FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Omar Sivori

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Omar Sivori

 

Enrique Omar Sivori

Né 2 octobre 1935 à San Nicolas (ARG)

décédé le 17 février 2005 à San Nicolas (ARG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png Argentin/ https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png italien, attaquant, 1m63

Surnoms: "El Cabezon", "El Gran Zurdo"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825565_201505164916331.png 19 sélections, 9 buts

(Matchs amicaux: 4 sélections)

(Copa America: 9 sélections, 4 buts)

(Tournoi Panaméricains: 5 sélections, 5 buts)

(Coupe de l'Atlantique: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 22 janvier 1956 contre le Pérou (2-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 9 sélections, 8 buts

(Matchs amicaux: 5 sélections, 4 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections, 4 buts)

(Coupe du Monde: 2 sélections)

 

Dernière sélection : le 7 juin 1962 contre la Suisse (3-0)

 

1954/57 River Plate (ARG) 63 matchs, 29 buts

1957/65 Juventus Turin (ITA) 259 matchs, 174 buts

(Championnat d'Italie: 215 matchs, 135 buts)

(Coupe d'Italie: 23 matchs, 24 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 8 matchs, 6 buts)

(Coupe d'Europe des villes de foires: 7 matchs, 2 buts)

(Coupe des Alpes: 4 matchs, 4 buts)

(Coupe de l'Amitié: 2 matchs, 3 buts)

1965/69 SSC Naples (ITA) 76 matchs, 16 buts

(Championnat d'Italie: 63 matchs, 12 buts)

(Coupe d'Italie: 1 match)

(Coupe d'Europe des villes de foires: 7 matchs, 3 buts)

(Coupe Mitropa: 1 match)

(Coupe des Alpes: 4 matchs, 1 but)

 

