/2017
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Carlos Bianchi

Carlos Bianchi.jpg
Carlos Bianchi

 

Carlos Arcecio Bianchi

Né le 26 avril 1949 à Buenos Aires (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin, Attaquant, 1m78

Surnoms: le Goleador, El Bozo, Virrey, El Científico del Fútbol

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 14 sélections, 7 buts

 

1967/73 Vélez Sarsfield (ARG) 165 matchs, 121 buts

1973/77 Stade de Reims (FRA) 124 matchs, 107 buts

1977/79 Paris SG (FRA) 74 matchs, 64 buts

1979/80 RC Strasbourg (FRA) 22 matchs, 8 buts

1980/84 Vélez Sarsfield (ARG) 159 buts, 85 buts

1984/85 Stade de Reims (FRA) 18 matchs, 8 buts

 

ll reste encore de nos jours l’archétype du buteur en série. Sous les couleurs du Stade de Reims ou du PSG, il est toujours dans les mémoires des supporters comme le goleador des années 70. Carlos Bianchi n'est pas devenu buteur, il est né buteur. Ce qu'il aime par-dessus tout, ce sont les balles qui traînent dans la surface de réparation, à proximité des filets relancées par la défense. Il est formé au sein du club de Velez Sarsfield, le club du quartier de Liniers, dans la périphérie ouest de Buenos Aires. Talent précoce, Bianchi effectue ses débuts en pro dès l'âge de 18 ans. Entre 1967 et 1973, il y marquera considérablement les esprits en enfilant comme à son habitude les buts comme des perles quitte à en devenir le meilleur buteur de l’histoire du club (avec 206 buts en 324 matchs quand même). Bianchi débarque en Europe et choisit Reims en 1973. Carlos Bianchi.jpgIl devient rapidement la coqueluche du stade Delaune. Relégué en deuxième division dans les années 1960, le Stade de Reims n'est que l'ombre de lui-même depuis la grande époque des Raymond Kopa, Just Fontaine et autres Roger Piantoni. L’équipe déçoit et ne parvient pas à retrouver son lustre d'antan. Après une huitième place en 1973, la saison 1973/1974 est sensiblement identique puisque les rémois finissent sixième notamment grâce aux 30 buts de leur goleador argentin Carlos Bianchi sacré meilleur buteur du championnat. La seconde saison fut bien moins prolifique, et pour cause ! Le 9 octobre 1974, Carlos Bianchi a failli voir sa carrière brutalement interrompue par le tacle un peu trop appuyé d'un défenseur du FC Barcelone, lors d'une rencontre amicale entre le club de Cruyff et Reims au Parc des Princes. Le tibia et le péroné cèdent, brisés sous la violence du choc. Mais son retour fut triomphal. Onzième en 1975 sans son buteur, les Rouge et Blanc réalisent une bonne saison 1975/1976 qui voit Bianchi ravir une seconde fois le titre de meilleur buteur, cette fois avec 34 réalisations. Reims se classe finalement cinquième, sa meilleure position depuis treize ans. Le championnat 1976/1977 est plus compliqué et n'occasionne que des sueurs froides. Longtemps à une portée de fusil des équipes reléguables, le Stade redresse la barre en fin de parcours pour échouer à une flatteuse onzième place. Si Bianchi en profite pour empocher un troisième titre de meilleur buteur, c'est la coupe de France qui vient éclaircir ce sombre tableau. Après avoir dominé Nice en demi finale, le Stade de Reims rejoint les Verts de Saint-Etienne au Parc des Princes pour une finale épique. Les rémois s'inclinent finalement 2 buts à 1 avec le désagréable sentiment d'avoir été floué par l'arbitrage. Financièrement le club n’est pas au mieux et Carlos s’exile dans la capitale. Il débarque sur le bord de la Seine à l’été 1977. Carlos Bianchi reste pour les Français le prototype même du "goleador" argentin. Des sa première saison 1977/78, Carlos marque exactement 37 buts en 38 matchs de championnat soit presque un but par match ce qui est vraiment extraordinaire. À la fin de cette saison époustouflante, il sera couronné meilleur joueur et buteur du championnat de France. Hélas, pour lui, il est