FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

FOOTBALL-THE-STORY, les légendes du foot

Alessandro Nesta

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Alessandro Nesta

 

Alessandro Nesta

Né le 19 mars 1976 à Rome (ITA)

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png Italien, Défenseur central, 1m87

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png 78 sélections

(Matchs amicaux: 24 sélections)

(Qualif Coupe du Monde: 21 sélections)

(Coupe du Monde: 9 sélections)

(Qualif Euro: 13 sélections)

(Euro: 9 sélections)

(Tournoi de France: 2 sélections)

 

1ère sélection : le 5 octobre 1996 contre la Moldavie (3-1)

Dernière sélection : le 11 octobre 2006 contre la Géorgie (3-1)

 

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png olympique: 3 sélections

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png espoirs: 6 sélections, 1 but

https://static.blog4ever.com/2014/12/790899/artfichier_790899_4825568_201505165019624.png U18: 2 sélections

 

1993/2002 Lazio Rome (ITA) 261 matchs, 3 buts
(Championnat d'Italie: 193 matchs, 1 but)
(Coupe d'Italie: 22 matchs, 1 but)
(Supercoupe d'Italie: 1 match)
(Ligue des Champions: 23 matchs)
(Coupe des Coupes: 4 matchs)
(Coupe de l'UEFA: 17 matchs, 1 but)
(Supercoupe de l'UEFA: 1 match)
2002/12 Milan AC (ITA) 326 matchs, 10 buts
(Championnat d'Italie: 224 matchs, 7 buts)
(Coupe d'Italie: 17 matchs, 2 buts)
(Supercoupe d'Italie: 3 matchs)
(Ligue des Champions: 78 matchs)
(Supercoupe de l'UEFA: 2 matchs)
(Coupe du Monde des clubs: 2 matchs, 1 but)
2012/13 Montreal Impact (CAN) 34 matchs
(MLS: 31 matchs)
(Championnat du Canada: 1 match)
(Ligue des champions de la CONCACAF: 2 matchs)
2014 Chennaiyin (IND) 3 matchs

