Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Algérie


Faouzi Mansouri

Faouzi Mansouri.jpg
Photo: ©DR

 

Faouzi Mansouri

 

فوزي منصوري

Né le 17 janvier 1956 à Menzel Bourguiba (TUN)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png Algérien, Défenseur gauche, 1m76

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png 21 sélections, 1 but

(Matchs amicaux: 4 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 7 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 6 sélections)

(Coupe d'Afrique des Nations: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 10 octobre 1981 contre le Nigeria (2-0)

Dernière sélection : le 12 juin 1986 contre l'Espagne (0-3)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png Olympique: 1 sélection

 

1973/76 Nîmes Olympique B (FRA) 17 matchs, 5 buts
1975/80 Nîmes Olympique (FRA) 65 matchs, 3 buts)
(Championnat de France: 58 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 1 but)
1980/81 AS Béziers (FRA) 25 matchs, 5 buts
(Championnat de France de D2: 24 matchs, 4 buts)
(Coupe de France: 1 match, 1 but)
1981/83 Montpellier (FRA) 43 matchs, 1 but
1983/85 FC Mulhouse (FRA) 58 matchs
(Championnat de France de D2: 47 matchs)
(Coupe de France: 11 matchs)
1985/86 Montpellier (FRA) 16 matchs

 

Arrière latéral algérien, Faouzi Mansouri avait fait partie des deux Coupes du monde disputées par l'Algérie en 1982 et 1986.

 

Né en 1956 à Menzel Bourguiba en Tunisie, sa famille débarque en France pour des raisons économiques. Installé au Chemin-Bas d'Avignon, il joue dans son quartier avant d'intégrer le Nîmes Olympiques à l'âge de 14 ans. Vainqueur de la Coupe Gambardella en 1977, il découvre le monde pro chez les Crocos. De 1974 à 1980, le fougueux et solide défenseur difficilement franchissable enfile le maillot gardois à 65 reprises sous les ordres de son entraîneur de cœur, Kader Firoud, puis d’Henri Noël. Il y côtoie aussi son frère Abla, joueur et éducateur du club. Après une saison en D2 à Béziers, il file à Montpellier, durant trois saisons, d'abord entre 1981 et 1983 pour la première apparition dans l'élite du club pailladin, puis en 1985-86 à l'étage inférieur, lorsqu'il a raccrocher les crampons. Entre-temps, il avait enchaîné deux exercices à Mulhouse coaché à l'époque par Raymond Domenech, qui débutait pour la première fois sur le banc. International DZ, il prend part à deux Coupes du monde avec les Fennecs en 1982 et 1986, et fait partie de la première équipe algérienne à gagner une rencontre au Mondial, titulaire sur le flanc gauche aux côtés de Rabah MadjerMustapha Dahleb et Lakhdar Belloumi. C’était lors de l'édition espagnole à Gijón, une victoire historique 2 buts à 1 face à l’Allemagne de l’Ouest, finaliste cette année-là. Après la fin de sa carrière, Loulou Nicollin lui avait proposé d'entraîner une équipe de jeunes ou d'être cadre dans sa société. N'ayant jamais eu la fibre d'un formateur, il avait choisi la seconde option. L'ancien joueur de devoir et homme de cœur disparaît le 18 mai 2022 à l'âge de 66 ans des suites d'une longue maladie.

 

PALMARÈS

 

Vainqueur de la Coupe Gambardella en 1977 (Nîmes Olympique)

Vice-champion de France de D2 (groupe A) en 1985 'FC Mulhouse)


08/10/2022
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Mustapha Zitouni

Mustapha Zitouni.jpg
Photo: ©La Gazette du Fennec

 

Mustapha Zitouni

 

مصطفى زيتوني

Né le 19 octobre 1928 à Alger (ALG)

Décédé le 5 janvier 2014 à Nice (FRA)

Algerie.png Algérien/ https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Défenseur central, 1m75

Surnom: Monsieur Football

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 4 sélections

(Matchs amicaux: 3 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 6 octobre 1957 contre la Hongrie (2-0)

 

Algerie.png 7 sélections

(Matchs amicaux: 7 sélections)

 

Dernière sélection : le 4 novembre 1964 contre l'URSS (2-2)

