Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Italie


Luigi Martini

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Photo: ©DR

 

Luigi Martini

 

Né le 15 juin 1949 à Capannori (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, défenseur droit, 1m78

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 1 sélection

(Match amical: 1 sélection)

 

1ère et dernière sélection : le 29 décembre 1974 contre la Bulgarie (0-0)

 

1966/68 Lucchese (ITA) 33 matchs
1968/69 Sienne (ITA) 34 matchs, 2 buts
1969/71 Livourne (ITA) 63 matchs, 2 buts
(Championnat d'Italie de D2: 55 matchs, 1 but)
(Coupe d'Italie: 8 matchs, 1 but)
1971/79 Lazio Rome (ITA) 249 matchs, 10 buts
(Championnat d'Italie: 199 matchs, 7 buts)
(Championnat d'Italie de D2: 34 matchs, 1 but)
(Coupe d'Italie: 39 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 7 matchs)
1979 Chicago Sting (USA) 7 matchs
1981 Toronto Blizzard (CAN) 14 matchs
 
Membre éminent de la Lazio championne d'Italie en 1974, Luigi Martini était un véritable guerrier dans son couloir comme dans le vestiaire.
 
Originaire de Toscane, il effectue ses débuts dans le monde du foot dans sa région, à Lucchese puis à Sienne. En 1971, il rejoint la Lazio qui évolue alors en Série B. À 22 ans, il contribue grandement à la montée du club romain en première division. Repositionné en arrière latéral par son coach Tommaso Maestrelli, il devient un des patrons de vestiaire. Ouvertement partisan du MSI (le parti post-fasciste), il participe amplement au mythe de la Lazio politisée (alors que la plupart des autres joueurs jouaient la provoc mais ne l'étaient pas en réalité). Vainqueur de la Série A en 1974, il se casse la clavicule le jour du titre et agonise seul dans le vestiaire avant d'être transférer à l'hôpital pendant que les autres fête la victoire. Toujours habillé avec la tenue biancoceleste, il demande à un membre du staff de récupérer ses vêtements. Seul joueur à débarquer dans sa chambre, le portier Felice Pulici. Heureux de le voir, il lui annonce qu'il est seulement venu pour récupérer ... ses chaussures, qui ont été échangés par confusion. Incroyable. Voilà l'histoire d'une équipe qui se détestait entre eux. Luigi Martini, Luciano Re Cecconi d’un côté, Pino Wilson et bien sûr la vedette Giorgio Chinaglia de l’autre, des têtes brulés se méfiant les uns des autres. Il était strictement interdit de laisser ses affaires dans la moitié du clan rival, ni même de mettre un pied du mauvais côté du vestiaire sous peine de bagarre générale. Pour éviter ce genre de désagrément en Nazionale, il n'est pas sélectionné pour la Coupe du Monde en 1974 alors que la Squadra Azzurra lui tendait les bras. Après la disparition de son meilleur ami Re Cecconi en 1977, il décide carrément d'abandonner le foot à seulement 29 ans. Si il joue pour le plaisir en NASL, il passe entre-temps son brevet de pilote et intègre la compagnie aérienne d'Alitalia. Par la suite, il deviendra député durant deux mandants de parlementaire sous l'étiquette Alleanza Nazionale (le parti né de la scission avec le MSI).
 
PALMARÈS
 

Champion d'Italie en 1974 (Lazio Rome)

Vice-champion d'Italie de D2 en 1972 (Lazio Rome)


02/12/2022
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Luciano Re Cecconi, braquage à l'italienne

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Photo: ©Press Association Images

 

Luciano Re Cecconi

 

Né le 1er décembre 1948 à à Nerviano (ITA)

Décédé le 18 janvier 1977 à Rome (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Milieu offensif, 1m76

Surnoms: L'Angelo Biondo (L'Ange Blond), CeccoNetzer

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 2 sélections

(Matchs amicaux: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 28 septembre 1974 contre la Yougoslavie (0-1)

Dernière sélection : le 29 décembre 1974 contre la Bulgarie (0-0)

 

1967/69 Pro Patria (ITA) 36 matchs
1969/72 Foggia (ITA) 81 matchs, 2 buts
(Championnat d'Italie: 74 matchs, 2 buts)
(Coupe d'Italie: 7 matchs)
1972/77 Lazio Rome (ITA) 139 matchs, 9 buts
(Championnat d'Italie: 109 matchs, 6 buts)
(Coupe d'Italie: 24 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs)

 

Brillant milieu de la Lazio championne d’Italie en 1974, Luciano Re Cecconi est bêtement parti trop tôt. À tout juste 28 ans, pour une blague de mauvais goût, alors qu'il était au sommet de son art avec les Biancocelesti.

