FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Suisse


Umberto Barberis

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Umberto Barberis

 

Umberto Barberis

Né le 5 juin 1952 à Sion (SUI)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png Suisse, Meneur de jeu, 1m70

Surnom: Bertine

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png 54 sélections, 7 buts

(Matchs amicaux: 26 sélections, 3 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 17 sélections, 3 buts)

(Qualif Euro: 11 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 11 mai 1976 contre la Pologne (2-0)

Dernière sélection : le 2 juin 1985 contre l'Eire (0-3)

 

1970/75 FC Sion (SUI) 125 matchs, 23 buts
(Championnat de Suisse: 106 matchs, 18 buts)
(Coupe de Suisse: 15 matchs, 4 buts)
(Coupe des Coupes: 2 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs, 1 but)
1975/76 Grasshopper Zurich (SUI) 33 matchs, 8 buts
(Championnat de Suisse: 25 matchs, 8 buts)
(Coupe de Suisse: 6 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1976/80 Servette Genève (SUI) 156 matchs, 64 buts
(Championnat de Suisse: 125 matchs, 50 buts)
(Coupe de Suisse: 17 matchs, 10 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 4 matchs, 2 buts)
(Coupe des Coupes: 8 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs, 1 but)
1980/83 AS Monaco (FRA) 121 matchs, 36 buts
(Championnat de France: 103 matchs, 29 buts)
(Coupe de France: 13 matchs, 6 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 2 matchs)
(Coupe des Coupes: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 1 match)
1983/86 Servette Genève (SUI) 78 matchs, 35 buts
(Championnat de Suisse: 58 matchs, 27 buts)
(Coupe de Suisse: 12 matchs, 6 buts)
(Coupe des Coupes: 8 matchs, 2 buts)
 
Meneur de jeu remarquable, virevoltant, adroit techniquement et souvent buteur, Umberto Barberis est l'une des premières stars Suisse des années 1970-80. Né en 1952 à Sion, fils d’un footballeur italien, il effectue l’essentiel de sa carrière dans son pays natal. Il débute tout d'abord au FC Sion, au début de l'année 1970 et remporte son premier trophée, la coupe de Suisse, à la fin de la saison 1974. Umberto Barberis.jpgAprès un passage éphémère aux Grashoppers Zurich, il signe chez le "géant" du Servette Genève. De son passage chez les Grenats, Umberto développe le sens de la victoire et les lignes sur son CV. Un palmarès qui grossit sur les bords du lac Léman - coupe de la ligue (1977 et 1980), de Suisse (1978) - avec en point d'orgue une somptueuse année 1979 durant laquelle Barberis et le Servette raflent quatre trophées dans la saison: les coupes de Suisse, de la ligue et des Alpes (déjà remportée en 1976) et enfin le championnat. Seul la Coupe des Coupes fera défaut cette année-là à cause d'une élimination en quarts de finale, sans perdre, contre le Fortuna Düsseldorf. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs locaux de tout les temps, Barberis évolue pourtant dans un relatif anonymat dans un championnat et une sélection qui n’est à la mesure de son talent. Il pose ainsi ses bagages sur le Rocher monégasque et s’adapte immédiatement au plus haut niveau. Joueur clef de la formation monégasque, Barberis est un milieu relayeur qui sait tout faire: défendre, organiser le jeu et marquer régulièrement. Doté d’une vision de jeu et d’une technique largement au dessus de la moyenne, Barberis possède la lucidité d’un grand stratège. Élu meilleur joueur étranger du championnat deux années de suite (à égalité avec l'attaquant polonais d'Auxerre Andrzej Szarmach), "Bertine" obtient la consécration en 1982 avec un titre de Champion de France avec Monaco. C'est d'ailleurs lui qui inscrit le but vainqueur lors de l'ultime journée contre Strasbourg, mettant fin à un haletant chassé-croisé avec l'AS Saint-Étienne de Platini. Son entente avec l’attaquant Ralf Edström étant le pilier d’une très jeune formation monégasque. En trois saisons à l’ASM, Barberis aura impressionné par sa constance irréprochable et la densité de son activité. Revenu au Servette en 1983, il accède encore au rang de champion suisse en 1985. Il fut sans doute le meilleur meneur de jeu de toute l’histoire de la Suisse. Justement, pour son pays natal, Barberis honorera 54 sélections et inscrira 7 buts. Malheureusement, la Nati n’était pas en mesure de lui offrir un palmarès international à la hauteur du talent du joueur. Surtout, un joueur, si talentueux soit-il, ne peut pas faire de miracle. 
 