Sans un genou fragile, Alessandro Nesta serait probablement devenu le plus grand défenseur de l'histoire du football italien. Mais il est surtout le meilleur des années 2000. Car, oui, Nesta était, dans l’absolu, bien au-dessus de Cannavaro, le capitaine azzurro qui a soulevé le Ballon d'or en 2006 après avoir remporté le Mondial. Nesta le sait : cette récompense individuelle, il aurait pu la soulever si des pépins physiques ne l’avaient pas empêché de disputer à fond cette compétition. Sans regrets. Une mentalité de champion, le sourire en plus, à l’antipode de l’arrogance, de l’égoïsme et du culte de soi-même qui l’accompagnent généralement. Ou quand la satisfaction du devoir accompli l’emporte sur le privilège des honneurs. Il aura promené son élégance, son sens du placement, sa lecture du jeu, sa faculté d’anticipation, sa rigueur au marquage et son leadership en défense durant vingt ans, mais souvent subi le mauvais sort de blessures le privant de quelques rendez-vous avec l'histoire. Romain de naissance, Alessandro est d’abord approché par la Roma dès sa plus tendre enfance mais son père, Tifoso laziale, refusera de voir son fils porter les couleurs du club abhorré. En 1985, à tout juste 9 ans, Nesta fils comblera le père en intégrant le centre de formation de la Lazio. Alessandro Nesta.jpgSans le savoir, un homme seul venait sans doute de décider du destin de la Ville Éternelle. Ses premiers pas de professionnels auront lieu 8 ans plus tard, en 1993 face à l’Udinese lancé par Dino Zoff, à tout juste 17 ans. Les premiers succès arriveront avec la venue du coach suédois Sven-Göran Eriksson dans la capitale italienne. S’ensuit une ascension fulgurante. Dès sa première saison en 1997-98, la Lazio met fin à 24 ans sans le moindre titre en remportant la Coupe d’Italie face au Milan AC pour la deuxième fois de son histoire. Comme un symbole, le but de la victoire est inscrit par Nesta, sous la Curva Nord. "C’était magnifique. Ce soir-là, j’avais 22 ans, j’étais un vrai supporter. Après le match, je planais ", détaille-t-il. À cette époque, Nesta est déjà le capitaine du club à tout juste 21 ans et fait déjà étalage de son sens de l’anticipation, de son intelligence tactique et de sa technique parfaite. Car ce joueur, c’est la preuve qu’on peut être défenseur sans être un bourrin ou un écervelé. Et en plus, il a plutôt une bonne gueule (pour celles et ceux qui aiment le style italien). Cette année aurait même pu être plus belle sans la défaite en finale de Coupe UEFA face à l’Inter de Ronaldo. Ce n’est que partie remise puisque l’année suivante, les Laziales remportent le premier titre européen de l’histoire du club avec la dernière Coupe des Coupes de l'histoire. C’est le début de la folie des grandeurs du club romain avec les arrivées de Christian VieriMarcelo Salas ou encore Sinisa Mihajlovic. La consécration arrivera au cours de la saison 1999-2000 qui verra le club romain remporter le doublé Coupe-Championnat, emmené par une génération dorée autour du capitaine Nesta, composée de Juan Sebastian Veron, Diego Simeone, Pavel Nedved, Dejan Stankovic, Roberto Mancini ou encore des ex-marseillais Alen Boksic et Fabrizio Ravanelli. C’est au cours d’une dramatique 34ème et dernière journée, voyant la Juve perdre dans des conditions extrêmes à Pérouse et la Lazio l’emporter face à la Reggina, que les romains passeront devant les Bianconeri pour s’emparer du titre. Ce sera malheureusement pour le club le début de la fin. En cette période totalement folle voyant à chaque mercato les records de transfert être battus, la Lazio sera un des acteurs majeurs du marché avec notamment les arrivées de Crespo pour 56 M€ ou encore Mendieta pour 48 M€. Et malgré les belles ventes réalisées (Vieri à l’Inter pour 47 M€, Veron à United pour 46 M€ ou encore Nedved à la Juventus pour 41M€ !!!), le club romain se verra criblé de dettes. Pour éviter la banqueroute, le président de la Lazio, Sergio Cragnotti, a décidé de céder le 31 août 2002 son capitaine et joueur emblématique au coeur bleu ciel, Alessandro Nesta, au Milan AC pour 30,5 M€, provoquant colère et grèves des tifosi. C’est ainsi que celui qui était destiné à être le Paolo Maldini de la Lazio de Rome rejoint le beau gosse italien dans le club de Silvio Berlusconi. La belle histoire était définitivement terminée et une nouvelle page de sa carrière venait de se tourner, à 26 ans dont 17 années sous les couleurs de la Lazio. Le dernier des empereurs romains devaient partir pour offrir un avenir à son club de coeur. Et comme un symbole, les succès retournent dans le nord de l’Italie après une parenthèse enchantée dans la Ville Éternelle. Au Milan, il oubliera vite l’éloignement de sa ville natale. En même temps, il y a de quoi : le Milan AC de l’époque fait rêver. Shevchenko, Inzaghi, Seedorf… Le Grande Milan d’Ancelotti. Dès sa première saison, il remporte la Ligue des Champions lors d'une nuit interminable à Old Trafford face à la Juventus aux tirs aux buts, triste finale au cours de laquelle il marquera l’avant dernier penalty pour les Rossoneri. Mais on a surtout l’impression que Nesta est finalement plus à sa place à Milan qu’à Rome. Avec Maldini, PirloRui Costa et donc Nesta, ce Milan était en effet une des équipes les plus élégantes de l’histoire. Tradition oblige dans ce club habitué à gagner, Alessandro remportera dans la foulée un deuxième championnat d’Italie avant de soulever à nouveau la Ligue des Champions en 2007, deux ans après le terrible accroc d’Istanbul face au Liverpool de Steven Gerrard. Puis c'est le début de la fin. Les pépins physiques ne le laissent pas tranquille, l’obligeant notamment à une saison blanche en 2008-09. Il a tout de même pu participer au nouveau Scudetto remporté par le Milan en 2011 (suivi d'une Supercoupe d'Italie) avec Allegri sur le banc, et Zlatan Ibrahimovic en attaque. Si Nesta est toujours aussi classe, il n’est plus le joueur qu’il était quelques années auparavant. Il part donc au Canada, où une fin de carrière en douceur l’attend. Là-bas, il découvre un nouveau cadre de vie, un rythme moins soutenu qu’en Europe, et retrouve son ami d'enfance Marco Di Vaio, avec qui il a grandi dans les équipes de jeunes de la Lazio. Deux saisons en MLS, un championnat canadien remporté en mai 2013 et Nesta tire sa révérence. Pas complètement. Le défenseur italien de 38 ans rechausse les crampons et signe un contrat de courte durée avec l'équipe indienne de Chennaï, dirigée par Marco Materazzi. Du coup, le 16 décembre 2013, c'est quasiment dans l'anonymat le plus total que le beau Sandro a disputé le dernier match de sa carrière. Une rencontre entre son dernier club, Chennaiyin, et Kerala Blasters, en Indian Super League. Dernier match un peu tristoune d'une carrière qui l'aura vu remporter énormément de trophée en club. Car avec la sélection italienne, il a connu en revanche un destin mitigé. Son duo avec Cannavaro aurait pu être un des meilleurs de l’histoire si le romain n’avait pas eu un destin international frappé du sceau de la malchance. Coupe du Monde 98, il se blesse en n’ayant pu jouer que les matchs de poule. Euro 2000, il est de la finale miraculeuse remportée par la France, le n°13 italien voyant le tir de Wiltord lui passer entre les jambes dans les arrêts de jeu, tout comme le centre en retrait de Robert Pirès au cours de prolongations. Coupe du Monde 2002, il se blesse une fois de plus en phase de poule et voit l’Italie se faire éliminer par la Corée du Sud en huitième de finale. Coupe du Monde 2006, la malédiction continue avec une blessure au cours du dernier match de poule face à la République Tchèque le privant du reste du tournoi et offrant à Marco Materazzi, futur héros de la patrie, une place de titulaire. Au final, l’histoire entre Nesta et la Squadra Azzurra se résume à 78 sélections, très loin des 136 de Cannavaro, beaucoup de déceptions et un titre suprême de champion du Monde au goût amer. "Pendant longtemps, je ne me suis pas senti champion du monde ", assurait-il. Qu'il se rassure : dans le cœur des Italiens, il est un vrai champion.
 
