FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

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Salif Keita

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Salif Keita

 

Salif Keita Traoré

Né le 12 decembre 1946 à Bamako (MALI)

 Mali.png Malien, avant-centre, 1m76

Surnoms: "Domingo", La panthère noire

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4846706_201505231516334.png 13 sélections, 11 buts

 

1963/64 Pionniers de Ouolofobougou (MLI)

1964/65 AS Real Bamako (MLI) 21 matchs, 8 buts

1965/66 Stade Malien (MLI) 24 matchs, 12 buts

1966/67 AS Real Bamako (MLI) 26 matchs, 15 buts

1967/72 Saint-Etienne (FRA) 185 matchs, 140 buts

(Championnat de France: 151 matchs, 125 buts)

(Coupe de France: 22 matchs, 13 buts)

(Challenge des champions: 2 matchs)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 8 matchs, 2 buts)

(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)

1972/73 Olympique de Marseille (FRA) 23 matchs, 12 buts

(Championnat de France: 18 matchs, 10 buts)

(Coupe de France: 5 matchs, 2 buts)

1973/76 Valence CF (ESP) 83 matchs, 26 buts

(Championnat d'Espagne: 74 matchs, 23 buts)

(Coupe d'Espagne: 9 matchs, 3 buts)

1976/79 Sporting Portugal (POR) 77 matchs, 34 buts

(Championnat du Portugal: 63 matchs, 32 buts)

(Coupe du Portugal: 10 matchs, 2 buts)

(Coupe des Coupes: 2 matchs)

(Coupe de l'UEFA: 2 matchs)

1979/80 New England Tea Men (USA) 39 matchs, 17 buts

 

Albert Batteux disait de lui que s’il était né dans un grand pays de football, il aurait été l’égal du roi Pelé. Attaquant hors pair, plus jeune international du Mali, Salif Keïta, fut l’un des premiers joueurs africains à s’imposer en Europe. Son aisance technique, sa souplesse et sa vivacité enflamme les stades qu'il a côtoyé. Tout jeune, il intègre le club des pionniers de Ouolofobougou, et y débute en professionnel. Il glane, grâce à ses performances, une première sélection avec les aigles, à 16 ans. Une seule saison lui suffit pour se tailler une solide réputation auprès des recruteurs de talents des clubs de la capitale. En 1964, il signe pour le Stade malien de Bamako, avec qui il perd la première finale de la Ligue des champions africaine, alors nommée Coupe des clubs champions africains, en 1965 devant les Camerounais de l’Oryx de Douala. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4846788_201505235101366.png
Il cède une nouvelle fois en finale de la seconde édition un an plus tard, cette fois avec le Real de Bamako, face au Stade d’Abidjan. Mais le jeune prodige est sacré meilleur buteur de la compétition avec 14 buts inscrits en 8 matchs et remporte trois titres de champion du Mali avec les "Scorpions". Pourtant, Salif Keita reste l’homme sans titre continental puisqu’il doit aussi s’incliner avec l'équipe nationale en finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 1972, au Cameroun, face au Congo. Sa renommée, Salif Keita la fera en Europe. Déjà considéré comme une star dans la capitale et dans tout le pays, l’attaquant, déjà aussi complet qu’imprévisible dans le geste, tape dans l’œil de Charles Dagher. Ce Libanais installé à Bamako, grand supporter de l’AS Saint-Etienne, voit en le jeune buteur un crack susceptible d’apporter à son équipe de cœur la puissance et l’efficacité qui lui font parfois défaut dans la surface de vérité. Et de prendre la plume pour alerter les dirigeants stéphanois du talent de Salif Keita. Plusieurs lettres sont échangées, et le président des Verts, Roger Rocher, se laisse convaincre et invite la supposée pépite malienne à venir passer un essai. En novembre 1967, Salif Keita n’hésite pas à quitter clandestinement son pays pour prendre le premier avion, mais sans prévenir le club de son arrivée... À l’aéroport d’Orly, il attrape un taxi et lui donne comme adresse "le stade de Geoffroy Guichard, à Saint-Etienne". Le chauffeur s’étonne, l’adresse étant à plus de 500 km, mais Salif Keita, sûr de lui, affirme que le club paiera la course. L’ASSE accepte de payer l'addition et ne regrettera pas son investissement. Doué d’une technique en mouvement hors du commun, d’un sens du but inné, il est rapidement intégré par Batteux dans l’animation offensive des Verts, aux côtés de Rachid Mekloufi, devenant le leader technique d’une équipe qui raflera tout sur le territoire français. Il débute en championnat le 19 novembre 1967 à Monaco. Il ne lui faut que sept minutes pour trouver le chemin des filets, une victoire facile à la clé, 3 buts à 0. Le premier d'une longue série pour celui qui deviendra deuxième meilleur buteur du club en championnat, avec 125 buts en 149 matches, pour trois titres de champion de France, un Ballon d'Or africain et un "Soulier d’argent" (récompense pour le deuxième meilleur buteur européen avec 42 buts sur l’année 1972, finissant derrière le bombardier allemand Gerd Müller). Il sera l'un des détonateurs des épopées européennes qui suivront en inscrivant le troisième but du match retour face au Bayern Munich, alors que les stéphanois avait perdu la première manche 2 buts à 0. Sens de l'équilibre pour lui, du déséquilibre pour ses adversaires. Un ange en dehors de la pelouse, un diable sur le rectangle vert. Il n'épargnera rien non plus à ses coéquipiers. Lors de sa première saison, Bereta parie avec le Malien et promet de cirer ses chaussures à chaque pion marqué. Salif inscrit 12 buts en 18 matches... Bereta le maudit encore. En 1972, il rejoint Marseille et met fin à son histoire forézienne pour rejoindre ses deux anciens coéquipiers Carnus et Bosquier. La concurrence avec Magnusson est trop forte malgré une complicité extraordinaire avec Josip Skoblar. Il prend alors la direction de l'Espagne et du FC Valence où il évolue durant trois saisons. Lors de sa première saison chez les "Chés", l’attaquant malien côtoie Alfredo Di Stéfano, alors entraîneur de Valence. Il jouera également une saison avec Johnny Rep, qui fera, lui, la trajectoire inverse en allant en Espagne, avant de rejoindre plus tard Saint-Étienne. Après un passage au Sporting, à Lisbonne, avec lequel il remporte la coupe du Portugal en 1978, il rejoint New England Tea Men et la NASL, la ligue pro américaine. Il met fin à sa carrière de joueur deux ans après son arrivée, mais restera cinq années durant aux Etats-Unis afin d'y suivre des cours à l'université où il décroche un diplôme de gestion. Il laisse l'image d'un buteur hors pair, mais aussi d'un homme libre qui a pris une part importante dans l'arrivée des meilleurs footballeurs africains dans les grands clubs européens. Élu président de la Fédération malienne en juin 2005, son mandat s'arrête au bout de ces quatre années de présidence.

