Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Pologne


Józef Mlynarczyk

Jozef Mlynarczyk.jpg
Photo: ©Peter Robinson/EMPICS

 

Józef Młynarczyk

 

Né le 20 septembre 1953 à Nowa Sól (POL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, Gardien de but, 1m86

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 42 sélections

(Matchs amicaux: 22 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections)

(Coupe du Monde: 11 sélections)

(Qualif Euro: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 18 février 1979 contre la Tunisie (2-0)

Dernière sélection : le 16 juin 1986 contre le Brésil (0-4)

 

1971/74 Dozamet Nowa Sol (POL)
1974/77 BKS Stal (POL)
1977/80 Oder Opole (POL) 87 matchs, 1 but
1980/84 Widzew Łódź (POL) 79 matchs
1984/85 SC Bastia (FRA) 61 matchs
(Championnat de France: 56 matchs)
(Coupe de France: 5 matchs)
1986/89 FC Porto (POR) 67 matchs

 

Véritable légende du foot polonais, Jozef Mlynarczyk a même été considéré un temps comme le meilleur portier du monde. Dans son parcours, le gardien emblématique de la sélection Białe Orły des années 80 a remporté la ligue des champions avec Porto en 1987 et a terminé troisième de la Coupe du monde 1982.

 

Impérial dans les cages, Jozef a déjà 27 ans lorsqu'il débarque au Widzew Łódź, après des passages dans des clubs modestes du fond de la Pologne. Durant quatre saisons, il remporte deux Ekstraklasa et perd en demi-finales de la C1 en 1983, éliminé par la Juventus Turin après avoir sorti Liverpool en quart. Élu footballeur polonais de l'année cette saison-là, le portier moustachu décide pourtant de poser ses valises sous le soleil de la Corse, à Bastia, malgré des offres d'Angleterre et d'Autriche. 61 rencontres en un an et demi, et une multitude de buts encaissés dans une équipe au bord du chaos et qui ne se remettra pas du départ de l'extravagant Pascal Olmeta, portier aussi efficace sur la ligne que leader d'équipe. Il rejoint alors le FC Porto pour palier la blessure de Zé Beto. Devenu titulaire indéboulonnable au fil du temps, il remporte la coupe d'Europe des clubs Champions en 1987 face au Bayern Munich 2 buts à 1. Une finale qui restera dans la légende où un footballeur magique du nom de Madjer inventera un geste qui restera à jamais dans le langage du football. Il devient le second Polonais après Zbigniew Boniek à remporter le fameux trophée. Demi-finaliste du Mondial espagnole en 1982, celui qui a porté le maillot Rouge et Blanc à 42 reprises, malgré le scandale Okęcie qui lui a valu une longue suspension en équipe nationale, range les gants après l'éclosion de Vitor Baia à l'âge de 36 ans.

 

PALMARÈS

 

3ème de la Coupe du Monde en 1982 (Pologne)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1987 (FC Porto)

Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 1987 (FC Porto)

Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1987 (FC Porto)

Champion du Portugal en 1986 et 1988 (FC Porto)

Vice-champion du Portugal en 1987 et 1989 (FC Porto)

Champion de Pologne en 1981 et 1982 (Widzew Łódź)

Vice-champion de Pologne en 1983 et 1984 (Widzew Łódź)

Vainqueur de la Coupe du Portugal en 1988 (FC Porto)

Vainqueur de la Supercoupe du Portugal en 1986 (FC Porto)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Élu footballeur polonais de l'année en 1983


20/09/2022
0 Poster un commentaire

Leonard Piatek

Leonard Piatek.jpg
Photo: ©NAC

 

Leonard Piątek

 

Leonard Franz Piontek / Leonard Franciszek Piątek

Né le 3 octobre 1913 à Königshütte (EA)

Décédé le 1er juillet 1967 à Chorzów (POL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, Attaquant, 1m76

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 17 sélections, 11 buts

(Matchs amicaux: 14 sélections, 9 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 2 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 1 sélection)

 

1ère sélection : le 6 septembre 1936 contre la Lettonie (3-3)

Dernière sélection : le 27 août 1939 contre la Hongrie (4-2)

 

1926/47 AKS Chorzów (POL)
1947/50 Pogoń Katowice (POL) (entraîneur-joueur)
 
Deuxième grande star de l'équipe de Pologne des années 1930 derrière Ernest Wilimowski, Leonard Piątek a été une des principales armes offensives d'avant-guerre des "Biale Orly" au côté de la vedette polonaise.
 