PALMARÈS
Champion de France en 1982 (AS Monaco)
Champion de Suisse en 1979 et 1985 (Servette Genève)
Vice-champion de Suisse en 1977, 1978 et 1984 (Servette Genève)
Vainqueur de la Coupe de Suisse en 1974 (FC Sion), 1978, 1979 et 1984 (Servette Genève)
Vainqueur de la Coupe de la ligue suisse en 1977, 1979 et 1980 (Servette Genève)
Vainqueur de la Coupe des Alpes en 1976, 1978 et 1984 (Servette Genève)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu footballeur Suisse de l'année en 1975, 1979 et 1980

12/11/2019
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FC Lucerne

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FC Lucerne

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png Fussball-Club Luzern, Fondé le 12 août 1901

Surnom: Die Leuchten

Couleurs: bleu et blanc

Ennemis jurésFC BâleFC Saint-Gall

Stade: Swissporarena (17 000 places)

 

L'HISTOIRE


Il y a eu une première tentative de création du club le 6 mai 1897, date à laquelle une annonce fut publiée dans le journal "Luzerner Tagblatt " annonçant une réunion sur la création du "FC Lucerne" et invitant des membres supplémentaires. Même si l'appel n'a pas eu beaucoup de résonance, ce groupe d'amis du football peut être décrit comme un précurseur du FC Lucerne. La deuxième tentative fut la bonne. Le club est fondé officiellement le 12 août 1901 par Adolf Coulin, Ernst Haag, Hans Walter et d'autres passionnés de football


04/10/2019
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FC Lugano

FC Lugano.png
FC Lugano

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png Football Club Lugano, Fondé le 28 juillet 1908

Ancien nom: Associazione Calcio Lugano (2003-2008)

Surnoms: Bianconeri, Lügàn

Couleurs: Noir et blanc

Ennemis jurésAC Bellinzone, Locarno, FC Sion

Stade: Cornaredo (6 500 places)

 

L'HISTOIRE


Le club est fondé le 28 juillet 1908 sous la direction du président de l'époque Ernesto Corsini. Le club fait faillite en 2003 et repart de zéro sous le nom de l'AC Lugano. Le 30 juin 2004, le club fusionne avec le FC Malcantone Agno. En 2008, l'année du centenaire, l'équipe reprend son nom historique du FC Lugano.


04/10/2019
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AC Bellinzone

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AC Bellinzone

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png Associazione Calcio Bellinzona, Fondé en 1904

Ancien nom: FC Bellinzona (1904-1926)

Surnom: Granata

Couleurs: Grenat et blanc

Ennemis jurés: Lugano, Locarno, FC Chiasso

Stade: Comunale (5 000 places)

 

L'HISTOIRE


Le club est fondé en 1904 sous le nom du "Football Club Bellinzona". En 1926, le club fusionne avec le FC Daro afin de devenir "l'Associazione Calcio Bellinzona". En 2013, l'équipe dépose le bilan. Après une saison à jouer uniquement chez les jeunes, le club est revenu au football professionnel au début de la saison 2014/15.


04/10/2019
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Kubilay Turkyilmaz

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Kubilay Türkyılmaz

 

Kubilay Türkyılmaz

Né le 4 mars 1967 à Bellinzone (SUI)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png Suisse, Attaquant, 1m82

Surnom: "Kubi"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png 62 sélections, 34 buts

(Matchs amicaux: 25 sélections, 8 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 19 sélections, 17 buts)

(Qualif Euro: 15 sélections, 8 buts)

(Euro: 3 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 2 février 1988 contre la France (1-2)

Dernière sélection : le 5 septembre 2001 contre le Luxembourg (3-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png olympique: 1 sélection, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png espoirs: 1 sélection

