FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Youssouf Fofana

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Youssouf Fofana

 

Youssouf Falikou Fofana

Né le 26 juillet 1966 à Divo (CIV)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5063730_201508192536745.png Ivoirien, Ailier gauche/Attaquant, 1m76

Surnoms: Le diamant noir, Monsieur je veux dribbler, l'enfant de Mankono

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_5063730_201508192536745.png 20 sélections, 8 buts

(Matchs amicaux: 2 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections)

(Coupe d'Afrique des Nations: 16 sélections, 6 buts)

 

1ère sélection : le 28 septembre 1983 contre le Togo (3-0)

Dernière sélection : le 15 janvier 1992 contre le Congo (0-0)

 

1981/84 ASEC Mimomas (CIV)

1984/85 AS Cannes (FRA) 22 matchs, 4 buts

(Championnat de France de D2: 20 matchs, 4 buts)

(Coupe de France: 2 matchs

1985/93 AS Monaco (FRA) 229 matchs, 35 buts

(Championnat de France: 188 matchs, 28 buts)

(Coupe de France: 19 matchs, 3 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 6 matchs, 3 buts)

(Coupe des Coupes: 15 matchs, 1 but)

(Coupe de l'UEFA: 1 match)

1993/95 Bordeaux (FRA) 34 matchs, 2 buts

(Championnat de France: 27 matchs, 1 but)

(Coupe de l'UEFA: 7 matchs, 1 but)

1995 Karşıyaka SK (TUR) 7 matchs, 3 buts

(Championnat de Turquie: 6 matchs, 3 buts)

(Coupe de Turquie: 1 match)

1995/96 Al-Nassr (ARS)

 