 

Originaire de Lombardie, près de Milan, ce fils de maçon débute sa carrière dans un petit club de Série C, le Pro Patria. Deux belles saisons pour commencer, avant de rejoindre Foggia, où il découvre un entraîneur, Tommaso Maestrelli, qui l'avait repéré et fait venir chez les Satanelli. Parti à la Lazio en 1972, le coach récupère dans la capitale italienne son diamant surnommé dans les Pouilles le "CeccoNetzer", en référence à sa large ressemblance au meneur de jeu allemand Gunter Netzer, qui a fait le bonheur du Borussia Mönchengladbach et du Real Madrid. Le début d'une belle histoire.

 

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Photo: ©DR

 

Positionné dans un véritable rôle de numéro de 10, il devient alors le maître à jouer de cette formation laziale. Une folle équipe constituée de Giorgio Chinaglia, Mario Frustalupi et Pino Wilson qui passe tout près du Scudetto en 1973, avant de remporter le titre dans la foulée, en 1974. Pourtant, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. L'ambiance est très particulière avec des joueurs qui clairement se détestaient, portaient des flingues et avaient tendance aussi à pas mal martyriser les équipes adverses sur le terrain comme dans les couloirs. Première grosse perte: la star Giorgio Chinaglia qui s'envole pour les Etats-Unis et signe aux New York Cosmos avec Pelé. Entre-temps, le coach Maestrelli tombe malade. Il se soigne, réapparait, mais le mal ressurgit. Le 2 décembre 1976, il s'éteint, rongé par une tumeur. Mais le pire arrive pour le meneur de jeu international italien qui aura passé le Mondial 74 sur le banc. Le 3 octobre 1976, il brille face à la Juventus et inscrit un but magnifique, le tout dernier de sa carrière. Quelques semaines après, il se fait les ligaments croisés à Bologne. Mais le 18 janvier 1977, c'est le drame.

 

Avec son ami et coéquipier Pietro Ghedin, ils vont dîner en ville puis s'arrête en cours de chemin pour rendre visite à un ami en commun, George Fraticcioli, qui tient une parfumerie. Après les retrouvailles, ce dernier invite les deux compères à l'accompagner chez un client bijoutier à qui il doit livrer quelques échantillons de flacons dans le quartier calme de Flaminio. Le calme avant la tempête. L'Ange Blond entre et fait une blague au vendeur. Avec la main dans son imperméable simulant un pistolet, il s'écrit "Haut les mains, ceci est un braquage." Paniqué, le patron, un dénommé Bruno Tabochini, vigilant depuis qu'il a été victime de plusieurs tentatives de vol, dégaine son arme et tire sur Re Cecconi en pleine poitrine. Le joueur qui venait de fêter ses 28 ans un mois plus tôt aurait prononcé selon les trois autres témoins de la scène "c’est une blague, ce n’est qu’une blague." Trop tard, le faux hold-up tourne mal. Il décède à l'hôpital trente minutes après avoir reçu le coup. Le peuple laziale et tout le foot italien sont profondément heurtés par ce drame. Le bijoutier est arrêté puis inculpé avant d'être acquitté au titre de la légitime défense. Un épisode souvent mis à mal par de nouveaux récits ou des contre-enquêtes de journalistes. Le mystère demeure toujours. Mais rien ne changera. Le Roi Cecconi aura joué jusqu'à sa mort.

 

PALMARÈS

 

Champion d'Italie en 1974 (Lazio Rome)

Vice-champion d'Italie de D2 en 1970 (Foggia)


01/12/2022
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Vincenzo Iaquinta

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Photo: ©Pierre-Philippe Marcou/AFP

 

Vincenzo Iaquinta

 

Né le 21 novembre 1979 à Crotone (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Attaquant, 1m91

Surnom: "Vincenzone"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 40 sélections, 6 buts

(Matchs amicaux: 14 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 10 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 8 sélections, 2 buts)

(Qualif Euro: 5 sélections)

(Coupe des Confédérations: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 30 mars 2005 contre l'Islande (0-0)

Dernière sélection : le 24 juin 2010 contre la Slovaquie (1-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png espoirs: 10 sélections, 1 but

 

1996/97 US Reggiolo (ITA) 33 matchs, 6 buts
1998 Padoue (ITA) 13 matchs, 3 buts
1998/2000 Castel di Sangro (ITA) 52 matchs, 8 buts
2000/07 Udinese (ITA) 205 matchs, 70 buts
(Championnat d'Italie: 176 matchs, 58 buts)
(Coupe d'Italie: 17 matchs, 5 buts)
(Ligue des Champions: 7 matchs, 6 buts)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs)
2007/13 Juventus Turin (ITA) 108 matchs, 40 buts
(Championnat d'Italie: 86 matchs, 30 buts)
(Coupe d'Italie: 9 matchs, 4 buts)
(Ligue des Champions: 9 matchs, 4 buts)
(Ligue Europa: 4 matchs, 2 buts)
2012 Cesena (ITA) (Prêt) 7 matchs, 1 but
 
Vainqueur de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne avec la Squadra Azzurra, Vincenzo Iaquinta a fait le bonheur de l'Udinese et de la Juventus Turin dans les années 2000.
 
