Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Cameroun


Paul Bahoken

Paul Bahoken.jpg
Photo: ©DR

 

Paul Bahoken

 

Né le 7 juillet 1955 à Douala (CAM)

Cameroun.png Cameroun, Ailier droit, 1m76

 

Cameroun.png ≈ 80 sélections

officiel: 12 sélections, 3 buts

(Qualif Coupe d'Afrique des Nations: 5 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 6 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 1 sélection)

 

Cameroun.png olympique: 2 sélections, 1 but

 

1973/76 Éclair de Douala (CAM)
1976/77 Tonnerre Yaoundé (CAM)
1977/78 Stade de Reims B (FRA)
1978/79 Troyes AF (FRA) 14 matchs, 3 buts
1979/82 AS Cannes (FRA) 69 matchs, 15 buts
1982/83 Valenciennes (FRA) 11 matchs, 1 but
1983/85 Olympique Alès (FRA) 6 matchs
1986 Stade Raphaëlois (FRA) 10 matchs, 3 buts
 
Ailier droit vif et technique, Paul Bahoken a fait les beaux jours de l'AS Cannes et de la sélection camerounaise dans les années 80, participant à la Coupe du Monde 1982 et aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984.
 
Né à Douala, le gamin va rapidement faire du football son activité favorite grâce à son physique et un toucher de balle avantageux. Il représente le quartier de Bali et réalise ses premiers exploits sur le sable sec des terrains du Littoral. À l’occasion d’une rencontre inter-quartiers, il tape dans l’œil d’un de ses aînés, lui-même joueur à l’Éclair de Douala, un certain Roger Milla qui lui demande d'intégrer l'effectif. Le petit enfant de Douala explose et ne tarde pas à faire parler de lui aux quatre coins du pays, à l'âge de 17 ans, et rejoint naturellement le Tonnerre Yaoundé, le meilleur club du pays. International camerounais dès ses 20 ans, Paul est repéré lors de la Coupe des Coupes africaines en 1976 où son club atteint la finale. Appelé par le sélectionneur yougoslave Vladimir Beara, il va vite animer l’attaque du couloir des Lions Indomptables qui, au début des années 80 émergent au niveau Mondial, avec une qualification pour le Mondial espagnol en 1982 puis pour les JO en 1984. Au total, environ 80 sélections sous le maillot camerounais pour Bahoken, qui a quitté son pays en 1977, à tout juste 22 ans, pour tenter l'aventure européenne et aller jouer dans l'Hexagone. Son plus grand regret est sans doute celui de ne pas avoir pu disputer la Coupe d'Afrique des Nations victorieuse en 1984, alors qu’il avait participé activement aux rencontres de qualification.
 
C’est donc au Stade de Reims de Pierre Flamion qu’il débarque en 1977 avec la ferme intention de s’imposer. Un contretemps vient pourtant gâcher ses débuts français car les négociations sur son transfert entre le Stade et le Tonnerre traînent en longueur. Et quand enfin les deux clubs trouvent un accord, le championnat est commencé et les Rémois possèdent déjà leur quota de deux joueurs étrangers, le belge Erwin Vandendaele et l’argentin Santiago Santamaria. Évoluant avec la réserve, le club champenois l'envoie en prêt pour une saison à Troyes. Éprouvant beaucoup de difficultés à s’adapter au rude climat de l’Aube, il ne laissera pas un souvenir impérissable aux supporters. Il tente alors de se relancer sur la Croisette en signant à l'AS Cannes où Robert Domergue mène la barque. Le soleil, l’ambiance méditerranéenne, Paul se sent comme chez lui sur la Côte et cela se voit sur le terrain. Toujours régulier, Bahoken assure l’essentiel sans être un véritable buteur. En 1982, il sera pourtant transféré à Valenciennes, où il passera six mois avant que le club ne soit en proie à de sérieux problèmes financiers. Il portera aussi les couleurs d’Alès dans la foulée, avant de raccrocher définitivement les crampons au Stade Raphaëlois. Oscillant entre sa vie française et sa vie africaine, Paul Bahoken est éducateur depuis de nombreuses années dans le monde du football amateur azuréen. Son fils Stéphane est également footballeur, attaquant international camerounais passé par le RC Strasbourg et le SCO Angers.
 
