Football-the-story, les légendes du foot

Football-the-story, les légendes du foot

Bernard Genghini

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Photo: ©Alamy

 

Bernard Genghini

 

Né le 18 janvier 1958 à Soultz-Haut-Rhin (FRA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png Français, Milieu offensif, 1m79

Surnom: Tchouki

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4844082_201505223457315.png 27 sélections, 6 buts

(Matchs amicaux: 14 sélections, 2 buts)

(Qaulif Coupe du Monde: 4 sélections, 1 but)

(Coupe du Monde: 6 sélections, 3 buts)

(Qualif Euro: 1 sélection)

(Euro: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 27 février 1980 contre la Grèce (5-1)

Dernière sélection : le 10 septembre 1986 contre l'Islande (0-0)

 

1976/77 FC Sochaux B (FRA) 23 matchs, 17 buts
1976/82 FC Sochaux (FRA) 212 matchs, 71 buts
(Championnat de France: 181 matchs, 60 buts)
(Coupe de France: 21 matchs, 5 buts)
(Coupe de l'UEFA: 10 matchs, 6 buts)
1982/83 Saint-Étienne (FRA) 41 matchs, 10 buts
(Championnat de France: 36 matchs, 8 buts)
(Coupe de France: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 3 matchs, 1 but)
1983/86 AS Monaco (FRA) 129 matchs, 57 buts
(Championnat de France: 106 matchs, 45 buts)
(Coupe de France: 19 matchs, 9 buts)
(Coupe des Coupes: 2 matchs, 1 but)
(Coupe de l'UEFA: 2 matchs, 2 buts)
1986 Servette Genève (SUI) 6 matchs, 1 but
1986/88 Olympique de Marseille (FRA) 50 matchs, 6 buts
(Championnat de France: 36 matchs, 3 buts)
(Coupe de France: 7 matchs, 2 buts)
(Coupe des Coupes: 7 matchs, 1 but)
1988/89 Bordeaux (FRA) 4 matchs, 1 but

 

Gaucher élégant et efficace, formidable tireur de coup franc, Bernard Genghini a connu les années fastes du FC Sochaux à la fin des années 70. Probablement le joueur français qui s'est le plus rapproché du profil d'un Michel Platini.

 
Après avoir fait ses premiers pas à Guebwiller en Alsace, le jeune Bernard intègre le centre de formation sochalien qui venait d’être créé. C’était en 1974. Rapidement, ses dribbles chaloupés, ses ouvertures aussi subtiles que tranchantes et son pied gauche en velours font merveille, surtout sur coup franc. C'est le début de la montée en puissance des Lionceaux. La jeune génération des Joël BatsPhilippe Anziani et autre Yannick Stopyra associé à l'expérimenté Patrick Revelli, venu se relancer, enquille les succès et se classe second en 1980, derrière le FC Nantes. Bernard découvre alors tout dans le Doubs: Premier contrat, premier match en pro, premier match européen, première cape en Bleu. Subtil mélange de vieux briscards et de jeunes pépites, l’équipe sochalienne atteint même les demi-finales de C3. Lors du match retour à Alkmaar, après le 1-1 de l’aller, c’est Bernard qui ouvre le score dès la 9ème minute et donne espoir à toute la France. Malheureusement, les hollandais plantent 3 buts coup sur coup. La réduction du score de Thierry Meyer ravive la flamme .. en vain. Sochaux rentre peu à peu dans le rang en ce début d’années 80 et Bernard se sent un peu à l’étroit. En 1982, il rejoint Saint-Etienne et le Forez.
 
Pilier de l’équipe de France des années 80, le longiligne meneur de jeu fait partie du fameux "carré magique" avec Alain GiresseMichel Platini et Jean Tigana qui naît lors de la coupe du Monde 1982. Durant ce Mondial espagnol, Bernard, bien que numéro 10 à Sochaux puis Saint-Etienne, évolue dans l'entrejeu aux côtés de Jeannot. C'est la RFA qui privera finalement la France d'une finale au terme d'un match de légende disputé à Séville. De cette déception amorce la victoire deux ans plus tard lors de l’Euro 84 puis la 3ème place à la Coupe du Monde 86. Pendant le tournoi joué au pays aztèque, Bernard perdra sa place devant la priorité Platini au profit du jeune Luis Fernandez, plus à même d’épauler Tigana à la récupération. L'Alsacien de naissance range son maillot tricolore après cette édition avec au total 26 sélections pour 6 buts marqués. Beaucoup sous-estime un peu sa place dans le foot français - jusqu'à son importance dans le carré magique - parce que c'était un taiseux et surtout pas un animal politique ni un homme de clan. C'était un footballeur familial qui avait choisi de ne faire de vagues que sur le terrain.
 
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Photo: ©L'Équipe
 
En club en revanche, l’aventure stéphanoise tourne mal. Le scandale de la caisse noire achève les Verts, qui terminent à une modeste 14ème place. "Tchouki" part alors pour Monaco. Sur le Rocher, il va se construire un palmarès dans une équipe assez emballante. Une fois digérée la déception de la finale perdue de 1984 face à de redoutables messins, la bande à Claude Puel remporte le championnat au nez et à la barbe des Girondins. Cette équipe est le parfait trait d’union entre expérience et jeunesse, comme souvent. Nenad Stojkovic, Manuel Amoros et Yvon Le Roux derrière, Dominique Bijotat, champion olympique, au milieu et un trio devant composé de Daniel BravoPhilippe Anziani et Bruno Bellone, de quoi faire de grandes choses. Il s'exprime totalement avec tout ce beau monde au cours de trois saisons pleines. Mais l’histoire monégasque s'arrête en 1986. En janvier, il est plus ou moins poussé vers la sortie.
 
Après une courte escapade en Suisse au Servette Genève, il fait son retour dans l'Hexagone et signe dans le club le plus ambitieux du moment, l’OM. En compagnie de Giresse, il retrouve le poète allemand Karl-Heinz Förster mais également Jean-Pierre Papin en attaque. Des blessures récurrentes gâchent sa première saison puisqu'il ne dispute que huit petites rencontres de championnat. Il faut dire que la concurrence est rude au milieu avec également Blaz Sliskovic, le puissant yougo moustachu. À la frustration de ne pas jouer s’ajoute la déception d’une nouvelle finale de Coupe de France perdue… La saison suivante s’éclaire enfin. Souvent titulaire, il plante malgré tout très peu de buts. En fin de saison, il est invité à aller voir ailleurs. Bernard opte alors pour le rival bordelais. À 30 ans, le choix de partir en Gironde est moyen puisque c’est l’OM qui est champion cette année là. Il est contraint de raccrocher les crampons en 1989 suite à une nouvelle blessure à la cuisse. Il devient tour à tour formateur, entraîneur adjoint, directeur sportif et recruteur, puis quitte le monde du football à l’âge de 57 ans.
 
PALMARÈS
 
Vainqueur de l'Euro 1984 (France)
Vice-Champion de France en 1980 (FC Sochaux), 1984 (AS Monaco) et 1987 (Olympique de Marseille)

Vainqueur de la Coupe de France en 1985 (l’AS Monaco)

Finaliste de la Coupe de France en 1984 (AS Monaco) et 1987 (Olympique de Marseille)

Finaliste de la Coupe des Alpes en 1981 (FC Sochaux) et 1985 (AS Monaco)

Finaliste de la Coupe Gambardella en 1975 (FC Sochaux)



18/01/2022
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