 

Algerie.png FLN: 80 sélections, 4 buts

 

1950/53 OM Saint-Eugène (ALG)
1953/54 AS Cannes (FRA) 38 matchs, 4 buts)
(Championnat de France de D2: 36 matchs, 4 buts)
(Coupe de France: 2 matchs)
1954/58 AS Monaco (FRA) 152 matchs, 2 buts
(Championnat de France: 136 matchs, 2 buts)
(Coupe de France: 12 matchs)
(Coupe Charles Drago: 4 matchs)
1964/67 RC Kouba (ALG)

 

Passé par Cannes et Monaco dans les années 50, Mustapha Zitouni a été probablement le meilleur défenseur du Monde à son époque et celui, aussi, dont le grand Alfredo Di Stefano avait reconnu, après un France-Espagne (2-2) disputé à Paris le 13 mars 1958, comme étant le plus brillant arrière central qu'il ait jamais rencontré. Il l'avait même invité à rejoindre le Real Madrid. Zitouni a gentiment refusé, préférant rejoindre la naissante équipe du Front de Libération Nationale (FLN) au printemps 1958.

 

Né le 19 octobre 1928 à Alger, Mustapha Zitouni commence à tâter le ballon dès son plus jeune âge, sur les terrains vagues et les ruelles de son quartier de Saint Eugène. Il traverse la Méditerranée quelques mois avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale. Arrivé sur le tard en France, il démarre son parcours pro à l’AS Cannes, club qui formera plus tard un certain Zinedine Zidane, un autre génie lui aussi d’origine Algérienne. Nous sommes en 1953 et Zitouni a 25 ans. Pionnier de la défense moderne "en zone", il possédait un formidable coup d’œil qui lui permettait d’anticiper sur de nombreuses actions et un placement sans égal qui l'aidé à ne pas courir dans le vide.

Après un passage réussi sur la Croisette, il acquiert une autre dimension qui aiguise l’appétit d’un autre club sudiste: l’AS Monaco. Attiré par ce défenseur hors du commun, les dirigeants de la Principauté tentent de le faire venir sur le Rocher. Mieux armé, plus puissant économiquement, avec d’énormes ambitions, le club asémiste attire donc la perle du voisin. Sous le maillot Rouge et Blanc, il explose et participe aux premières années de l'ASM en première division (1954-1958). S’affirmant au fil du temps comme le meilleur arrière central de D1 à bientôt 30 ans, il est en passe de pousser vers la sortie l’inamovible titulaire du poste: le grand Robert Jonquet, axial du grand Stade de Reims et capitaine des Bleus. Paul Nicolas, le sélectionneur français de l’époque, se presse de l’introniser au centre de la défense tricolore. En quatre apparitions avec les Bleus, respectivement contre la Hongrie, la Belgique, l’Angleterre et l’Espagne, il devient incontournable à son poste. On se rappelle encore du 13 mars 1958 où il a muselé le meilleur joueur de son temps, Alfredo Di Stefano, au Parc des Princes. Le génie défensif avait pris le pas sur celui de l’attaque. Sans doute un des plus grands moments footballistique du natif d'Alger, en équipe de France, qui avait remporté tous ses duels face au buteur espagnol.

 

Mustapha Zitouni.jpg
Photo: ©DR

Mais un mois plus tard, avant que ne débute la Coupe du Monde 1958 en Suède, Zitouni décide de quitter la France clandestinement et rejoint d’autres joueurs, comme Rachid Mekhloufi, Saïd Brahimi ou Abdelaziz Ben Tifour, pour constituer l’équipe du Front de Libération National (FLN), un mouvement de lutte pour l’indépendance de l’Algérie, tournant alors le dos à son pays d’adoption, l’argent et la renommée au profit de la voie de la raison et du cœur. Pour justifier son engagement, Zitouni dira ceci: "J’ai beaucoup d’amis en France, mais le problème est plus grand que nous. Que faites-vous si votre pays est en guerre et que vous êtes appelé?" Entre avril 1958 et novembre 1960, ils seront 32 joueurs à déserter la France et son championnat, partis rejoindre cette équipe du FLN qui tournera dans le monde lors de ces années de conflit, bien qu’elle n'a jamais été reconnue par la FIFA. Les footballeurs de la "Révolution" joueront de nombreuses rencontres et propageront à travers le ballon rond leur idée de la vie. Devenu un héros national, il portera à 80 reprises le maillot d'El-Khedra.