PALMARÈS
 
Finaliste de la Coupe des coupes africaines en 1976 (Tonnerre Yaoundé)

06/07/2022
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Jacques Songo'o

Jacques Songo'o.jpg
Photo: ©Mark Sandten/Bongarts/Getty Images

 

Jacques Songo'o

 

Jacques Celestin Songo'o

Né le 17 mars 1964 à Sackbayémé (CAM)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png Camerounais, Gardien de but, 1m88

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png 80 sélections

(Matchs amicaux: 12 sélections)
(Qualif Coupe du Monde: 10 sélections)
(Coupe du Monde: 4 sélections)
(Qualif Coupe d'Afrique des Nations: 12 sélections)
(Coupe d'Afrique des Nations: 4 sélections)
(Coupe des Confédérations: 1 sélection)
(Qualif Jeux Olympiques: 8 sélections)
(Jeux Africains: 5 sélections)
(Jeux d'Afrique Centrale: 4 sélections)
(Coupe de l'UDEAC: 20 sélections)
 
1ère sélection : le 10 juillet 1983 contre l'Angola (1-1)
Dernière sélection : le 26 mai 2002 contre l'Angleterre (2-2)
 
: 3 sélections

 

1982/89 Canon Yaoundé (CAM)
1989/93 Sporting Toulon (FRA) 23 matchs
(Championnat de France: 22 matchs)
(Coupe de France: 1 match)
1992/93 Le Mans (FRA) (Prêt) 23 matchs
(Championnat de France de D2: 22 matchs)
(Coupe de France: 1 match)
1993/96 FC Metz (FRA) 116 matchs
(Championnat de France: 101 matchs)
(Coupe de France: 9 matchs)
(Coupe de la ligue: 6 matchs)
1996/2001 Deportivo La Corogne (ESP) 182 matchs
(Championnat d'Espagne: 150 matchs)
(Coupe d'Espagne: 21 matchs)
(Supercoupe d'Espagne: 1 match)
(Ligue des Champions: 1 match)
(Coupe de l'UEFA: 9 matchs)
2001/03 FC Metz (FRA) 26 matchs
2003/04 Deportivo La Corogne (ESP) 1 match
 
Triple champion d’Afrique avec le Cameroun, Jacques Songo'o était le portier des Lions Indomptables dans les années 90, reconnu pour ses célèbres dégagements au poing.
 
Sympathique et attachant, le natif de Sackbayémé débute sa carrière à 18 ans au prestigieux Canon Yaoundé qui cherchait un remplaçant au monument Thomas Nkono parti à l'Espanyol Barcelone. Il ne tarde pas à s'imposer et s'ouvre déjà les portes de la sélection. International à 80 reprises avec les Lions indomptables durant une quinzaine d'années, il a malheureusement du faire face à une rivalité assez rude. Victime de la concurrence de son aîné Thomas Nkono donc, mais aussi de Joseph-Antoine Bell et Alioum Boukar, il remporte les CAN 1984, 1988 et 2002 dans la peau d'une éternelle doublure, et ne participe en tant que titulaire qu'à une Coupe du Monde, celle de 1998. On se souvient aussi de sa seule rencontre raté au Mondial américain en 1994, où il avait encaissé six buts du Russe Oleg Salenko, après avoir remplacé son coéquipier Joseph-Antoine Bell. Qu'importe, beaucoup se souviennent de lui comme un gardien talentueux et spectaculaire doté d’une incroyable détente.
 
