FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Jean Vincent

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Jean Vincent

 

Jean Vincent

Né le 29 novembre 1930 à Labeuvrière (FRA)

Décédé le 13 août 2013 à Saint-Nazaire (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m75

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 46 sélections, 22 buts

(Matchs amicaux: 29 sélections, 10 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections, 5 buts)

(Coupe du Monde: 8 sélections, 2 buts)

(Qualif Euro: 2 sélections, 4 buts)

(Euro: 2 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 17 décembre 1953 contre le Luxembourg (8-0)

Dernière sélection : le 18 octobre 1961 contre la Belgique (0-3)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png B: 2 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png amateur: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png U18: 1 sélection

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_8809917_202010313602572.jpg Reste de l'Europe: 1 sélection, 1 but

 

1948/50 US Auchel (FRA)

1950/56 Lille OSC (FRA) 185 matchs, 66 buts

(Championnat de France: 154 matchs, 51 buts)

(Barrages: 2 matchs, 1 but)

(Coupe de France: 22 matchs, 11 buts)

(Coupe Charles Drago: 7 matchs, 3 buts)

1956/64 Stade de Reims (FRA) 317 matchs, 92 buts

(Championnat de France: 267 matchs, 68 buts)

(Coupe de France: 31 matchs, 17 buts)

(Coupe Charles Drago: 3 matchs, 1 but)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 16 matchs, 6 buts)

 