Né en 1913 à Königshütte dans le Reich wilhelminien, ce prétentieux avant-centre très complet joue toute sa carrière à l'AKS Chorzów, devenant durant la Seconde Guerre Mondiale le Germania Königshütte. Vice-champion de Pologne en 1937, il remporte à plusieurs reprises la Gauliga Haute-Silésie, une sorte de play-off allemand instauré par le régime nazi qui une fois victorieux monte à la capitale jouer le titre national de la Deutsche Meisterschaft en tournoi. Il terminera même une fois meilleur buteur de ce mini-championnat avec 32 buts inscrits en 1941. Côté sélection, Piatek dispute la Coupe du Monde 1938 en France, où la Pologne est éliminée au premier tour par le Brésil (défaite 6 buts à 5 après prolongations avec notamment un triplé de Leonidas Da Silva). Après cette défaite, lui et Wilimowski sont considérés par les nazis comme "Volksdeutsche", par définition devenu officiellement allemand. Éligible à la sélection du Troisième Reich, l'entraîneur de l'époque Sepp Herberger convoquera seulement Ernest, Pas Leonard. Il aurait soi-disant refusé les avances du coach afin de ne jamais porter le maillot arboré de la croix gammée sur l’aigle traditionnel. La carrière internationale de Piatek se termine donc à 25 ans, après une ultime victoire contre les vice-champions du Monde hongrois (4 buts à 2 avec un but de sa part) le 27 août 1939. Il décède après une longue maladie en 1967 dans sa ville chérie redevenue Chorzow. Son fils Josef, né à Breslau (aujourd'hui Wroclaw) au début de la Seconde Guerre Mondiale, a aussi joué au football. Sélectionné à six reprises avec la RFA sous le nom de Sepp Piontek, il est surtout connu comme le sélectionneur de la célèbre "Danish Dynamite" des années 80. Krzysztof Piatek, joueur passé le Milan AC et le Hertha Berlin fin 2020, n'est lui qu'un homonyme par le nom de son glorieux aîné.
 
PALMARÈS
 
Vice-champion de Pologne en 1937 (AKS Chorzów)
Vainqueur de la Gauliga Haute-Silésie en 1942, 1943 et 1944 (Germania Königshütte)
Finaliste de la Gauliga Silésie en 1941 (Germania Königshütte)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 
Meilleur buteur de la Gauliga Silésie en 1941 (32 buts) (Germania Königshütte)

21/02/2022
0 Poster un commentaire

Robert Gadocha

Robert Gadocha.jpg
Photo: ©Imago

 

Robert Gadocha

 

Né le 10 janvier 1946 à Cracovie (POL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, Ailier gauche, 1m70

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 62 sélections, 16 buts

(Matchs amicaux: 28 sélections, 6 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 5 sélections, 2 buts)

(Coupe du Monde: 7 sélections)

(Qualif Euro: 7 sélections, 5 buts)

(Qualif Jeux Olympiques: 4 sélections)

(Jeux Olympiques: 6 sélections, 3 buts)

 

1ère sélection : le 28 juillet 1967 contre l'URSS (0-1)

Dernière sélection : le 26 octobre 1975 contre l'Italie (0-0)

 

1964/65 Garbarnia Cracovie (POL)
1965/66 Wawel Cracovie (POL)
1966/75 Legia Varsovie (POL) 206 matchs, 72 buts
1975/77 FC Nantes (FRA) 45 matchs, 8 buts
1978 Chicago Sting (USA) 12 matchs, 1 but
1980/81 Hartford Hellions (USA) (indoor) 21 matchs, 14 buts

 

Iconique ailier à l'ancienne de la grande équipe de Pologne des années 70, championne olympique en 1972 et 3ème de la Coupe du Monde 1974, Robert Gadocha a passé l’essentiel de sa carrière au Legia Varsovie avant de devenir un énorme flop à Nantes, la faute à une intégration complètement ratée dans le vestiaire.

