FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Eusébio

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Eusébio

 

Eusébio Da Silva Ferreira

Né le 25 janvier 1942 à Lourenço-Marquès (MOZ)

Décédé le 5 janvier 2014 à Lisbonne (POR)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4968680_201507054500403.png Portugais, Attaquant, 1m75

Surnoms: La panthère noire, La perle noire

 

 https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4968680_201507054500403.png 64 sélections, 41 buts

(Matchs amicaux: 18 sélections, 11 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 18 sélections, 12 buts)

(Coupe du Monde: 6 sélections, 9 buts)

(Qualif Euro: 14 sélections, 5 buts)

(Coupe de l'indépendance: 8 sélections, 4 buts)

 

1957/60 SC Lourenço Marques (MOZ) 42 matchs, 77 buts

(Championnat provincial du Mozambique: 42 matchs, 77 buts)

1960/75 SL Benfica (POR) 440 matchs, 473 buts

(Championnat du Portugal: 301 matchs, 317 buts)

(Coupe du Portugal: 61 matchs, 97 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 64 matchs, 46 buts)

(Coupe des Coupes: 7 matchs, 7 buts)

(Coupe des villes de foire: 4 matchs, 4 buts)

(Coupe Intercontinentale: 3 matchs, 2 buts)

1975 Boston Minutemen (USA) 7 matchs, 2 buts

(NASL: 7 matchs, 2 buts)

1975/76 CF Monterrey (MEX) 10 matchs, 1 but

(Championnat du Mexique: 10 matchs, 1 but)

1976 Toronto Croatia (CAN) 25 matchs, 18 buts

(NASL: 21 matchs, 16 buts)

(Play-offs: 4 matchs, 2 buts)

1976/77 Beira Mar Aveiro (POR) 12 matchs, 3 buts

(Championnat du Portugal: 12 matchs, 3 buts)

1977 Las Vegas Quicksilver (USA) 17 matchs, 2 buts

(NASL: 17 matchs, 2 buts)

1977/78 Uniao de Tomar (POR) 12 matchs, 3 buts

(Championnat du Portugal de D2: 12 matchs, 3 buts)

1978 New Jersey Americans (USA) 9 matchs, 2 buts

(ASL: 9 matchs, 2 buts)

1979/80 Buffalo Stallions (USA) (indoor) 5 matchs, 1 but

(MISL: 5 matchs, 1 but)

 

Légende vivante du football lusitanien, Eusebio restera sans doute encore pour longtemps comme le plus grand sportif portugais de tous les temps. Eusebio da Silva Ferreira, c’est avant tout un symbole : celui des liens étroits entre le Portugal et ses anciennes colonies. Né le 25 janvier 1942 à Maputo, capitale du Mozambique lorsque le pays était sous domination portugaise, il est le joueur qui a redonné la joie de vivre à un peuple sous l’emprise du régime autoritaire de Salazar. Ce dernier a d’ailleurs sauté sur l’occasion pour faire de ce footballeur de couleur le porte-étendard du rapprochement colonial à un moment ou la contestation grandissait dans le pays. Eusebio.jpgEt ce, même si l’intéressé déclarait détester la politique. En termes de performances sportives, il est recruté à 19 ans par le Benfica Lisbonne pour ses exceptionnelles qualités techniques et physiques. 1962 est la première année ou le félin se fait les griffes, et de quelle manière. À l’origine de la victoire du SL Benfica sur le Grand Real Madrid de Di Stefano et autres Puskas sur le score de 5 buts à 3, Eusébio marque deux des cinq buts de l’équipe benfiquiste. Les deux buts inscrits en trois minutes ainsi que l’exhibition de luxe qu’il offre au spectateurs lui feront sa célébrité. Le félin a trouvé ses marques et se transforme en panthère noire. "O Pantera Negra" est né. Nous sommes en 1962 et Eusebio n'a pas encore 20 ans, mais le doublé réussi en finale donne déjà une idée de son formidable potentiel. Il avait une vitesse phénoménale ainsi qu’un "Shoot" inhumain. Sa conduite de balle exceptionnelle lui permet de se jouer de ses adversaires et de délivrer des passes précises dans des postures très compliquées. Doté d’une grande endurance de fond, il peut multiplier les accélérations tout en restant lucide, précis et réaliste jusqu’au bout des 90 minutes réglementaires. Dès 1964 surgissent les cadors tels que la Juventus de Turin à la porte du magicien mais le pays tout entier se mobilise ainsi que le gouvernement afin d’éviter l’exil du plus beau joyau de la couronne Portugaise, Eusébio est envoyé au... service militaire afin de calmer les ardeurs des clubs européens. L’apogée de son talent sera exprimée lors du Mondial de 1966 en Angleterre, terrassant le Brésil de Pelé 3 buts à 1. L’alter ego de Pelé emmène le Portugal jusqu’en demi-finales avant de s'incliner face au pays vainqueur et organisateur: l’Angleterre. Meilleur buteur de la compétition avec neuf réalisations, auteur d’un quadruplé en quart de finale face à la surprenante Corée du Nord, il parvient à hisser son pays sur la troisième marche du podium. Le Mondial étant terminé, les clubs italiens reviennent à la charge avec des arguments encore plus persuasifs que précédemment cette fois même le gouvernement n’y pourra rien... Aubaine! La nouvelle que les clubs italiens ne peuvent plus signer de joueurs étrangers tombe.. et la Panthère Noire reste donc à Benfica. La carrière d’Eusébio reste marquée par de nombreuses blessures et opérations. 6 au genou droit et une au genou gauche. Il ne s’est jamais arrêté de jouer. L’amour du maillot était tel qu'il joue plusieurs fois blessés, dans la douleur, trop conscient que l’équipe et les Benfiquistas avaient besoin de lui. Icône lusitanienne, symbole de fidélité, Eusebio restera finalement près de quinze ans au Benfica Lisbonne, avec lequel il remporte onze titres de champion du Portugal avant de s'offrir une préretraite dorée sur le continent américain, et de se blesser grièvement au genou lors de son retour au Portugal, à Beira Mar. Et dire qu’il aurait dû jouer pour l’autre club de la ville, le Sporting… En effet, le club de ses débuts à Maputo (appelée Lourenço Marques à l’époque) était alors parrainé par les Sportinguistas, mais ce sont bien les rouges et blancs qui ont mis le grappin dessus. La légende raconte même que les dirigeants benfiquistes auraient kidnappé le prodige à l’aéroport afin qu’il signe pour eux plutôt que chez l’ennemi. Si Eusebio a toujours réfuté cette rumeur, elle prouve que, comme pour tous les grands destins, ce joueur hors-normes faisait l’objet de fantasmesEusébio est considéré par les portugais comme un héros, non seulement sur le plan sportif mais aussi humain, où il apporta ce que les portugais de l’époque espéraient tous. D'origine mozambicaine, Eusebio est devenu en fait le premier grand attaquant issu du continent africain et le premier Ballon d'or de couleur. Il est décédé le 5 janvier 2014, victime d'un arrêt cardio-respiratoire, à l'âge de 71 ans. Après l’annonce du décès, le président portugais Cavaco Silva a décrété trois jours de deuil national. Car ce n’est pas le foot portugais qui a perdu une simple tête d’affiche, mais bien le Portugal qui pleure une icône à la renommée mondiale.

