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FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Denilson

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Photo: ©DR

 

Denilson

 

Denílson de Oliveira Araujo

Né le 24 août 1977 à Diadema (BRE)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4827223_201505174016510.png Brésilien, Milieu offensif/Ailier gauche, 1m77

Surnom: "le meilleur pied gauche du Brésil"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4827223_201505174016510.png 61 sélections, 8 buts

(Matchs amicaux: 24 sélections, 4 buts)

(Qualif Coupe du Monde: 6 sélections)

(Coupe du Monde: 12 sélections)

(Gold Cup: 3 sélections)

(Copa America: 9 sélections, 3 buts)

(Coupe des Confédérations: 5 sélections, 1 but)

(Tournoi de France: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 13 novembre 1996 contre le Cameroun (2-0)

Dernière sélection : le 12 février 2003 contre la Chine (0-0)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4827223_201505174016510.png U20: 4 sélections

 

1994/98 São Paulo (BRE) 191 matchs, 26 buts
1998/2005 Real Betis (ESP) 207 matchs, 15 buts
(Championnat d'Espagne: 165 matchs, 12 buts)
(Championnat d'Espagne de D2: 21 matchs, 1 but)
(Coupe d'Espagne: 12 matchs, 1 but)
(Ligue des Champions: 1 match)
(Coupe de l'UEFA: 8 matchs, 1 but)
2000 Flamengo (BRE) (Prêt) 17 matchs, 4 buts
2005/06 Bordeaux (FRA) 33 matchs, 3 buts
(Championnat de France: 31 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 1 match)
(Coupe de la ligue: 1 match)
2006/07 Al Nassr (ARS) 15 matchs, 3 buts
2007 FC Dallas (USA) 8 matchs, 1 but
2008 Palmeiras (BRE) 55 matchs, 7 buts
2009 Itumbiara (BRE)
2009 Hải Phòng (VTN) 1 match, 1 but
2010 Kavala (GRE)

 

Champion du Monde en 2002, Denilson est annoncé comme l'un des futurs meilleurs joueurs du globe, le magicien brésilien n'a finalement jamais su confirmer tout les espoirs placés en lui.

 

Après avoir tapé le ballon sur les terrains en terre de la banlieue sud pauliste, le petit Denilson De Oliveira Araujo intègre le club de Sao Paulo à 11 ans. Lancé en équipe première à seulement 17 ans, le milieu, aux qualités techniques indéniables, s'impose peu à peu et remporte déjà le championnat Pauliste et la Copa CONMEBOL. Et dans un pays respirant la Samba, celui qu'on surnomme rapidement "le meilleur pied gauche du Brésil" se fait très vite une place de choix. Appelé pour la première fois dans l'équipe du Brésil par Mario Zagallo à 19 piges, son palmarès s'épaissit encore avec la Coupe des Confédérations en Arabie Saoudite en 1997, compétition où il termine meilleur joueur, et la Copa America en Bolivie ensuite. Mais le déclic a surtout lieu lors du tournoi de France, l'une de ses plus belles performances individuelles. Il étale toute sa technique lors de ce beau mois de juin 1997, face à l'Angleterre et l'Italie. Sélectionné pour la coupe du Monde 1998 en France, le grand espoir du foot brésilien devient le joker de la Seleçao. Doublure de Bebeto, le dribbleur fou participe à six des sept rencontres du Brésil, mais une seule fois en tant que titulaire. Le natif de Diadema entre même en cours de jeu contre la France en finale. Alors que toute la planète n'en avait que pour Ronaldo, le Mondial révèle Denilson. À chaque entrée sur la pelouse, il se faisait remarquer par ses accélérations foudroyantes, ses passements de jambe, ses feintes incroyables et ses crochets hors-du-commun. Il fait alors certainement partie des meilleurs joueurs du monde. Pour tous les amateurs de Joga Bonito, le successeur de la légende Garrincha est né.