Jacques Songo'o.jpg
Photo: ©Le Républicain Lorrain
 
À l'été 1989, il est déniché par Rolland Courbis au Sporting Club de Toulon, où il restera trois saisons. Il ne s'imposera jamais dans les buts varois. Après un prêt au Mans, il est recruté par le FC Metz pour concurrencer Philippe Flucklinger dans la hiérarchie des gardiens. Durant trois saisons, il emmène le club mosellan vers les sommets en ajoutant la Coupe de la Ligue en 1996 au palmarès du club grenat, une belle victoire arraché aux tirs au but en battant en finale l'Olympique Lyonnais. Adoré par Saint-Symphorien et ses supporters, il y repassera de 2001 à 2003 pour faire notamment profiter de son expérience aux gardiens plus jeunes du club à la Croix de Lorraine. Il connaît son heure de gloire lorsqu'il s'envole pour l'Espagne et rejoint le Deportivo La Corogne des Brésiliens Djalminha et Mauro Silva. En plus du titre de Liga remporté loin devant le Real Madrid et le FC Barcelone, Songo’o peut également se targuer d’avoir reçu le Trophée Zamora, une distinction de meilleur gardien du championnat espagnol qui lui a été décerné à l’issue de la saison 1999-2000 pour ses prouesses avec les Galiciens cette année-là. Une dernière année au SuperDepor en 2003-2004 et l’inusable portier camerounais range les gants pour devenir entraîneur des gardiens pour sa sélection.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations en 1984, 1988 et 2002 (Cameroun)
Finaliste de la Coupe d'Afrique des Nations en 1986 (Cameroun)
4ème de la Coupe d'Afrique des Nations en 1992 (Cameroun)
Vainqueur de la Coupe Afro-asiatique des nations en 1985 (finale non-jouée) (Cameroun)
Champion d'Espagne en 2000 (Deportivo La Corogne)
Vice-champion d'Espagne en 2001 (Deportivo La Corogne)
Champion du Cameroun en 1985 et 1986 (Canon Yaoundé)
Vainqueur de la Coupe du Cameroun en 1986 (Canon Yaoundé)
Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1996 (FC Metz)
Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne en 2000 (Deportivo La Corogne)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES

Vainqueur du Trophée Zamora en 1997

18/03/2022
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Joseph-Désiré Job

Joseph-Désiré Job.jpg
Photo: ©PA Images

 

Joseph-Désiré Job

 

Né le 1er décembre 1977 à Vénissieux (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png Camerounais, Attaquant, 1m78

Surnom: "Mademoiselle"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png 52 sélections, 9 buts

(Matchs amicaux: 18 sélections, 3 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 7 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 4 sélections)

(Qualif Coupe d'Afrique des Nations: 6 sélections, 2 buts)

(Coupe d'Afrique des Nations: 12 sélections, 3 buts)

(Coupe des Confédérations: 5 sélections)

 

1ère sélection : le 15 novembre 1997 contre l'Angleterre (0-2)

Dernière sélection : le 7 février 2008 contre le Ghana (1-0)

 

1995/98 Olympique Lyonnais B (FRA) 35 matchs, 18 buts
1996/99 Olympique Lyonnais (FRA) 53 matchs, 18 buts
(Championnat de France: 41 matchs, 11 buts)
(Coupe de France: 2 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 4 matchs, 2 buts)
(Coupe Intertoto: 6 matchs, 5 buts)
1999/2000 RC Lens (FRA) 32 matchs, 8 buts
(Championnat de France: 24 matchs, 4 buts)
(Coupe de la ligue: 1 match, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 7 matchs, 3 buts)
2000/06 Middlesbrough (ANG) 112 matchs, 22 buts
(Championnat d'Angleterre: 93 matchs, 17 buts)
(Coupe d'Angleterre: 5 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue anglaise: 8 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 6 matchs, 2 buts)
2002 FC Metz (FRA) (Prêt) 14 matchs, 2 buts
(Championnat de France: 13 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 1 match)
2005/06 Al-Ittihad (ARS) (Prêt) 28 matchs, 9 buts
2006/07 Sedan (FRA) 32 matchs, 12 buts
(Championnat de France: 25 matchs, 9 buts)
(Championnat de France de D2: 3 matchs)
(Coupe de France: 4 matchs, 3 buts)
2007/08 OGC Nice (FRA) 12 matchs, 3 buts
(Championnat de France: 9 matchs)
(Coupe de France: 1 match, 1 but)
(Coupe de la ligue: 2 matchs, 2 buts)
2008/09 Al-Kharitiyath (QAT) 23 matchs, 10 buts
2009 Diyarbakırspor (TUR) 8 matchs
2010/11 Lierse SK (BEL) 10 matchs, 3 buts

 

Passé par l'Olympique Lyonnais et le RC Lens, Joseph-Désiré Job a connu un parcours riche en émotions. En onze années de carrière pro, l'avant-centre camerounais a enfilé pas moins de dix maillots de clubs différents, excusez du peu. Un véritable bourlingueur du football pour celui qui a également eu la fierté de porter la tunique des Lions Indomptables à 52 reprises, pour 9 buts inscrits.