arrivé dans un club en construction, qui n'arrivait pas à gagner de trophées. Ce sont des trophées qui manquent au palmarès de Carlos Bianchi. En sélection aussi il peut nourrir un regret. Celui de n'avoir pas participé à la Coupe du Monde victorieuse à domicile en 1978. Et pour cause, à l'époque, les joueurs évoluant hors des frontières nationales n'étaient pas retenus. La seule exception concernait Mario Kempes. Bianchi a marqué sept buts en seulement 14 sélections pour son pays. L'ensemble de ses capes a été honoré alors qu'il évoluait encore en Argentine. Lors de cette saison 1978/79, il inscrit encore 34 buts sur 38 matchs et transperce les filets de toutes les équipes. Il est de nouveau désigné meilleur buteur et meilleur joueur du Championnat de France. Après son passage au Paris SG, Carlos part pour un autre club français, le Racing Club de Strasbourg. En Alsace, Carlos ne se retrouvera jamais, il ne plantera que 8 buts et pour tout dire ne s’entendra jamais avec Gilbert Gress, l’entraineur de l’époque qui a du mal à supporter l’aura du goleador Argentin. À l’époque, le Racing est champion de France en titre et doit jouer la coupe des clubs champions (où il tombera en quarts de finale), il ne conservera pas son titre et ne finira que cinquième, la chance ne frappera plus en Alsace. Dépité, Carlos rentre chez lui dans son club formateur le Velez. Il y fait encore quelques belles saisons puisqu’il finit meilleur buteur en 1981. Cinq années après son départ du Paris SG, Bianchi repart dans le club français qui l’a vu éclore, le Stade de Reims pour le début de la saison 1984/85. Le président Bazelaire veut sortir le Stade de Reims de la D2 et ce retour renforce l'optimisme ambiant. Mais malgré une impressionnante entame de championnat, le Stade et son buteur vedette montrent leurs limites. Bianchi n'est plus aussi efficace et malgré sa solidité défensive l'équipe reste moyenne. Plus que moyenne même puisque peu à peu elle glisse dans la deuxième partie de tableau. La saison suivante, Bianchi raccroche les crampons devenant entraîneur-joueur les quatre derniers mois. 565 matches, 397 buts, un seul titre de Champion. Malheureusement, son palmarès en club est bien moins étoffé que ses trophées individuels (huit fois meilleur buteur, entre autres). Il va changer la donne en devenant entraîneur. Si ses premières aventures sur le banc sont décevantes (à Reims et à Nice), il connaît la consécration à Velez Sarsfield, puis à Boca Juniors, remportant quatre Copa Libertadores et trois Coupes Intercontinentales. Un palmarès inégalé malgré deux échecs en Europe avec l’AS Roma, puis à l’Atletico Madrid. Même s’il possède une maison dans les Yvelines, Carlos Bianchi n’a jamais entraîné le PSG. Il est nommé directeur sportif à Boca Juniors en 2009, un poste qu’il abandonne un an plus tard avant de revenir à la tête des “Xeneizes” entre 2013 et 2014. Désormais retraité, "El Goleador" est devenu consultant spécialisé dans le football sud-américain.

 

PALMARÈS


Champion d’Argentine Nacional en 1968 (Velez Sarsfield)

Vice-champion d’Argentine Métropolitano en 1971 (Velez Sarsfield)

Finaliste de la Coupe de France en 1977 (Stade de Reims)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu Joueur étranger de l'année du championnat de France en 1974

Meilleur buteur du championnat de France en 1974 (30 buts), 1976 (34 buts), 1977 (28 buts) (Stade de Reims), 1978 (37 buts) et 1979 (27 buts) (Paris SG)

Meilleur buteur du championnat d’Argentine Nacional en 1970 (18 buts), Métropolitano 1971 (36 buts) et Nacional 1981 (15 buts) (Velez Sarsfield)

Meilleur buteur de l'histoire du Velez Sarsfield (206 buts)

 

DIVERS


- Carlos Bianchi détient, avec Delio Onnis et Jean-Pierre Papin, le record de titres de Meilleur buteur de Ligue 1.

 

VIDÉO



03/09/2017
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