 

Formé au Garbarnia Cracovie, Robert débute sa carrière professionnelle au Wawel Cracovie avant de rejoindre le Legia Varsovie où il remporte deux titres de champion (1969 et 1970) et une coupe de Pologne (1973). Pas très grand, pas très costaud, pas très impressionnant, l'homme à la belle moustache avait pourtant une conduite de balle hors pair, petits touchers et contrepied permanent. Capable de jouer à gauche comme à droite, il était un cauchemar pour tous les défenseurs. Insaisissable dans son couloir avec les Aigles de Gorski, il décroche une médaille d'or à Munich en 1972 et emmène sa patrie aux côtés de Grzegorz Lato et Kazimierz Deyna en demi-finale du Mondial argentin en 1974, tombant de justesse contre l'Allemagne de l'Ouest de Gerd MüllerFranz Beckenbauer et Wolfgang Overath (1 but à 0), future championne du monde. Fraîchement nommé la même année dans le onze type Mondial par le magazine anglais "World Soccer", il est convoité par l'Atlético Madrid, l'Ajax Amsterdam et le Bayern Munich, mais c'est finalement le FC Nantes qui s'offre le talentueux joueur, au prix d’un feuilleton à rebondissements avec la fédération polonaise qui n’autorisait pas ses joueurs à quitter le pays avant l’âge de 30 ans!

 

Robert Gadocha.jpg

Photo: ©PA Images archive

 

Après des négociations sur le fil du rasoir avec le directeur sportif du FCN Robert Budzynski et une lettre de sortie qui a mis longtemps à arriver en France, Gadocha débarque sur les bords de l'Erdre et débute la saison sous ses nouvelles couleurs au mois d'avril 1975 face à l'Olympique Lyonnais. Malgré des débuts fracassants, il ne confirmera pas son statut d'attaquant virevoltant. Incompatible avec le jeu à la nantaise, blessé, rétrogradé dans l'équipe de D3, il subit la jalousie de ses coéquipiers dégoutés de son énorme salaire (30 000 francs). "Ça a été échec et mât avec lui, regrette encore "Bud", à l’origine de sa venue. Intarissable sur son compatriote, Budzynski va encore plus loin: "Dans tous les joueurs pris, c’est ma plus grande déception. Ça m’a fait mal. Je me suis senti rouler dans la farine." Un an et demi après son arrivée, Gadocha fait ses valises, remportant le titre de champion avec les Canaris en 1977 sans pourtant y jouer les premiers rôles... Il file goûter aux dollars de la NASL, aux Chicago Sting puis en MISL, aux Hartford Hellions où il raccroche les crampons avant de revenir dans son pays natal.

 

PALMARÈS

 

3ème de la Coupe du Monde en 1974 (Pologne)

Médaille d'or aux Jeux Olympiques de Munich en 1972 (Pologne)

Champion de France en 1977 (FC Nantes)

Champion de Pologne en 1969 et 1970 (Legia Varsovie)

Vice-champion de Pologne en 1968 et 1971 (Legia Varsovie)

Vainqueur de la Coupe de Pologne en 1973 (Legia Varsovie)

Finaliste de la  de la Coupe de Pologne en 1969 et 1972 (Legia Varsovie)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES

 

Soulier d’or Polonais en 1974

Nommé dans l'équipe type mondial de l'année en 1974 par "World Soccer" en 1974

À reçu la Croix du mérite polonais en 1972


10/01/2022
0 Poster un commentaire

Bernard Blaut

Bernard Blaut.jpg
Photo: ©
Legia Warszawa

 

Bernard Blaut

 

Bernard Adolf Blaut

Né le 3 janvier 1940 à Krappitz (POL)

Décédé le 19 mai 2007 à Varsovie (POL)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais, Milieu de terrain, 1m85

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 36 sélections, 3 buts

(Matchs amicaux: 28 sélections, 3 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 4 sélections)

(Qualif Euro: 4 sélections)

 

1ère sélection : le 13 novembre 1960 contre la Hongrie (1-4)

Dernière sélection : le 5 décembre 1971 contre la Turquie (0-1)

 

1958/61 Odra Opole (POL) 48 matchs, 2 buts
1962/72 Legia Varsovie (POL) 236 matchs, 30 buts
1972/74 FC Metz (FRA) 46 matchs, 2 buts
(Championnat de France: 42 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 4 matchs, 1 but
 
Joueur du FC Metz au début des années 70, Bernard Blaut était un bon milieu de terrain polonais qui a marqué l'histoire du Legia Varsovie.
 