 

PALMARÈS


3ème de la Coupe du Monde en 1966 (Portugal)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1962 (Benfica)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1963, 1965 et 1968 (Benfica)

Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 1962 (Benfica)

Champion du Portugal en 1961, 1963, 1965, 1967, 1968, 1969, 1971, 1972, 1973 et 1975 (Benfica)

Vainqueur de la Coupe du Portugal en 1962, 1964, 1969, 1970 et 1972 (Benfica)

Vainqueur de la Coupe Ribeiro dos Reis en 1964, 1966 et 1971 (Benfica)

Champion des Etats-Unis en 1976 (Toronto Croatia)

Champion du Mexique en 1976 (Monterrey)

Champion de Mozambique en 1960 (SC Lourenço Marques)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’or en 1965

Ballon d’argent en 1962 et 1966

3ème meilleur joueur de la Coupe du Monde en 1966

Meilleur buteur de la coupe du Monde en 1966 (9 buts)

Soulier d’or européen en 1968 (42 buts) et 1973 (40 buts) (Benfica)

Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 1965 (9 buts), 1966 (7 buts) et 1968 (6 buts) (Benfica)

Meilleur buteur du championnat du Portugal en 1964 (28 buts), 1965 (28 buts), 1966 (26 buts), 1967 (31 buts), 1968 (42 buts), 1970 (20 buts) et 1973 (40 buts) (Benfica)

Nommé dans l'équipe du tournoi de la Coupe du Monde 1966

Nommé au FIFA 100

Ballon d’or portugais pour l'ensemble de sa carrière en 1991

Élu "joueur en or" de ces 50 dernières années du Portugal par l'UEFA en 2004

Élu sportif internationale de l'année par BBC Sport en 1966

Élu footballeur de l’année au Portugal en 1970 et 1973

Élu parmi les "légendes" du foot par Golden Foot en 2003

Prix du mérite PFA du championnat d’Angleterre en 1993

Prix du président de l'UEFA en 2008

Prix du Mérite de la FIFA en 1994

À reçu la Grande-croix de l'Ordre du Mérite portugais en 2004

À reçu la Médaille d'argent de l'Ordre de l'Infant Dom Henri en 1966

À reçu la Grande-croix de l'Ordre de l'Infant Dom Henri en 1992

 

DIVERS


- A l'entrée du Stade de Luz, il y a une statue de bronze à son effigie où il est immortalisé au moment de frapper un ballon.

 

VIDÉO




21/12/2014
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