 

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Photo: ©Associated Press

 

Cet été là, Denilson est convoité par de nombreux clubs européens. Curieusement, la nouvelle star mondiale signe au Betis Séville. Lui qui pensait rejoindre le FC Barcelone de Rivaldo et Sonny Anderson. Il est recruté pour la somme record de 32 millions d'euros, évidemment impossible à refuser pour São Paulo. Équipe de milieu de tableau de la Liga, le club andalou mise tout sur lui et veut en faire le joueur qui va tout casser sur son passage. En fait, ce n’est que le début de la fin. Se voyant coller l'étiquette du joueur le plus cher de l'histoire, l'aventure espagnole tourne vite au cauchemar. Trop de pression et trop de responsabilités pour l'ailier gauche, Denilson n'est pas toujours titulaire, et son impact sur le jeu est dérisoire. Quant aux résultats du Betis, ils ne sont pas exceptionnels. L'équipe est même reléguée en D2 en 2000. L'homme aux grigris étourdissants est alors prêté quelques mois à Flamengo, le temps de se refaire une santé. De retour de l'autre côté de l'Océan Atlantique, il contribue à la remontée du Bétis parmi l'élite, puis dans la foulée réalise une excellente saison. Le club accroche même une place en coupe de l'UEFA. Au côté du prodige Joaquin, il va effectuer quatre saisons totalement anodines en Liga. Seuls ses dribbles et son sourire incrusté le sauvent et lui permettent d’embarquer pour la Corée du Sud et le Japon en tant que second couteau en attaque avec sa sélection où il sera sacré champion du Monde en 2002 au côté du trio RivaldoRonaldinho - Ronaldo. Embellie au milieu d’une carrière terne, l'international auriverde qui compte tout de même 61 capes quitte l’Espagne en 2005 pour la France et les Girondins de Bordeaux, alors entraîné par Ricardo Gomes.

 

Sous les ordres de son compatriote, il va porté le maillot du club au scapulaire à 31 reprises pour trois pions inscrits. Son troisième et dernier, qui a également été le seul planté à Chaban-Delmas, a été marqué au bout de seulement 11 secondes de jeu contre Nice! Ce qui en fait l’un des plus rapides de l’histoire de la Ligue 1. Cette saison a vu les Bordelais terminer à la seconde place du classement derrière l’intouchable OL. Malgré un exercice plein sur les bords de la Garonne, le feu follet privilégie les finances au sportif et se laisse aller à quelques challenges des plus exotiques. L’Arabie Saoudite puis les Etats-Unis, le Brésil, le Vietnam et enfin la Grèce. L'ex-futur crack raccroche les crampons en 2010 avec un palmarès de patron mais avec une carrière au doux parfum de gâchis. Trop capricieux, trop irrégulier, trop vite adulé, Denilson aurait pu être la figure de proue de la génération 77, celle des RaulThierry Henry ou David Trezeguet. Une carrière de footballeur faite de hauts et de bas. Plutôt de bas, d’ailleurs, vers la fin. Dommage, le roi du passement de jambes aurait sans doute mérité mieux.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 2002 (Brésil)

Finaliste de la Coupe du Monde en 1998 (Brésil)

Vainqueur de la Copa America en 1997 (Brésil)

Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 1997 (Brésil)

3ème de la Gold Cup en 1998 (Brésil)

Finaliste du Tournoi de France en 1997 (Brésil)

Finaliste de la Coupe du Monde des moins de 20 ans en 1995 (Brésil)

Vainqueur de la Copa CONMEBOL en 1994 (São Paulo)

Finaliste de la Supercopa Sudamericana en 1997 (finale non-jouée) (São Paulo)

Vice-champion de France en 2006 (Bordeaux)

Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 2005 (Real Bétis)

Vainqueur du Championnat de São Paulo en 1998 (São Paulo) et 2008 (Palmeiras)

Finaliste du Championnat de São Paulo en 1996 et 1997 (São Paulo)

Vice-champion d'Espagne de D2 en 2001 (Real Bétis)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu meilleur joueur de la Coupe des Confédérations en 1997

Nommé dans l'équipe type Sud-Américaine de l'année en 1997

Nommé dans l'équipe type de la Coupe des Confédérations en 1997



30/10/2021
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