Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Mehmed Baždarevic

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Photo: ©Getty images

 

Mehmed Baždarević 

 

Né le 28 septembre 1960 à Višegrad (YOU)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861403_201505270603992.png Bosnien, Meneur de jeu, 1m78

Surnom: Mécha, Bazda

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png 54 sélections, 4 buts

(Matchs amicaux: 25 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe du Monde: 15 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 11 sélections, 2 buts)

(Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 23 avril 1983 contre la France (0-4)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861403_201505270603992.png 2 sélections

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

 

Dernière sélection : le 8 octobre 1996 contre la Croatie (1-4)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png Olympiques: 9 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png espoirs: 14 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4861405_201505270616594.png U18: 14 sélections, 2 buts

 

1978/87 Željezničar (YOU) 229 matchs, 22 buts
1987/96 FC Sochaux (FRA) 308 matchs, 20 buts
1996/97 Nîmes Olympique (FRA) 32 matchs
1998 Étoile Carouge (USI) 6 matchs

 

Brillant et courageux meneur de jeu du championnat de France, Mehmed Baždarević symbolise le mieux le superbe FC Sochaux de la fin des années 80, avec son compère Faruk Hadžibegić, dont il est indissociable.

 

Natif de Višegrad, au débouché des gorges de la Drina, lui et sa famille pose ses valises à Sarajevo et s'installe dans le quartier du Grbavica, soit à 500 mètres du stade du Željezničar, un club de la compagnie des chemins de fer à l'origine qui rassemble la classe ouvrière de la ville. Très précoce, il y fait ses premiers pas de footballeur à la fin des années 70 et brille dès ses premières rencontres grâce à sa vision précise du jeu, sa clairvoyance et son bagage technique. Régulièrement décisif, Mécha est appelé pour la première fois en sélection Yougoslave en 1983. Après un Euro 1984 disputé en France, Mehmed porte le Željezničar la saison suivante jusqu’en demi-finale de la Coupe de l’UEFA, sous la direction de son idole Ivica Osim. Annoncé en Série A qui raffole à cette époque des "Brésiliens de l'Europe", c’est finalement en France que Mécha débarque. Il signe à Sochaux, en même temps que Faruk Hadžibegić, son acolyte qui a la même trajectoire. Alors en D2, cette génération dorée emmené aussi par Stéphane Paille et Franck Sauzée notamment survole son championnat et atteint la finale de la coupe de France, s'inclinant de justesse à l’issue de la séance de tirs au but contre le FC Metz. Successeur attendu de Bernard Genghini, il remplit parfaitement ce rôle en tant que meneur du club cher à la firme Peugeot. Capable de porter le jeu vers l’avant mais aussi de défendre si le besoin s’en faisait sentir, sa qualité de balle restera a jamais gravée dans les mémoires des supporters du FCSM. "Bazda" restera la plaque tournante des Lionceaux durant neuf saisons et sera d'ailleurs élu meilleur joueur étranger du championnat de France en 1989, le seul du club doubien.

 

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Photo: ©DR

 

Par contre, son aventure en équipe nationale tourne mal. Accusé d'avoir craché sur un arbitre, Mécha est suspendu un an et ne peut disputer la Coupe du Monde 1990 en Italie. L'éclatement de la guerre civile en Yougoslavie, à partir de novembre 1991, conduit le conseil de l'ONU à instaurer un embargo contre la nation et l'empêche de participer à toute manifestation sportive. Quelques jours avant le début de l'Euro 92 en Suède, les Yougoslaves sont exclus du tournoi, alors qu'ils sont déjà en stage de préparation. Champion d'Europe avec les moins de 19 ans en 1979, médaillé de Bronze aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1984, Mécha très énervé voit ses rêves de trophée disparaître, d'autant qu'ils étaient archi-favori avec une génération du foot yougoslave exceptionnelle (Savicevic, Stojkovic, Prosinecki, Boban, Suker, Pancev...). Meurtri par le conflit, il doit attendre quatre longues années pour porter le maillot d'une nouvelle sélection, en l'occurrence celle de la Bosnie-Herzégovine, qu'il enfilera à deux reprises en 1996. Baždarević, 36 ans, devient le premier capitaine d'une nation nouvelle qui a mis du temps à se reconstruire. En fin de carrière, il joue ensuite à Nîmes puis émigre en Suisse à l’Etoile Carouge où il met fin à son parcours riche. Il devient tout naturellement entraîneur. Beaucoup le pense très moyen, mais il emmène des clubs comme Istres ou Grenoble jusqu'en Ligue 1, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Sélectionneur de la Bosnie-Herzégovine durant trois années jusqu'à l'élimination de son équipe en vue du Mondial 2018, il quitte son poste avec quinze victoires, quatre nuls et six défaites en vingt-cinq rencontres, un bilan pourtant loin d'être catastrophique.

 

PALMARÈS

 

Médaille de Bronze aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 (Yougoslavie)

Vainqueur du Championnat d'Europe Juniors en 1979 (Yougoslavie)

Finaliste du Championnat d'Europe Juniors en 1978 (Yougoslavie)

Finaliste de la Coupe de France en 1988 (FC Sochaux)

Vice-champion de France de D2 en 1988 (FC Sochaux)

Champion de France National en 1997 (Nîmes Olympiques)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Élu Meilleur joueur étranger du championnat de France en 1989



27/09/2022
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