 

Né à Vénissieux de parents camerounais, c’est aux Minguettes dans la banlieue Lyonnaise qu'il entame son parcours dans le monde du ballon rond. Repéré par l'OL, il rejoint le centre de formation et va entamer une logique progression vers les sommets. De l’équipe junior en passant par la National 2, ce grand espoir de la génération 1977 de même que Frédéric Kanouté, Christian Bassila et Cédric Uras remplace au pied levée Florian Maurice parti au Paris SG. Directement lancé dans le grand bain en coupe Intertoto contre les Polonais d’Odra Wodzislaw (5 buts à 2), il crève l'écran et plante un triplé pour sa première. Il participe ensuite activement aux débuts glorieux des Gones. Terminant la saison 1998-99 à la troisième place du championnat et avec un quart de finale de C3 perdu contre Bologne, le franco-camerounais décide finalement de prendre son envol. Exit la capitales des Gaules, bienvenue chez les Ch'tis. Le Lion Indomptable prend la direction du RC Lens. C'est alors le début de la tournée des clubs pour Joseph-Désiré Job. D'abord en Angleterre, à Middlesbrough. Vainqueur de la League Cup, il évolue auprès de Gaizka Mendieta, Boudewijn Zenden ou bien encore Juninho Paulista. Un aller et retour par la Lorraine au FC Metz, puis retour à Boro pour trois saisons. Mais les frontières européennes étant trop étroites pour lui, le Camerounais s'envole en Arabie Saoudite, à Al Ittihad. Douze petits mois et puis s'en va, Job revient dans l'Hexagone, à Sedan. Auteur de 12 réalisations en 32 rencontres dans les Ardennes, le joueur se refait une santé et s'engage à l'été 2007 en faveur de Nice contre 500 000 euros. Sur la Côte d'Azur, l'avant-centre formé entre Rhône et Saône arrive dans l'optique de jouer un rôle important dans un club où l'attaque pèche souvent. Il n'en sera rien. Apparu qu'à neuf reprises en championnat, n'entrant pas dans les plans de Frédéric Antonetti, il quitte le club au début de la saison suivante. Sa fin de carrière, plus chaotique, l'emmène au Qatar, en Turquie avant de raccrocher les crampons en Belgique à l'âge de 34 ans. Celui qu'on surnommait "Mademoiselle" ne parle désormais du foot que comme d’une passion d’enfance. Au terme de son parcours de joueur pro, il s’est lancé dans les affaires, et pas des moindres. Il a fait le choix d’un secteur prometteur et crucial pour le développement des pays africains: les énergies renouvelables.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations en 2000 (Cameroun)

Finaliste de la Coupe d'Afrique des Nations en 2008 (Cameroun)

Finaliste de la Coupe des Confédérations en 2003 (Cameroun)

Vainqueur de la Coupe Intertoto en 1997 (Olympique Lyonnais)

Vainqueur de la Coupe de la Ligue Anglaise en 2002 (Middlesbrough)

Champion de Belgique de D2 en 2010 (Lierse SK)


01/12/2021
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Samuel Mbappé Leppé

Samuel Mbappé Léppé.jpg
Photo: ©DR


Samuel Mbappé Leppé

 

Mbappé Moumi Samuel

Né en 1936

Décédé le 25 décembre 1985 à Douala (CAM)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png Camerounais, Milieu de terrain

Surnom: Le Maréchal

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png ? sélections

 

1956/72 Oryx Douala (CAM)

 

On l'a appelé Leppé pour l'envers de Pelé, à l'époque. Samuel Mbappé Léppé était un avant-centre absolument génial, légende de sa génération qui a fait la gloire du Cameroun avant les Lions indomptables (le surnom a été officialisé par décret présidentiel en 1972). Un pionnier du football camerounais qui a profondément marqué son époque par son talent, son patriotisme, son humilité, sa simplicité, son exemplarité et son fair-play. D'ailleurs, à Douala, il y a deux stades, le stade de la réunification et le stade Mbappé Leppé, c'est pour vous dire l'importance de celui qui est peut-être le plus grand footballeur camerounais de l'histoire, qu’on ne saurait confondre avec le footballeur camerounais le plus célèbre, Roger Milla.