Non, Youssouf Fofana n’est pas le chef présumé du gang des barbares. Barbare, il ne l’était point sur un terrain: "Monsieur je veux dribbler" ou "l'enfant de Mankono" est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de son pays. Joueur explosif et fantasque, il laissait sur place adversaires comme coéquipiers. Feintes de corps, accélérations foudroyantes et tirs puissants symbolisent le jeu du "Brésilien africain". Né dans le petit village de Diko en Côte d'Ivoire, le jeune Youssouf Falikou Fofana débarque à l’ASEC Abidjan très jeune (à 12 piges). Joueur surdoué et surclassé, il fait des débuts précoces avec les pros et va devenir au fil des années le meilleur joueur du club. Ultra rapide, technique exceptionnelle, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le diamant noir. Forcément un tel talent ne reste pas longtemps au pays. À l'âge de 18 ans, il s’envole pour la France et plus précisément la Côte d’Azur. Il débarque à Cannes qui végète alors en Division 2. C’est le détecteur de jeunes talents en Afrique Jean-Marc Guillou qui le fait venir. https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_7563050_201801304523576.jpgMalgré son jeune âge, il va rapidement s'incruster sur le front de l’attaque des "Dragons": Gilles Rampillon termine tranquillement sa carrière en numéro 10 et la concurrence pas très féroce se nomme Roberto Parodi ou Jean-François Samba. Pour son premier match en France, le 13 octobre 1984 contre Louhans-Cuiseaux, le prodige annonce la couleur en marquant un but de la tête. Les cannois emmené par Ruud Krol, le libéro de l’Ajax en pré-retraite, démarrent le championnat en fanfare mais rentrent rapidement dans le rang. Au stade de la Bocca, il n’y a pas grand-chose à voir sauf cet attaquant fin et racé, virevoltant et insaisissable au pied gauche magique. Il plantera au total 4 buts en 20 rencontres, un ratio pas non plus ahurissant. En difficulté financière, le club de la Croisette le prête avant de le vendre définitivement à l'AS Monaco. Sous la houlette de Lucien Muller, il va pour la première fois se frotter à une concurrence de choix: Daniel Bravo, Bruno BellonePhilippe Tibeuf et Philippe Anziani. L’ex-sochalien et l’enfant chéri de la baie des Anges sont intouchables et Youssouf débute souvent sur le banc. Il faut dire qu’à son âge il manque encore de maturité. Certes sa spontanéité et son côté feu follet en font un élément très intéressant, mais le diamant doit être poli. Tout de même, il inscrit 6 pions pour sa première année. Il ne fera jamais tellement mieux. Youssouf Fofana, c’est un peu le drame de ces joueurs africains, extrêmement doué mais un peu trop nonchalant pour vraiment crever le plafond. L'ivoirien se contentera d’un rôle de joker de luxe, tournant à une grosse vingtaine de matchs par an et 6-7 buts. Stefan Kovacs succède à Muller puis Arsène Wenger débarque en 1987. L’entraîneur alsacien qui déjà aime le petit jeune, préfère s’appuyer sur de l’expérimenté avec le duo anglais Glenn Hoddle-Mark Hateley. Youssouf est sur le banc en compagnie d’Omar Da Fonseca. Avec ses 6 buts, il glane son premier titre de champion de France en 1988. L’année suivante, il dispute une finale de Coupe de France, perdue contre l’OM mais fera parler de lui lors d’un huitième de finale de C1 contre le FC Bruges où il marque un triplé. Youssouf est enfin devenu titulaire et forme un solide duo avec un certain Georges Weah. Mais Monaco n’arrive toujours pas à déloger l’OM. Et puis tout va se dérégler pour l’ivoirien. À l’automne 90, un jeune espoir français débarque: Youri Djorkaeff. Déjà qu’avec le buteur Ramon Diaz, il avait du mal, là c’en est trop. Heureusement, l’argentin quitte le club et l'ivoirien retrouve sa place. Il va faire une super saison 1991-92, à l’image de toute l’équipe de la Principauté, qui ratera l’occasion d’un triplé historique. En championnat, Monaco reçoit l’OM à quelques journées de la fin pour une rencontre décisive. Malheureusement, les Rouge et Blanc prennent une raclée 3 buts à 0. En Coupe de France, le club du Rocher est "privé" de finale à la suite du Drame de Furiani, et comme un malheur n'arrive jamais seul, trois jours plus tard, toujours sous le choc, les monégasques s'inclinent face au Werder de Brême en finale de C2 (défaite 2 buts à 0)… La poisse. Cette année là, Youssouf est alors au sommet de sa carrière puisqu’avec les Éléphants, il remporte la CAN contre le Ghana au terme d’une interminable séance de tir aux buts (11-10). À son retour à Monaco, Jürgen Klinsmann remplace Mister Georges parti au PSG et Youssouf, souvent diminué par les blessures joue beaucoup moins. Sans état d’âmes, Wenger n’hésite pas à se séparer de son diamant noir à l’issue de la saison qui rejoint les Girondins de Bordeaux pour retrouver du temps de jeu. Seulement voilà, Youssouf Fofana est en bout de course et va souvent jouer le rôle de joker, derrière Christophe Dugarry et Stéphane Paille. Malgré Zinédine Zidane qui fait ses premiers pas en Bleu, les bordelais terminent quatrième. Sentant que la fin est proche, Youssouf part alors en Turquie. Opéré du genou, il ne connaîtra plus une réussite à la hauteur de ses qualités et joue très peu, voire pas du tout. Il part en Arabie Saoudite où il raccroche les crampons en 1996 à l'âge de 30 ans. Ce gaucher nominal, joueur de génie, capable d'humilier une défense entière, mais aussi de croquer un but tout fait, était de ceux qui ont procurés des émotions. Au point d’être considéré comme l’un des meilleurs footballeurs ivoiriens de l'histoire et une légende vivante de l’ASEC Mimosas.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations en 1992 (Côte d'Ivoire)

3ème de la Coupe d’Afrique des Nations en 1986 (Côte d'Ivoire)

Finaliste de la Coupe des Coupes en 1992 (AS Monaco)

Champion de France en 1988 (AS Monaco)

Vice-champion de France en 1991 et 1992 (AS Monaco)

Vainqueur de la Coupe de France en 1991 (AS Monaco)

Finaliste de la Coupe de France en 1989 (AS Monaco)

Vainqueur de la Coupe de Côte d’Ivoire en 1983 (ASEC Mimosas)

Vainqueur de la Coupe Félix Houphouët-Boigny en 1983 (ASEC Mimosas)

Vainqueur du Challenge des champions en 1985 (AS Monaco)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’Argent Africain en 1987

Ballon de Bronze Africain en 1988

 

SOURCES/RESSOURCES


- 1ère et 2ème photo: ©AS Monaco



30/01/2018
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