PALMARÈS
Vainqueur de la Coupe du Monde en 2006 (finale non-jouée) (Italie)
Finaliste de l'Euro 2000 (Italie)
Vainqueur de l'Euro espoirs en 1996 (Italie)
Vainqueur de la Ligue des champions en 2003 et 2007 (Milan AC)
Finaliste de la Ligue des champions en 2005 (Milan AC)
Vainqueur de la Coupe du Monde des Clubs en 2007 (Milan AC)

Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 2003 (finale non-jouée) (Milan AC)

Vainqueur de la Coupe des Coupes en 1999 (Lazio Rome)

Finaliste de la Coupe UEFA en 1998 (Lazio Rome)

Vainqueur de la Supercoupe de l’UEFA en 1999 (Lazio Rome), 2003 et 2007 (Milan AC)

Champion d’Italie en 2000 (Lazio Rome), 2004 et 2011 (Milan AC)

Vice-Champion d’Italie en 1995, 1999 (Lazio Rome), 2005 et 2012 (Milan AC)

Champion du Canada en 2013 (Impact Montréal)

Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1998, 2000 (Lazio Rome) et 2003 (Milan AC)

Finaliste de la Coupe d’Italie en 1998 (Milan AC)

Vainqueur de la Supercoupe d’Italie en 1998 (finale non-jouée), 2000 (Lazio Rome), 2004 et 2011 (Milan AC)

Finaliste de la Supercoupe d’Italie en 2003 (Milan AC)

 

DISTINCTIONS PERSONNELLES


Élu défenseur de l’année en Série A en 2000, 2001, 2002 et 2003

Élu meilleur jeune joueur de l'année de Série A en 1998

Nommé dans l'équipe type du tournoi de l'Euro 2000

Nommé dans l'équipe type de FIFA/FIFPro World XI en 2005 et 2007
Nommé dans l'équipe type de l'année UEFA en 2002, 2003, 2004 et 2007
Nommé dans l'équipe type de l'année de l'association ESM en 2001
Nommé dans l'équipe type de l'année du championnat d'Italie en 2011
Nommé au FIFA 100
Intronisé au Hall of Fame du Milan AC
Nommé Chevalier de l'Ordre du mérite de la République italienne en 2000 puis Officier en 2006
À reçu le Collier d'Or du mérite sportif du comité olympique national italien (CONI) en 2006
 
VIDÉO


06/09/2018
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