Footballeur aux qualités techniques et humaines exceptionnelles, beaucoup de ses coéquipiers de l’équipe nationale et de son club se sentaient parfaitement rassurés à ses côtés. Il était surtout connu pour son patriotisme légendaire. Il avait tout le talent pour quitter son pays et s’expatrier. Il était d’ailleurs sollicité par plusieurs clubs européens. Un club français et un club allemand avaient tout fait pour s’attacher ses services, lui promettant une brillante carrière professionnelle à l’internationale. Malgré l’insistance des clubs, il les décline toute pour défendre le prestige de son pays. Il a préféré rester par amour pour sa nation. Il était tellement patriote que lors des déplacements à l’étranger, il refusait d’utiliser ses primes de matchs pour effectuer des achats à l’étranger, il préférait dépenser son argent au Cameroun afin d’enrichir l’économie camerounaise.

 

Né en 1936, fils de la communauté Sawa situé sur la côte littorale du Cameroun, il fait pratiquement toute sa carrière avec son équipe de l’Oryx de Douala dans les années 1950 et 1960, club avec lequel il remporte ses cinq titres de champion du Cameroun. Ce footballeur au charisme incomparable, aux passes millimétrées et aux tirs très puissants, sera le premier à brandir le premier trophée de la plus prestigieuse des compétitions, la première coupe d’Afrique des clubs champions, le 7 février 1965 face au Stade Malien de Salif Keita devant le président Kwamé N’Krumah médusé. La légende raconte que "sa frappe était si puissante qu’il avait tiré une balle de tennis en l’air et elle n’était retombée que quatre jours plus tard." L'iconne malienne le qualifiera en ces termes: "Je n’avais jamais vu un homme aussi grand par la taille et par le talent, il a une vision très large sur le terrain et il trouve toujours l’endroit où il doit placer son ballon. Mbappé Leppé est un footballeur hors norme doté d’une frappe de balle phénoménale." Un parcours singulier qui force l’admiration.

Pour ce qui est de sa carrière internationale, celui que beaucoup ont cru qu'il était le grand père de Kylian Mbappé a été le précurseur des plus grands footballeurs qu’a connu le football camerounais car c’est lui qui a commencé à tracer le sillon du prestige du football au Cameroun d’où son surnom de "Maréchal" (plus haut grade de l’armée), au regard de son immense talent. Malgré tout, ce footballeur légendaire n’a pas connu une retraite assez éclatante; celui-ci s’attache à l’alcool ce qui le rend apathique et déprimé. Cet état de fait va conduire certains promoteurs véreux à organiser un jubilé bien minable en son honneur, en 1981. Quatre ans plus tard, il décède un soir de Noël 1985 à Douala dans l’indifférence. Il reste tout de même un modèle auquel pourraient s’identifier beaucoup de jeunes camerounais pour réussir.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1965 (Oryx Douala)

Champion du Cameroun en 1961, 1963, 1964, 1965 et 1967 (Oryx Douala)

Vainqueur de la Coupe du Cameroun en 1963, 1968 et 1970 (Oryx Douala)

Finaliste de la Coupe du Cameroun en 1969 (Oryx Douala)

 

SOURCES/RESSOURCES

 

Le Maréchal Samuel Mbappé Léppé : " Le plus grand footballeur Camerounais de tous les temps" - de Arol Ketchiemen


21/10/2021
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Jean-Pierre Tokoto

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Photo: ©DR

 

Jean-Pierre Tokoto

 

Né le 26 janvier 1948 à Doula (CAM)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png Camerounais, Milieu offensif/Attaquant, 1m78

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4874868_20150601493495.png ≈ 20 sélections

(Coupe du Monde: 3 sélections)

(Coupe d'Afrique des Nations: 6 sélections, 2 buts)

 

Afrique: 3 sélections, 2 buts
 
1963/69 Oryx Douala (CAM)
1968/69 Olympique de Marseille (FRA) 12 matchs, 1 but
(Championnat de France: 11 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 1 match)
1969/70 CA Paris-Neuilly (FRA) 31 matchs, 13 buts
(Championnat de France de D2: 25 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 5 buts)
1970/71 AC Paris-Joinville (FRA) 14 matchs
(Championnat de France de D2: 12 matchs)
(Coupe de France: 2 matchs)
1971/72 Olympique de Marseille (FRA) 2 matchs
(Championnat de France: 1 match)
(Challenge des Champions: 1 match)
1972/75 Bordeaux (FRA) 101 matchs, 21 buts
(Championnat de France: 91 matchs, 18 buts)
(Coupe de France: 10 matchs, 3 buts)
1975/77 Paris SG (FRA) 59 matchs, 17 buts
(Championnat de France: 51 matchs, 12 buts)
(Coupe de France: 9 matchs, 5 buts)
1977/78 Bordeaux (FRA) 38 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 33 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 5 matchs, 2 buts)
1978/80 AS Béziers (FRA) 60 matchs, 12 buts
(Championnat de France de D2: 58 matchs, 11 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)
1980/81 New England Tea Men (USA) 26 matchs, 1 but
1981 Jacksonville Tea Men (USA) 23 matchs, 2 buts
1980/82 Jacksonville Tea Men (USA) (indoor) 32 matchs, 18 buts
1982 Philadelphia Fever (USA) 11 matchs, 8 buts