 

PALMARÈS


Finaliste de la Coupe d’Afrique des Nations en 1972 (non-joué) (Mali)

Finaliste des Jeux Africains de Brazzaville en 1965 (Mali)

Finaliste de la Coupe d’Afrique des Champions en 1964 (Stade Malien) et 1966 (AS Real Bamako)

Champion de France en 1968, 1969 et 1970 (Saint-Etienne)

Vice-Champion de France en 1971 (Saint-Etienne)

Vice-Champion du Portugal en 1977 (Sporting Portugal)

Vainqueur de la Coupe de France en 1968 (non-joué) et 1970 (Saint-Etienne)

Vainqueur du Challenge des Champions en 1968 et 1969 (non-joué) (Saint-Etienne)

Finaliste du Challenge des Champions  en 1970 (Saint-Etienne)

Vainqueur de la Coupe du Portugal en 1978 (Sporting Portugal)

Finaliste de la Coupe du Portugal en 1979 (non-joué) (Sporting Portugal)

Vainqueur de la Coupe du Mali en 1967 (AS Real Bamako)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’or Africain en 1970

Soulier d’argent européen en 1972 (42 buts) (Saint-Etienne)

Élu meilleur joueur étranger du Championnat de France en 1968

À reçu l’Ordre de mérite de la FIFA en 1996

 

DIVERS


- Il crée le premier centre de formation de football professionnel du Mali en 1994, le Centre Salif Keita ; qui est depuis devenu un club professionnel évoluant en première division malienne.

- Salif Keita est l'auteur d'un sextuplé (6 buts) le 4 Juin 1971 lors du match de championnat entre l'AS Saint-Etienne et le CS Sedan-Ardennes (8 buts à 0).

- Le réalisateur guinéen Cheik Doukouré s'est inspiré de la vie de Salif Keïta pour son film "Le Ballon d'or" en 1994. Dans ce film Salif Keita joue le rôle de l'entraîneur (Karim) qui forme le jeune garçon, futur star du ballon rond. Il a également été conseiller technique sur le tournage.

- Il existe une anecdote célèbre sur son arrivée en France: il a fait le trajet entre l'aéroport d'Orly et Saint-Étienne en taxi. Cette anecdote sera reprise dans une chanson de Monty, issu de l’album "Les Supporters" sorti en 1976 pour encourager Saint-Étienne avant sa finale de C1, dont le refrain est "Taxi ! Taxi ! Emmenez moi à Geoffroy Guichard". 

- Salif Keita est l'oncle de Seydou Keita et de Mohamed Sissoko, tous deux anciens footballeurs professionnels.

- Le 31 mars 1971 à Colombes, Keita affronte sur le terrain le Roi Pelé lors d’un match amical entre Santos et "une entente ASSE-OM ". Résultat, le Malien vole la vedette au triple champion du Monde en réalisant un énorme match.



23/05/2015
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