Né le 3 janvier 1940 en Haute-Silésie, il débute son parcours à l'Odra Opole en 1958 à l'âge de 18 ans avant de porter les couleurs des "Legioniści", club avec lequel il est sacré deux fois Champion de Pologne et remporté la Coupe à trois reprises aux côtés de joueurs talentueux comme Kazimierz Deyna ou encore Robert Gadocha. Véritable métronome dans l'entrejeu, Bernard possédait une grande et véritable intelligence du jeu en plus de ses relances toujours précises. Une fois l'âge requis, il traverse le Rideau de Fer afin de rejoindre le FC Metz pour les deux dernières saisons de sa carrière. Côté sélection, il enfile à 36 reprises le maillot Blanc et Rouge, inscrivant trois buts. Devenu par la suite entraîneur, Blaut a assisté le sélectionneur polonais Anton Piechniczek lors de la Coupe du Monde 1986 au Mexique. Il a également pris la direction des sélections des Emirats Arabes Unis et de la Tunisie, où il a perpétué sa tradition d’équipe disciplinée et rigoureuse défensivement. Il est malheureusement décédé le 19 mai 2007 à Varsovie à l'âge de 67 ans. Son petit frère, Zygfryd Blaut était également membre de l'équipe nationale polonaise.
 
PALMARÈS
 

Champion de Pologne en 1969 et 1970 (Legia Varsovie)

Vice-champion de Pologne en 1971 (Legia Varsovie)

Vainqueur de la Coupe de Pologne en 1964, 1966 et 1973 (Legia Varsovie)

Finaliste de la Coupe de Pologne en 1969 (Legia Varsovie)


01/01/2022
0 Poster un commentaire

Emmanuel Olisadebe

Emmanuel Olisadebe.jpg
Photo: ©Bongarts/Getty Images

 

Emmanuel Olisadebe

 

Né le 22 décembre 1978 à Warri (NIG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png Polonais / https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4952402_201506304904103.png Nigérian, Attaquant, 1m80

Surnoms: Oli, Emsi

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4949842_201506290903363.png 25 sélections, 11 buts

(Matchs amicaux: 10 sélections, 2 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 9 sélections, 8 buts)

(Coupe du Monde: 3 sélections, 1 but)

(Qualif Euro: 3 sélections)

 

1ère sélection : le 16 août 2000 contre la Roumanie (1-1)

Dernière sélection : le 28 avril 2004 contre l'Eire (0-0)

 

1995/97 Jasper United (NIG) 40 matchs, 20 buts
1997/2001 Polonia Varsovie (POL) 88 matchs, 28 buts
(Championnat de Pologne: 66 matchs, 20 buts)
(Coupe de Pologne: 5 matchs, 3 buts)
(Coupe de la ligue polonaise: 6 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 4 matchs, 3 buts)
(Coupe de l'UEFA: 5 matchs, 1 but)
(Coupe Intertoto: 2 matchs)
2001/05 Panathinaikos (GRE) 111 matchs, 34 buts
(Championnat de Grèce: 74 matchs, 24 buts)
(Coupe de Grèce: 10 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 17 matchs, 5 buts)
(Coupe de l'UEFA: 10 matchs, 4 buts)
2005/06 Portsmouth (ANG) 2 matchs
2006/07 Xanthi (GRE) 9 matchs
(Championnat de Grèce: 5 matchs)
(Coupe de Grèce: 3 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 1 match)
2007/08 APOP Kinyras Peyias (CHY) 7 matchs, 6 buts
2008/10 Henan Jianye (CHN) 63 matchs, 24 buts
2010/11 FC Vyzas (GRE)
2011/12 PAE Veria (GRE) 9 matchs, 1 but
 
Vous en connaissez beaucoup vous des nigérians-polonais ? Normal, ça n’existe pas. Ou presque. Premier joueur de couleur à porter le maillot polonais, le prolifique Emmanuel Olisadebe est promu leader de l'attaque polonaise pour la Coupe du Monde 2002, mais avait été complètement transparent. Une des carrières les plus improbables d'Europe.
 
Né au Nigeria, à Warri, sur le delta du Niger, le jeune Emmanuel est issu d'une famille assez pauvre. Doté d'une excellente technique de balle, il se fait rapidement remarquer par les clubs de son pays. C'est ainsi qu'il atterrit à Jasper United, lors de la saison 1995-1996. Au bout de deux saisons, il prend son envol et débarque en Europe à l'âge de 18 ans. C'est du côté du Polonia Varsovie, l'autre club de la capitale polonaise, le rival du Legia, que le Nigérian pose ses valises après des essais non concluants à Chorzow et Cracovie. C'est le début d'une grande histoire d'amour entre le public polonais et Olisadebe... Pourtant, les deux premières saisons avec les "Czarny Koszuly" du jeune prodige ne sont pas couronnées de succès, notamment à cause de plusieurs blessures qui l'empêchent d'être au top de sa forme. Il découvre aussi le racisme et reçoit comme à l'accoutumée des cris de singe et jets de bananes dans tous les stades de la Pologne profonde. Mais il va faire face et enfin s'imposer lors de sa troisième année à Varsovie en accomplissant des merveilles. En effet, il plante 12 buts en championnat, aidant son club à remporter son premier titre depuis 50 ans. Mais plus que le titre d'Ekstraklassa, le Polonia décroche aussi la Supercoupe et la Coupe de la Ligue. Une vraie razzia.
 
