FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

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Paolo Rossi

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Paolo Rossi

Paolo Rossi

Né le 23 septembre 1956 à Prato (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, attaquant, 1m74

Surnom: "Pablito"

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 48 sélections, 20 buts

(Matchs amicaux: 26 sélections, 10 buts)

(Coupe du Monde: 14 sélections, 9 buts)

(Qualif Euro: 8 sélections, 1 but)

 

1ère sélection : le 21 décembre 1977 contre la Belgique (1-0)

Dernière sélection : le 11 mai 1986 contre la Chine (2-0)

 

1972/75 Juventus Turin (ITA) 3 matchs

(Coupe d'Italie: 3 matchs)

1975/76 Côme (ITA) (prêt) 6 matchs

(Championnat d'Italie: 6 matchs)

1976/79 Vicenza (ITA) 107 matchs, 66 buts

(Championnat d'Italie: 58 matchs, 39 buts)

(Championnat d'Italie de D2: 36 matchs, 21 buts)

(Coupe d'Italie: 12 matchs, 6 buts)

(Coupe de l'UEFA: 1 match)

1979/80 Pérouse (ITA) 36 matchs, 14 buts

(Championnat d'Italie: 28 matchs, 13 buts)

(Coupe d'Italie: 4 matchs)

(Coupe de l'UEFA: 4 matchs, 1 but)

1980/82 Suspendu

1982/85 Juventus Turin (ITA) 138 matchs, 44 buts

(Championnat d'Italie: 83 matchs, 24 buts)

(Coupe d'Italie: 24 matchs, 7 buts)

(Coupe d'Europe des clubs champions: 18 matchs, 11 buts)

(Coupe des coupes: 9 matchs, 2 buts)

(Supercoupe de l'UEFA: 1 match)

1985/86 Milan AC (ITA) 26 matchs, 3 buts

(Championnat d'Italie: 20 matchs, 2 buts)

(Coupe d'Italie: 3 matchs, 1 but)

(Coupe de l'UEFA: 3 matchs)

1986/87 Hellas Verone (ITA) 27 matchs, 7 buts

(Championnat d'Italie: 20 matchs, 4 buts)

(Coupe d'Italie: 7 matchs, 3 buts)

 