Attaquant au physique impressionnant et à la mentalité de guerrier, l'international italien a planté 89 buts en Série A. Pourtant le grand Vincenzo part de loin. Le natif de Crotone débute à l'âge de 17 ans en cinquième division italienne. Passé par Padoue et Castel di Sangro, il prend son envol au début du 21ème siècle, lorsqu'il signe à l'Udinese. Dans le Frioul, il inscrit 58 ans en sept saisons qui lui permet de se faire un nom. Devenu international italien, il est dans le groupe de la Nazionale qui devient champion du Monde en 2006 devant la sélection Tricolore. Ses belles performances l'envoient directement chez la Vieille Dame, moyennant la coquette somme de 11,3 millions d'euros. Il s’affirme dès son arrivée, avant de jouer de malchance et d'accumuler les blessures à répétition. Souvent barré ensuite par le duo offensif Del Piero-Trezeguet, l’attaquant polyvalent aux 40 sélections part en prêt à Cesena, sans plus de succès. Il raccroche les crampons à l'âge de 33 ans. En 2018, il avait été condamné à deux ans de prison ferme pour des crimes liés à la possession d'arme avec des circonstances aggravantes mafieuses.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Coupe du Monde en 2006 (Italie)
Champion d’Italie en 2013 (non-joué) (Juventus Turin)
Vice-champion d’Italie en 2009 (Juventus Turin)

DISTINCTIONS PERSONNELLES
 

Nommé Officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne en 2006

Médaille d'or du mérite sportif par le comité olympique national italien (CONI) en 2006


18/11/2022
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Umberto Caligaris

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Photo: ©LaPresse

 

Umberto Caligaris

 

Umberto Francesco Luigi Caligaris

Né le 26 juin 1901 à Casale Monferrato (ITA)

Décédé le 19 octobre 1940 à Turin (ITA)
https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, arrière gauche, 1m75

Surnoms: Berto, Caliga

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 59 sélections

(Matchs amicaux: 38 sélections)

(Coupe Internationale: 14 sélections)

(Jeux Olympiques: 7 sélections)

 

1ère sélection : le 15 janvier 1922 contre l'Autriche (3-3)

Dernière sélection : le 11 février 1934 contre l'Autriche (2-4)

 

1919/28 Casale FCB (ITA) 182 matchs, 18 buts
1928/35 Juventus Turin (ITA) 178 matchs
1935/37 Brescia (ITA) 40 matchs

 

Champion du Monde en 1934, Umberto Caligaris participe à ce Quinquennio d'oro de la Juventus Turin dans les années 30, premier grande période de victoires d'un club italien depuis l'institution de la Série A.

 

Originaire d'une bourgade situé dans une plaine au pied des collines du Montferrat, le gamin touche ses premiers ballons dans le club local du Casale FBC, une équipe qui peut se targuer d'avoir un championnat dans son armoire à trophée. Au bout de neuf saisons sans grand succès sous le maillot Nerostellati, il décide de rejoindre la Vieille Dame en 1928. Dans un schéma tactique hyper novateur (dont profitera d'ailleurs la Squadra) et des joueurs exceptionnels (Borel II, Monti, Bertoloni, Cesarini...), il formera avec Virginio Rosetta la plus belle défense de l'époque, un triangle d'or si on ajoute le portier Gianpiero Combi. Le rugueux défenseur très technique remporte cinq titres consécutifs de champion d’Italie et fait partie de l'équipe vainqueur du Mondial italien en 1934, même si le successeur sur le flan gauche du "fils de Dieu" Renzo De Vecchi ne dispute pas la moindre rencontre. Étonnant pour un joueur qui a honoré 59 sélections avec la Nazionale, ce qui à l’époque était un chiffre remarquable puisque ça sera tout simplement un record qui tiendra trente-sept années, avant que l'élégant Giacinto Facchetti ne passe devant en 1971. Devenu entraîneur après la fin de sa carrière de joueur à Brescia, il prend en main Lucchese, Modène puis se lance avec la Juventus Turin pour une grande aventure. Malheureusement, le 19 octobre 1940, il décède à l'âge de 39 ans foudroyé par une rupture d’anévrisme durant un match avec les vieilles gloires de cette équipe bianconera, où sont présent Gianpiero Combi et Virginio Rosetta. Un choc pour tout le peuple piémontais. Pour rappel, lorsque les espagnols de Valence ont voulu le recruter, "Caliga" avait déclaré: "L’argent ne vaut pas l’amour du maillot, et j’en ai deux, la Juve et l’Italie." L'amour à l'italienne.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe du Monde en 1934 (Italie)

