FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Sandro Mazzola

Sandro-Mazzola.jpg

Sandro Mazzola

 

Alessandro Mazzola

Né le 8 novembre 1942 à Turin (ITA)

 https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, milieu offensif/attaquant, 1m79

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 70 sélections, 22 buts

 

1960/77 Inter Milan (ITA) 417 matchs, 116 buts

 

L'enfance d'Alessandro Mazzola est marquée par un drame. Le 4 mai 1949, le petit garçon pleure son père, Valentino, un ancien international du Torino, qui vient de mourir dans la catastrophe aérienne de Superga, au cours de laquelle l'équipe turinoise a été décimée en rentrant d'un match contre le Benfica de Lisbonne. Le bambin, qui n'a pas sept ans, sera élevé par l'avant-centre de l'Inter de Milan, Benito Lorenzi. Bon sang ne saurait mentir. Le petit Sandro a le football dans les veines, dans les gênes. Sandro-Mazzola--2-.jpgIl gravit les échelons des équipes de jeunes des Nerazzurri. En équipe première de l'Inter dès 1960, Mazzola fait apprécier ses qualités de technicien et de buteur à seulement 18 ans. Avec une équipe dans laquelle figure Giacinto Facchetti et Luis Suarez, le milieu de terrain à la fine moustache devient rapidement champion d'Italie, en 1963, et gagne la Coupe d'Europe des clubs champions et la Coupe intercontinentale, en 1964 et 1965. L'Inter terrorise l'Europe durant ces années là et Mazzola inscrit la bagatelle de 40 buts durant cette période. Mais c’est la tactique mise en place sur le terrain qui a fait de cette Inter-là l’une des meilleures équipes de son temps. Le très aujourd’hui fantasmé catenaccio était joué de la façon la plus prononcée par l’equipe de l'éternel Helenio Herrera. Le coach bâtit une équipe hermétique, basée sur un système en 5-3-2 défensif qui optimisa l’art de la contre-attaque. Grâce à ce parcours, c'est en 1965 qu'il est sélectionné pour la première fois avec la Squadra Azzurra. Il participe même au fiasco de la Coupe du Monde en 1966, mais deux ans après il remporte la Coupe d'Europe des nations, après une finale rejouée face à la Yougoslavie. À cette époque, les médias et les supporters italiens se déchirent avec passion en créant une rivalité entre Mazzola et le milieu de terrain du Milan AC, Gianni Rivera, son cadet de neuf mois. À tel point qu'aucun sélectionneur n'ose les associer en équipe nationale. Pourtant, Mazzola, joueur véloce et fin dribbleur, devenu milieu de terrain, aurait pu se révéler complémentaire de Rivera, excellent distributeur de ballons. Il faut attendre l'initiative du sélectionneur Ferruccio Valcareggi, qui les associe lors du Mondial 1970 au Mexique, après une expérience sans lendemain quatre ans plus tôt en Angleterre. Dans ce Mundial mexicain, après des débuts laborieux, les Italiens se hissent en finale contre le Brésil, après un spectaculaire Italie-RFA en demi-finale, gagné à l'arraché par la squadra, 4 à 3 au bout d'une prolongation interminable au cours duquel 5 buts seront marqués, personne ne voulant abdiquer. À la fin du match, tous les joueurs s'effondrent après un match d'une rare intensité, même le public est silencieux et béat devant le spectacle proposé. Cette demi-finale aura pompé toute l'énergie des joueurs et l'Italie s'incline facilement en finale 4 à 1 devant le brésil de Pelé et Vava. Mazzola jouera 84 minutes de cette finale à sens unique. L'année suivante, il remporte son dernier scudetto avec l'Inter. En 1971, il a même failli remporter le Ballon d'or s'inclinant de justesse devant le nouveau prodige hollandais Johan Cruyff. En 1977, il prend sa retraite à l'âge de 35 ans avec d'autres Nerrazurri et marque la fin d'une époque à l'Inter Milan. Mazzola reste fidèle aux intéristes jusqu'au bout pour un bilan de 417 matches et 116 buts, en 17 ans de bons et loyaux services sous le maillot de l'Inter. Ce maillot qui restera à jamais collé à sa peau et gravé dans le cœur des supporters. Par la suite, il devient analyste et commentateur pour la télévision italienne et donne son point de vue empreint de nostalgie sur le football qu’il a connu.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1970 (Italie)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des Nations en 1968 (Italie)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1964 et 1965 (Inter Milan)

Finaliste de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1972 (Inter Milan)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1964 et 1965 (Inter Milan)

Finaliste de la Supercoupe des champions intercontinentaux en 1968 (Inter Milan)

Champion d’Italie en 1963, 1965, 1966 et 1971 (Inter Milan)

Vice-Champion d’Italie en 1962, 1964, 1967 et 1970 (Inter Milan)

Finaliste de la Coupe d’Italie en 1965 et 1977 (Inter Milan)


DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’argent en 1971

Meilleur buteur du Championnat d’Italie en 1965 (17 buts) (Inter Milan)

Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 1964 (7 buts) (Inter Milan)

Nommé dans l'équipe type du tournoi de l'Euro 1968

Intronisé au Hall of fame du football italien en 2014

 

VIDÉO




28/12/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 974 autres membres