 
1986/89 AC Bellinzone (SUI) 79 matchs, 46 buts
1989/90 Servette Genève (SUI) 46 matchs, 25 buts
1990/93 Bologne (ITA) 88 matchs, 25 buts
(Championnat d'Italie: 83 matchs, 24 buts)
(Coupe d'Italie: 3 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs, 1 but)
1993/95 Galatasaray (TUR) 62 matchs, 23 buts
(Championnat de Turquie: 43 matchs, 16 buts)
(Coupe de Turquie: 1 match)
(Supercoupe de Turquie: 1 match)
(Coupe du Premier ministre: 1 match, 1 but)
(Ligue des Champions: 14 matchs, 6 buts)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
1995/98 Grasshopper Zurich (SUI) 84 matchs, 51 buts
1998 FC Locarno (SUI) 12 matchs, 6 buts
1999 FC Lucerne (SUI) 14 matchs, 6 buts
2000 AC Bellinzone (SUI) 13 matchs, 15 buts
2000/01 Brescia (ITA) 11 matchs
(Championnat d'Italie: 9 matchs)
(Coupe d'Italie: 2 matchs)
2001 FC Lugano (SUI) 9 matchs, 3 buts
2001/02 FC Lucerne (SUI) 6 matchs, 3 buts
 
Placé parmi les meilleurs buteurs de l'histoire de l'équipe nationale, Kubilay Türkyilmaz est en effet devenu un personnage à part dans le microcosme du football suisse. Hors normes même. Pendant plus de quinze ans, Kubi et ses frasques, Kubi et ses blessures plus ou moins imaginaires, Kubi et son charme "d'homme le plus sexy de Suisse" ont donné des couleurs à l'univers helvétique du ballon rond. Une tendance naturelle à l'exhibitionnisme qui lui a permis d'apparaître régulièrement dans la presse où il a étalé au fil des ans une vie affective dissolue. Cette volonté constante de devenir quelqu'un remonte à son enfance. Fils d'émigrés turcs, né le 4 mars 1967 au Tessin, il est en effet confronté à la misère dès ses premiers pas. "Nous étions l'une des premières familles turques. À l'école, quand je disais mon prénom, tout le monde se retournait comme si j'étais malade. " Une manière d'affirmer que le racisme, il connaît depuis toujours. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_8366726_201910041300153.jpgIl trouve pourtant très vite un moyen d'égayer son quotidien en jouant au football et marquant des buts, encore des buts, toujours des buts. Mais, malgré ses exploits sur les pelouses tessinoises, cet enfant sensible et fragile continue à souffrir dans sa chair et dans son cœur. Il a dû apprendre la xénophobie quotidienne, les petites vexations, les remarques qui blessent, les gestes qui humilient. Petit à petit, à force d'aligner les réussites, Türkyilmaz devient "Kubi", l'attaquant de classe qu'il a toujours rêvé d'être. Sa vitesse, sa technique en mouvement et son pied gauche en font, en quelques années, un attaquant prisé dans toute la Suisse. Il débute à l'âge de 19 ans à  l'AC Bellinzone, sous la houlette de Peter Pazmandy, et brille très vite en LNA. Onze mois après ses débuts, Daniel Jeandupeux lui offre sa première sélection en équipe de Suisse, à l'occasion d'un match amical perdu 2 buts à 1 à Toulouse contre la France. Après un passage rapide par le Servette et un détour par Bologne où il essuie deux relégations successives, il débarque à Istanbul dans le plus grand club du pays, le Galatasaray, surement une envie de retour aux sources. Accueilli comme un dieu, les supporters l'adorent surtout après son exploit en Ligue des champions, lorsque deux de ses buts avaient éliminé Manchester United. Un statut qu'il aurait pu acquérir avec l'équipe suisse si le courant avait passé avec Roy Hodgson. En 1994, l'international Nati encaisse mal la plus grosse déconvenue de sa carrière. Le sélectionneur anglais ne le retient pas parmi les 22 joueurs appelés à prendre part à la phase finale de Coupe du Monde aux Etats-Unis. "Kubi" est barré en attaque par Knup et Chapuisat, mais aussi, de manière plus surprenante, par les remplaçants Subiat et Grassi. Mais Türkyilmaz prend sa revanche lors du match d'ouverture de l'Euro 1996 à Wembley. L'hypersensible mais ô combien talentueux joueur marque contre l'Angleterre le but de l'égalisation (1-1). Il joue alors dans le club de Grasshopper et connaît sa meilleure saison. En effet, ce footballeur rapide et malin contribue à la brillante tenue du club zurichois dans la première phase de la Ligue des Champions 1996/97 et fête un titre de champion suisse en 1998. Il a su profiter de la liberté que lui laissait son coach de l'époque Christian Gross pour exceller. Parfois accusé de faire du favoritisme avec son "pur-sang", l'entraîneur zurichois avait une réponse toute faite: "Il a marqué quinze fois et offert trente passes décisives. Sans lui, nous ne serions pas le meilleur club de Suisse." Étonnamment, Kubilay Türkyilmaz se retrouve à Brescia en juin 2000. Mais à nouveau, le Suisse d'origine turc ne parvient pas à s'imposer dans le très exigent Championnat d'Italie. En revanche, le coach national de l'époque, l'Argentin Enzo Trossero, se félicite de son apport lorsqu'il totalise cinq buts contre les îles Féroé et la Slovénie, en éliminatoires de Coupe de Monde 2002. Le 5 septembre 2001 face au Luxembourg, il détrône même Max Abegglen au classement du meilleur buteur de tous les temps de l'équipe de Suisse, en réussissant ses 33ème et 34ème buts (Dépassé depuis par Alex Frei). Mais c'est aussi là que tout s'est terminé, lorsque le médecin lui annonce un trou béant dans le cartilage du genou droit et qu'il doit mettre un terme prématuré à sa carrière de footballeur. "Je me suis retrouvé face au vide, désemparé. Je n'ai pas pu dormir. Alors j'ai mis une cassette vidéo. De moi, lorsque je jouais en 5ème ligue. Personne ne l'a jamais vue. " La boucle est bouclée. En définitive, Kubilay Türkyilmaz aura marqué le football européen de son empreinte et a surtout ouvert la voie à l'équipe nationale Suisse d'aujourd'hui, où se côtoient des joueurs naturalisés ou nés de parents émigrés, d'origine bosniaque, macédonienne, kosovare, croate ou encore turque comme lui.
 