En 1962, au lendemain de l’indépendance de son pays, l’enfant d'Alger stoppe sa carrière au FLN et met sa riche expérience au service du RC Kouba en devenant entraîneur-joueur, lui qui ne pouvait plus revenir jouer en pro en France à cause de la limite d'âge. Sous ses ordres, la jeune garde koubéenne va écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du club avec comme apothéose une finale de Coupe d’Algérie, disputée et perdue 3 buts à 1 face au grand Chabab de l’époque emmené par son meneur Hacène Lalmas. En demi-finale, le défenseur de métier réalise une prouesse inoubliable. Mené 2 buts à 0, l’entraîneur-capitaine-joueur sonne la révolte et plante deux buts qui propulsent le RCK en finale à la faveur du goal-average. Après avoir prêté main forte à la révolution algérienne, il enfilera le maillot des Fennecs sept fois entre 1963 et 1964, dont un historique Algérie-RFA 2 buts à 0. Il raccroche les crampons en 1967, à 39 piges. Il dirige ensuite d'autres formations en Algérie et en Libye, puis s’installe à Nice où il travaille un temps pour la compagnie aérienne algérienne Air Algérie. "Monsieur Football" perd son dernier combat à l'âge de 86 ans le 5 janvier 2014 à Nice, des suites d'une longue maladie. Durant de longues années, beaucoup ont pensé qu'avec Zitouni, Ben Tifour et Mekhloufi, les Bleus auraient pu gagner la Coupe du Monde 1958 et rivaliser réellement avec le futur vainqueur de l'époque, le Brésil du roi Pelé...

 

PALMARÈS

 

Vice-champion d'Algérie en 1967 (RC Kouba)

Finaliste de la Coupe d'Algérie en 1966 (RC Kouba)


14/12/2021
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Abdelaziz Ben Tifour

Abdelaziz Ben Tifour.jpg
Photo: ©La Gazette du Fennec

 

Abdelaziz Ben Tifour

 

عبدالعزيز بن طيفور

Né le 25 juillet 1927 à Hussein Dey (ALG)

Décédé le 19 novembre 1970 à Alger (ALG)

Algerie.png Algérien, Milieu offensif/Ailier gauche, 1m66

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 4 sélections

(Matchs amicaux: 3 sélections)

(Coupe du Monde: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 2 mai 1952 contre la Belgique (2-1)

Dernière sélection : le 6 octobre 1957 contre la Hongrie (0-2)

 

Algerie.png FLN

 

1945/46 Espérance Tunis (TUN)
1946/48 CS Hammam-Lif (TUN)
1948/53 OGC Nice (FRA) 145 matchs, 38 buts
(Championnat de France: 129 matchs, 34 buts)
(Coupe de France: 16 matchs, 4 buts)
1953/55 AS Troyes-Savinienne (FRA) 44 matchs, 18 buts
(Championnat de France: 31 matchs, 9 buts)
(Championnat de France de D2: 34 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 8 matchs, 3 buts)
(Coupe Charles Drago: 2 matchs, 1 but)
1955/58 AS Monaco (FRA) 98 matchs, 16 buts
(Championnat de France: 86 matchs, 13 buts)
(Coupe de France: 8 matchs, 2 buts)
(Coupe Charles Drago: 4 matchs, 1 but)
1962/63 USM Alger (ALG) (entraîneur-joueur)

 

Ailier de poche aux dribbles déroutants et au pied gauche unique, Abdelaziz Ben Tifour a été l’un des principaux artisans de la période faste de l'OGC Nice au début des années 50. Chez les Aiglons, il va remporter deux titres de champion et une coupe de France, qui lui ouvriront la porte des Bleus. Passé ensuite par Troyes et Monaco, il va surtout être emporté dans le tourbillon de l’histoire, faisant partie de l’équipe du FLN avant de connaître une fin tragique.

