Football-the-story, les légendes du foot

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Gérard Buscher

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Photo: ©Onze Mondial

 

Gérard Buscher

 

Né le 5 novembre 1960 à Alger (ALG)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Attaquant, 1m82

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 2 sélections

(Matchs amicaux: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 19 août 1986 contre la Suisse (0-2)

Dernière sélection : le 12 août 1987 contre la RFA (1-2)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png olympique: 3 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png espoirs: 11 sélections, 5 buts

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png U18: 1 sélection, 3 buts

 

1976/78 OGC Nice B (FRA) 17 matchs, 8 buts
1977/83 OGC Nice (FRA) 152 matchs, 38 buts
(Championnat de France: 112 matchs, 19 buts)
(Championnat de France de D2: 27 matchs, 16 buts)
(Coupe de France: 13 matchs, 3 buts)
1983/84 FC Nantes (FRA) 24 matchs, 5 buts
(Championnat de France: 16 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 6 matchs, 2 buts)
(Coupe d'Europe des clubs champions: 2 matchs)
1984/87 Brest Armorique (FRA) 118 matchs, 53 buts
(Championnat de France: 106 matchs, 47 buts)
(Coupe de France: 12 matchs, 6 buts)
1987/88 Matra Racing (FRA) 46 matchs, 6 buts
(Championnat de France: 43 matchs, 6 buts)
(Coupe de France: 3 matchs)
1988/89 Montpellier (FRA) 19 matchs, 5 buts
(Championnat de France: 17 matchs, 5 buts)
(Coupe de France: 2 matchs)
1989/90 Brest Armorique (FRA) 29 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 28 matchs, 10 buts)
(Coupe de France: 1 match)
1990/92 Valenciennes (FRA) 41 matchs, 4 buts
(Championnat de France de D2: 36 matchs, 4 buts)
(Barrges: 1 match)
(Coupe de France: 4 matchs)
1992/94 OGC Nice (FRA) 16 matchs, 1 but
(Championnat de France: 15 matchs, 1 but)
(Coupe de France: 1 match)

 

Grand espoir de l'OGC Nice, Gérard Buscher va trainer ses talents de buteur à travers la France, de Nantes à Brest en passant par le Matra, Montpellier ou Valenciennes. Avant-centre puissant et adroit, ce dévoreur d'espaces sera même appelé à deux reprises chez les Bleus.

 

Ce natif d’Alger fait ses débuts avec l’OGC Nice à la fin des années 70, à tout juste 17 ans. Il fait son apprentissage au côté d'une légende du Gym, Nenad Bjekovic. À la fin de sa première saison, l’équipe perd ses meilleurs éléments et il se voit propulser titulaire. Sa puissance et son sens du but font merveille et permettent à son équipe de se maintenir relativement sereinement. Son association avec René Bocchi fonctionne assez bien mais c’est surtout défensivement que l’équipe a du mal. Ce phénomène s’accentue avec le départ de Jean-Marc Guillou en 1979. Gégé est donc le phare offensif de Nice et contribue à maintenir l’équipe à lui tout seul. L’inéluctable se produit en 1983 avec une 19ème place synonyme de descente. Sollicité par plusieurs clubs de l'élite, il va cependant rester une saison en D2.
 
C'est en 1983 qu'il plie bagage et rejoint les champions en titre, le FC Nantes. L’attaquant numéro 1 Vahid Halilhodzic est suspendu en coupe d’Europe et l’entraineur a besoin d’un bon 9 pour jouer les intérimaires. Malheureusement, Coco Suaudeau privilégie son trio offensif habituel: Amisse à gauche, le yougoslave dans l’axe et Baronchelli à droite. Le pauvre Gérard ronge son frein sur le banc. "J'ai vraiment cru qu'à Nantes, je pouvais espérer quelque chose. J'arrivais de D2 dans un club de grande réputation. C'était la joie. Je pense avoir réussi de bons matchs et d'ailleurs, j'avais toutes les faveurs du public. Tu sais, en définitive, le seul juge c'est le public. J'ai pris conscience que j'étais en train de gâcher ma carrière en regardant travailler trois joueurs: Bertrand-DemanesRio et Bossis. A leur insu, ils m'ont remis en selle: ce sont des dingues de travail et de conscience professionnelle... Alors, moi aussi, j'ai serré les dents et j'ai travaillé comme un fou..." racontait-il en 1984. En fin de saison, il demande à quitter le club. Il part alors encore un peu plus à l’ouest, au Brest Armorique.
 
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Photo: ©OGC Nice
 
En Bretagne, en bon sérial-buteur, il commence une grande histoire d’amour. Devenu rapidement le chouchou du public, son passage coïncide avec les plus belles heures du club, avant la folie des grandeurs. Associé à Pascal Mariini, il enchaine but sur but, tutoyant les meilleurs buteurs du championnat (Bernard Lacombe, Jules Bocandé, etc..). Membre permanent de l’équipe de France espoirs, il effectue ses débuts en équipe A en 1986, après le Mondial mexicain, pour un France-Suisse an amical au mois d’août.  Il est remplacé en deuxième mi-temps par Bruno Bellone. On le retrouvera encore une fois la saison suivante face à la RFA. Mais Henri Michel privilégiera Jean-Pierre Papin en attaque. Après avoir planté 75 buts en quatre saisons, la première idylle brestoise s’interrompt pour une aventure de passage. Les sirènes pécuniaires du Matra attirent le bon Gérard en 1987. Il va y croiser quelques stars sur le déclin (Pierre Littbarski, Enzo Francescoli...) pour le plus grand Fiasco des années 80. Une petite saison et puis s’en va… vers le sud et la chaleur de Montpellier. L’équipe a terminé 3ème à la surprise générale la saison précédente et s’appuie sur une génération en or (Carlos Valderrama, Laurent Blanc..) mais Gégé commence à décliner. Avec l’arrivée du duo PailleCantona, il repart pour Brest.
 
La seconde idylle est celle de l’âge de raison. L’atmosphère pluvieuse du Finistère convenait décidément bien à ce méridional. "Je suis venu pour m’éclater " déclare-t-il à la presse. Mais ça commence à sentir la fin pour ce prolifique buteur du championnat. Il fait équipe avec Roberto Cabañas et apporte toute son expérience à la jeune génération, celle des Corentin Martins, Paul Le Guen… En fin de saison, le club est en proie à d’énormes difficultés financières et c’est à nouveau l’exode. Il se pose à Valenciennes en D2. Il va conduire le club à la remontée en 1992 avant de rentrer dans le club de ses débuts, à Nice. Sur la Côte d'Azur, il achève sa brillante carrière professionnelle en 1994, et pas n'importe comment puisque c'est auréolé d'un titre de champion de D2, le seul de sa carrière, qu'il tire sa révérence de la plus belle des façons. Après avoir entraîné Nice puis de nombreux clubs tunisiens, dont l’Espérance et Bizerte, il est devenu directeur technique national de la Mauritanie.
 
PALMARÈS
 
Finaliste du Tournoi de Toulon en 1980 (France)
Finaliste de la Coupe de France en 1978 (finale non-jouée) (OGC Nice)
Champion de France de D2 en 1994 (OGC Nice)
Vice-champion de France de D2 en 1992 (Valenciennes)


05/11/2021
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