PALMARÈS
Champion de Suisse en 1996 et 1998 (Grasshopper Zurich)
Vice-champion de Suisse en 1999 (Grasshopper Zurich) et 2001 (Lugano)
Champion de Turquie en 1994 (Galatasaray)
Champion de Suisse de D2 en 2000 (AC Bellinzone)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu footballeur de l'année en Suisse en 1996, 1997 et 1998
 
 
VIDÉO


03/10/2019
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Alexander Frei

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Alexander Frei

 

Alexander Frei

Né le 15 juillet 1979 à Bâle (SUI)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png Suisse, Attaquant, 1m79

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png 84 sélections, 42 buts

(Matchs amicaux: 38 sélections, 17 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 25 sélections, 17 buts)

(Coupe du Monde: 6 sélections, 2 buts)

(Qualif Euro: 12 sélections, 5 buts)

(Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 24 mars 2001 contre la Yougoslavie (1-1)

Dernière sélection : le 26 mars 2011 contre la Bulgarie (0-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png espoirs: 19 sélections, 9 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png U19: 4 sélections, 3 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5338114_201512090350163.png U18: 5 sélections, 1 but

 

1997/98 FC Bâle (SUI) 11 matchs, 1 but
1998/99 FC Thoune (SUI) 34 matchs, 6 buts
(Championnat de Suisse: 32 matchs, 6 buts)
(Coupe de Suisse: 2 matchs)
1999/2000 FC Lucerne (SUI) 58 matchs, 22 buts
(Championnat de Suisse: 53 matchs, 17 buts)
(Coupe de Suisse: 5 matchs, 5 buts)
2001/03 Servette Genève (SUI) 80 matchs, 44 buts
(Championnat de Suisse: 64 matchs, 36 buts)
(Coupe de Suisse: 4 matchs, 2 buts)
(Coupe de l'UEFA: 12 matchs, 6 buts)
2003/06 Rennes (FRA) 117 matchs, 52 buts
(Championnat de France: 100 matchs, 48 buts)
(Coupe de France: 9 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue: 2 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs, 2 buts)
2006/09 Borussia Dortmund (ALL) 83 matchs, 37 buts
(Championnat d'Allemagne: 74 matchs, 34 buts)
(Coupe d'Allemagne: 7 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)
2009/13 FC Bâle (SUI) 158 matchs, 106 buts
(Championnat de Suisse: 103 matchs, 72 buts)
(Coupe de Suisse: 15 matchs, 12 buts)
(Ligue des Champions: 20 matchs, 12 buts)
(Ligue Europa: 20 matchs, 10 buts)

 

Figure majeure du ballon rond helvétique durant les années 2000, Alexander Frei, longtemps sous les couleurs Rennaises, a été une fine gâchette du championnat de France. Véritable buteur et renard des surfaces à l’ancienne, le buteur Suisse aura illuminé la Ligue 1 de son talent. Né dans une famille alémanique, il a grandi jusqu’à l’âge de 7 ans en suisse romande. Passionné par le football grâce à son oncle ancien joueur pro, Alex Frei débute sa carrière professionnelle en 1997 dans sa ville natale, à Bâle. Après des passages réussis du côté de Thoune et de Lucerne, il rejoint le Servette Genève en 2000. Il y restera trois saisons, et va se révéler aux yeux du public avec 36 buts marqués en 64 matches. Son sens du placement lui permet de prendre en défaut les lignes adverses, sa qualité de frappe et de finisseur hors pair font le reste. Les recruteurs rennais décident d’enrôler le Suisse lors de la trêve hivernale de 2003. Sans le savoir, ils viennent de mettre la main sur une perle rare. Alexander Frei sera le digne successeur de Marco Grassi. Pourtant, le Suisse ne paye pas de mine. À son arrivée en Ille-et-Vilaine, rien ne laisse supposer aux amateurs de la Piverdière des qualités hors-norme du buteur. Le Stade Rennais aura d'ailleurs mis quelques mois à s'en apercevoir. Entre lenteur et physique commun, l'ancien joueur du Servette FC n'a impressionné personne lors de ses six premiers mois. Un petit but en 13 matches. Rien de bien excitant. Alexander Frei.jpgMis à l’écart par Vahid Halilhodzic, Frei est titularisé sous l’ère László Bölöni et commence à devenir une machine à scorer. Au grand bonheur de tous les fans rouge et noir. Reprises de volée, frappes puissantes, buts de renard de surface, il aura tout réussi en