FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Bertus de Harder

Bertus de Harder.jpg
Bertus de Harder

 

Johannes Lambertus De Harder

Né le 14 janvier 1920 à La Haye (HOL)

Décédé le 8 décembre 1982 à Jeumont (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4870730_201505312500409.png Hollandais, Ailier gauche/Attaquant, 1m73

Surnoms: Le Divin Chauve, Le Bon Prince, Le Roi du terrain

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4870730_201505312500409.png 12 sélections, 3 buts

(Matchs amicaux: 11 sélections, 3 buts)

(Coupe du Monde: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 21 mai 1938 contre l'Écosse (1-3)

Dernière sélection : le 19 mai 1955 contre la Suisse (4-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4870730_201505312500409.png B: 1 sélection

 

1937/49 VUC Den Haag (HOL) 132 matchs, 112 buts
(Championnat des Pays-Bas: 125 matchs, 107 buts)
(Coupe des Pays-Bas: 7 matchs, 5 buts)
1949/54 Bordeaux (FRA) 157 matchs, 76 buts
(Championnat de France: 143 matchs, 73 buts)
(Coupe de France: 13 matchs, 3 buts)
(Coupe Charles Drago: 1 match)
1954/56 Holland Sport (HOL) 30 matchs, 16 buts
1956/57 Bordeaux (FRA) 61 matchs, 14 buts
(Championnat de France: 24 matchs, 3 buts)
(Championnat de France de D2: 29 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 3 buts)
(Coupe Charles Drago: 2 matchs, 2 buts)
1957/58 AS Angoulême (FRA) (entraîneur-joueur)

 

Un des meilleurs buteurs de l'histoire de Bordeaux, le "Divin Chauve" Bertus de Harder a une histoire assez singulière, ayant fait et fini sa vie en France, bien au-delà de son seul vécu de joueur dans le club au Scapulaire. Johannes Lambertus De Harder, alias Bertus De Harder, est né en 1920 aux Pays-Bas. Il commence sa carrière au VUC Den Haag en 1937 et y restera jusqu'à la fin de la saison 1948-49. Seul fait notable pour le club, une seconde place durant le championnat de division 1 de 1943/1944. Pour De Harder, d’un point de vue personnel, c’est l’accession à l’équipe des Pays-Bas qui ne compte pas encore comme une grande puissance footballistique continentale. Première sélection Oranje, et première Coupe du Monde, en 1938 à tout juste 18 ans. Son seul fait d'arme puisque l'équipe ne se qualifie pas au Mondial de 1950 à 1958. Bertus de Harder.jpgSept ans plus tard, avec son club, incroyable coup de théâtre : le 30 avril 1944, à l'occasion d'un match retour de Coupe des Pays-Bas, il disparaît de la feuille de match, pour une raison obscure, puisque l'aller s'était conclu sur un 2 buts à 0 avec deux pions signés De Harder. Hypothèse la plus souvent soulevée : BdH a été sanctionné pour avoir bu une bière la veille de la rencontre. D'autres ragots s'ensuivent sur le bonhomme, qui, au lieu de se justifier, de contre-attaquer, s'enferme dans le mutisme des humbles, ayant sa conscience pour lui. Tombe une première sanction d'exclusion du club, commuée en deux ans et demi de mise au ban, à l'issue de laquelle, en 1947, pour son match de reprise face à Heracles Almelo, le Vuc Den Haag gagne 4 buts 0. Quatre pions signés De Harder. Ce qu'on appelle donner sa réponse sur le terrain. Deux années plus tard, il arrive au Parc Lescure au sein d'une sélection "B" des Pays-Bas contre son homologue française. C'est à cette occasion que Jean Pujolle repère le laveur de carreaux de la Haye. Il signe à Bordeaux lors de la cruciale intersaison 1949 et s’impose immédiatement sur le flanc gauche de l’attaque girondine. Ses accélérations, ses dribbles et son sens du but ont permis au néerlandais de participer grandement à la mémorable saison 1949/1950 des Girondins. En effet, le club bordelais surprend tout son monde en s’imposant largement pour décrocher le premier titre de l’histoire du club. Les Girondins terminent avec six points d’avance sur le LOSC et sept sur Reims. Une saison plus tôt, Bordeaux quittait les abysses des ligues inférieures pour le saint des saints du football hexagonal, la D1. De Harder n’est pas étranger à ce surprenant et historique succès avec ses 21 buts sur les 88 marqués par l’équipe en 34 matches, et ce même si le collectif de l’entraîneur André Gérard est surnommé par la presse de l’époque "l'imprenable forteresse" (meilleure défense avec 40 buts encaissés). De Harder empoche le titre de meilleur buteur du club, bien aidé par l’attaque de feu de l’époque qu’il composait aux côtés de Kargu, Libar, le trio étant alimenté en ballon par le petit lutin technique, Gallice. Cette même saison, les Girondins atteignent la finale de la coupe Latine, ancêtre de la coupe d'Europe des clubs Champions. Les Girondins sortent l’Atlético Madrid en demi mais s’inclinent face au Benfica de Julinho, sans un blessé de marque, De Harder, en finale, de peu. Avec Bertus, les Girondins auraient-ils été le premier club français à décrocher un titre continental ? On peut le croire, tant son influence est grande, sachant que le club bordelais offre une belle résistance avec un premier match qui se solde par un 3-3 puis lors du match rejoué, les Bordelais perdent 2 buts à 1 au terme de 56 minutes de prolongations ! Ensuite De Harder évolue encore cinq saisons sous le maillot girondin, inscrivant notamment 25 buts lors de la saison 1951-1952, meilleur buteur de l’équipe malgré sa position excentrée à gauche. Au cours de la saison 1953-1954, Edouard Kargu décroche le titre de meilleur buteur du championnat (27 buts), toujours avec De Harder placé sur son côté. Le Hollandais marque donc considérablement les esprits en même temps que les buts, et ce, malgré l’absence de titre par la suite, bien que Bordeaux atteint la finale de la coupe de France en 1952 contre Nice (3 buts à 5). De Harder hérite ainsi de nombreux surnoms, le plus célèbre restant "le Divin Chauve". Après une parenthèse d'un an et demi dans son pays d’origine avec en prime un retour en sélection batave, il revient deux saisons en Gironde. Le Néerlandais assume ensuite le rôle d’entraîneur tout en faisant quelques piges à Angoulême de 1957 à 1960 puis au FC Mulhouse de 1962 à 1964. Pas de titre glané au niveau amateur pour autant. De Harder vivra en France jusqu’à sa mort en 1982 d'une crise cardiaque à 62 ans, à Jeumont. Petit clin d’œil dont l’Histoire est coutumière, c’est cette commune du Nord de la France qui verra les jeunes années de footballeur d’un autre grand buteur du championnat de France, un certain Jean-Pierre Papin

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe Latine (finale non-jouée) en 1950 (Bordeaux)

Champion de France en 1950 (Bordeaux)

Vice-champion de France en 1952 (Bordeaux)

Vice-champion des Pays-Bas en 1944 (VUC Den Haag)

Finaliste de la Coupe de France en 1952 (Bordeaux)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Nommé Citoyen d'honneur de la ville de Bordeaux en 1950



25/02/2020
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