 

Natif d'un quartier pauvre d'Hussein Dey en Algérie où il joue dans les catégories jeunes de sa ville natale, le petit Abdelaziz émigre et débute sa carrière de footballeur à l’Espérance Tunis avec son frère Mustapha. Après une année en réserve, les deux joueurs évoluent avec les pros. Mais au bout d’un an seulement, ils sont approchés par le grand rival local d’Hammam Lif, qui met un paquet d’argent sur la table. Trahison pour les supporters, jackpot pour les deux jeunes. Sous leurs nouvelles couleurs, les Bentifour, comme on les appelé à l'époque, vont remporter deux coupes de Tunisie en 1947 et 1948. C’est à ce moment-là que les clubs français vont commencer à s’intéresser à Abdelaziz, le plus talentueux des deux.
 
Ainsi, à l’été 1948, celui qu'on a rebaptisé Ben Tifour, un diminutif francisé, plus facile pour s’intégrer socialement, plus classe pour un joueur très technique et élégant, débarque à Nice. Pour sa première saison en D1, il va mettre à profit sa polyvalence, capable d’évoluer en ailier comme au milieu, pour disputer 26 matchs, ce qui n’est déjà pas si mal. Nice termine 7ème du championnat et Ben Tifour inscrit 6 buts. La saison suivante sera un peu meilleure. Lors de la saison 1950-1951, Nice va remporter le championnat dans une saison rocambolesque. Après un début de saison calamiteux (Nice est dernier fin septembre), les azuréens vont entamer une folle remontée sur la seconde partie de saison, jusqu’à coiffer tout le monde au poteau. Pourtant, il participe d’assez loin au titre, même si avec ses 7 pions en 16 matchs, il présente un bilan très satisfaisant. La saison suivante, un Nice flamboyant conserve son titre dans un exercice plus maîtrisé. Ben Tifour réalise une saison pleine et franchit la barre des 10 buts en championnat. Le Gym va également glaner une Coupe de France, remportée face à Bordeaux sur le score de 5 buts à 3, durant laquelle il mettra d’ailleurs le quatrième pion, alors que le score était de 3-3. Il sera même appelé pour la première fois en équipe de France contre la Belgique le 22 mai 1952.
 
Avec les Bleus, il connaitra une carrière un peu limitée, la faute à un concurrence féroce, à une époque, où les sélections comptaient plus de 10 attaquants (le WM étant gourmand en joueurs offensifs). Retenu pour la Coupe du monde 1954 en Suisse, il devient le premier Algérien à disputer une Coupe du monde avec la France aux cotés de Raymond Kopa. Il est de la seule victoire des Bleus contre le Mexique (3 buts à 2) où il offre une passe décisive à Jean Vincent. Il obtient sa dernière cape en 1957. Avec le club azuréen, il effectue un dernier exercice mais bien moins réussie. Nice termine 13ème du championnat. Arrivé en fin de contrat, Abdelaziz rejoint étrangement Troyes, qui évolue alors en D2. Il n’est d’ailleurs pas le seul à rejoindre l’Aube cette saison là puisque le gardien Pietro Landi et l’attaquant Georges Césari l’accompagnent. Dans un mano à mano avec Lyon, le club aubois va terminer 2ème du championnat, à 3 points des rhodaniens, la faute à une défaite à domicile contre Cannes à deux journées de la fin. EN D1, Troyes va lutter pour ne pas descendre et y parvenir en barrage.
 
Abdelaziz Ben Tifour.jpg
Photo: ©DR
 
Lassé de jouer le maintien, Abdelaziz retrouve la Méditerranée et rejoint l’AS Monaco en 1955. Sa première saison est une réussite, puisqu’il emmène le club à une belle troisième place. Il est même rappelé en équipe de France grâce à ses 8 buts. Au milieu des Raul Conti, François Ludo, Raymond Bellot, il s’épanouit pleinement, repositionné en ailier gauche. L'ASM va s’imposer comme une des bonnes équipes de D1 et pendant trois saisons se mêlera à la lutte pour le titre. Mais l’histoire va emporter Ben Tifour dans son tourbillon.
 