 

Excellent ailier doté d’une remarquable technique, Jean-Pierre Tokoto reste l’un des footballeurs camerounais les plus titrés de sa génération.

 

Natif de Douala, il apprend à jouer au football dans la rue comme beaucoup de gamins. Formé à l'Oryx Douala, le jeune camerounais remporte ses premiers trophées avec quatre titres de champion et deux coupes du Cameroun. Pétri de talent, il offre un style de jeu qui combine élégance, finesse et vivacité. L'attaquant honore même sa première sélection en équipe nationale à l'âge de 16 ans et 4 mois, devenant le plus jeune joueur à avoir intégré les rangs des Lions Indomptables. Repéré par Marseille, il débarque dans le Sud de la France mais se contentera de jouer les remplaçants de luxe à cause de la présence du suédois Roger Magnusson et de son compatriote en pleine bourre Joseph Yegba Maya. Après un séjour de deux saisons en D2, il revient dans la cité phocéenne et s'octroie un titre de champion de France en 1972, toujours comme remplaçant. Son envie de jouer l'emmène à Bordeaux. Il sera malheureusement encore confronté à la concurrence de joueurs comme Jean Gallice ou le yougoslave Ivica Liposinovic. Après une saison correcte, il est repositionnée au milieu de terrain et accumule les rencontres dans la peau d'un titulaire. Après avoir fait de très bonnes prestations en trois saisons chez les Girondins, Jean-Pierre signe au Paris SG à l'été 1975. Passé à la postérité, il donne son écot à la première équipe métissée du championnat de France (M’Pelé, Laposte, Bade, Dalheb, etc...). Il était capable de corriger les Verts (intouchables à l'époque) avant de s'incliner lourdement contre la lanterne rouge la semaine d'après. Un élément important de l’effectif durant ses deux saisons parisiennes, marquant 17 buts en 59 matchs avec deux doublés. En 1977, il retourne à Bordeaux avant de tenter l’aventure du soccer américain et de raccrocher les crampons en 1981. Côté sélection, le président de la fédération camerounaise avait interdit de sélectionner Tokoto en équipe nationale après son départ vers l'OM. Mais la Coupe d'Afrique des Nations disputé à domicile en 1972 et l'absence de nombreux joueurs oblige le sélectionneur à le rappeler. Il fera une énorme compétition qui verra le Cameroun éliminé en demi-finales contre le futur vainqueur, le Congo (1 but à 0). Nommé dans l'équipe-type du tournoi, il aurait préféré échanger cette distinction contre le trophée de la CAN. Après cette très belle compétition, il ne sera plus présent en équipe nationale pendant près de dix ans et fera son retour pour les éliminatoires de la coupe du Monde 1982 aux côtés des Roger MillaThéophile Abega et Joseph-Antoine Bell. Il décide d’arrêter sa carrière après une vingtaine de capes internationales et une présence dans la sélection Africaine qui a disputé la mini-coupe du Monde organisée au Brésil pour commémorer les 150 ans d’indépendance du pays.

 

PALMARÈS

 

3ème de la Coupe d'Afrique des Nations en 1972 (Cameroun)

Vainqueur de la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1965 (Oryx Douala)

Champion de France en 1972 (Olympique de Marseille)

Champion du Cameroun en 1963, 1964, 1965 et 1967 (Oryx Douala)

Vainqueur de la Coupe de France en 1969 (Olympique de Marseille)

Vainqueur de la Coupe du Cameroun en 1963 et 1968 (Oryx Douala)

Vainqueur du Challenge des Champions en 1972 (Olympique de Marseille)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Nommé dans l'équipe-type du tournoi de la Coupe d'Afrique des Nations en 1972

 


08/09/2021
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