Formidable ailier gauche, aux accélérations fulgurantes et aux débordements dévastateurs, Jean Vincent a été un des plus grands joueurs français des années 50 et 60. Avec Lille puis Reims, il gagnera tout ce qui peut être gagné. Taulier des bleus, il sera de toutes les campagnes, avec en point d’orgue la 3ème place obtenue lors de la Coupe du monde 1958. Originaire du Pas de Calais, le petit Jean Vincent fera ses débuts à l’US Auchel. Sous la direction d’Élie Fruchart, il va progresser rapidement, au point d’intégrer l’équipe de France juniors. Ainsi en 1949, il participe au championnat d’Europe des moins de 18 ans, organisé au Pays-Bas. Dans cette équipe, on retrouve quelques futurs pros, comme Jacques Foix, Antoine Bonifaci ou encore Francis Méano. Les bleuets remportent le tournoi, en dominant les bataves 4 buts à 1 en finale. Le talent du jeune ailier gauche n’est plus à démontrer. Recruté par le LOSC à l’été 1950, Jean Vincent dispute son premier match professionnel dès le mois d’août contre le Red Star. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7372513_201709272530170.jpgUne apparition rapide puisqu’il ne dispute que quatre rencontres et inscrit son premier but en fin de saison contre Nancy. Il est tout de même titularisé pour jouer la finale de la Coupe latine perdue 5 buts à 0 contre les italiens du Milan AC. Dès 1951, il prend la place de titulaire sur l'aile gauche, reléguant Maik Walter et Jean Lechantre sur le banc. Sa première saison est tout simplement phénoménale puisqu’il inscrit 14 buts en championnat. Leader à 7 journée de la fin, l'équipe nordiste termine finalement 3ème. En 1953, Jean Vincent s'offre son premier trophée majeur avec une Coupe de France glanée contre le FC Nancy, match au cours duquel il a ouvert le score. Le trident offensif lillois, avec André Strappe et Jean Baratte fait merveille. Déjà considéré comme l’un des meilleurs ailiers de l’hexagone, il devient Champion de France l’année suivante. Dans un final à suspens, Lille arrache le titre en allant s’imposer 3 buts à 0 sur la pelouse du Stade de Reims lors de l’avant-dernière journée. La période faste se poursuit avec une nouvelle finale de Coupe de France la saison suivante remportée 5 buts à 2 contre Bordeaux. Lors de cette rencontre, Vincent joue aux avant-postes avec le jeune prodige Yvon Douis qui remplace la légende BaratteStrappe étant meneur de jeu. Là encore, il ouvre le score dès la 7ème minute, d’une belle tête, sur un centre de Bernard Lefèvre. Ce nouveau trophée masque une situation précaire, puisque Lille termine le championnat à la 18ème place, mais se maintien grâce à sa victoire en barrage contre Rennes. Après avoir frisé la descente, Lille espère redresser la barre, mais malgré ses stars, le club termine de nouveau 18ème en 1956. Jean Vincent manque la fin de saison, ne disputant ni la finale de la Coupe Charles Drago, perdue contre Nîmes, ni les barrages. Face au voisin valenciennois pour le match de la survie, le LOSC va exploser au match retour en s’inclinant 4 buts à 0... C’est la fin d’un âge d’or que le club n’a plus connu depuis. Pas très motivé l’idée de jouer en D2, Jean Vincent quitte son Nord natal et rejoint le Stade de Reims. Les champenois, récent finaliste malheureux de la première Coupe d’Europe doivent faire face au départ de leur star Raymond Kopa et, outre le lillois, recrutent Just Fontaine. Reims termine 3ème. L’arrivée de Roger Piantoni en 1957 va changer la donne. Reims est irrésistible en championnat et Jean Vincent est sacré pour la seconde fois de sa carrière. En coupe de France, les champenois tiennent également le haut du pavé, dominant en finale Nîmes. Lors de cette rencontre, le gardien Dominique Colonna se blesse et Jean Vincent termine la rencontre dans les cages. Il détournera une frappe sur sa barre. La saison 1958-59 est marquée surtout par la finale de la coupe d'Europe, perdue logiquement contre le Real Madrid (2 buts à 0). Lors de cette rencontre, seul le portier Colonna est au niveau en détournant un pénalty. Pire, Jean blesse Kopa lors de cette rencontre et raconte: "Cette histoire me suivra toujours! j’ai provoqué une entorse à Kopa en le taclant violemment. Mon arrière, Marquitos, auquel je rendais vingt centimètres, n’arrêtait pas de me donner des coups hors des actions de jeu. J’ai fini par me l’offrir. Sur la bousculade qui s’en est suivie, j’ai ouvert l’arcade à Mateos et sur le coup-franc accordé au Real, j’ai blessé Kopa qui venait de recevoir la balle. Je ne crois pas qu’il m’en garde rancune. Chaque fois que l’on se voit, il se dirige vers moi en boitant et me dit: "Tu sais, j’ai toujours mal, avec un petit sourire aux lèvres. " Pas grave, la saison suivante marque le retour de "Napoléon" à Reims. L’attaque champenoise est alors celle des bleus et Reims remporte le championnat. Après une saison de transition entre eux, Reims est de nouveau sacré en 1962, mais alors à l’arrachée, grâce une meilleur différence de but devant le Racing Paris. C’est le dernier titre de champion de Jean Vincent. La fin de l’histoire sera assez triste. Après une saison 1962-1963 pleine de désillusion (Reims termine derrière Monaco), la saison 1963-64 sera un vrai calvaire. Roger Piantoni et Just Fontaine ont du mal à revenir de blessures, Raymond Kopa est suspendu six mois à la suite d’une altercation avec le sélectionneur Georges Verriest, Albert Batteux quitte le club, brouillé avec son président. Bref, l’équipe tourne mal et termine 17ème du championnat, avec la plus faible attaque (37 buts seulement). Jean Vincent raccroche les crampons sur cette relégation. Avec les Bleus, il plante 22 buts en 46 sélections. Il atteint la demi-finale de la Coupe du Monde 1958 en Suède et dispute l'intégralité des matchs. Devenu ensuite entraîneur, c'est à Nantes qu'il connaît ses plus belles heures de gloire de 1976 à 1982. Successeur du "Maître" José Arribas, cerveau du fameux "jeu à la nantaise", il remporte deux titres de champion de France (1977 et 1980) et apporte au club sa première Coupe de France (1979). Sur la scène européenne, il emmène les Canaris jusqu'en demi-finale de la Coupe des Coupes, en 1980. Décédé le 13 août 2013 à l'âge de 82 ans, c'est véritablement une légende du football français qui disparaît.

 

PALMARÈS


3ème de la Coupe du Monde en 1958 (France)

4ème de l'Euro 1960 (France)

Champion d’Europe des moins de 18 ans en 1949 (France)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1959 (Stade de Reims)

Finaliste de la Coupe Latine en 1951 (Stade de Reims)

Champion de France en 1954 (Lille OSC), 1958, 1960 et 1962 (Stade de Reims)

Vice-champion de France en 1951 (Lille OSC) et 1963 (Stade de Reims)

Vainqueur de la Coupe de France en 1953, 1955 et 1958 (Lille OSC)

Vainqueur du Challenge des champions en 1958 et 1960 (Stade de Reims)

Finaliste du Challenge des champions en 1962 (Stade de Reims)

Finaliste de la Coupe Charles Drago en 1954 et 1956 (finale non-jouée) (Lille OSC)

 

SOURCES/RESSOURCES


- 1ère photo et 2ème photo: ©DR



26/09/2017
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