La guerre d’Algérie s’enfonce et l’issue du conflit semble inéluctable. En 1958, à la veille de la Coupe du Monde en Suède, il quitte précipitamment et clandestinement le Rocher pour rejoindre les rangs de la première équipe algérienne de football nommée FLN, avec l’espoir, un peu fou, de faire valoir la cause algérienne et sa guerre d'indépendance aux yeux du monde entier. Une armada où l'on retrouve la fine fleur des joueurs franco-algériens, comme Rachid Mekloufi et Mustapha Zitouni. À la surprise générale, cette équipe bat la Yougoslavie et tient en échec deux anciennes grosses nations: la Hongrie et la Tchécoslovaquie. Devenu capitaine de l’équipe, ce véritable leader endossera également un rôle d’organisateur des tournées en Extrême-Orient et en Europe orientale pendant quatre ans. En 1962, l’Algérie acquiert son indépendance. Alors que pas mal de joueurs de l’équipe du FLN retourne en France, Ben Tifour reste au pays et devient entraineur-joueur de l’USM Alger, avec laquelle il remporte le premier championnat algérien en 1963. Deux ans plus tard, il est nommé sélectionneur de l’équipe d’Algérie, un poste qu’il occupera jusqu’en 1969, ayant emmené les Fennecs à la CAN de 1968, avec un échec dès le premier tour. Ensuite, il prend la tête de la JS Kabylie mais connaîtra une fin tragique: il trouve la mort dans un accident de voiture le 19 novembre 1970. Trois semaines après, un match de mémoire est organisé: les neuf survivants de l'équipe historique du FLN sont réunis sur un terrain de football en Algérie une dernière fois.
 
PALMARÈS
 
Champion de France en 1951 et 1952 (OGC Nice)
Vainqueur de la Coupe de France en 1952 (OGC Nice)
Vice-champion de France de D2 en 1954 (AS Troyes Savinienne)

18/11/2021
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Abderrahmane Ibrir

Abderrahmane Ibrir.png
Photo: ©FFF

 

Abderrahmane Ibrir

 

Hadj Abderrahmane Ibrir (عبد الرحمان إبرير)

Né le 10 novembre 1919 à Dellys (ALG)

Décédé le 18 février 1988 à Sidi-Fredj (ALG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png Algérien / https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Gardien de but, 1m86

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 6 sélections

(Matchs amicaux: 3 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 9 octobre 1949 contre la Yougoslavie (1-1)

Dernière sélection : le 1er novembre 1950 contre la Belgique (3-3)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png :FLN

 

1944/46 MC Alger (ALG)
1946/47 Bordeaux (FRA) 19 matchs
1947/51 Toulouse FC (FRA) 133 matchs
1951/53 Olympique de Marseille (FRA) 36 matchs
(Championnat de France: 31 matchs)
(Coupe de France: 5 matchs)

 

Par leur vivacité, leur sens du dribble et leur créativité, la très grande majorité des Algériens ayant évolué avec les Bleus sont des joueurs à vocation offensive. Mais au poste de gardien de but, Abderahmane Ibrir s'est hissé parmi les meilleurs avec l'équipe de France, c'était juste dans l'après-guerre.

 
Né à Dellys en Algérie française, il y fait ses débuts comme arrière central. Après avoir combattu auprès de l'armée française durant la Seconde Guerre Mondiale, il devient gardien de but une fois le conflit achevé, juste avant de débarquer à Bordeaux en 1946, à l'âge de 28 ans. Il démontre rapidement des grosses qualités dans les cages: son gabarit, sa belle détente, ses réflexes et surtout son courage. Il avait hérité grâce à son parcours de joueur de champ d'une frappe de balle puissante et précise. Ses relances à la main faisaient aussi merveille. Après une saison en Gironde, il part à Toulouse. Il y passe quatre saisons dans la peau d'un titulaire et devient très vite international, confronté en sélection au voltigeur René Vignal.
 