Un démon du dribble et du but. Footballeur argentin puis italien, Omar Sivori a brillé notamment sous le maillot de la Juventus Turin grâce au "Trio Magico" qu'il formait avec John Charles et Giampiero Boniperti à la fin des années 1950 et au début des années 1960. Cet attaquant de soutien faisait se lever les foules par ses dribbles, ses feintes, ses contre-pieds. S'il n'était pas très rapide, il savait donner la balle très vite et avec une précision admirable. Surtout, il est un des premiers joueurs à réaliser à la perfection le petit pont, ridiculisant avec cette technique nombre des meilleurs défenseurs du Calcio. Durant ses huit saisons passées à la Juve, Omar Sivori illumine le jeu des bianconeri par sa technique toute sud-américaine et son sens du but. À coté de prouesses techniques géniales, dignes d'un Maradona ou d'un Platini avant l'heure, Sivori se distinguait parfois sur le terrain d'une autre manière, moins enviable, par une attitude très provocatrice vis à vis des adversaires et de l'arbitre. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4397450_201412230310867.jpgNé à San Nicolas, non loin de Buenos Aires en Argentine, d’une famille italienne originaire de Ligurie, le jeune Enrique Omar exerce d'abord ses talents dans le club de River Plate avec lequel il remporte trois titres de champion d'Argentine consécutifs. Titulaire en équipe nationale de l'Albiceleste dès l'âge de 22 ans, il remporte avec sa sélection le championnat sud-américain, l'ancêtre de la Copa America. Il était l’un des rouages essentiels des "Carasucias" qui composait l’axe conquérant de l'Argentine. Vite repéré par les plus grands clubs européens, les négociations entre la Juventus et River Plate sont aussi facilitées par les difficultés financières du club argentin, qui se résout à "sacrifier" son joueur. La somme payée à l'époque par la Juve pour Sivori (180 millions de lires) est astronomique (elle permettra à River Plate de refaire pratiquement toute une équipe et de moderniser le stade). Le président de l'époque, Umberto Agnelli, ne regrettera pas cet investissement coûteux pour cet attaquant de 22 ans : dès sa première saison en 1957, Sivori enchante les tifosi bianconeri par son génie et son efficacité: il inscrit 22 buts et contribue ainsi grandement au titre de champion conquis cette saison par le club turinois. Son entente avec son compère d'attaque, le géant gallois John Charles, fait des merveilles: ils inscrivent à eux deux 50 buts lors de la saison 1957-1958. Avec ce duo de feu, bien soutenu par Boniperti, la Juve truste trois scudetto en quatre ans (1958, 1960 et 1961). Le talent de Sivori est récompensé par un titre de meilleur buteur du championnat en 1960 (27 buts) et surtout le Ballon d'or en 1961. Cette année là, il s'est permis d’infliger des séries de triplés à des adversaires qu’il adorait narguer, allant même jusqu’à planter un sextuplé face à une Inter Milan estourbie et désarmée, lors de la dernière journée du championnat (9 buts à 1). En décrochant la récompense individuelle suprême, Sívori devient non seulement le premier joueur de la Juventus à remporter le Ballon d’Or, mais également le premier joueur de Série A à s’emparer de la prestigieuse distinction. Il devancera au classement un autre joueur du Calcio: Luis Suarez de l’Inter. Cette carrière exceptionnelle reste cependant assombrie par un comportement sur le terrain toujours à la limite de la provocation physique et verbale vis à vis de ses adversaires. Ce trait de caractère lui vaudra de nombreux avertissements et expulsions: il a ainsi récolté dix expulsions et 33 journées de suspensions!! Ces dérapages ne doivent toutefois pas faire oublier l'exceptionnel rendement offensif de ce joueur dont les statistiques se passent de commentaire. En 1965, il quitte la Juve suite à un conflit avec l'entraîneur de l'époque, le paraguayen Heriberto Herrera. Il n'abandonne pas pour autant le championnat italien puisqu'il signe à Naples où il retrouve un certain José Altafini, attaquant brésilien qui rejoindra à son tour la Juve quelques années plus tard. Durant quatre ans, il continue de distiller son talent sur les pelouses d’Italie. Parallèlement en sélection, Omar Sivori est rapidement naturalisé italien en avril 1961. Il quitte l'Albiceleste et rejoint immédiatement la Squadra Azzurra. Avec sein de la sélection italienne, il honore neuf capes, inscrit huit pions et dispute la Coupe du Monde au Chili en 1962. Après cette compétition, on ne le verra plus sous le maillot de la Nazionale, car le nouveau sélectionneur, Edmondo Fabbri, décide de se passer des "oriundi", les immigrés d'origine italienne. Son parcours en équipe nationale italienne ne restera pas dans les annales, mais il aura eu le mérite d'inscrire un doublé en match amical face à l'Argentine, son pays de naissance, et un quadruplé contre l'Israël, dans le cadre des qualifications du Mondial 1962. Par la suite, après sa carrière en Italie, il retourne en Argentine pour y devenir entraîneur (notamment à River Plate et l'Estudiantes) puis sélectionneur de l’Albiceleste l’espace d’une saison (1972/73). Il décède d'un cancer du Pancréas le 17 février 2005 dans sa ville natale de San Nicolas.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Copa America en 1957 (Argentine)

Finaliste de la Coupe d’Europe des villes de foire en 1965 (Juventus Turin)

Champion d’Argentine en 1955, 1956 et 1957 (River Plate)

Champion d’Italie en 1958, 1960 et 1961 (Juventus Turin)

Vice-Champion d’Italie en 1963 (Juventus Turin) et 1968 (SSC Naples)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1959, 1960 et 1965 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe des Alpes en 1963 (Juventus Turin) et 1966 (SSC Naples)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’Or en 1961

Élu meilleur joueur de la Copa America en 1957

Meilleur buteur du championnat d’Italie en 1960 (27 buts) (Juventus Turin)

Nommé au FIFA 100

 

SOURCES/RESSOURCES


- So Foot / France Football

- 1ère photo: ©DR

- 2ème photo: ©Taringa

 

VIDÉO




23/12/2014
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