Médaille de bronze aux Jeux Olympiques d’Amsterdam en 1928 (Italie)

Vainqueur de la Coupe Internationale en 1927-30 et 1933-35 (Italie)

Finaliste  de la Coupe Internationale en 1931-32 (Italie)

Champion d’Italie en 1931, 1932, 1933, 1934 et 1935 (Juventus Turin)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Nommé Chevalier de l'Ordre de la Couronne d'Italie en 1933


19/10/2022
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Bruno Giordano

Bruno Giordano.jpg
Photo: ©DR

 

Bruno Giordano

 

Né le 13 août 1956 à Rome (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Attaquant, 1m75

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 13 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 11 sélections, 1 but)

(Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 21 décembre 1978 contre l'Espagne (1-0)

Dernière sélection : le 25 septembre 1985 contre la Norvège (1-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png olympiques: 2 sélections, 3 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png espoirs: 13 sélections, 5 buts

 

1975/85 Lazio de Rome (ITA) 203 matchs, 86 buts
1985/88 SSC Naples (ITA) 78 matchs, 23 buts
1988/89 Ascoli (ITA) 26 matchs, 10 buts
1989/90 Bologne (ITA) 33 matchs, 7 buts
1990/92 Ascoli (ITA) 37 matchs, 3 buts

 

Bandiera de la Lazio, Bruno Giordano, qui a formé le mythique trio MaGiCa du Napoli avec Diego Maradona et Careca, a eu sa carrière gâchée par une suspension.

 

Originaire du quartier historique de Trastevere dans la capitale romaine, le jeune rebelle supporte depuis sa plus tendre enfance la Lazio. Au début des années 70, il rejoint le centre de formation des Biancazzurri et fait ses gammes tranquillement. C'est contre la Sampdoria de Gênes en octobre 1975 qu'il effectue ses débuts dans le monde pro aux côtés de l'idole Giorgio Chinaglia. Il ne se cache pas et plante le but de la victoire en fin de rencontre. À tout juste 19 ans, la légende laziale est en marche. Après le départ aux Etats-Unis de "Long John", il devient le successeur attitré et s'accapare le numéro 9. Leader et buteur de l'équipe, le "bomber" surnage dans une formation qui mêle jeunesse, avec le classieux défenseur Lionello Manfredonia, et expérience, encadrés par Vincenzo D'Amico et le vieux Pino Wilson. Meilleur buteur de Série A en 1979 avec 19 buts inscrits, il fait également ses débuts avec la Squadra Azzurra auprès de Paolo Rossi. Alors que Bruno Giordano explose côté terrain, la Lazio est au cœur d’un premier scandale qui reste encore gravé dans les mémoires, le Totonero. Le 23 mars 1980, lui et trois de ses coéquipiers sont arrêtés par les carabinieri à la fin d'une rencontre face à Pescara. La raison? Une vaste affaire de matchs truqués et paris clandestins. Les sanctions sont lourdes: rétrogradation pour la Lazio ainsi que trois ans et demi de suspension pour les joueurs, réduite par la Fédération après la victoire de l'Italie lors de la Coupe du Monde en 1982. Resté fidèle à la Lazio qui évolue dans l'antichambre du Calcio, Giordano participe très largement à la remontée de son club en plantant 18 buts en Série B. Mais les belles années des Biancocelesti sont loin, une longue absence sur blessure et une nouvelle relégation n’arrange rien. À l’été 1985, il rejoint le Napoli. Membre de la MA-GI-CA, il formait avec Careca et surtout Diego Maradona un trident offensif de la seconde moitié des années 80 parmi les plus réputés d’Europe. Sans le moindre trophée en poche jusque là, il va enfin conquérir un doublé coupe-championnat en 1987. Appelé seulement à treize reprises en sélection, il ne connaîtra jamais la reconnaissance internationale auquel son talent naturel le destinait. Il restera l'un des attaquants les plus lumineux de l'histoire du foot italien, l'un des plus audacieux également.

 

PALMARÈS

 

Champion d'Italie en 1987 (SSC Naples)

Vice-champion d'Italie en 1988 (SSC Naples)

Vainqueur de la Coupe d'Italie en 1987 (SSC Naples)

Vainqueur du Championnat d'Italie Primavera en 1976 (Lazio de Rome)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Meilleur buteur du championnat d'Italie en 1979 (19 buts) (Lazio de Rome)

Meilleur buteur du championnat d'Italie de Série B en 1983 (18 buts) (Lazio de Rome)


14/10/2022
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