Malheureusement, lors de la campagne éliminatoire de la Coupe du Monde 1950, le portier voit ses rêves de disputer le tournoi suprême s'envoler lors d'un match d'appui face à la Yougoslavie. Sur terrain neutre, le 11 décembre à Florence, l’équipe de France mène 2 buts à 1 à sept minutes du terme de la rencontre mais concède un penalty dans la foulée. 2-2, prolongations et défaite 3 buts à 2. La Yougoslavie est qualifiée, les Bleus sont éliminés pour la première fois en quatre éditions. Sa chance de disputer un Mondial est passé. En club, il rejoint l'OM, et quitte la France quelques années plus tard pour devenir le gardien de l'équipe du FLN, ancêtre de la sélection nationale d'Algérie, puis devient l'un des premiers sélectionneurs des Fennecs, après l'indépendance. Ce gardien du temple laissera sa vie en mer le 14 février 1988 du côté de Sidi-Fredj, alors qu'il goûtait aux plaisirs d'une partie de pêche.

10/11/2021
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Djamel Belmadi

Djamel Belmadi.jpg
Photo: ©Maxppp

 

Djamel Belmadi

 

جمال بلماضي 

Né le 25 mars 1976 à Champigny-sur-Marne (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png Algérien/ https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Milieu offensif/droit, 1m74

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4946155_201506280357969.png 20 sélections, 5 buts

(Matchs amicaux: 5 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 7 sélections, 1 but)

(Qualif Coupe d'Afrique des Nations: 4 sélections, 2 buts)

(Coupe d'Afrique des Nations: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 9 juillet 2000 contre le Maroc (1-2)

Dernière sélection : le 20 juin 2004 contre le Zimbabwe (1-1)

 

1995/96 Paris SG (FRA) 1 match
1996/97 FC Martigues (FRA)  34 matchs, 8 buts
(Championnat de France de D2: 31 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 2 matchs)
(Coupe de la ligue: 1 match)
199/98 Olympique de Marseille B (FRA) 8 matchs
1998/99 AS Cannes (FRA) (Prêt) 26 matchs, 6 buts
1999/2003 Olympique de Marseille (FRA) 57 matchs, 11 buts
(Championnat de France: 48 matchs, 9 buts)
(Coupe de France: 3 matchs, 1 but)
(Coupe de la ligue: 3 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 3 matchs)
1999/2000 Celta Vigo (ESP) (Prêt) 10 matchs
2003 Manchester City (ANG) (Prêt) 8 matchs
2003/04 Al-Ittihad (QAT) 23 matchs, 8 buts
2004/05 Al-Kharitiyath (QAT) 11 matchs, 4 buts
2005/07 Southampton (ANG) 38 matchs, 4 buts
(Championnat d'Angleterre de D2: 36 matchs, 3 buts)
(Coupe d'Angleterre: 1 match)
(Coupe de la ligue anglaise: 1 match, 1 but)
2007/09 Valenciennes (FRA) 40 matchs, 2 buts
(Championnat de France de D2: 37 matchs, 2 buts)
(Coupe de la ligue: 3 matchs)

 

Personnalité bouillante, exigeante et réfléchie, Djamel Belmadi a connu une carrière de joueur mouvementée mais bien remplie. Du PSG à Manchester City en passant par l'OM, l'ancien numéro 10 des Verts a marqué les esprits aussi bien par sa technique raffinée que par son caractère bien trempé.

 

Droitier, doté d'un bon sens du dribble, il a plus souvent joué sur les ailes même si en équipe d'Algérie il préférait évoluer en meneur de jeu. Formé dans la capitale française au côté de Nicolas Anelka, le natif de Champigny en banlieue parisienne n'aura guère l'occasion d'y briller. Seulement une rencontre disputé, face au FC Gueugnon le 10 janvier 1996 au Parc des princes. À l'époque, il y avait du lourd dans l'entrejeu (Ginola, Rai, Valdo...). Mais c'est surtout parce qu'on le juge un peu trop prosélyte que le club le laisse partir au FC Martigues. C'est dans le sud de la France que sa carrière débute véritablement. En deuxième division, il devient décisif et marque 8 buts. Il n'y restera pas longtemps. Remarqué par l'Olympique de Marseille qui le recrute aussitôt, il rejoint le club avec la ferme attention de réussir. Mais comme à Paris, Djamel ne joue pratiquement pas les premières saisons et sera prêté encore en deuxième division à l'AS Cannes. Venu chercher du temps de jeu et accumuler un peu d'expérience, il jouera une vingtaine de matchs et inscrira six buts avec le maillot Rouge et Blanc, avant de prendre la direction de l'Espagne et du Celta Vigo pour un nouveau prêt. Ce n'est finalement qu'à l'âge de 24 ans qu'il va éclore au plus haut niveau et s'imposer chez les Phocéens.