Paolo Rossi représente les deux visages du football italien et au-delà même de la société transalpine du début des années 1980. Du côté sombre, la figure d’un joueur impliqué dans le scandale du Totonero, expression de la corruption mafieuse qui des milieux économiques et politiques a gagné les terrains de football. Du côté flamboyant, un attaquant de grande classe qui contribue très largement à la victoire de l’Italie lors de la Coupe du monde de 1982 en Espagne et qui est érigé en idole d’une nation à la fierté retrouvée. Né le 23 septembre 1956 à Prato, à 20km de Florence, il fait ses premiers pas de footballeur dans sa ville natale, au Santa Lucia, un club patronage situé au coeur de la cité industrielle. Paolo est repéré dès l'âge de seize ans par la Juventus de Turin qui voit dans cet attaquant aussi efficace que mince un ailier d’avenir. Mais ses débuts sont marqués par une série de blessures (trois opération au ménisque notamment en 1972 et 1973) qui retardent son éclosion au sein de cette équipe turinoise qui brille particulièrement au début des années 70. Le jeune bambin débute finalement avec l'équipe première le 1er mai 1974 lors d'un match de coupe d'Italie face à Cesena (victoire 1 but à 0). Paolo Rossi.jpgAprès deux apparitions sous le maillot turinois la saison suivante, il est prêté à Côme à l'été 1975. Cette année n'est pas convaincante, il ne parvient pas à s'imposer, handicapé encore par des blessures, ne jouant que six matches sous le maillot bleu clair des Lombards. À la fin de cette saison, il est cédé en copropriété à Vicenza, un autre club modeste de Série B. Dans la province de Vénétie, Paolo Rossi s’épanouit enfin pleinement grâce à son coach Fabbri qui repositionne l'ailier en attaquant de pointe. Le début d’une frénésie offensive. Il ponctue la saison 76-77 par 21 buts, une montée en Série A et un titre de meilleur buteur de D2. Le n°9 brille par son sens du but et son sang-froid. Au plus haut niveau, il manifeste encore son talent de finisseur et termine la saison 1977-78 encore meilleur buteur du championnat avec 24 réalisations. Là encore, il éblouit le pays en étant le premier joueur élu capocannoniere de Série A et de Série B sur deux années consécutives. Seul Lui et Alessandro Del Piero ont réalisé cet exploit. Ses qualités ne laissent pas indifférent Enzo Bearzot qui le convoque une première fois le 21 décembre 1977 pour disputé à Liège un match contre la Belgique. À la fin de la saison, il est sélectionné pour le Mondial 1978 dont il sera l’une des grandes révélations. Auteur de trois buts (le 1er contre la France à Mar del Plata), il participe au bon parcours de la Squadra Azzurra qui termine à la quatrième place après une défaite dans le match de la troisième place contre le Brésil. La saison qui suit cette Coupe du Monde est catastrophique. En effet, Vicenza est mal au point en Série A et ne confirme pas leur deuxième place de l'exercice précédent. Pire, Paolo se blesse au genou lors d’une rencontre européenne face aux Tchécoslovaques du Dukla Prague. Le natif de Prato joue quand même, inscrit 17 buts, mais ne peut empêcher les rouge et blancs de terminer à une décevante quatorzième place au classement, qui les condamnent à un retour en Série B. Pour raison économique, les Biancorossi sont forcés de libérer leur perle rare. À l'inter saison, Rossi rejoint Pérouse pour un nouveau montant record et devient le joueur le plus cher de l’histoire du football italien. Cette fulgurante ascension connaît toutefois en 1980 un violent coup d’arrêt lorsque, sur la base d’un témoignage d’un obscur marchand de légumes, Massimo Cruciani, s’estimant lésé, l’attaquant vedette est, comme une trentaine d’autres joueurs, impliqué dans l'affaire du Totonero. Le 30 décembre 1979 contre Avellino, Rossi est accusé d'avoir fait des paris clandestins et s'être partagé une somme rondelette pour arranger un match nul. Il est condamné à deux ans de suspension de toutes compétitions concernant le football. Mais le sélectionneur italien Enzo Bearzot ne l’abandonne pas non plus. Quelques mois seulement après son retour à la compétition, le 15 avril 1982, sous les couleurs cette fois de la Juventus qui a été très maline à le faire signer juste avant sa suspension, Paolo Rossi est appelé en équipe nationale afin de participer à la Coupe du Monde en Espagne. Le coach maintient sa confiance malgré des matchs de préparation peu convaincant. Au cours de cette compétition, Paolo Rossi va cependant démontrer son intelligence tactique, son sens du déplacement et son opportunisme devant le but. Avec six buts, il est le meilleur réalisateur du tournoi mais surtout il permet à l’Italie de remporter la compétition. Son triplé dans son style qui le caractérise si bien contre le Brésil de ZicoSócrates et consorts au deuxième tour (3 buts à 2), son doublé dans un Camp Nou plein à craquer face à la Pologne en demi-finale (2 buts à 0) et son ouverture du score en finale face à la RFA (3 buts à 1) font de lui un héros national. Paolo Rossi constitue donc un phénomène, car, pour passer de l'inactivité forcée à la gloire suprême, il faut tout de même réunir un ensemble de qualités assez exceptionnelles. Il est avant tout un attaquant d'affût qui tire le meilleur parti d'une défense et d'un pouvoir de jaillissement remarquable. Un peu à la manière d'un Gerd Müller, d'un Carlos Bianchi ou d'un Delio Onnis. Si vous revoyez ses buts du Mondial, vous vous apercevrez qu'il les a souvent arrachés aux abords de la cage adverse, devant laquelle il rôde, prêt à bondir. Son but en finale, qui le voit se jeter tête baissée sur le ballon, est typiquement "paoliste" ! Il est vraiment unique en son genre, dans une spécialité où les phénomènes ne courent pas les rues. Rossi obtiendra le Ballon d'or en fin d'année. De retour à la Juve, en compagnie des Antonio CabriniMarco Tardelli ou Michel Platini, "Pablito", surnom affectueux donné au cours de la compétition, étoffe son palmarès. La Coupe d'Italie en 1983, le Scudetto et la Coupe des Coupes en 1984 ainsi que la Ligue des Champions en 1985. Il n’est plus aussi étincelant, mais toujours aussi décisif. Il quitte Turin durant l'été après cette victoire en C1, pour rejoindre l'ennemi juré du Milan AC. Chez les Rossoneri, la réussite n'est pas au rendez-vous, mais il est tout de même sélectionné pour la Coupe du Monde au Mexique en 1986. Il n'y jouera pas, et terminera finalement sa carrière à Vérone l'année suivante, à 31 ans. De blessures en lassitude, Rossi décide de s'arrêter avant de faire le match de trop. Solitaire, Il quitte le monde du football très rapidement, se consacrant à sa passion, la plongée sous-marine. Néanmoins, il laisse l'image d'un buteur hors du commun, d'un opportunisme doublé d'une humilité probablement jamais égalés encore aujourd'hui.

 

PALMARÈS


Vainqueur de la Coupe du Monde en 1982 (Italie)

4ème de la Coupe du Monde en 1978 (Italie)

Vainqueur de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1985 (Juventus Turin)

Finaliste de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1983 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 1984 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1984 (Juventus Turin)

Champion d’Italie en 1982 et 1984 (Juventus Turin)

Vice-champion d’Italie en 1983 (Juventus Turin)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1983 (Juventus Turin)

Champion d’Italie de D2 en 1977 (Vicenza)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Ballon d’or en 1982

Onze d’or en 1982

Meilleur buteur de la Coupe du Monde en 1982 (6 buts)

Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 1983 (6 buts) (Juventus Turin)

Meilleur Buteur du Championnat d’Italie en 1978 (24 buts) (Vicenza)

Meilleur Buteur du Championnat d’Italie de D2 en 1977 (21 buts) (Vicenza)

Élu meilleur joueur de la Coupe du Monde en 1982

2ème meilleur joueur de la Coupe du Monde en 1978

Élu meilleur joueur mondial de l’année par "World Soccer" en 1982

Nommé dans l'équipe type du tournoi de la Coupe du Monde 1978 et 1982

Nommé au FIFA 100

Élu parmi les "légendes" du foot par Golden Foot en 2007

Élu "Champion des Champions" par l'Equipe en 1982

 

DIVERS


- En août 1990, il est nommé vice-président de l'Associazione Sportiva Pescina Valle del Giovenco, club de 3ème division italienne.

- Paolo Rossi a été candidat aux élections européennes sous l'étiquette de Alliance nationale, parti de la Droite italienne.

- En 2002, il publie son autobiographie "Ho fatto piangere il Brasile".

 

SOURCES/RESSOURCES


- France Football/ We are Football

- 1ère et 2ème photo: ©DR

 

VIDÉO




22/12/2014
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