Bretagne. Pendant deux saisons, Alexander Frei va affoler les compteurs. Et les défenses du championnat français. Son instinct du buteur fait des ravages. Déjà auteur de 19 réalisations en 28 matches lors de la saison 2003-2004, il signe vingt buts en 2004-2005 pour s'offrir le titre de meilleur buteur du championnat. C'est simple : il est le symbole de la montée en puissance du Stade Rennais, qui termine 9ème puis 4ème de L1. Les images de son passage sont encore vives sur les bords de la Vilaine. Tous les fans bretons se remémorent encore la soirée du 21 mars 2004 lors d'un inoubliable Rennes-Marseille. Fabien Barthez est alors dans le but marseillais. Le portier de l'équipe de France ira chercher à quatre reprises le ballon au fond de ses filets. Et les quatre fois, c'est Frei qui est venu tromper le Divin Chauve pour un quadruplé historique (4 buts à 3). Mais les amateurs de galette-saucisse se souviennent aussi de son entente avec Olivier Monterrubio. Les deux forment un duo magique. Avec l'ancien Nantais, Frei a trouvé sa rampe de lancement idoine. Leur complicité nouée sur et en dehors du terrain permet au Suisse de crever l'écran. Un régal pour les Rennais. Mais, l'histoire entre le Suisse et le Stade Rennais va toutefois finir en eau de boudin. Sa saison 2005/2006 a été proche du néant. Sept petits buts en tout et pour tout, une pubalgie et une opération le 20 février ont coupé les ailes du leader offensif de la "Nati", qui partira à Dortmund. Sur les bords du Ruhr, il revient sur les chapeaux de roues et montre tout son talent dès sa première saison en terminant deuxième meilleur buteur avec 16 réalisations en 32 matches, soit un but tous les deux matches. Les lecteurs du journal Bild élisent le Suisse comme joueur de l'année. Après trois saisons et une Supercoupe en poche, l’attaquant quitte l’Allemagne pour retrouver son club formateur de Bâle. Ses prestations restent de haute volée. Il y accumule les buts et les titres, brillant au passage en Ligue des champions. Sa dernière sortie face au FC Zurich le 14 avril 2013 est une forme d'apothéose. Commencée par des pleurs au moment de prendre la parole face au public, elle s'achève par un somptueux coup franc permettant au FCB d'égaliser à 1-1, avant de s'imposer 3 buts à 1. Il quitte les terrains définitivement à la 64ème minute de jeu remplacé par son pote Marco Streller. En revanche la carrière de Frei avec la sélection helvète a été loin d’être un long fleuve tranquille. Coupable d’un crachat sur Steven Gerrard, l’attaquant avait été suspendu 3 matches, et n’avait pas pu disputer l’Euro 2004. En 2008, alors que l’Euro se disputait en Suisse, chez lui, Frei allait connaître l’un des pires moments de sa carrière. Lors du match d’ouverture, sur une mauvaise reprise d’appuis, il se blesse gravement au genou et doit abandonner ses partenaires. Il quittera d’ailleurs le terrain aidé de béquilles et totalement effondré. Dernier épisode de cette histoire tumultueuse entre Frei et l'équipe nationale, et non des moindres. En octobre 2010, la veille d’une rencontre face au Pays de Galles, le capitaine essuie une vague de critiques sans précédent, l’accusant d’être égoïste, d’être un mauvais capitaine. Le jour du match, alors que son pays remporte la rencontre facilement (4 buts à 1), il est sifflé par le public. Face à cette avalanche d’événements, il décide alors quelques mois plus tard de prendre sa retraite internationale (en avril 2011). Considéré tantôt comme le plus grand footballeur suisse de l’histoire, tantôt comme un paria, Alexandre Frei reste tout de même le meilleur buteur de la Nati avec 42 buts en 84 sélections. Depuis qu’il a raccroché les crampons, enfin ceux du monde pro, en juin 2013, Alex Frei a privilégié la vie de famille. Le bilan du canonnier suisse est pharaonique : 127 buts en 219 matchs de championnat suisse, 48 buts en 100 matchs de Ligue 1, 34 buts en 74 matchs de Bundesliga, 32 buts en 60 matchs de coupes d'Europe et 42 buts en 84 sélections nationales. Alexandre Frei a démontré année après année un sens du but hors du commun. Merci à celui qui nous a fait aimer le Stade Rennais.
 