Djamel Belmadi.jpg

Photo: ©La Gazzette du Fennec

 

Un talent qui, après des années de tergiversations, explose enfin au plus haut niveau. Grâce à son tempérament de gagneur, Belmadi un brin revanchard devient l'âme de l'OM. Il réalise une superbe saison 2000-2001 et participe activement au maintien du club avec 9 pions inscrits en une quarantaine de matchs. Et oui, vous l'avez bien compris, le début du 21ème siècle est un calvaire pour l'OM. Un nombre fou de joueurs improbables sont passés par Marseille (Cavens, Pouget, Cyprien, Marcelinho Paraiba...). Dans ce marasme collectif, le seul à tirer son épingle du jeu n’est autre que le franco-algérien. Les deux saisons qui suivent seront plus compliquées même si il connait une première expérience en Premier League avec Manchester City sous les ordres de Kevin Keegan aux côtés de Peter Schmeichel ou encore Ali Benarbia.

 

Durant quatre ans aussi, il porte les couleurs de la sélection algérienne même si il fréquente deux périodes bien distinctes. D'abord en 2001 sous les ordres d'Abdel Djadaoui avant d'être snobé par Rabah Madjer puis un retour en grâce en 2004 sous les ordres de Rabah Saadane avec qui il jouera la CAN. En 2001 justement, il marque le seul but de l’Algérie sur un coup-franc incroyable face à la France championne du Monde et d'Europe en titre et inscrit son premier doublé à Annaba face au Tchad. Cette même année, Djamel Belmadi est élu joueur algérien de l’année. Mérité. Seul ombre au tableau, deux mauvais gestes d'humeur avec l'équipe d'Algérie et Marseille sont restés mémorables. Déjà au Caire avec l'équipe nationale, le 11 mars, où ils se font sévèrement corriger 5 buts à 2. Remplacé à la 81ème minute alors que l'équipe perd 3 buts à 2, il jette son maillot, non content d'être remplacé. Une semaine plus tard, Marseille lutte pour le maintien et concède le 0-0 au Stade Vélodrome contre Strasbourg. Énervé par les insultes, il jette ses chaussures sur le public. À 27 ans seulement, il prend l'air et s'envole pour le Qatar durant deux saisons avant d'en revenir assagit. Il pose ses valises deux années en Premiership avec Southampton avant de raccrocher les crampons en Ligue 1 à Valenciennes en 2009. Il débute aussitôt une carrière d'entraîneur au Qatar avec beaucoup de succès. En effet, il remporte quatre titres de champion et trois Coupes avec le club de Lekhwiya. Durant un et demi, il prend aussi des fonctions au sein de la fédération Qatari en dirigeant d'abord la sélection B. Après une victoire en Coupe d'Asie de l'Ouest en janvier 2014, il est nommé à la tête de la sélection A du Qatar et remporte la Coupe du Golfe la même année face à l'Arabie Saoudite à Riyad. En 2015, la participation ratée à la Coupe d'Asie des Nations en Australie avec trois défaite en trois matchs aura raison de sa bonne image. Il reprend les reines de l'équipe d'Algérie après la débâcle subie lors de la CAN 2017 et son absence lors de la Coupe du Monde 2018. Tel un Phénix, les Fennecs renaissent de leur cendre. Djamel Belmadi a su insuffler un esprit d’équipe redoutable à ses hommes dans la discrétion, le sérieux et la détermination. Élu meilleur entraîneur masculin de l’année en 2019, il a mené la bande à Riyad Mahrez jusqu’en finale de la CAN 2019. Une compétition remportée sur le sol égyptien après un succès 1 but à 0 face au Sénégal en finale en ne perdant pas le moindre match. Un trophée soulevé avec talent et caractère. Un trophée à la sauce Belmadi.

 

PALMARÈS

 

Vice-champion de France en 1996 (Paris SG)

Vainqueur du Trophée des champions en 1995 (finale non-jouée) (Paris SG)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Ballon d'or Algérien en 2001

DZ Foot d'or en 2000 et 2001

 

VIDÉO

 


02/04/2021
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