FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Salah Assad

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Salah Assad

 

Salah Assad (صالح عصاد)

Né le 13 mars 1958 à Larbaâ Nath Irathen (ALG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png Algérien, Attaquant, 1m84

Surnom: "Rouget"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png 68 sélections, 15 buts

(Matchs amicaux: 20 sélections, 5 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 13 sélections)

(Coupe du Monde: 5 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe d'Afrique des Nations: 5 sélections)

(Coupe d'Afrique des Nations: 10 sélections, 4 buts)

(Qualif Jeux Olympiques: 6 sélections, 2 buts)

(Jeux Olympiques: 4 sélections

(Jeux méditerranéens: 3 sélections, 1 but)

(Jeux Africains: 2 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 1er mai 1977 contre le Sénégal (2-0)

Dernière sélection : le 8 février 1989 contre la Finlande (2-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.pngnon-officiel: 1 sélection

 

1975/82 RC Kouba (ALG)
1982/83 FC Mulhouse (FRA) 27 matchs, 13 buts
(Championnat de France: 26 matchs, 13 buts)
(Coupe de France: 1 match)
1983/84 Paris SG (FRA) 11 matchs, 1 but
(Championnat de France: 9 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 1 match)
(Coupe des Coupes: 1 match)
1985/86 FC Mulhouse (FRA) 70 matchs, 18 buts
(Championnat de France: 55 matchs, 15 buts)
(Coupe de France: 15 matchs, 3 buts)
1986/89 RS Kouba (ALG)
1989 JSM Chéraga (ALG) 23 matchs, 18 buts
 
Au moment d'évoquer la célèbre virgule popularisée en Europe par Ronaldo et Ronaldinho, beaucoup se plongent au Brésil du côté du créateur Rivelino, emportant avec lui le mythe du dribble élastique. Mais de nombreux spécialistes du foot africain s'accordent à dire que Salah Assad usait de virgules depuis bien longtemps. Une chose est sûre, l'attaquant passé par le PSG était capable d'éliminer ses adversaires avec une facilité déconcertante. Le crack a d'ailleurs été élu meilleur ailier gauche de la Coupe du Monde 1982. Un véritable joyau du football algérien. Natif de Larbaâ Nath Irathen et fils d'un commerçant kabyle, Salah Assad débute sa carrière au RC Kouba, près d'Alger. Fin technicien, très vif, il commence très tôt en équipe première, à 17 ans seulement. Salah Assad.jpgPris de panique, le joueur commence par refuser, avant de se laisser convaincre par Boualem Amirouche, son entraîneur. Cela marque le début d’une longue carrière. Solide buteur, meneur de jeu, ailier gauche, Salah sait tout faire. Il va ainsi mener le RC Kouba, club plutôt modeste, au plus haut niveau, avec un titre de champion en 1981. Entre temps, Salah Assad a bien évidemment intégré l’équipe nationale à partir de 1978. Les premiers succès arrivent, avec une génération dorée, celle des Madjer, Merzekane, etc.. Lors de la CAN 1980, l’Algérie atteint la finale mais perd face au Nigéria, organisateur de la compétition. Salah est déjà sollicité par les plus grands clubs, mais à l’époque, la législation algérienne empêchait purement et simplement les expatriations. 2 ans plus tard, l’Algérie dispute sa première coupe du Monde et tombe dans un groupe redoutable, avec l’Allemagne, l’Autriche et le Chili. Le match contre la Mannschaft restera dans toutes les mémoires. L’Algérie va faire le match de sa vie et l’emporter à la surprise générale 2 buts à 1, grâce à ses deux passes décisives. La triade offensive des Fennecs composé de Rabah Madjer, Lakhdar Belloumi et Salah Assad avait tout pour déstabiliser une défense négligente. Au moment de renverser la RFA, ceux-là se connaissent depuis quatre ans déjà, rodant leur connexion magique aux JO de Moscou en 1980 et arrivant à maturité en Espagne, épaulés par leur aîné et star du PSG, Mustapha Dahleb. Hélas l’Algérie se fera éliminer après le match de la honte entre l’Allemagne et l’Autriche. Assad marquera 2 buts contre le Chili et délivrera encore une passe décisive pour Bensaoula, pour une victoire 3 buts à 2 inutile. Après ce Mondial plutôt réussi, Salah est sollicité de toute part. Dauphin du Camerounais N’Kono au Ballon d’Or Africain (1982) à seulement 25 ans, il profite de sa notoriété pour obtenir du président Chadli Bendjedid en personne la possibilité de s’expatrier vers la France, alors que les règlements lui interdisent d’aller jouer à l’étranger avant 28 ans. C’est ainsi qu’il rejoint Mulhouse, promu en D1, sous la direction de Jean-Marc Guillou. Il y retrouve son compatriote Houcine Ben Saïd. À titre personnel, Salah fait une super saison, inscrivant 13 buts, mais la faiblesse du reste de l’équipe est telle que Mulhouse ne sort quasiment pas de la zone rouge et fait logiquement l’ascenseur. Blessé en fin de saison, c’est avec des béquilles qu’il débarque au PSG. Absent 6 mois, il reprend et fait de bons matchs, mais rechute. Les dirigeants préfèrent le laisser libre. Après la CAN 1984 où l’Algérie arrive en demi-finale, il retourne à Mulhouse où il fera 2 saisons sous les ordres de Raymond Domenech. Avec ses compatriotes Faouzi Mansouri et Ali Bouafia, il va manquer l’accession à l’élite 2 fois de suite. Lors de la Coupe du monde 1986 au Mexique, l’Algérie hérite du groupe du Brésil, avec l’Irlande du Nord et l’Espagne. Après un nul contre les irlandais, l’Algérie s’incline de justesse contre les Auriverdes. Salah Assad y laissera son genou. Lors du dernier match, l’Algérie se fait étriller 3 buts à 0 par l'Espagne, dans un match que les joueurs voulaient boycotter pour de sombres raisons de primes. L’ambiance est pourrie, avec des clans entre les étrangers et les locaux, attisé par un staff plus préoccupé par la politique, que par le sportif. Écœuré, Salah rentre au pays et se soigne. Sa carrière semble terminée lorsqu’on découvre enfin le mal récurrent qui le handicape : un simple kyste au niveau de l’articulation du genou. Il songe à arrêter sa carrière, mais répond à l’appel du RC Kouba, qui évolue alors en D2. Il fait remonter le club en 1988 avant de ranger définitivement les crampons. Sympathisant du Front Islamique du Salut (FIS), parti islamique dissous en 1991, Assad sera emprisonné pendant quatre longues années au Sahara, sans jugement. À sa sortie, il revient à Kouba et devient manager général du club jusqu’en 2003, avant de se retirer définitivement de la vie sportive et publique. Désormais, on ne se souvient plus que de sa botte secrète nommé "El-Ghoraf", capable de déstabiliser n’importe quelle défense. Et tout le monde a oublié le pistolet découvert chez lui, en 1990…
 
PALMARÈS
Finaliste de la Coupe d'Afrique des Nations en 1980 (Algérie)
4ème de la Coupe d'Afrique des Nations en 1982 (Algérie)
Champion d'Algérie en 1981 (RC Kouba)
Vice-champion de France de D2 en 1985 (groupe A) et 1986 (groupe B) (FC Mulhouse)
Vainqueur de la Coupe d'Algérie Cadets en 1975 (RC Kouba)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
2ème Meilleur joueur africain de l'année en 1982
Nommé dans l'équipe type de la Coupe d'Afrique des Nations en 1980 et 1982


27/07/2019
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