FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Ferenc Puskas

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Ferenc Puskàs

 

Ferenc Puskàs Biro

Né le 2 avril 1927 à Budapest (HON)

Décédé le 17 novembre 2006 à Budapest (HON)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864331_201505283930779.png Hongrois, Attaquant, 1m72, numéro 10

Surnom: Le Major Galopant

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4864331_201505283930779.png 85 sélections, 84 buts

(matchs amicaux:  58 sélections, 56 buts)

(Coupe du Monde: 3 sélections, 4 buts)

(Coupe Internationale: 15 sélections, 15 buts)

(Jeux Olympiques: 5 sélections, 4 buts)

(Coupe des Balkans: 4 sélections, 5 buts)

 

1ère sélection : le 20 août 1945 contre l'Autriche (5-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4923051_201506181132842.png 4 sélections

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection)

(Coupe du Monde: 3 sélections)

 

Dernière sélection : le 6 juin 1962 contre le Brésil (1-2)

 

1943/56 Budapest Honved (HON) 354 matchs, 357 buts

(Championnat de Hongrie: 349 matchs, 358 buts)

(Championnat de Hongrie de D3: 3 matchs, 4 buts)

(Coupe de Hongrie: 11 matchs, 17 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 2 matchs, 1 but)

(Coupe Mitropa: 4 matchs, 4 buts)

1958/1966 Real Madrid (ESP) 262 matchs, 242 buts

(Championnat d'Espagne: 180 matchs, 155 buts)

(Coupe d'Espagne: 41 matchs, 49 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 39 matchs, 35 buts)

(Coupe Intercontinentale: 2 matchs, 2 buts)

 

1945/56 Sélection de Budapest: 18 sélections, 15 buts

1949/51 Sélection Universitaire: 5 matchs, 8 buts

1949/56 Autres sélections: 6 sélections, 12 buts

1950/51 Autres tournois: 5 matchs, 2 buts

 

Ferenc Puskas a marqué les années 50 grâce à son sens du jeu, tant avec l'équipe de Hongrie qu'avec le grand Real Madrid. Même s'il n'a disputé que la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1960, Ferenc Puskas reste éternellement associé au grand Real Madrid des décennies 1950 et 1960, celui de Di Stefano, de Del Sol ou de Gento, qui se sont adjugés les cinq premières C1 (de 1956 à 1960). La finale de 1960 reste le chef d'oeuvre de cette génération dorée : à eux deux, l'attaquant hongrois et Alfredo Di Stefano font plier les allemands de l'Eintracht Francfort (7 buts à 3) avec quatre buts du premier et trois du second. Une moyenne presque habituelle pour le "major galopant", qui a d'abord connu une brillante carrière au Honved Budapest, un club militaire d'où il tire son surnom. Trapu et jovial, Puskas compensait par la puissance de son buste et de ses jambes. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4393354_201412214743439.jpgGaucher, il était également adroit de son pied droit, et pouvait enchaîner les mouvements sans perdre sa précision face au but. Il débute en première division hongroise, en 1943, à l'âge de 16 ans. Malgré sa petite taille, il s'impose très vite grâce à son sens du démarquage. L'année de ses 21 ans, il inscrit un chiffre record de 50 buts dans le championnat hongrois. En 1945, il débute en sélection nationale par une victoire face à l'Autriche (2 buts à 0), qui marque aussi le début de l'aventure des "Magic Magyars", celle qui, en 1953, a battu l’Angleterre à Wembley, 3 buts à 6. C’était la première fois que les Anglais étaient battus sur leur propre terrain. Et comme si cela ne suffisait pas, les Hongrois leur ont infligé l'année suivante à Budapest un humiliant 7 buts à 1. Du jamais vu dans l’histoire du football. Avec sa sélection, il remporte les Jeux Olympiques d'Helsinski en 1952 en battant la Yougoslavie en finale (2 buts à 0). Son seul regret, finalement, aura sans doute été de perdre la finale de la Coupe du Monde en 1954 face à une équipe d'Allemagne pourtant battue au premier tour (8 buts à 3 !) par ces mêmes Hongrois. Cette défaite fut vécue comme un drame national même si Ferenc Puskas avait joué blessé au sein d'une équipe mal chaussée face à des Allemands qui inauguraient une nouvelle marque de chaussures aujourd’hui célèbre, Adidas. La sélection n'a pourtant rien perdu de ses qualités, continuant à se montrer intraitable sur tous les terrains d'Europe. Elle n'a perdu qu'un seul match en six ans, mais ce match perdu était la finale de la Coupe du Monde. Pourtant la suite de la vie de Puskás est semé d'embûches. Il est en Espagne avec sa femme lorsque l'Union soviétique écrase le régime libéral de la Hongrie en 1956. Puskás, comme plusieurs de ses coéquipiers, a déserté et a voyagé dans toute l'Europe pendant deux ans avant de poser ses valises à Madrid en 1958. Pour cela, il sera suspendu pendant dix-huit mois après avoir refusé de rentrer au pays. Privé de travail, il survit avec pour seules revenus des mandats envoyés par son ancien coéquipier Laszlo Kubala, qui joue à Barcelone depuis 1951. Heureusement, Emil Osterreicher, ancien entraîneur de Honved, devenu directeur du Real Madrid, l'engage dans le club madrilène. Malgré les critiques et quelques kilos en trop à son retour sur les terrains, il s'impose aux côtés des Di Stefano, Gento et autres Kopa et devient le chouchou du public. Il n'est pourtant pas présent en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1959 contre Reims à Stuttgart. Le gouvernement allemand a refusé de lui délivrer un visa, n'ayant toujours par pardonner à l'ex-Major les allusions au dopage qu'il émettait pour expliquer la victoire allemande à Berne. Il remporte la compétition un an plus tard à Glasgow avec la réussite que l'on connaît. En 1962 à Amsterdam, il dispute une nouvelle finale européenne avec le Real. Il inscrit trois buts mais perd (5 buts à 3) face à Benfica. Il perd une nouvelle fois en finale deux ans plus tard à Vienne contre l'Inter Milan (1 à 3). Cinq fois vainqueur du championnat d'Espagne et quatre fois meilleur buteur de la Liga, Ferenc Puskás ne connaîtra qu'un seul échec, la sélection espagnole. Naturalisé dans son pays d'accueil en 1961, il disputera quatre rencontre avec la sélection, dont trois matches sans réussite, lors de la Coupe du monde au Chili en 1962. Sa carrière de joueur s'arrête en 1966 pour laisser place à celle d'entraîneur. Buteur inlassable, symbole d'une époque où les joueurs, quand ils n'étaient pas dégarnis comme Di Stefano, se gominaient les cheveux en arrière, ajoutant l'élégance de leur allure à celle de leur jeu, le Hongrois résume à lui seul l'âge d'or du football. Ferenc Puskas est malheureusement atteint de la maladie d'Alzheimer à la fin de sa vie, qui le contraint à vendre aux enchères ses précieux trophées pour payer son traitement... Il est décédé le 17 novembre 2006 à l'hôpital Kutvolgyi de Budapest. Le ministère des Sports, le Comité olympique hongrois et la Fédération de football ont proposé à la famille du défunt de prendre en charge les funérailles. Une journée de deuil national est décrétée le jour des obsèques.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe du Monde en 1954 (Hongrie)