C'est pourquoi Jerzy Engel, le sélectionneur de l'équipe Nationale polonaise, propose au Président Aleksander Kwasniewski de naturaliser l'avant-centre africain, affirmant que ce dernier était l'homme que tout le monde attendait pour faire revivre le football polonais qui se cherche un buteur, les deux grands artilleurs Andrzej Juskowiak et Krzysztof Warzycha étant clairement sur la fin. Il faut dire qu'il savait de quoi il parle, étant donné que c'était lui qui avait fait venir "Emsi" d'Afrique. Avec l'appui de Zbigniew Boniek, la procédure est lancée, et s'achève vers la mi-juillet 2000: la nationalité lui est accordée! Ainsi, Olisadebe a eu l'honneur d'être le premier noir a joué pour la Pologne, lors d'une rencontre amicale face à la Roumanie un mois plus tard. Durant cette rencontre, il inscrit sa première réalisation sous les couleurs Blanche et Rouge, faisant définitivement taire les dernières mauvaises langues à son égard. Il poursuit ses exploits avec la Reprezentacja et réalise un match dantesque où il a détruit l'Ukraine du milanais Andriy Shevchenko à Kiev à lui tout seul pour le premier match des éliminatoires de la WC 2002, ce qui lance parfaitement la Pologne dans son groupe. Ensuite, son nom se révèle au monde entier avec 8 pions en 10 rencontres de qualification. Il qualifie les "Biale Orly" pour leur premier Mondial depuis 1986. Mais il va vite décevoir...
 
Emmanuel Olisadebe.jpg
Photo: ©Reporter Poland/East News
 
Lors du premier tour de la Coupe du Monde, les polonais vont vivre un désastre. Dès leur entrée, ils perdent 2 buts à 0 face au pays organisateur la Corée du Sud. Puis prennent une volée 4 buts à 0 contre le Portugal dont un triplé de Pauleta, et sont déjà définitivement éliminés. Seule consolation, une victoire pour le plaisir lors de la dernière journée face aux USA avec un but d'Emmanuel dès la 3ème minute. Un bilan frustrant.
 
Prometteur, suivi par plusieurs clubs italiens, allemands et anglais, il vient pourtant d'atteindre le sommet de sa carrière. La suite pour Olisadebe, c’est le Panathinaikos de 2001 à 2005 et une disparition de l’équipe nationale deux ans plus tard, avec un total de 11 buts en 25 sélections. Les blessures à répétition s'enchaînent, le numéro 11 rejoint Portsmouth où il n'apparaît que deux fois avant de se faire prêter en Grèce au Xanthi en 2007 et de partir dans l’obscure club chypriote APOP Kinyras FC ensuite. Perdu pour perdu, Olisadebe se barre en Chine en 2008 et passe deux ans au sein du Henan Construction. Il termine son parcours en deuxième division grecque. Autant de clubs, pour autant d'échecs. Une retraite prématurée à 33 ans alors que des déclarations à l'époque sous-entendant que le joueur aurait été en fait bien plus âgé que la réalité. D'autres estiment que son passeport l'avait rajeunit d'au moins cinq à six ans. Disparu comme par enchantement depuis, celui qu'on surnommait le "Lato Noir" restera l'homme qui a flambé pendant les qualifications de la CdM 2002 avec la Pologne, sans vraiment parler la langue...
 
PALMARÈS
 
Champion de Pologne en 2000 (Polonia Varsovie)
Vice-champion de Pologne en 2001 (Polonia Varsovie)
Champion de Grèce en 2004 (Panathinaikos)
Vice-champion de Grèce en 2001, 2003 et 2005 (Panathinaikos)
Vice-champion du Nigeria en 1996 et 1997 (Jasper United)
Vainqueur de la Coupe de Grèce en 2004 (Panathinaikos)
Vainqueur de la Coupe de la ligue polonaise en 2000 (Polonia Varsovie)
Vainqueur de la Supercoupe de Pologne en 2000 (Polonia Varsovie)
Vice-champion de Grèce de D2 en 2012 (PAE Véria)
 
DISTINCTIONS PERSONNELLES
 

21/12/2021
0 Poster un commentaire