PALMARÈS
Champion de Suisse en 2010, 2011, 2012 et 2013 (FC Bâle)
Vainqueur de la Coupe de Suisse en 2001 (Servette Genève), 2010 et 2012 (FC Bâle)
Finaliste de la Coupe de Suisse en 2013 (non-joué) (FC Bâle)
Finaliste de la Coupe d'Allemagne en 2008 (Borussia Dortmund)
Vainqueur de la Supercoupe d'Allemagne en 2008 (Borussia Dortmund)
Vainqueur de l'Uhrencup en 2011 (FC Bâle)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu footballeur de l'année en Suisse en 2011 et 2012
Élu joueur de l'année de l'équipe nationale Suisse en 2004, 2005 et 2007
Meilleur buteur du championnat de France en 2005 (20 buts) (Stade Rennais)
Meilleur buteur du championnat de Suisse en 2011 (27 buts) et 2012 (24 buts) (FC Bâle)
Nommé dans l'équipe type du championnat de France en 2005
 
DIVERS
- En Suisse, il enregistrera un immonde clip de hip-hop. C'était à l'occasion de la coupe du Monde 2010. Pour une marque de chips, l'attaquant a en effet repris l'hymne national helvète... en le tournant en mode rap.
 
VIDÉO


14/08/2019
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