Médaille d'or aux Jeux Olympiques d’Helsinki en 1952 (Hongrie)

Vainqueur de la Coupe Internationale en 1953 (Hongrie)

Vainqueur de la Coupe des Balkans des nations en 1947 (Hongrie)

Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1960 (Real Madrid)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1959, 1960 et 1966 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe d’Europe des clubs Champions en 1962 et 1964 (Real Madrid)

Champion d’Espagne en 1961, 1962, 1963, 1964 et 1965 (Real Madrid)

Vice-champion d’Espagne en 1959, 1960 et 1966 (Real Madrid)

Champion de Hongrie en 1949, 1950, 1952, 1954 et 1955 (Budapest Honved)

Vice-champion de Hongrie en 1947, 1951 et 1953 (Budapest Honved)

Vainqueur de la Coupe d’Espagne en 1962 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe d’Espagne en 1960 et 1961 (Real Madrid)

Finaliste de la Coupe de Hongrie en 1955 (Budapest Honved)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’argent en 1960

Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 1960 (12 buts) et 1964 (7 buts) (Real Madrid)

Meilleur buteur de la Coupe internationale en 1953 (10 buts)

Meilleur buteur de la Coupe des Balkans des nations en 1948 (8 buts)

Meilleur buteur du championnat d’Espagne en 1960 (26 buts), 1961 (27 buts), 1963 (26 buts) et 1964 (20 buts) (Real Madrid)

Meilleur buteur du championnat de Hongrie en 1948 (50 buts), 1950 (31 buts) et 1953 (27 buts) (Budapest Honved)

Élu meilleur footballeur hongrois de l’année en 1950

Élu meilleur joueur de la Coupe du Monde en 1954

Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde en 1954

Nommé au FIFA 100

Ordre du mérite de la FIFA en 1994

Élu meilleur athlète hongrois du 20ème siècle

Élu "joueur en or" de la Hongrie des 50 dernières années par l'UEFA en 2004

Élu parmi les "légendes" du foot par Golden Foot en 2006

À reçu la Croix de l'Ordre du Mérite Hongrois en 2005

Citoyen d'honneur de Budapest en 2001

 

DIVERS


- Le Népstadion à Budapest est renommé stade Ferenc Puskás en 2001.

- La ville de Budapest donne le nom de Ferenc Puskás à une rue du quartier de Kispest en 2007, à la demande de l'ancien club du "Major Galopant" et de la mairie.

- En 2009, la FIFA crée le "Prix Puskas", en hommage à son prestige en tant que buteur, qui récompense le plus beau but de l'année parmi une sélection de dix buts que les internautes doivent départager par vote.

- Parmi les anecdotes de Ferenc Puskas, on peut noter sa popularité au Kispest Honvéd, où il jouait lorsqu'il avait 13 ans : les supporteurs avaient construit une petite marche pour que Puskás puisse enjamber la barrière du centre d'entraînement, situé juste à côté de chez lui, afin qu'il n'ait pas à faire le tour jusqu'à la porte d'entrée.

 

VIDÉO




21/12/2014
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